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Douleurs au mollet : causes, symptômes et traitements

Les douleurs du mollet ne sont pas les plus récurrentes. Toutefois, elles peuvent être gênantes lorsqu’elles surviennent. La mauvaise nouvelle, c’est que ces douleurs ne sont pas toujours dues à une phlébite comme de nombreuses personnes semblent le penser. Les douleurs au mollet peuvent avoir diverses causes, et se manifestent de diverses manières en fonction de celles-ci. Associées à certains signes cliniques, les douleurs au mollet évoquent un certain nombre de pathologies. Dès leur apparition, il est conseillé de se rendre à l’hôpital. Cependant, voici quelques conseils pour prévenir les douleurs au mollet.

Qu’est-ce qu’une douleur au mollet ?

Les douleurs du mollet sont souvent localisées au niveau des muscles du mollet. Ces derniers sont situées entre l’articulation du genou et le talon. En effet, les muscles du mollet sont au nombre de trois :

  • Le soléaire ;
  • Le gastrocnémien ;
  • Le plantaire.

Le plus souvent, ces douleurs sont dues à une sursollicitation de ces différents muscles. Dans ces cas, elles sont souvent passagères et facilement guérissables.

Mais, le mal est plus grave lorsque ces douleurs sont dues à des problèmes de circulation, d’irritation des nerfs ou d’ordre inflammatoire. Elles peuvent même être dues à des pathologies et des syndromes.  Il est vrai que ces cas sont rares, mais il importe d’en parler.

Quelles sont les causes des douleurs au mollet ?

Les potentielles causes d’une douleur au mollet sont très variées. Ces causes ont plusieurs origines possibles.

Les causes musculaires des douleurs au mollet

Généralement, les douleurs aux mollets sont causées par une extrême sollicitation des muscles du mollet et celles qui l’environnent. Parmi les causes musculaires des douleurs au mollet, on peut citer :

  • Les crampes

C’est une cause très commune des douleurs au mollet. Elles se traduisent par une contraction complètement involontaire du muscle. Une crampe peut surgir de jour ou nuit. Le plus souvent, les crampes sont, elles-mêmes, causées par un déficit en potassium, en magnésium. Notons que ces carences peuvent provenir de l’effet de certains médicaments, comme les diurétiques et les laxatifs.

Les crampes résultent aussi d’une forte sollicitation du muscle sans un échauffement préalable.  Le stress est aussi une cause insoupçonnée de crampes. Lorsqu’il survient, le sujet ressent une vive douleur qui s’estompe au bout de quelques minutes de massage ou d’étirement. Pour combler le manque de magnésium et potassium, il faut se tourner vers des complémentaires adaptés.

  • Les contractures et courbatures

Il faut éviter de les confondre aux crampes. Ces dernières se manifestent après un effort physique intense, alors que les crampes se déclenchent pendant l’effort. Les contractures et les courbatures sont la manifestation d’une fatigue musculaire. Elles concernent le plus souvent les athlètes. Les plus touchés sont ceux qui brulent l’étape de l’échauffement, ou qui souffrent de déshydratation.

En effet, les courbatures sont le fruit d’une accumulation de l’acide lactique. Au bout de quelques jours, elles s’estompent. Les contractures quant à elles, résultent d’une forte tension du muscle. Elles peuvent s’avérer difficiles à guérir. Le remède le plus rapide et le plus efficace contre ce mal est une séance d’ostéopathie. L’on peut aussi appliquer une source de chaleur modérée sur le mollet, pour faciliter la relaxation du muscle.

  • Une élongation musculaire et une déchirure

Les stades les plus avancés des douleurs musculaires sont : l’élongation, le claquage et enfin la déchirure. On en arrive là, lorsque les fibres du muscle sont sollicitées au-delà de leurs capacités, au point de se déchirer. La déchirure intervient pendant l’effort physique et il s’en suit de fortes douleurs qui empêchent la poursuite.

Dans le cadre d’une élongation, il faut une période d’environ trois semaines sans effort physique, pour en guérir complètement. Un claquage se traduit par rupture de quelques fibres. La déchirure quant à elle, implique la section complète de tout un muscle. Il faut donc plus de temps pour s’en remettre. La période de reconstruction est de 45 jours au minimum. Il est vrai que l’ostéopathie ne permet pas de réparer le muscle, mais elle accompagne le patient lors de la rééducation.

  • Une atteinte du tendon d’Achille

La cheville et le triceps sont reliés par le tendon d’Achille. Ce tendon est souvent le sujet de plusieurs inflammations. On peut citer la tendinite, une inflammation provoquée par la répétition d’une activité intense. On peut également parler de la rupture du tendon d’Achille, qui est une déchirure musculaire localisée à ce niveau. Dans ce cas, le patient ressent également une douleur au talon ou au pied. Une rupture du tendon d’Achille survient le plus souvent, lors de la réception d’un saut. Sur le champ, le sujet boite et présente des difficultés à marcher.

Dans la plupart des cas ci-dessus cités, on remarque des tensions myofasciales et des blocages articulaires. Cette combinaison a pour réputation de déséquilibrer la mobilité du corps en général. L’autre constat, c’est que l’ostéopathie est un remède efficace contre la plupart des douleurs au mollet ayant une cause musculaire.

Les causes neurologiques des douleurs au mollet

 Il peut arriver que des dysfonctionnements au niveau des neurones et des nerfs soient à l’origine des douleurs au mollet. On peut citer.

  • La sciatalgie et les lombalgies

Elle est plus connue sous le nom de « névrite sciatique ». Elle est causée par des problèmes d’ordre neurologique. En effet, lorsque le patient est atteint par une hernie discale, cela provoque un pincement du nerf sciatique. La sciatalgie est une pathologie qui entraîne de fortes douleurs sur tout le chemin que parcourt le nerf sciatique. Très souvent, elle est associée à des lombalgies.

La douleur part de la région lombaire, passe par l’arrière de la cuisse, les fesses, le mollet. La pathologie en question va jusqu’à provoquer des difficultés à la marche. Il est fortement conseillé de consulter un médecin, lorsque vous ressentez de tels symptômes.

  • Le Diabète et les neuropathies

Lorsqu’une personne est atteinte du diabète, il arrive que ses nerfs soient détériorés. De fait, ils n’arrivent pas à envoyer le bon signal au cerveau. Ils peuvent envoyer des messages de douleur et des sensations de picotement et de brûlure. Dans ces cas de diabète, on parle de « neuropathies diabétiques périphériques ». Ces neuropathies touchent plus les membres inférieurs, et en particulier les mollets. Lorsqu’un patient en arrive là, il est nécessaire d’avoir un suivi médical et un traitement des pieds en pédicure.

  • Une AOMI

L’artérite oblitérante des membres inférieurs (AOMI) est aussi susceptible de provoquer des douleurs au mollet. Elle est également d’origine neurologique, et se traduit par une atteinte artérielle. Une personne atteinte par une AOMI souffre de douleurs au mollet, qui surgissent après une courte durée de marche. Elle entraîne également la disparition de l’onde pulsatile du battement du cœur dans la partie arrière du pied.

On note également une forte sensation de fraîcheur au niveau des pieds. L’AOMI fait partie des maux qui nécessitent une consultation médicale en urgence.

Les causes vasculaires et veineuses des douleurs au mollet

Certaines douleurs au mollet peuvent provenir des problèmes de circulation sanguine dans les veines, vaisseaux et artères.

  • La phlébite

C’est la deuxième cause la plus fréquente de douleurs au mollet. Dans ce cas, les douleurs ont une origine artérioveineuse. En effet, la phlébite encore appelée « thrombose veineuse », résulte de la présence d’un caillot sanguin dans une veine. Cette situation intervient souvent lors de longs voyages, où l’on est en position assise ou couchée de manière prolongée. Elle se manifeste généralement par d’intenses douleurs et une rougeur au mollet et parfois à la cuisse.

On remarque aussi un possible œdème à la cheville, un durcissement ou un engourdissement de la jambe, chez la personne atteinte. L’œdème en question peut s’étendre au mollet, et même atteindre la jambe entière. La peau de la jambe peut rougir ou prendre une couleur bleuâtre. Il n’est pas exclu que le patient ressente des crampes et une sensation de chaleur sur le membre inférieur. Si elle n’est pas traitée à temps, elle peut évoluer et provoquer une embolie pulmonaire.

  • Les insuffisances veineuses et varices des pieds

Les varices peuvent également provoquer des douleurs au mollet, même si elles ne sont pas si graves que la phlébite. En effet, elles sont la manifestation d’une dilatation anormale des veines, provoquée par la pression du sang. Les varices s’accompagnent souvent d’insuffisances veineuses au niveau des membres inférieurs. Ces deux pathologies causent un problème de circulation sanguine, et donc un défaut d’irrigation sanguine des muscles.

Les principaux symptômes sont les crampes, la lourdeur dans les jambes, les sensations de brulure et même des œdèmes. Ces signes sont amplifiés dans une situation d’inactivité ou de forte chaleur. Pour ce qui est du traitement des varices, on utilise des bas de contention qui s’avèrent vraiment efficaces. Lorsque le mal a atteint un niveau avancé, un recours à la chirurgie est nécessaire.

Quels sont les symptômes d’une douleur au mollet ?

Les douleurs au mollet se manifestent sous différentes formes. Il existe des symptômes généraux. Mais pour chaque cause, les signes cliniques peuvent varier. Ainsi, la plupart des cas de douleurs au mollet présentent :

  • Une sensation d’affliction au niveau des mollets ;
  • Une perte de force lorsque le patient étire le pied ;
  • Une baisse de la mobilité de la cheville ;
  • Un picotement et un engourdissement au bas de la jambe.

Plus les causes de la douleur au mollet sont nombreuses, plus les symptômes peuvent varier. Ainsi donc, chaque cause peut présenter des signes particuliers.

Lorsque la douleur est liée à une cause musculaire, elle apparaît brutalement et se montre violente. Cela arrive, que ce soit pour une crampe, une élongation et même en cas de claquage du triceps sural. Dans le cadre d’une lésion grave comme une déchirure, la douleur s’apparente à un coup de poignard, et s’accompagne d’un œdème et d’un hématome. Le patient n’arrive pas à marcher.

Lorsqu’une douleur au mollet est issue de problèmes vasculaires comme la phlébite, la douleur se propage sur toute la jambe. Il s’en suit un gonflement et très souvent une fièvre. Les varices quant à elles, ne provoquent pas de douleurs systématiques. Elles apparaissent et s’intensifient au cours de la journée, surtout lorsque le patient reste debout pendant longtemps. Il peut aussi y avoir d’autres symptômes comme les démangeaisons, les œdèmes, les jambes lourdes. Bien sûr, les veines dilatées apparaissent en bleu.

En cas de troubles neurologiques comme la sciatalgie, les douleurs sont plus orientées vers le bassin et les lombaires. Elles sont couplées à une irradiation jusqu’au mollet.

Quels sont les signes alarmants d’une douleur au mollet ?

Lorsque les douleurs au mollet sont associées à un certain nombre d’autres symptômes, cela peut être signe d’autres pathologies.

Par exemple, lorsqu’une douleur au mollet est associée à :

  • Un œdème ou un gonflement, cela arrive souvent dans le cadre des maladies liées aux problèmes de la circulation sanguine ou de la lymphe ;
  • Des picotements et un engourdissement sur le bas de la jambe, on pense beaucoup plus aux troubles neurologiques ;
  • Une réduction des amplitudes de mobilité de la cheville et/ou du genou, ces cas sont souvent liés à des spasmes au niveau des muscles ;
  • Une diminution ou une perte totale de la force des muscles, on identifie deux causes possibles. Il s’agit notamment des pathologies musculaires et une carence neurologique.

L’apparition de chacun de ces signes révèle la présence d’autres pathologies plus graves. La plupart d’entre elles s’aggravent, si elles ne sont pas prises en charge. Il est important de consulter un médecin dès leur apparition.

Quels sont les examens à effectuer en cas de douleurs au mollet ?

Les examens cliniques commencent par une observation physique du mollet. Elle permet d’identifier l’origine de la douleur. Le médecin pose des questions ciblées sur autres symptômes présents. Il oriente aussi son interrogatoire vers les facteurs de risques tels que : l’âge, un traumatisme récent, une immobilisation prolongée, une récente chirurgie, un antécédent de phlébite, etc.

Toutefois, il est possible de faire une échographie des membres inférieurs pour confirmer le diagnostic. Elle sert beaucoup plus dans les cas des lésions graves comme les déchirures. Elle pourrait aussi révéler la présence d’un caillot de sang. Mais lorsque la présence d’un caillot de sang est soupçonnée, les médecins ont tendance à privilégier les outils d’imagerie médicale comme l’IRM ou en la radiographie.

Pour finir, il existe des tests spécifiques pour rechercher la présence ou non du diabète.

Comment traiter des douleurs au mollet ?

Les traitements disponibles contre les douleurs au mollet sont aussi divers que les causes. Néanmoins, il existe quelques moyens pour traiter les symptômes et atténuer la douleur. Il est recommandé de passer une poche de glace ou une source de chaleur contrôlée sur la zone douloureuse. Aussi, la prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, permet d’amoindrir ou de faire passer la douleur, ne serait-ce que temporairement.  

Lorsqu’une douleur au mollet a une origine musculaire, il est recommandé de consulter un ostéopathe ou un kinésithérapeute. Ces ceux spécialités sont reconnues pour réparer les tissus et les muscles ayant subi de dommages. Les cas comme le claquage, nécessitent une rééducation complète dont la durée dépend de la gravité du mal.

Toutefois, le meilleur remède contre les douleurs d’origine musculaire est le repos. La durée nécessaire au repos dépend de la gravité de la blessure. Il est d’ailleurs conseillé de cesser toute activité physique pendant ce laps de temps.

Le traitement de la phlébite dépend du type dont il s’agit. Selon le cas, il peut s’agir d’un simple port de contention, couplé à la prise de médicaments anti-inflammatoires. Il peut également s’agir de la prise d’anticoagulants pendant une durée plus ou moins longue, en fonction du type et du stade de la pathologie.  Ces derniers sont destinés à fluidifier le sang.

Si les consignes de prévention ne sont pas respectées, la phlébite risque de récidiver. Dans ce cas, elle s’accompagne d’œdème chronique et parfois de troubles cutanés et des ulcères. Cette récidive risque même de détériorer la paroi des veines.

Par ailleurs, il est possible d’aller jusqu’à une intervention chirurgicale. L’objectif de cette opération étant de fragmenter le caillot avant de l’aspirer plus facilement.

Pour le cas des varices, on peut engager un traitement médicamenteux ou chirurgical. Tout dépend du stade d’avancement du mal.

Dans le cadre d’une sciatique, on passe souvent par un traitement efficace. Mais, il existe des médicaments ou des infiltrations qui ont prouvé leur efficacité. Cependant, le cas de certaines sciatiques graves provoquées par une hernie discale, nécessite une intervention chirurgicale.

Pour les personnes atteintes de diabète, la prise en charge de la maladie regroupe déjà le traitement des fourmillements des œdèmes, et de la douleur. Les médecins apportent néanmoins des soins aux membres inférieurs. Dans ces cas, on recommande beaucoup plus le port de chaussettes et de chaussures adaptées.

Comment prévenir des douleurs au mollet ?

Heureusement, il existe quelques conduites à tenir pour éviter les douleurs au mollet.

Dans le cadre des douleurs musculaires par exemple, il faut effectuer un bon moment d’échauffement avant tout effort physique intense. Il faut privilégier une bonne alimentation et une bonne hydratation.

Quant aux phlébites, elles peuvent apparaître à tout moment ou réapparaître même après le traitement. L’astuce, c’est de respecter ces quelques méthodes de prévention. Pour prévenir la phlébite, il faut :

  • Faire un effort d’au moins 30 minutes de marche par jour pour activer la circulation sanguine ;
  • Porter des bas de contention reconnus pour faciliter le retour du flux sanguin ;
  • S’hydrater en buvant au minimum 2 litres d’eau chaque jour ;
  • Éviter les sources de forte chaleur dans les jambes (coup de soleil, bains trop chauds, chauffage par le sol, sauna, vêtements trop serrés, couverture chauffante, etc.)
  • Lever souvent les jambes en position allongée ou assise ;
  • Éviter la prise et l’excès de poids (l’obésité est un facteur de risque de la phlébite).

Il est important de suivre l’ensemble de ces règles pour éviter les facteurs de risque des douleurs au mollet.

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