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Curare : origine, effets et modes d’emploi

Le curare appartient à une famille de médicaments, souvent utilisés en anesthésie générale ou lors de réanimations. En effet, les professionnels de santé administrent par injection le curare, qui existe sous deux formes. Il s’agit du curare dépolarisant dont le médicament dérivé est le suxaméthonium et du curare non dépolarisant. Parmi les médicaments dérivés de ce dernier, il y a le cisatracurium, le mivacurium et le vécuronium. L’utilisation de ces médicaments présente de nombreux effets secondaires tels que la tachycardie ou les troubles cardiaques lors de l’injection. De ce fait, il est recommandé de prendre des renseignements auprès du médecin, avant l’injection de tels médicaments. Quelle est l’origine du curare ? Quels sont ses effets et ses différents modes d’emploi ?

L’origine du curare

Le curare est un produit destiné particulièrement aux anesthésistes et aux spécialistes de la réanimation. En effet, c’est un agent pathogène très puissant extrait des plantes de la forêt amazonienne. Les Indiens d’Amazonie et d’Amérique centrale emploient traditionnellement ce produit comme poison, pour immobiliser les animaux. La molécule responsable de cette paralysie a pour rôle d’interrompre le flux électrique entre les nerfs et les muscles.

Les effets du curare

Les médicaments dérivés du curare provoquent l’inhibition de la contraction musculaire des muscles striés du corps. Il s’agit :

  • Des biceps ;
  • Des triceps ;
  • Des quadriceps ;
  • Des muscles respiratoires.

De plus, ils sont également parfaits, pour paralyser les muscles des cordes vocales, afin de faciliter l’intubation d’un opéré. En outre, les formes dérivées du curare sont utilisées, pour obtenir le relâchement musculaire, lors de certaines interventions sur l’abdomen.

Les différents modes d’emploi du curare

Le curare est utilisé dans de nombreuses situations.

En anesthésie

Les médicaments dérivés du curare interviennent à divers niveaux de l’anesthésie.

Prise en charge des voies aériennes

En amont de toute injection de curare, il faut examiner la qualité de la ventilation au masque. En effet, cela permet de connaître les situations dans lesquelles l’intubation et la ventilation sont impossibles. En outre, la technique de la curarisation est la plus conseillée avant la pratique de la ventilation au masque facial.

Concernant l’intubation, les effets des médicaments au niveau des muscles permettent l’adduction des cordes vocales. En tenant compte de la différence de sensibilité, l’adducteur du pouce se relâche moins vite que l’adducteur laryngé. Il faut savoir que la calibration de l’adducteur du pouce est réalisée avant la curarisation. Par ailleurs, au terme de l’intervention, il faut faire recours à ce type d’adducteur, afin d’évaluer la récupération neuromusculaire.

Parmi les formes de curare intervenant dans cette opération, il y a la succinylcholine, qui a une courte durée d’action. Elle est donc idéale pour les interventions de courte durée, pour une induction en séquence rapide et pour l’électroconvulsivothérapie. Suite à cela, il est important d’analyser la récupération du bloc et neuromusculaire. En effet, cela est possible suite à une injection unique ou en amont de l’injection du curare non dépolarisante.

Par ailleurs, les curares non dépolarisants ont des modalités d’élimination différentes des curares dépolarisants. Ils s’éliminent par les voies rénales et comme les stéroïdes, ils entrainent un grand risque d’accumulation. Ces différents médicaments peuvent aussi provoquer une réaction allergique d’hypersensibilité et la succinylcholine est la plus concernée.

Peropératoire : Impératifs chirurgicaux

La curarisation est une technique permettant de faciliter les conditions de déroulement de certaines interventions, dont la chirurgie abdominale et thoracique. Les professionnels de santé affirment que la laparoscopie nécessite une importante curarisation. En ce qui concerne la gestion des médicaments au curare utilisés au cours de l’opération, il existe des contraintes entre le chirurgien et l’anesthésiste. Ce dernier doit être en mesure de répondre aux obligations chirurgicales sur la base d’un monitorage neuromusculaire idéal.

Récupération du bloc neuromusculaire en fin d’intervention

De nombreuses complications peuvent survenir suite à une forte dose de curare dans l’organisme du patient. Parmi elles, il y a :

  • La réintubation ;
  • L’œdème aigu pulmonaire ;
  • La pneumopathie ;
  • L’insuffisance respiratoire.

Pour éviter tous ces problèmes, il est conseillé de respecter les recommandations comprenant le monitorage musculaire et la réversion pharmacologique. En plus de cela, le médecin doit veiller à l’élimination des effets, à la fin de l’opération chirurgicale. En effet, cela contribue à la bonne coordination des muscles oropharyngés participant au processus de déglutition et de protection des voies aériennes.

Il est important de savoir que la curarisation résiduelle est considérée comme une source de complications respiratoires. En effet, sa présence est détectée grâce à la réalisation du monitorage neuromusculaire. Les examens cliniques uniquement n’ont pas la capacité de déterminer l’absence de curarisation résiduelle.

En réanimation

Les professionnels de santé font usage desformes du curare, pour une paralysie de courte durée, dont l’endoscopie bronchique et l’intubation trachéale. De plus, ils interviennent également lors de l’hypertension intracrânienne, l’hypothermie thérapeutique, ainsi que le spasme musculaire incoercible.

Intubation de courte durée

Ce type d’intubation se réalise souvent en urgence chez un sujet, qui présente certaines défaillances d’organes et respiratoires. Elle est totalement différente de l’intubation trachéale qui se réalise dans un bloc opératoire. En outre, les complications qui découlent de cette intubation sont énormes. Ainsi, pour augmenter les chances de succès suite à cette intervention, il est important de faire recours à l’utilisation du curare. La succinylcholine fait partie des premiers médicaments de curare utilisés, pour simplifier la pratique de l’intubation.

Par ailleurs, le risque d’être confronté à un arrêt cardiaque par l’excès de potassium dans le sang suite à l’injection de la succinylcholine est important. En effet, cela est valable uniquement pour les sujets malades depuis plusieurs jours. L’élimination de ce problème est possible grâce à la croissance des récepteurs postsynaptiques à l’acétylcholine.

En plus de cela, il y a l’élévation anormale de la température chez des sujets génétiquement prédisposés et le choc anaphylactique qui font partie de ses complications. Cependant, les patients souffrant de l’hypertension intracrânienne représentent une exception à l’application de ce produit. De ce fait, l’utilisation de la succinylcholine est la plus recommandée en réanimation, pour l’intubation.

Syndrome de détresse respiratoire aiguë

De nombreux médecins affirment que l’utilisation des médicaments de curare au cours du syndrome de détresse respiratoire aiguë est efficace pour une durée de trois mois. Cependant, l’incidence des barotraumatismes et le temps de ventilation mécanique deviennent moins importants sans augmentation du risque de faiblesse musculaire. De plus, il est important de suivre quelques recommandations concernant l’injection des curares dans l’organisme. Ainsi, il faut administrer les doses en fonction du poids ou suivre des posologies fixes.

L’optimisation de la mécanique respiratoire est possible grâce à une excellente adaptation à la ventilation responsable d’une hématose ou d’une excellente compliance thoracique. Le monitorage neuromusculaire dans le cas d’une curarisation prolongée contribue à la réduction des doses à administrer.

Bronchospasme réfractaire

Les sujets admis en réanimation pour un asthme aigu sont dans le besoin d’une ventilation mécanique avant de bénéficier des injections du curare. De plus, les patients touchés par un type d’affection obstructive décompensée voulant échapper à un traitement médicamenteux peuvent opter pour une myorelaxation par curare. Le but de ce dernier est de limiter les pressions dans les voies aériennes en augmentant la compliance pulmonaire et en améliorant l’hématose.

Hypothermie thérapeutique

L’hypothermie est considérée comme un moyen additif, pour le traitement des anomalies neurologiques suite à un arrêt cardiaque. En effet, cela permet de réduire les lésions neuronales post-anoxiques, peu importe la nature du trouble du rythme. Il faut savoir qu’un examen neurologique est important avant la mise en application d’une curarisation et d’une hypothermie. En plus de cela, il faut un suivi d’évaluation neurologique, particulièrement lorsqu’il y a la présence d’une insuffisance rénale.

Manœuvres diagnostiques ou thérapeutiques endobronchiques

La réalisation d’un examen de la trachée et des bronches nécessite une injection de curare. En effet, cette dernière n’est pas considérée comme une barrière pour les complications, mais préserve plutôt le fibroscope contre certains dommages. En outre, le ralentissement du réflexe de toux permet de réaliser le lavage bronchoalvéolaire. Cela permet ainsi de réduire le risque de contamination par des sécrétions bronchiques.

Tétanos grave

Les anomalies liées à l’infection par Clostridium tetani résistent parfois aux différentes thérapies utilisées pour le traitement du tétanos. Pour cela, il est important de faire recours à la curarisation, afin de contrôler les spasmes et leurs conséquences.

Hypertension intracrânienne

Les spécialistes de la santé ignorent si l’injection des curares est bénéfique pour les patients souffrant de l’hypertension intracrânienne. Selon une étude réalisée sur certains patients souffrant de cette anomalie et qui utilise un curare non dépolarisant, le curare permet de contrôler la pression intracrânienne.

Pour finir, il est important de savoir que les curares sont très importants dans la réalisation d’une anesthésie. En effet, leur utilisation consiste à procurer de nombreux effets par le monitorage neuromusculaire. Concernant les différentes complications liées à l’injection du curare, il est nécessaire d’évaluer la situation de façon régulière. En outre, un accompagnement de sédation adaptée est idéal pour tout type de curare.

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