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Dystrophie ovarienne : causes, symptômes et traitements

Encore connue sous le nom du syndrome des ovaires polykystiques, la dystrophie ovarienne est une maladie qui touche les femmes et les empêche d’avoir un cycle menstruel normal. Elle fait partie des principales causes d’infertilité chez les femmes. Toutefois, il peut arriver dans certains cas que la femme soit en mesure de procréer, malgré qu’elle soit atteinte de la maladie. Toutefois, cela peut engendrer quelques dangers pour elle et son futur bébé. Il n’y a pas encore un traitement propre pour guérir le syndrome des ovaires polykystiques, mais certains traitements permettent de lutter contre les différents symptômes qu’elle provoque.  

Dystrophie ovarienne : définition

La dystrophie ovarienne est une maladie qui survient chez les femmes capables de procréer. Affectant principalement les ovaires et cerveaux, elle peut débuter depuis l’âge d’adolescence ou à partir du jeune âge adulte. Elle est causée concrètement par un mauvais fonctionnement des hormones. 

En effet, les femmes qui en souffrent sécrètent une forte quantité de l’hormone masculine appelée androgène. Cette sécrétion exagérée empêchera donc l’ovaire de jouer correctement son rôle dans le processus de la procréation, à cause des ovulations très irrégulières. 

Quelles sont les causes de la dystrophie ovarienne ?

Les recherches sont toujours en train d’être effectuées, pour connaître les vraies causes de cette maladie. La seule certitude pour le moment, c’est que la dystrophie ovarienne est provoquée par un mauvais fonctionnement des hormones occasionnées par les ovaires et le cerveau. Ce que les spécialistes tentent de découvrir, c’est la raison pour laquelle il y a ce dysfonctionnement, sans oublier les divers mécanismes qui ont pu le provoquer.

En outre, certains spécialistes estiment que cela est dû à des mutations génétiques, encore que toutes les patientes ne présentent pas cette mutation. D’autres pensent que la qualité de l’environnement et les antécédents familiaux peuvent être considérés comme la source de la dystrophie ovarienne.

Quels sont les symptômes de la dystrophie ovarienne ?

En ce qui concerne les symptômes de la dystrophie ovarienne, ils varient d’une femme à une autre. Il faut d’abord noter que chez certaines femmes, elle se manifeste par des symptômes marqués alors que chez d’autres, la maladie est là, mais les symptômes ne sont pas visibles. Chez celles qui présentent les symptômes, on retrouve souvent :

  • Des problèmes au niveau du cycle menstruel

Les cycles menstruels dans le cas de la dystrophie ovarienne, peuvent être anarchiques ou durer trop longtemps, avec absence des menstrues pendant plusieurs mois. 

  • Des problèmes au niveau de l’ovulation 

Les follicules n’arrivent pas à atteindre la maturation chez les femmes qui en souffrent. Ce qui entraîne des absences d’ovulation pour certains cycles ou des ovulations rares.

  • Des troubles du métabolisme   

Les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques ont des difficultés à assurer correctement les fonctions métaboliques. Ce qui peut causer chez elles les maladies et situations suivantes : le diabète ou le pré- diabète, l’insulinorésistance et le surpoids

  • La présence des signes d’hyperandrogénie 

L’hyperandrogénie se manifeste par l’existence d’un surplus d’hormones masculines. Les signes se constatent par la présence d’acné (sur le torse, le cou, surtout le visage, etc.), un excès de pilosité ou l’hirsutisme, qui est l’hyperpilosité dans le cou, le visage, etc. Il y a également d’autres signes comme l’alopécie, l’épaississement et le brunissement de la peau dans le cou, les replis de la peau, les aisselles, etc. 

Comment poser le diagnostic de la dystrophie ovarienne ?

Étant donné que tous les symptômes ne sont pas présents chez toutes les patientes, le diagnostic est un peu difficile. Cependant, après la conférence de consensus sur le Syndrome des Ovaires Polykystiques qui a eu lieu à Rotterdam en 2003, plusieurs critères basiques sur lesquels s’appuie le diagnostic ont été retenus. Il s’agit de : 

  • L’aspect morphologique que présentent les ovaires après une échographie endovaginale ;
  • L’hyperandrogénie biologique ou clinique ;
  • L’oligo-anovulation (c’est-à-dire l’ovulation absente ou irrégulière, quand elle est inférieure à 21 jours et supérieure 35 jours).

Dystrophie ovarienne et grossesse : que retenir ? 

Si vous souffrez de la dystrophie ovarienne, c’est normal que vous vous demandiez si vous pouvez avoir un bébé ou pas. La réponse à cette question dépend de la façon dont la maladie se présente, c’est-à-dire avec ou sans ovulation.

Chez certaines femmes, les follicules n’arrivent pas à maturation, ce qui entraîne une absence d’ovulation et donc de fécondation. Dans ce cas, la femme aura beaucoup de difficultés à concevoir. En général, le syndrome polykystique ovarien est la cause de l’infertilité chez les femmes.

Dans certains cas rares, le follicule arrive à parvenir à la maturation, ce qui permet l’ovulation. Si en ce moment, la femme a eu à tenir des rapports sexuels, il y aura naturellement une fécondation et elle pourra avoir un bébé. Néanmoins, elle court les dangers suivants en cas de grossesse :

Pour minimiser le risque d’apparition de ces maladies, un suivi doit être mis en place pour la patiente enceinte.

Dystrophie ovarienne : quels traitements ?

Malheureusement, la dystrophie ovarienne n’est pas une maladie guérissable grâce à un traitement, puisque les causes réelles ne sont pas connues au préalable. Cependant, les spécialistes de la santé peuvent proposer aux femmes atteintes un traitement basé sur les symptômes de la maladie. 

Traitement à base des pilules dites oestroprogestatives

Les pilules oestroprogestatives auront pour rôle, de lutter contre la sécrétion excessive de l’androgène, ce qui permettra d’éliminer la pilosité, l’acné, la chute de cheveux, etc.

Contrôle métabolique

Ce contrôle aidera la patiente à surveiller son alimentation et surtout son taux de glycémie et de cholestérol, pour ne pas augmenter le risque de développement du diabète. Si la patiente souffre de troubles métaboliques, il faudra l’aider à avoir un métabolisme normal, afin de ne pas compliquer ou aggraver le niveau de la maladie.

Régime diététique pour perdre du poids

Le surpoids et/ou l’obésité, peuvent être à la fois des facteurs de risques et les symptômes de la dystrophie ovarienne. Ce qui est certain, c’est qu’une perte de poids chez certaines femmes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques, permet parfois de rétablir le bon fonctionnement des ovaires et donc de permettre à leur cycle d’évoluer normalement.

Stimulation de l’ovulation

Cette technique est utilisée, surtout lorsque la femme a le désir d’avoir un enfant. Il lui sera prescrit des médicaments spécifiques, ou le médecin lui fera des injections qui pourront stimuler l’ovulation et régulariser le cycle menstruel. Comme médicament, il y a le citrate de clomifène, qui permet aux follicules de grandir normalement et d’atteindre la maturation.

Drilling ovarien

Il s’agit petite intervention chirurgicale qui sera effectuée afin de permettre à l’ovaire de bien fonctionner. Le drilling ovarien consistera à effectuer des perforations multiples sur l’ovaire sous cœlioscopie.

Fécondation in vitro

C’est une méthode de dernier recours, utilisée en cas d’échec des autres traitements. En effet la fécondation in vitro consiste à réaliser la fécondation hors de l’appareil génital de la femme. Une fois la fécondation achevée, l’œuf est recueilli pour continuer sa maturation in vitro.

Dans le cas de la dystrophie ovarienne, il arrive des fois où, avant d’effectuer ce type de fécondation, les médecins procèdent à une maturation in vitro des ovocytes. Autrement dit, lorsque les ovocytes arrivent au stade où ils devraient normalement commencer l’étape de l’ovulation, ils sont recueillis pour continuer leur maturation in vitro. C’est après cette maturation que la fécondation in vitro proprement dite sera réalisée.  

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