Global Statistics

All countries
592,730,341
Confirmed
Updated on August 11, 2022 7:37 pm
All countries
562,843,945
Recovered
Updated on August 11, 2022 7:37 pm
All countries
6,447,251
Deaths
Updated on August 11, 2022 7:37 pm

Dysarthrie ou trouble de la parole : comment y remédier ?

La dysarthrie se traduit par une difficulté à s’exprimer et à émettre des sons. Associée à une lésion du système nerveux, cette atteinte peut être à l’origine d’une paralysie ou d’un manque de coordination des muscles associés à la production de la parole. La prise en charge de la dysarthrie est faite en orthophonie, et elle a pour but de mettre en place une rééducation adaptée au type de dysarthrie. Tour d’horizon de la dysarthrie.

Dysarthrie : définition et typologie

La dysarthrie est une maladie correspondant à un trouble du rythme du langage et de l’articulation. Elle est généralement liée à une altération de la voix, qui affecte plus les adultes. Elle est caractérisée par une perte de contrôle ou une faiblesse des muscles du palais, de la langue, du pharynx et de la respiration. Le discours que tient une personne atteinte de la dysarthrie peut s’avérer difficile à comprendre ou lent.

Apparaissant comme un trouble non aphasique de la parole, cette pathologie peut engendrer, chez le patient atteint, des difficultés à émettre de sons et à parler. Les causes de la dysarthrie comprennent les accidents du système nerveux (les tumeurs cérébrales), les maladies à l’origine d’une paralysie, les lésions cérébrales ou les accidents vasculaires cérébraux. Notez que le traitement à base de certains antibiotiques peut aussi entraîner le trouble de la parole.

Par ailleurs, les différents types de dysarthries, suivant la lésion sous-jacente, sont :

  • La dysarthrie bulbaire ou flasque, provoquée par une atteinte du motoneurone périphérique ;
  • La dysarthrie ataxique (cérébelleuse) ;
  • La dysarthrie pseudo-bulbaire ou spastique : une atteinte du motoneurone supérieur ;
  • Les dysarthries mixtes (sclérose en plaques par exemple) ;
  • Les dysarthries hyperkinétiques et hypokinétiques (atteinte du système extrapyramidal comme les chorées, la maladie de Parkinson).  

Dysarthrie : quelles en sont les causes ?

Les causes de la dysarthrie sont des lésions du système nerveux central. Les maladies connues pouvant être à l’origine de ce trouble sont :

  • Sclérose en plaques ; sclérose latérale amyotrophique ;
  • Tumeur au cerveau ; blessure à la tête ;
  • Maladie de Lyme ; maladie de Huntington ;
  • Paralysie cérébrale ;
  • Syndrome de Guillain Barre ;
  • Maladie de Parkinson ;
  • Myasthénie ; dystrophie musculaire ;
  • Maladie de Wilson ;
  • Accident vasculaire cérébral ;
  • Prise de certains médicaments comme les sédatifs ou les narcotiques.

Toutes ces maladies touchent principalement les adultes, à travers une atteinte de l’exécution motrice.  

Quels sont les symptômes de la dysarthrie ?

Les personnes atteintes de ce trouble de la parole présentent les signes et symptômes suivants :

  • L’incapacité à parler à voix haute ;
  • Un discours lent ;
  • Un discours monotone ;
  • La voix rauque ou nasale ;
  • Un discours rapide et difficile à comprendre ;
  • Les troubles de l’élocution ;
  • Le volume de parole inégal ;
  • Le rythme de discours anormal ou inégal ;
  • La difficulté à effectuer des mouvements des muscles du visage ou de la langue.

Les différents symptômes varient suivant la lésion à l’origine et le type de dysarthrie.

Étant donné que ce trouble de la parole peut engendrer des problèmes de communication, les complications peuvent inclure la dépression (conduisant le patient à l’isolement social également) et une difficulté de vie en société (principalement les relations avec les amis et familles).

Déroulement du diagnostic de la dysarthrie

La dysarthrie est une affection qui nécessite une attention médicale rapide. À cet effet, il est crucial de consulter immédiatement dès que vous observez des changements inexpliqués dans votre capacité de parler.

Ainsi, le diagnostic de la dysarthrie commence par un interrogatoire du médecin sur les symptômes, interrogatoire adressé au patient. Ensuite, le professionnel de santé procède à un examen clinique, et orientera le sujet vers un orthophoniste ou un neurologue, pour une évaluation plus approfondie. Celui-ci peut, à son tour, demander au patient :

  • De réaliser des tâches simples, comme tirer la langue, souffler une bougie ou se mordre la lèvre inférieure : une observation du patient lors de l’accomplissement de ces tâches peut permettre au spécialiste d’évaluer la force des muscles liés au langage ;
  • De répéter les mots et les phrases, de compter et de chanter : ces exercices permettront de détecter les problèmes d’élocution comme l’élocution saccadée ou le chuchotement.

Outre cela, d’autres examens sont réalisés pour déterminer la cause sous-jacente de la dysarthrie. Il s’agit principalement :

  • D’une tomodensitométrie (TDM) ;
  • Une électromyélographie ;
  • D’une imagerie par résonance magnétique (IRM) ;
  • D’une électroencéphalographie (EEG) ;
  • D’une ponction lombaire (rachicentèse) ;
  • Des études de la conduite nerveuse ;
  • Des analyses de sang et d’urine.

Il est aussi possible de réaliser des examens standardisés de la fonction cérébrale (les tests neuropsychologiques). Ces examens permettent aux orthophonistes ou neuropsychologues, de mettre en place un traitement et de déterminer la probabilité de rétablissement.

Comment traiter la dysarthrie ?

La prise en charge du trouble de la parole dépend de la cause, du type de dysarthrie et de la gravité des manifestations.

Une fois la cause du trouble identifiée, son traitement permet d’améliorer la parole. En cas de dysarthrie provoquée par des médicaments, le médecin peut procéder à une modification ou à une interruption du traitement.

Pour aider le patient à retrouver un discours normal et apporter une amélioration à la communication, une thérapie basée sur le langage et la parole peut être mise en place par l’orthophoniste. Cette thérapie permet le renforcement des muscles, l’augmentation de la capacité à bien respirer, l’amélioration de l’articulation. Ceci, à travers la répétition des phrases ou mots et des exercices musculaires et respiratoires.

Quelques conseils pour aider le patient à bien communiquer

Les approches suivantes peuvent aider le patient à communiquer plus efficacement ou les familles et amis à bien communiquer avec le sujet.

Le patient, pour bien communiquer, peut :

  • S’exprimer lentement, pour laisser assez de temps à l’interlocuteur de comprendre ce qu’il dit ;
  • Demander à son interlocuteur s’il a compris le discours ;
  • Présenter son sujet à l’aide d’un mot ou d’une phrase courte avant de continuer avec des phrases longues ;
  • Marquer une pause lorsqu’il est fatigué, puisque la fatigue peut rendre son message difficile à comprendre ;
  • Avoir recours à des raccourcis. Il peut utiliser des photos ou faire des dessins lors de ses conversations. Cela permet de réduire l’effort déployé pour parler ;
  • Transmettre son message en pointant du doigt un objet ;
  • Etc.

Quant à la famille et aux amis, ils peuvent communiquer avec le sujet atteint de la dysarthrie en :

  • Lui permettant de parler ;
  • Le regardant quand il parle ;
  • Réduisant les bruits qui peuvent le distraire dans l’environnement ;
  • L’impliquant dans les conversations le mieux possible.

Ses proches peuvent aussi l’aider en parlant normalement, puisque la plupart des personnes souffrant de dysarthrie comprennent leurs interlocuteurs sans difficulté. 

Vous aimerez aussi :

Related Articles