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Dermatite atopique chez l’enfant : Comment s’en débarrasser?

Les maladies liées à l’épiderme ont des répercussions visibles sur la plupart de leurs sujets. Pendant que certaines provoquent des rougeurs, d’autres se manifestent par l’apparition des boutons. À ce propos, la dermatite atopique regroupe les deux catégories de symptômes d’affections de la peau. Cette affection de la peau a généralement pour cible les enfants. Quels sont ses symptômes et comment s’en débarrasser ? Retrouvez ici quelques informations.

Dermatite atopique : de quoi s’agit-il ?

La dermatite atopique est une inflammation chronique assez fréquente de la peau. Son apparition et son évolution se font par poussées. En d’autres termes, elle apparaît en 24 heures ou un peu moins. Cette maladie de la peau se distingue par deux éléments principaux à savoir :

  • Une sécheresse cutanée ;
  • Les différentes lésions de caractère eczéma.

La seconde caractéristique est la raison pour laquelle cette maladie est aussi appelée l’eczéma atopique. Bien qu’elle touche tout le monde, la dermatite atopique se développe préférentiellement chez les bébés et les enfants. En effet, dès leur troisième mois, les nourrissons sont susceptibles de souffrir de cette maladie cutanée.

Pour ce qui est des adultes ou des adolescents, la maladie n’apparaît que de façon aléatoire. Malgré le faible taux d’apparition de l’eczéma atopique chez l’adulte, elle se manifeste quand même. D’une manière globale, il est difficile d’évaluer la prévalence précise d’une personne à la dermatite atopique. L’étude scientifique qui y a apporté une réponse approximative est celle de l’International Study of Asthma and Allergies in Childhood.

Cette étude a révélé que la prévalence des enfants de 6 à 7 ans est de 8 ou 9%. Pour les enfants de 13 à 14 ans, le taux est estimé à 10%. En plus de ces données, la recherche a permis de conclure que les cas de dermatite atopique sont en hausse dans les pays hautement industrialisés. En plus de l’environnement, le terme « atopie » démontre de l’existence d’une prédisposition héréditaire à cette maladie de la peau.

Dermatite atopique : causes et manifestations

Les causes de l’eczéma atopique

Avant d’établir les origines de la dermatite atopique, une mise au point s’avère nécessaire. En effet, cette affection de la peau n’est pas provoquée par le contact avec une substance ou un objet. Elle est plutôt la résultante de deux facteurs à savoir : le facteur génétique et le facteur environnemental. À ces deux origines, il faut également ajouter le stress.

Facteur génétique

Pour contracter la dermatite atopique, il faudrait que le malade y soit prédisposé génétiquement. Le risque est de 75%, si les personnes atteintes de cette affection ont un parent qui en avait souffert. Le taux de risque peut passer à 85 ou 90%, si les deux parents ont déjà été affectés. Aussi, le nombre de gènes favorables au développement de cette affection cutanée, varie en fonction de sa gravité et de l’organisme de l’individu.

De manière standard, le gène le plus atteint est celui qui code pour la filaggrine. Toutefois, les molécules importantes à la construction de la couche de cornée et à la solidité de la protection cutanée sont également concernées. Une fois la transformation effectuée, la peau devient fragile et perméable aux éléments extérieurs capables de provoquer la dermatite atopique.

Facteur environnemental

Les modifications de l’environnement sont aussi à prendre en compte comme source de l’eczéma atopique. Elles se composent d’un grand nombre d’éléments dont les principaux sont :

  • Une hygiène exagérée ;
  • Un cadre de vie favorable aux acariens ;
  • Exposition aux fumées industrielles et de cigarette ;
  • Grand nombre d’animaux domestiques ;
  • Mauvaises habitudes alimentaires.

En parlant d’hygiène excessive, il y a l’exemple du lavage abusif de la peau. Pour ce qui est de la nutrition, ce sont les évolutions et diversifications précoces de l’alimentation de l’enfant ou du nourrisson. À ces causes, il serait adéquat d’ajouter les grossesses tardives et/ou la garde d’enfant dans une communauté.

La perte de stimulation du dispositif immunitaire à une étape cruciale de développement, peut être à la base de la dermatite atopique. Bien que tous ces facteurs soient connus, il est difficile de déterminer leurs influences respectives. Cette situation est due au fait qu’ils agissent de concert pour l’apparition et l’évolution de l’eczéma atopique.

Facteur psychologique

Comme pour la majorité des maladies chroniques liées à la peau, la psychologie est également une origine non négligeable. Pour certains malades, les conflits psychoaffectifs entraînent la dermatite atopique. Les personnes exposées à ce problème sont les adolescents. Néanmoins, les adultes prédisposés à cette maladie et qui sont sous haute pression sont aussi des cibles parfaites.

Les Manifestations de l’eczéma atopique

Les signes cliniques de la dermatite atopique sont le xérose (peau sèche), le prurit (démangeaisons), et les plaques rouges. Le malade va constater l’apparition de ces symptômes par poussées. Cette dernière précision est importante pour qu’il n’y ait pas de confusion avec un autre mal. Une fois sur le corps, les démangeaisons s’intensifient et une envie irrésistible de les gratter se ressent.

Étant une dermatose très fréquente chez les enfants, la dermatite atopique s’accompagne de crises d’asthmes, de rhinites allergiques, et d’allergies alimentaires. À ces nombreux signes cliniques s’ajoutent quelques autres de type psychologique. En effet, la personne atteinte devient facilement irritable, et son sommeil est perturbé (trouble du sommeil). Le syndrome dépressif peut aussi faire son apparition. Ces symptômes sont de nature rare, car leur fréquence de manifestation est quasi nulle.

Dermatite atopique : où apparaît-elle ?

Contrairement à la majorité des affections cutanées, la dermatite atopique ne prend pas tout le corps du malade. Son aspect et sa position sur le corps varient en fonction de l’âge de l’enfant malade.

Nourrisson de trois mois et enfant de deux ans maximum

Pour un enfant de moins d’un an, la forme de l’eczéma atopique est symétrique. Elle s’installe sur les parties bombées du visage. Il s’agit notamment des joues, du front, et du menton. Les membres du bébé notamment les bras et les jambes sont aussi touchés. Les plis se trouvant à l’arrière et sous les pavillons de l’oreille présentent des fissures et des écoulements. Le cou du bébé est aussi atteint au niveau du pli antérieur. Par contre, les fesses et le nez sont souvent exempts de rougeurs ou d’eczéma.

Lorsque l’enfant a entre un et deux ans, les parties du corps atteintes par la dermatite atopique sont les suivantes :

  • Le cou ;
  • La tête ;
  • Les plis de flexions.

Quant aux membres et au torse de l’enfant, ils sont touchés par l’affection sous la forme de rougeurs. Ces lésions ont une forme circulaire et leur taille est comparable à une pièce de monnaie. Il en ressort donc que les plantes des pieds, les paumes des mains, et le nez sont les zones du corps épargnées par la dermatite atopique.

Enfant de plus de deux ans

À partir de deux ans, l’eczéma atopique devient épais et sa couleur est blanchâtre. Les démangeaisons qui en résultent sont très fortes. Pour ce qui est des zones atteintes, le visage est plus ou moins épargné. En effet, la région du visage qui peut être touchée est la bouche. Les paupières inférieures sont plus épaisses en plus d’être foncées. Ensuite, leurs plis sont plus remarquables.

Il faut souligner que dans ce cas de figure, les zones les plus affectées sont celles ayant des plis. En l’occurrence, il s’agit du cou, des fesses, des genoux, des coudes, et des oreilles. Les mains, les chevilles et les poignets sont aussi concernés par l’expansion des lésions. Par contre, les membres sont rarement touchés pour les enfants de plus de deux ans.

Dermatite atopique : comment s’aggrave-t-elle ?

L’évolution de la dermatite atopique provient du grattage des démangeaisons. De ce fait, une infection bactérienne cutanée peut être à l’origine d’un impétigo ou d’une staphylococcie. Une infection virale grave peut aussi découler de l’aggravation de la dermatite atopique. Par conséquent, l’enfant peut contracter l’herpès labial.

L’apparition d’une forte fièvre et un mauvais état de santé général sont les symptômes de la présence de l’herpès. En plus, les lésions cutanées sont plus ouvertes. Le constat de tous ces signes doit amener le malade à se rendre d’urgence à l’hôpital pour une consultation.

Dans certains cas rares, les complications sont d’ordre ophtalmologique. Le malade souffrira donc de :

  • Cataracte ;
  • Détachement rétinien ;
  • Kératoconjonctivites régulières.

Les retards de croissance sont aussi considérés comme des effets issus de la complication d’une dermatite atopique.

Quel traitement pour la dermatite atopique ?

Pour remédier à la dermatite atopique, il existe deux types de traitement à suivre. Il s’agit du traitement ponctuel et du traitement permanent.

Traitement ponctuel

Ce type de traitement vise à diminuer l’inflammation et les démangeaisons afin de calmer le malade. Cette procédure permet également d’éviter une aggravation de la maladie, car le patient ne grattera plus les lésions. Pour le faire, il faut une crème comportant du dermocorticoïde. Il faut aussi un immunomodulateur auquel il faudra ajouter une solution antiseptique.

Pour parer à toutes les éventualités, le spécialiste pourrait recommander des antihistaminiques en comprimé comme complément au traitement. Ce dernier médicament permettra au malade de faire face à la crise sans craindre des complications.

Traitement permanent

Encore appelée traitement de fond, cette alternative consiste en l’utilisation de crèmes hydratantes. Grâce à l’application d’émollients de façon journalière, la fonction protectrice de la peau est restaurée. La sécheresse de la peau est aussi évitée. Toutefois, une régularité dans l’usage des crèmes est de mise pour obtenir le résultat escompté.

La dermatite atopique disparaît-elle complètement ?

D’abord, il convient de notifier que ce sont les nourrissons et les enfants qui sont les plus affectés par la dermatite atopique. Pour cette catégorie de malades, l’affection disparaît avant qu’ils aient l’âge de 5 ans. Cependant, dans 10 ou 15% des cas, la maladie persiste jusqu’à l’âge adulte.

Dans le premier cas, la dermatite atopique disparaît totalement. Par contre dans le second cas, la disparition n’est que partielle, car elle peut se révéler sous l’effet du facteur psychologique. Ainsi, les adolescents et les adultes ont l’eczéma atopique endormi dans leurs gènes.

Précautions contre la dermatite atopique

  • Tenir une hygiène modérée ;
  • Réduire la consommation de sucre ;
  • Avoir une alimentation équilibrée ;
  • Diminuer l’acidité du corps ;
  • Éviter le lait de vache.

Pour chacune des précautions citées ci-dessus, il existe une raison appropriée. En effet, une propreté du corps trop poussée, peut entraîner une hypersensibilité de l’épiderme. Par conséquent, la barrière de la peau s’effrite. Les sucreries (gâteaux, viennoiseries, etc.) peuvent créer des réactions allergiques. Une forte teneur en glucides engendre des crises. Il faut éviter tous les aliments avec du sucre industriel pour avoir une vie normale.

L’acidité du corps est créée par la colopathie fonctionnelle. Il s’agit d’une affection caractérisée par les douleurs abdominales, les troubles du transit, et les sensations d’inconfort. Une telle maladie provoque l’éveil de la dermatite atopique. Pour finir, le lait de vache contient du lactose qui est la première source des troubles digestifs. En outre, il contient aussi des protéines auxquelles la plupart des malades de la dermatite atopique sont intolérants.

En somme, une peau sèche, des plaques rouges, et des démangeaisons sont des signes cliniques de l’eczéma atopique. Les bébés le développent dès l’âge de 3 mois et peuvent le garder toute leur vie. Pour le détecter, il faut suivre les symptômes. Néanmoins, un test allergène permet de connaître la source exacte du problème. Bien qu’il existe des traitements efficaces, les recherches continuent d’être menées. À ce titre, une piste a révélé qu’un traitement à base de protéines du virus de la rougeole pourrait bientôt voir le jour.

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