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Mauvaises odeurs vaginales: quels traitements possibles?

Les infections gynécologiques à l’origine des mauvaises odeurs vaginales sont communes chez les femmes. Elles surgissent en présence d’un parasite ou d’une bactérie. Cependant, elles peuvent disparaître de manière spontanée, ou nécessiter une prise en charge à base d’antibiotiques. Voici comment traiter les mauvaises odeurs vaginales chez la femme.

Odeurs vaginales : comment expliquer ce fait ?

Le vagin de chaque femme présente une odeur, et c’est normal ! Cela est provoqué par des sécrétions naturelles du vagin, qui regorge assez de micro-organismes, permettant le bon équilibre de la flore vaginale. Le but du maintien d’un bon équilibre par les bactéries (principalement bacille de lactobacille ou de DÖderlein), est d’assurer la protection du vagin contre les infections.

L’odeur du vagin peut normalement varier pendant le cycle menstruel et peut, par exemple, présenter une sensation d’acide durant les règles. Autrement dit, une petite différence d’odeur ne veut pas nécessairement dire qu’il y a un dysfonctionnement. En cas de rapports sexuels, par exemple, l’odeur vaginale peut être modifiée temporairement.  

Cependant, il peut arriver que l’odeur soit très différente et désagréable : il peut s’agir de la manifestation d’une infection (vaginose). Connaître son odeur vaginale naturelle permettra par conséquent de vite détecter un changement anormal.

Mauvaises odeurs vaginales : quelles en sont les causes ?

Les mauvaises odeurs du vagin peuvent avoir plusieurs origines.

  • Vaginose bactérienne ou infection bactérienne
Vaginose bactérienne – © Crédit : informationhospitaliere.com
Vaginose bactérienne – © Crédit : informationhospitaliere.com

Apparaissant comme la cause la plus fréquente, la vaginose bactérienne est généralement provoquée par la bactérie Gardnerella vaginalis, qui est naturellement présente dans le vagin. Cette bactérie peut se proliférer de façon anormale et gagner plus de terrain que les autres bactéries. Ce dysfonctionnement est à l’origine d’une odeur qualifiée de « poisson pourri ». L’infection bactérienne peut être le signe d’une activité sexuelle.

  • Infection à trichomonase

C’est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus propagée au monde (avec près de 170 millions de nouveaux cas par an). L’infection à trichomonase est une infection parasitaire par trichomonas vaginalis, qui se caractérise par des pertes vaginales anormales (verdâtres ou jaunâtres). Ces pertes sont généralement épaisses et dégagent une mauvaise odeur. Aucun symptôme n’est observé chez la plupart des patientes, et la prise en charge est simple.

Les mycoses vaginales, principalement provoquées par la bactérie Candida albicans, peuvent également être responsables de mauvaises odeurs vaginales. Il a été rapporté qu’environ 75% des femmes sont susceptibles d’être atteintes de mycoses vaginales durant leur vie.

Certes, la mauvaise odeur n’est pas la seule manifestation qui caractérise les différentes infections listées. Elle peut s’accompagner :

  • Des démangeaisons ;
  • Des douleurs locales ;
  • Des leucorrhées ;
  • De la sensation de brûlure ;
  • Des rongeurs.

En outre, les facteurs de risques associés à ces infections, et pouvant favoriser les mauvaises odeurs vaginales sont :

  • Mauvaise hygiène ou hygiène excessive du vagin ;
  • Cancer du col de l’utérus ;
  • Stress ; prise d’antibiotiques ;
  • Fistule recto-vaginale ;
  • Cancer du vagin ;
  • Prédispositions génétiques ;
  • Diabète mal équilibré ;
  • Immunosuppression, corticoïdes ;
  • Certaines pathologies obstétricales et gynécologiques : la rupture prématurée des membranes, les salpingites, l’endométrite, les accouchements prématurés, etc.

Mauvaises odeurs vaginales : éventuelles complications

En cas de non prise en charge de l’infection à l’origine de mauvaises odeurs vaginales, elle peut s’aggraver. Ce qui augmente le risque d’être touché par d’autres IST. En cas de trichomonase, le risque d’être touché par le virus du Sida (VIH) ou de le transmettre augmente.

En ce qui concerne la vaginose bactérienne, lorsqu’elle est présente pendant la grossesse, elle augmente le risque d’un accouchement prématuré. Pour éviter les complications, il est conseillé de se faire consulter dans tous les cas, lorsque vous constatez que l’odeur vaginale est inhabituelle.

Mauvaises odeurs vaginales : traitements et préventions

En première intention de la prise en charge des odeurs vaginales anormales, le médecin effectue un prélèvement pour déterminer l’origine de l’infection (parasite ou bactérie). C’est le résultat de cet examen qui va orienter le traitement antibiotique à proposer à la patiente.

Lorsque la patiente est touchée par une infection à trichomonase, le professionnel de santé peut décider de traiter également le, la ou les partenaires sexuels. Notez à ce sujet que les infections sont plus présentes chez les femmes actives sur le plan sexuel. Aussi, une multiplication de partenaires sexuels (en cas de prostitution par exemple) accentue le risque de contracter une vaginose.

Pour ce qui est de la prévention, il est important de se protéger (port du préservatif) lors des actes sexuels, lorsque vous n’êtes pas dans une relation stable et durable. De plus, il faut adopter une bonne hygiène intime, afin de limiter les risques d’infection. Mais, une bonne hygiène intime ne traduit pas un lavage excessif du vagin.

Le vagin étant autonettoyant, il faut éviter de laver son intérieur (introduction d’eau avec ou sans savon dans le vagin), puisque ce geste entraîne un dérèglement de la flore naturelle et augmente donc le risque d’infection. Il faut plutôt prendre pour habitude d’utiliser un savon doux à l’extérieur de la vulve et au niveau des poils pubiens.

Il faut cependant éviter l’utilisation des produits chimiques ou spéciaux (les lingettes intimes, les papiers toilettes parfumés, les déodorants…). Ils peuvent apporter de modification à l’équilibre de la flore vaginale et favoriser les infections. Autre facteur de risque d’infection et de mauvaise odeur vaginale est l’épilation ou le rasage intime, puisque les poils ont une fonction protectrice. Par ailleurs, le vagin et la vulve doivent être humides en permanence : c’est ce qui justifie la lubrification naturelle qui s’opère.

En résumé, il faut pratiquer une toilette intime deux fois par jour au maximum, en évitant les produits irritants et les parfums. Il faut utiliser dans la mesure du possible un savon au ph neutre ou une eau tiède, et éviter de frotter trop fort pour ne pas s’irriter.

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