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Endométrite : quel traitement pour l’infection de l’utérus ?

L’endométrite fait partie des infections génitales hautes chez la femme. S’attaquant particulièrement à la paroi de l’utérus, elle peut conduire à l’infertilité. L’endométrite se développe généralement après l’accouchement et représente une pathologie grave, en cas de non-prise en charge rapide. Il est crucial de la détecter à temps afin d’éviter les complications possibles. Comment diagnostiquer et traiter l’endométrite ?

Endométrite : de quoi s’agit-il ?

L'endométrite – © Crédit : informationhospitaliere.com
L’endométrite – © Crédit : informationhospitaliere.com

L’endométrite est une inflammation de la muqueuse qui couvre la cavité de l’utérus, l’endomètre. Cette pathologie est toujours provoquée par une infection. En effet, les infections susceptibles d’être à l’origine de l’endométrite sont :

  • Infections sexuellement transmissibles (IST), comme la gonorrhée, le mycoplasme et la chlamydia. L’endométrite provient des IST dans environ 50% des cas ;
  • Modification de la flore vaginale. Les douches vaginales sont donc des attitudes à éviter, puisqu’elles lavent la flore vaginale normale et augmentent le risque d’être infectée ;
  • Tuberculose ;
  • Avortement, mauvaise pose d’un stérilet, accouchement…..tout ce qui concerne la muqueuse intra-utérine ;
  • Certains facteurs prédisposent à l’endométrite : travail prolongé, anémie, surveillance interne d’un fœtus, toucher rectal répété, etc.

L’endométrite constitue entre 2 et 3% des infections post-partum. Elle peut se présenter sous forme aigüe ou chronique, et son diagnostic est rapide. En outre, plusieurs facteurs peuvent expliquer l’endométrite chronique : les fausses couches à répétition, la stérilité, les échecs d’inséminations ou de FIV, la persistance des douleurs et/ou des saignements anormaux.

Endométrite : quels sont les symptômes ?

Les symptômes de l’endométrite sont fonction de l’étape de développement : aigüe ou chronique.

Dans le cas de l’endométrite aigüe, c’est-à-dire dans les 24 à 48 heures, on observe les symptômes suivants :

  • Les pertes vaginales inhabituelles, odorantes et importantes ;
  • La fièvre ;
  • Les saignements hors règles (métrorragies) ;
  • Les douleurs abdominales importantes ;
  • La transpiration accrue, les maux de tête, la tachycardie, les troubles de sommeil.

En cas d’endométrite chronique, les symptômes tardifs observés sont :

  • Les règles irrégulières ;
  • La constipation ;
  • Les difficultés de grossesse.

Endométrite : comment diagnostiquer l’infection ?

Le diagnostic de l’inflammation de la paroi de l’utérus passe par un examen gynécologique de la femme atteinte. À cet effet, le médecin peut faire un prélèvement vaginal. Il peut également faire une prise de sang pour connaitre le stade du développement de l’endométrite.  Autrement dit, le bilan sanguin lui montrera une CRP, la protéine marqueur de l’inflammation (qui sera élevée en cas d’endométrite) et les globules blancs, qui mènent la lutte contre l’infection provoquée par les germes pathogènes.

Dans les cas particuliers, comme pour différencier une infection avec présence de micro-organismes d’un abcès de la cicatrice de la césarienne, le médecin peut avoir recours à l’échographie ou au scanner. Ce qui lui permettra de poser un bon diagnostic et de mettre en place un traitement adapté.

Endométrite : comment la traiter ?

Le traitement de l’endométrite est fait avec des antibiotiques, les ovules en général, et il dure entre dix jours et trois semaines. Si l’inflammation de la paroi de l’utérus est d’origine IST, un traitement peut s’avérer nécessaire pour le partenaire sexuel de la patiente. Cela permet d’éviter toute contagion ou récidive mutuelle.

En cas de changement de la flore vaginale, les probiotiques seront d’une grande aide à la restauration de la microflore. Dans les cas complexes, comme le développement de l’infection après un accouchement, une administration intraveineuse ainsi qu’un séjour à l’hôpital peuvent s’avérer nécessaires.

Dans le cas d’une infection survenue suite à un avortement ou un accouchement, le médecin doit retirer les débris placentaires, s’ils sont présents. Il prescrit donc un curetage, une intervention chirurgicale qui va consister à nettoyer l’utérus. Lorsque l’endométrite fait suite à la pose d’un stérilet, le médecin enlève le stérilet et le remplace par un autre moyen de contraception.

Quelles sont les complications possibles de l’endométrite ?

En cas de diagnostic tardif, l’endométrite peut engendrer des complications :

  • Le choc septique ;
  • La septicémie ;
  • L’infertilité ;
  • L’abcès au niveau de l’utérus ou dans le bassin ;
  • La péritonite pelvienne.

Une endométrite diagnostiquée et prise en charge à temps n’a pas de conséquence sur une femme enceinte. Par ailleurs, en cas de non-traitement, l’infection peut constituer une gêne pour le déroulement normal de la grossesse, et peut même être à l’origine d’une grossesse extra-utérine ou une fausse couche.

Endométrite : comment prévenir l’infection ?

Il est important de vérifier la stérilité du matériel utilisé dans le cadre d’un accouchement ou de toute procédure gynécologique. En cas de procédure à risque, comme une chirurgie ou un accouchement par césarienne, le médecin peut prescrire des antibiotiques à la patiente, qu’elle aura à prendre par précaution.

Le risque d’endométrite dû aux IST peut être réduit dans ces cas :

  • Utiliser  les préservatifs lors des rapports sexuels ;
  • Effectuer un dépistage de routine ainsi qu’un diagnostic précoce des IST ;
  • Adopter une hygiène intime ;
  • Prendre jusqu’à la fin, les traitements que le médecin vous prescrit relativement aux IST.

Enfin, il faut changer régulièrement les protections intimes au moment des règles (le cup, les serviettes hygiéniques, les tampons).

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