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Diprostene : le guide du médicament

Comme tout autre médicament, il est capital de bien se renseigner sur le Diprostene avant de le conseiller en tant que professionnel de la santé ou même de le consommer en tant que patient. C’est à juste titre que ce guide est mis à votre disposition.

Vous allez y découvrir tout ce qu’il faut savoir à propos du Diprostene, notamment sa composition, ses indications thérapeutiques, sa posologie, ses dosages et mode d’administration. Une autre partie traite des contre-indications, les mises en garde, ses effets liés à la grossesse et l’allaitement ainsi que tous autres effets indésirables. Vous en saurez également plus sur les dispositions à prendre en cas de surdosage.

Dénomination et Composition

Ce guide porte précisément sur le DIPROSTENE, suspension injectable en seringue pré-remplie. Conçu sous la forme de suspension injectable en seringue pré-remplie de 1 mL, ce médicament est composé des substances actives suivantes :

  • 6,43 mg de Dipropionate de bétaméthasone (l’équivalent de 5,00 mg de bétaméthasone) ;
  • 2,63 mg de phosphate disodique de bétaméthasone (l’équivalent de 2,00 mg de bétaméthasone).

En outre, pour 1 mL de suspension injectable, les excipients à effet notoire se présentent comme suit :

  • Le parahydroxybenzoate de méthyle (E218) ;
  • Le parahydroxybenzoate de propyle (E216) ;
  • L’alcool benzylique (E1519) ;
  • L’édétate de sodium ;
  • L’hydrogénophosphate de sodium anhydre ;
  • Le chlorure de sodium ;
  • Le polysorbate 80 ;
  • La carmellose sodique ;
  • Le macrogol 4000 ;
  • L’acide chlorhydrique concentré ;
  • L’eau pour préparations injectables.

Dans quel cas utiliser ce médicament

Le Diprostene se prescrit en usage systémique dans les cas de rhinite allergique saisonnière après échec des autres thérapeutiques telles que :

  • L’antihistaminique par voie générale ;
  • Le corticoïde intranasal ;
  • Le corticoïde per os en cure courte.

En usage local, ce produit est également indiqué pour traiter les cas ci-après :

  • Les affections dermatologiques, notamment les cicatrices chéloïdes ;
  • Les maladies ORL, notamment les irrigations intrasinusiennes dans les sinusites subaiguës ou chroniques justifiant un drainage ;
  • Les affections rhumatologiques, notamment la poussée d’arthrose et les arthrites inflammatoires. Sont également concernés les tendinites, les bursites, les talalgies, la maladie de Dupuytren et le syndrome du canal carpien.

Posologie, dosage et mode d’administration

Posologie et dosage

Il est fondamental de noter que la posologie concernant le Diprostene est strictement individuelle et sur avis médical suivant le poids et l’affection à traiter. De plus, ce médicament est l’équivalent anti-inflammatoire pour 5 mg de prednisone. Sa posologie varie également en fonction de l’usage : systémique ou local.

  • En utilisation systémique : lorsqu’il s’agit de la Rhinite allergique saisonnière, après l’échec des autres thérapeutiques, la dose de Diprostene qui convient est relative à une injection de 1 mL lors de la période allergique. Cette injection est renouvelable une fois ;
  • En utilisation locale : la posologie habituelle est de 1/4 à 2 mL. Cela varie en effet selon la taille et le siège de l’injection.

Cette injection est renouvelable, mais uniquement lorsque les symptômes réapparaissent ou perdurent. Surtout, il est important d’éviter que l’injection ne soit trop superficielle. L’objectif est d’éviter le risque d’atrophie sous-cutanée.

Rappel important : la dose de Diprostene nécessaire à la prise en charge de chaque patient est définie par le médecin. Ce dernier déterminera cette dose en fonction du poids du sujet ainsi que de la maladie traitée.

Mode d’administration

Le Diprostene est un médicament administré par voie injectable intramusculaire ou voie injectable locale. L’injection est systémique ou locale selon le cas en présence.

L’injection de ce médicament dans les tendons est à éviter absolument. Pour rappel, elle doit être profonde et non pas superficielle, afin d’éviter tout risque d’atrophie sous-cutanée.

Contre-indication et mise en garde

Les contre-indications

Le Diprostene est contre-indiqué dans les situations ci-après :

  • Tout état d’infection à l’exception de celles spécifiées dans les indications thérapeutiques ;
  • Certains cas de viroses en évolution, notamment les hépatites, les herpès, la varicelle et le zona ;
  • Les cas de psychoses non encore contrôlés par un traitement ;
  • L’hypersensibilité à l’une des substances actives ou à l’un des excipients contenus dans ce médicament [voir la partie « Dénomination et Composition »] ;
  • De troubles de la coagulation et de traitements anticoagulants en cours ;
  • Sujet ayant subi une vaccination par vaccins vivants.

Ce médicament est également contre-indiqué chez les prématurés et les nouveau-nés à terme. Cela s’explique par sa composition en alcool benzylique. Par ailleurs, l’association de ce médicament avec les médicaments susceptibles d’entrainer des troubles du rythme cardiaque est déconseillée.

Les mises en garde

Le Diprostene se prend nécessairement sous surveillance médicale.

Pour une administration par voie intramusculaire, la consultation de son médecin avant le traitement est capitale, notamment pour les cas :

  • De vaccination récente ;
  • En présence des signes de maladie du côlon ou d’ulcère digestif ;
  • D’intervention chirurgicale effectuée récemment à l’endroit de l’intestin ;
  • De diabète ;
  • D’infections, notamment des antécédents de tuberculose ;
  • D’insuffisance hépatique ;
  • D’insuffisance rénale ;
  • D’hypertension artérielle ;
  • D’ostéoporose ;
  • Et de myasthénie grave.

Pour un usage local, l’administration d’un corticoïde en intradiscal tel que le Diprostene est à éviter, lorsqu’on manque de données relatives au risque de calcification.

Qu’il s’agisse d’une administration par voie intramusculaire ou d’un usage local, il est salutaire de prendre certaines précautions.

Tout d’abord, pendant et après le traitement, le sujet ne doit pas entrer en contact avec des personnes atteintes de varicelle ou de rougeole.

De même, si la fièvre ou des douleurs surviennent à la suite de l’injection, il faut immédiatement prévenir son médecin. Surtout, lorsque les injections sont répétées, cela peut causer des symptômes d’hypercorticisme tels que la prise de poids, le gonflement et l’hypertension d’un côté, et des troubles mentaux, une hypertension grave ou encore être à l’origine d’un déséquilibre en cas de diabète.

Il est aussi indispensable d’informer son médecin en cas de vaccination récente ou quand on souffre d’une affection virale en évolution.

Remarque importante : lorsqu’il s’agit de traitement à long terme par corticoïdes, le médecin peut soumettre le patient à un régime pauvre en sucres rapides, en sel de sodium et riche en protéines.

Grossesse et allaitement

Grossesse

En usage systémique du Diprostene, quelques observations liées à la grossesse ont été faites, en l’occurrence :

  • Des expériences effectuées sur les animaux ont révélé un effet tératogène qui varie selon les espèces ;
  • Chez l’espèce humaine, un risque de passage transplacentaire a été rapporté.

Néanmoins, conformément aux études épidémiologiques menées, il n’existe aucun risque malformatif lié à la prise de corticoïdes lors du premier trimestre.

Un léger retard de croissance intra-utérin est possible lors des maladies chroniques nécessitant un traitement tout au long de la grossesse. Il a aussi été observé une insuffisance surrénale néonatale après une corticothérapie avec de la Diprostene à doses élevées.

Pour la santé du nouveau-né, l’observation d’une période de surveillance clinique s’impose en conséquence. Le médecin va surtout tenir compte des éléments comme le poids et la diurèse lors du traitement.

Ainsi, ce médicament ne s’utilise au cours de la grossesse qu’en cas d’extrême nécessité.

Dès lors, si vous découvrez pendant le traitement que vous êtes en état de grossesse, la consultation de votre médecin est un impératif. Ce dernier est la seule personne qualifiée pour se prononcer sur la continuité ou pas du traitement.

Allaitement

Dans le cadre d’un traitement avec Diprostène à doses importantes et de façon chronique, arrêter l’allaitement est la meilleure disposition à prendre. Votre médecin vous dira quoi faire à cet effet.

Effets indésirables

En usage systémique

Des cas rares de réactions anaphylactiques ont été rapportés chez des sujets traités par des corticostéroïdes par la voie parentérale. En outre, des troubles du rythme cardiaque dus à l’administration intraveineuse ont aussi été observés.

Autres effets indésirables possibles :

  • Des perturbations hydroélectrolytiques à savoir : l’hypokaliémie, l’alcalose métabolique, l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque congestive, la rétention hydrosodée.
  • Des troubles endocriniens et métaboliques : l’inertie de la sécrétion d’ACTH, la diminution de la tolérance au glucose, la survenue d’un diabète latent, l’arrêt de la croissance chez l’enfant, l’irrégularité menstruelle et le syndrome de Cushing iatrogène.
  • Des déséquilibres musculosquelettiques à savoir : les fractures pathologiques telles que les tassements vertébraux, l’atrophie musculaire précédée par une faiblesse musculaire [augmentation du catabolisme protidique].
  • Des troubles digestifs : les ulcères gastro-duodénaux, les hoquets, les perforations et hémorragies digestives. Surtout chez les enfants, le risque de pancréatites aiguës est non négligeable.
  • Des troubles cutanés : l’acné, le retard de cicatrisation et l’hypertrichose.
  • Des troubles neuropsychiques : les plus fréquentes sont l’euphorie, l’insomnie ainsi que l’excitation. Les troubles rares observés sont l’excès d’allure maniaque, les états confusionnels, les convulsions et un état dépressif à la fin du traitement.
  • Des troubles oculaires : certaines formes de glaucome et de cataracte, une vision floue.

En usage local

Le risque de survenance des effets indésirables possibles en cas d’usage systémique des glucocorticoïdes est faible dans le cas d’un traitement par usage local. Cela s’explique par la faiblesse des taux sanguins.

Cependant, le risque d’hypercorticisme augmente dans ce cas-ci, même si cela dépend de la dose et de la fréquence des injections.

D’autres réactions sont également possibles à savoir :

  • L’atrophie des tissus musculaires [sous-cutanés et cutanés] ;
  • Le risque de rupture tendineuse lorsque l’injection a été effectuée dans les tendons ;
  • Les arthrites aiguës avec suspension microcristalline ;
  • Les calcifications locales ;
  • Les réactions allergiques locales et celles générales ;
  • Les céphalées de même que des bouffées vasomotrices [Flush] ;
  • La vision floue.

Surdosage

En cas de surdosage, le risque de complication est important et peut être élevé surtout :

  • Chez les sujets âgés ;
  • Chez les nouveau-nés ;
  • Chez les sujets souffrant de psychose ;
  • En cas d’alcoolisme chronique.

Voici à cet effet quelques précautions à prendre pour éviter le surdosage :

  • Éviter de doubler la posologie unitaire en compensation d’une dose manquée ;
  • Respecter strictement l’ordonnance du médecin et ne pas prolonger le traitement.

En cas de surdosage, transférer immédiatement le sujet en milieu hospitalier pour un lavage gastrique et un déclenchement de vomissements, suivis d’un traitement symptomatique, si nécessaire.

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