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Dyskinésie : Causes, Symptômes et Traitement

Les muscles jouent plusieurs rôles pour le bon fonctionnement de l’organisme. Cependant, il peut arriver qu’ils soient exposés à certains troubles dont la dyskinésie. Celle-ci existe sous plusieurs formes. Les facteurs pouvant être à l’origine de cette maladie musculaire sont nombreux. Il existe également différentes formes de prises en charge pour dissiper les effets provoqués par la dyskinésie. Quelles sont les causes et les formes de traitement de ce trouble ?

Dyskinésie : Présentation de la maladie

La dyskinésie désigne l’ensemble des mouvements instinctifs dû à une activité anormale des muscles. En d’autres termes, elle correspond à une difficulté dans l’exercice d’un mouvement. Ces mouvements involontaires qui caractérisent la dyskinésie peuvent toucher plusieurs parties du corps, notamment :

  • La langue ;
  • Le tronc ;
  • La tête ;
  • Les membres ;
  • Le visage.

Dans certains cas exceptionnels, ils peuvent s’étendre jusqu’à la paroi du cœur. La dyskinésie est l’un des symptômes de la maladie de Parkinson.

Elle existe sous deux formes. On distingue la dyskinésie ciliaire et la dyskinésie tardive. La première existe sous une forme primitive (dyskinésie ciliaire primitive) et secondaire (dyskinésie ciliaire secondaire).

La dyskinésie tardive découle des effets secondaires de la prise de médicaments d’un traitement neuroleptique. Ces médicaments sont habituellement prescrits aux individus psychotiques. Quant à la dyskinésie ciliaire primitive, elle désigne une affection génétique rare. Celle-ci est transmise au nouveau-né dès la naissance.

La dyskinésie ciliaire primitive touche les deux sexes. L’évolution de cette forme varie d’un patient à un autre. Les différents organes dotés de cellules ciliées sont ceux qui sont principalement attaqués par cette maladie. Dans plus de la moitié des cas, on retrouve en parallèle le développement d’une autre pathologie : il s’agit du syndrome de Kartagener. Enfin, la dyskinésie ciliaire secondaire survient à la suite d’une autre pathologie.

Causes et symptômes de la dyskinésie

Les causes de ce trouble musculaire varient en fonction de la forme de dyskinésie dont il est question.

Dyskinésie tardive

Cette forme de dyskinésie est liée à la prise de médicaments pour les traitements neuroleptiques. Il s’agit entre autres de :

  • Fluphénazie ;
  • Chlorpromazine ;
  • Halopéridol ;
  • Trifuoperazine.

Outre ces produits, d’autres médicaments similaires aux antipsychotiques sont suspectés (Sibelium ou Métoclopramide).

Notons que c’est la prise prolongée de ces médicaments neuroleptiques qui entraîne l’apparition de cette forme de dyskinésie.

Les symptômes de cette pathologie se manifestent par un déplacement de la mâchoire, des mouvements du doigt ou encore, une affection du visage. La dyskinésie tardive impacte négativement la qualité de vie des patients. Cependant, la disparition de ces symptômes est liée à une relaxation des parties touchées. Par ailleurs, les émotions, les stimulants et les médicaments anticholinergiques représentent les principaux facteurs pouvant aggraver les symptômes de cette forme de dyskinésie.

Dyskinésie ciliaire

Cette forme de dyskinésie est engendrée par l’immobilité des cils cellulaires présents dans l’organisme. Ils sont situés au niveau de l’appareil respiratoire, des spermatozoïdes et des oreilles. La dyskinésie ciliaire est qualifiée de primitive lorsqu’elle apparaît directement à la naissance. Elle est dite secondaire quand elle apparaît à la suite d’une autre pathologie. Avec cette forme de dyskinésie, on peut noter l’absence ou l’inexistence des mouvements des cils.

Au niveau de l’appareil respiratoire, plus précisément la région du nez, cette immobilisation des cils vibratiles peut provoquer une stagnation du mucus entraînant un encombrement nasal et bronchique. Au niveau des oreilles, cette maladie se manifeste par une baisse de l’audition ou une sensation d’oreille bouchée. Cette dernière peut être accompagnée de douleurs.

Diagnostic et complications de la maladie

Le médecin réalise un examen clinique pour observer les différents types de mouvements musculaires anormaux. Il réalise un électromyogramme pour déterminer la nature de ces derniers.

Il est possible de diagnostiquer la dyskinésie ciliaire à n’importe quel âge. La présence de la maladie à la naissance ne garantit pas l’apparition immédiate des symptômes. En d’autres termes, ces derniers peuvent se manifester tardivement.

On parle de dyskinésie ciliaire chez un nouveau-né quand ce dernier présente une insuffisance respiratoire inexpliquée. L’existence d’un situs inversus ou l’atteinte d’un membre de la famille permet (ou non) au médecin de diagnostiquer une dyskinésie ciliaire. Dans le cas des jeunes patients, le médecin vérifie la présence d’une infection persistante malgré le suivi d’un traitement par antibiothérapie.

Quand une atteinte bronchique ou une otite s’associe à cette infection, le médecin est en mesure de suspecter une dyskinésie ciliaire. En ce qui concerne les personnes âgées, l’existence d’une sinusite purulente et des troubles de la fertilité peuvent être des signes évocateurs de la maladie.

Le médecin effectue ensuite des examens spécifiques afin de confirmer le diagnostic. En premier lieu, il fait un test à la saccharine. Celui-ci est basé sur le dépôt de particules de saccharine à l’entrée des narines. Grâce aux mouvements des cils, le médecin mesure ensuite le temps mis par ces particules pour atteindre le pharynx. Une vingtaine de minutes suffit pour confirmer le diagnostic. Par ailleurs, il est plus difficile de réaliser ce test chez les plus petits.

À part l’examen à la saccharine, le médecin peut opter pour un prélèvement de cellules ciliées. Il le réalise sous anesthésie locale et les analyse au microscope. Cet examen est le seul, permettant de confirmer le diagnostic.

Les complications de la dyskinésie tardive découlent, le plus souvent des erreurs de diagnostic. Ces dernières entraînent des maladies bipolaires. Quand la dyskinésie ciliaire n’est pas traitée, elle expose le patient à des risques d’infection pulmonaire.

Traitement de la dyskinésie

La prise en charge de la maladie doit tenir compte de la forme que présente le patient.

Dyskinésie tardive

Étant donné que cette forme de dyskinésie est causée par un traitement neuroleptique, pour la traiter, il est recommandé au patient d’arrêter la prise de ses médicaments. L’arrêt du traitement en cours pourrait limiter les mouvements musculaires anormaux.

Dyskinésie ciliaire

Les spécialistes recommandent habituellement aux patients de se rendre dans des centres spécialisés en matière de pathologie rare. Pour apprécier l’évolution de la maladie, le médecin doit régulièrement suivre les patients.

Au cœur de ces centres, certaines règles hygiéniques doivent être respectées par les patients et le personnel, notamment :

  • Le nettoyage fréquent des mains au savon ;
  • Le nettoyage régulier des objets appartenant aux patients ;
  • L’entretien et la conservation des objets en contact avec les brosses à dents ou les couverts (le personnel médical doit veiller à ce que ces objets ne soient pas partagés).

Parlant du traitement proprement dit, le médecin peut prescrire des antibiotiques aux patients. Cependant, les médicaments doivent être prescrits seulement après identification du germe en cause.

Outre la prise d’antibiotiques, le patient peut bénéficier de séances de kinésithérapie respiratoire supervisées par un kinésithérapeute. Le but de cette dernière est de limiter les lésions bronchiques. Avant toute séance de kinésithérapie, le patient doit s’hydrater suffisamment pour mieux fluidifier ses sécrétions.

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