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Dysmorphophobie : causes et traitements du trouble psychiatrique

La dysmorphophobie est une maladie mentale qui fait vivre dans une obsession de défaut physique imaginaire. Les personnes atteintes de cette pathologie passent des heures, chaque jour, à s’inquiéter des défauts qu’elles perçoivent. Toutes les parties du corps peuvent être concernées. Généralement, les malades de dysmorphophobie ignorent qu’ils sont affectés par un trouble psychique.

Mais, le diagnostic est évoqué dès que le patient présente une perturbation de son comportement. La thérapie cognitivo-comportementale accompagnée d’un traitement médicamenteux, permet de venir à bout de cette maladie. En quoi consiste la dysmorphophobie ? Quelles sont les origines et manifestations de ce trouble ? Comment se déroule le traitement de la Dysmorphophobie ? 

La Dysmorphophobie : qu’est-ce que c’est ?

Bien avant, notons que la peur est une émotion pénible, mais utile, puisqu’elle permet d’assurer sa propre protection, en amenant à passer à une action ou à s’éloigner d’un danger. Tout individu a des peurs en lui et vit avec. Cependant, lorsque la peur vous paralyse en absence d’un réel danger et que cela a un impact considérable sur votre quotidien, on parle de phobie. Cette dernière est un trouble anxieux, inquiétant, et nécessitant un traitement, dès qu’il impacte la qualité de vie de la personne atteinte.

En effet, la dysmorphophobie figure parmi les phobies dites simples, qui constituent la catégorie regorgeant plus de phobies. Une phobie simple se traduit par une peur excessive et anormale d’une condition ou d’un objet comme : l’eau, le vide, certains animaux, certains objets (aiguilles, miroir, etc.). Dans l’ensemble, on dénombre environ six mille phobies simples non identiques, qui vont des plus observées, comme la claustrophobie aux plus rares, comme la dysmorphophobie.

Une personne atteinte de dysmorphophobie a l’impression qu’elle présente un défaut physique imaginaire, c’est-à-dire un défaut esthétique irréel. Face à cette situation, le patient adopte des attitudes répétitives, comme le fait de se regarder à travers un miroir, de se comparer à ses amis et à son entourage, ou d’effectuer la toilette avec insistance.  

Le visage et la tête constituent les parties du corps concernées par la dysmorphophobie. Toutefois, toutes les autres parties du corps peuvent faire l’objet d’une telle pathologie : la poitrine, le ventre, les jambes, etc.

Quelles sont les éventuelles causes de la dysmorphophobie ?

La dysmorphophobie est un trouble obsessionnel-compulsif lié au comportement. Elle se traduit par l’exagération d’un défaut imaginaire et des obsessions. Les origines d’une telle pathologie sont par conséquent peu identifiables, voire inconnues. Ce trouble s’observe généralement chez les adolescents, la puberté constitue à cet effet un facteur de risque.

Cependant, notons que l’éducation et l’environnement familial apparaissent comme des facteurs susceptibles d’être à l’origine des phobies. Aucun facteur génétique n’a été démontré dans la cause des phobies, mais il est bien possible qu’un géniteur phobique transmette quelques vulnérabilités émotionnelles à son descendant, le prédisposant à la dysmorphophobie.

En outre, tout individu peut être touché par le syndrome dysmorphophobique. La dysmorphophobie peut apparaitre non seulement chez les hommes, mais aussi chez les femmes.

Quels sont les différents symptômes de la dysmorphophobie ?

La dysmorphophobie peut se manifester soudainement ou progressivement. L’intensité des symptômes varie d’un patient à l’autre, mais elle persiste ou s’aggrave lorsqu’un traitement adapté n’est pas fait.

Le trouble se traduit par :

  • Des obsessions sur le défaut perçu ;
  • Le camouflage des parties du corps qui font défaut (port de gants, d’écharpe, de chapeau, etc.) ;
  • Passer plus de temps à se regarder dans un miroir et à examiner profondément ce défaut imaginaire ou au contraire, l’éviction de toute surface ou miroir pouvant refléter son image ;
  • De multiples consultations auprès des professionnels de santé ;
  • L’isolement social (éviter les espaces publics) ;
  • L’anxiété, la dépression et autres ;
  • Le recours à la chirurgie esthétique.

Les personnes qui souffrent de la dysmorphophobie peuvent être préoccupées, simultanément, par un début de calvitie, des rides, de leurs acnés et de leurs pilosités corporelles excessives. D’autres patients peuvent également accorder toute l’attention à leur taille ou à l’aspect d’une partie du corps comme les oreilles, le nez, les seins, etc.

Certains hommes, malgré qu’ils possèdent un physique athlétique, ont l’impression qu’ils sont chécreux et s’engagent à améliorer leurs performances musculaires, en faisant divers exercices : on parle de la dysmorphie musculaire.

De plus, les patients de la dysmorphophobie sont très soucieux et s’inquiètent de leur situation, pendant des heures au quotidien. D’autres sont même convaincus qu’ils sont source de moquerie ou de fixation. Toutes ces situations peuvent les amener à ne pas vouloir apparaitre en public et ainsi, ne plus aller au travail, ne plus aller à l’école ou ne participer à aucun évènement social.

En quoi consiste le diagnostic de la dysmorphophobie ?

Le diagnostic de ce trouble est établi à partir des examens cliniques, basés sur des critères spécifiques. La dysmorphophobie est souvent diagnostiquée tardivement, parce que les personnes atteintes éprouvent de la honte à révéler leurs symptômes.

Le diagnostic de la dysmorphophobie est axé sur la présence ou non des trois éléments de la phobie.

  • Réaction anxieuse : la durée, ainsi que l’intensité de cette réaction varient d’un malade à l’autre. Le trouble peut se manifester par deux ou trois symptômes, comme la sensation d’étouffement, la tachycardie et les vertiges ;
  • Anxiété d’anticipation : la personne anticipe sa peur, comme avoir peur d’un accident, de mourir, de devenir fou ;
  • Évitement, pour se soulager de l’anxiété : le patient adapte ses attitudes et évite tous les espaces pouvant être en hauteur.

Lorsque la préoccupation de la personne atteinte de la dysmorphophobie reste son poids et sa silhouette, et si par la même occasion son attitude alimentaire est anormale, le médecin peut diagnostiquer le trouble des conduites alimentaires. Aussi, si elle est préoccupée par l’aspect de ses caractères sexuels physiques ou autres indices qui reflètent son sexe à la naissance, le diagnostic basé sur la dysphorie de genre peut être réalisé.

Comment traiter la dysmorphophobie ?

La dysmorphophobie peut être prise en charge avec des thérapies cognitivo-comportementales, accompagnées de certaines techniques de relaxation. Dans certains cas, un traitement à base des médicaments peut être effectué, en accompagnement à la psychothérapie. Néanmoins, la psychothérapie pratiquée est spécifique aux besoins de chaque patient.

Si la personne souhaite se débarrasser le plus vite possible des symptômes de la phobie, la thérapie cognitivo-comportementale lui convient. Le procédé de cette technique est de mettre le patient face à des situations ou objets lui faisant peur. En pratiquant cet exercice régulièrement, il parviendra à maitriser son comportement anxieux. Dans la plupart des cas, le soulagement des symptômes est obtenu au bout de quelques mois.  

Par contre, si le patient souhaite réaliser un travail plus avancé sur lui-même, dans l’optique de déterminer la cause de sa phobie, il peut faire recours à une thérapie analytique. L’hypnothérapie est de ce fait idéal.

Dans les cas les plus sévères, les spécialistes estiment qu’en complément aux thérapies cognitivo-comportementales, les médicaments peuvent être utilisés, pour soulager des symptômes en lien avec la dépression et l’anxiété.

Quelles sont les complications possibles ?

En cas de non-prise en charge de la dysmorphophobie, les conséquences peuvent être graves. À ce sujet, en cas de réalisation de la chirurgie esthétique ou du recours aux procédures médicales, des conséquences considérables sur le corps de la personne peuvent être observées.  

De même, le retrait social ainsi que l’esquive de certaines activités sont susceptibles de dégrader l’état moral du patient. Dans les cas les plus sévères, ce phénomène peut conduire au suicide.

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