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Don de sang : comment se préparer en tant que donneur ?

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Don de sang : comment se préparer en tant que donneur ?
Main d'un donneur de sang

Un bon donneur de sang est, une personne qui s’est préparée de façon adéquate avant la collecte. Voulez-vous être un bon donneur ? Voulez-vous connaître la bonne méthode pour bien vous préparer à un don de sang ? Si oui, voici tout ce que vous avez besoin de savoir sur le sujet !

Vérification d’éligibilité pour un don de sang

La première chose à faire, avant de se rendre dans un Établissement français du sang (EFS), est de vérifier son éligibilité au don. Pour le faire, l’aspirant au don du sang doit répondre rapidement à quelques questions. Cette auto-évaluation est faisable en ligne en moins de cinq minutes.

Il est important de souligner qu’un autre questionnaire est au donneur du sang à son arrivée le jour du don de sang. Toutes les questions doivent être répondues et le document est à remettre aux équipes. Cette étape préliminaire se déroule avant l’entretien médical obligatoire.

Ce dernier est une discussion confidentielle entre une infirmière ou un médecin et le donneur de sang. Il a pour rôle de s’assurer que le donneur est bien en mesure de donner son sang en toute sécurité.

À ce titre, le poids minimum requis pour faire un don du sang est de 50 kg. Quant à l’âge, il doit se trouver entre l’intervalle de 18 et 70 ans révolus. Pour corroborer ces informations et confirmer l’identité du donneur, une pièce d’identité avec votre photo est demandée sur place.

Attention : En cas d’éligibilité, la prise de rendez-vous doit se faire au sein de l’EFS le plus proche du domicile ou du lieu de travail du futur donneur de sang

Une bonne hydratation et une alimentation saine et équilibrée

Une bonne préparation au don de sang revient às’hydrater convenablement et à s’alimenter de manière équilibrée. Ces deux conditions doivent être remplies avant la prise de rendez-vous à l’EFS.

Pour ce qui est d’une bonne alimentation, il est crucial d’éviter les aliments gras. À cela s’ajoute une interdiction de consommation d’alcool dans les 24 voire 48 heures avant le jour du don de sang.

Outre ces deux mesures alimentaires, le donneur de sang doit :

  • prévoir un bon petit déjeuner ;
  • prendre un repas sain et varié ;
  • mangez obligatoirement 1 à 3 heures avant le don de sang. 

Une bonne alimentation permet de mieux stabiliser le taux de glycémie avant le don de sang. Grâce à cette précaution, le donneur va se sentir mieux après son don de sang.

En effet, avec des nutriments nouvellement intégrés à son organisme, le donneur du sang est protégé contre les étourdissements et les évanouissements. Toutefois, il doit manger quelque chose de sain et rassasiant sans donner une impression de constipation ou de ballonnement.

Dans le cas d’un don de sang tôt dans la matinée, le futur donneur doit manger des œufs et du pain grillé par exemple. À défaut, il peut prendre quelque chose d’autre pouvant augmenter

  • son taux de fer ;
  • son taux de sel ;
  • son niveau d’eau.

Par contre, au milieu de la journée, le don de sang doit être précédé d’un déjeuner, comme un sandwich et un fruit par exemple.

Le donneur doit éviter de trop se rassasier. Néanmoins, son repas doit être suffisant pour maintenir sa tension artérielle à un niveau assez élevé pour le don. Par ailleurs, il doit avoir un intervalle de temps entre le moment du repas et celui du don de sang. Ainsi, les risques de nausées durant la collecte de sang sont réduits.

Bon à savoir : l’interdiction d’aliments gras une journée avant le don permet de préserver la qualité du sang. En effet, une grande quantité de graisses dans le sang empêche l’obtention de résultats précis lors des examens de dépistage obligatoires effectués après chaque collecte. Le cas échéant, l’EFS est contraint de se débarrasser du sang.

Une bonne connaissance des attitudes à avoir après le don de sang

Une bonne préparation requiert aussi la maîtrise du déroulement de la collecte de sang et les gestes à adopter après le don de sang.

Se distraire pendant la collecte de sang

De manière générale, le prélèvement du sang pour un don est rapide. Le donneur doit être en position allongée en étant toujours sous la surveillance d’une infirmière ou d’un médecin. En cas d’appréhension de la piqûre, le donneur doit utiliser tout moyen à sa convenance pour se distraire.

Comme distraction, il peut :

  • écouter de la musique ;
  • passer un coup de fil à un proche ;
  • lire un livre ou un magazine ;
  • regarder des vidéos sur le smartphone.

Le donneur de sang peut utiliser tous les moyens à son niveau pour éviter de penser à l’aiguille. Cependant, peu importe l’astuce, le donneur doit prendre soin de toujours bien garder son bras tendu.

Utiliser des gestes simples pour prévenir les vertiges

Dans une opération de collecte de sang, la quantité de sang prélevée dépend du poids et de la taille du donneur. À ce titre, le volume de sang peut varier entre 420 et 480 ml. Toutefois, il existe quelques techniques simples pour prévenir les éventuels vertiges. Il s’agit :

  • de la pratique de la respiration abdominale grâce à un exercice respiratoire consistant à souffler par la bouche et en pinçant les lèvres ;
  • du serrement des orteils vers le bas comme un exercice d’attrape d’un objet avec les pieds ;
  • de faire des mouvements de la cheville en tendant les jambes et en pointant les pieds vers vous.

Même si ses gestes sont utiles, il faut savoir que le volume sanguin se reconstitue de manière très rapide à la suite de votre don.

Se nourrir d’aliments riches en fer après le don de sang

Après le don de sang, les professionnels de santé recommandent vivement la prise d’aliments à forte teneur en fer. En guise d’exemple d’aliments à prendre absolument, il y a :

  • les jaunes d’œufs ;
  • les abats ;
  • les viandes rouges et blanches ;
  • les fruits de mer ;
  • les poissons comme les sardines, les harengs ou les maquereaux.

Le donneur de sang doit aussi privilégier les aliments d’origine végétale tels que les fruits à coque, les légumineuses, le chocolat noir et les légumes verts. En intégrant ces denrées riches en fer dans ses menus, le donneur augmente ses chances de vite reconstituer le sang donné.

Toutefois, si deux semaines après le don, le donneur ressent une gêne, un malaise ou une légère fièvre, il doit consulter un médecin. Toutefois, il doit au préalable se rendre dans l’EFS au sein duquel la collecte de sang a été effectuée.

Bon à savoir : En cas de problème post-collecte de sang, il est important qu’un suivi médical soit mis en place. Cela permet de garantir la sécurité du donneur et du receveur du sang.

Prendre énormément du repos

Après le don de sang, l’infirmière bande le bras du donneur et lui demande d’attendre environ 15 minutes. Cette précaution est nécessaire pour éviter de risquer un évanouissement ou des vertiges. En plus de cela, elle conseille également d’éviter une hyperactivité physique. Mieux, il doit se reposer tout le reste de la journée.

À ce titre, une musculation ou une activité intense est strictement interdite pendant le reste de la journée. En cas d’étourdissements après le don de sang, le donneur de sang doit s’allonger avec ses pieds surélevés.

Par ailleurs, le pansement doit rester en place durant les 4 à 5 heures après le don de sang. L’application d’une compresse froide est utile si le pansement s’abîme avant la durée normale. Parallèlement, en cas de douleurs, la prise d’un médicament analgésique est suffisante pour y remédier.

Prohiber certains comportements

Quelques heures après le rendez-vous, il est primordial de ne pas fumer. Cette précaution est de mise dans la première heure après le don de sang. Parallèlement, les boissons alcoolisées sont aussi proscrites pendant une journée après la collecte.

Par ailleurs, la prise de chewing gum ou d’un bonbon fait monter la température dans la bouche. Cela donne l’impression de l’apparition d’une fièvre chez le donneur de sang. Ce symptôme est totalement factice et ses effets s’estompent en 5 minutes.

En outre, un donneur de plaquettes doit absolument éviter de prendre de : 

  • l’aspirine ;
  • l’ibuprofène ;
  • autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Cette interdiction dure les 2 jours précédents et les 2 jours succédant le don de sang.

Le don de sang est un acte de générosité permettant de sauver d’innombrables vies. Cependant, elle est une opération qui requiert le respect de certaines règles médicales et surtout alimentaires. Vous devez tenir compte de toutes les mesures énoncées ci-dessus si vous envisagez de donner votre sang.