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Gonococcie : Causes, Symptômes et Traitements

La gonococcie figure parmi les maladies sexuellement transmissibles (MST), les plus dangereuses. Elle est très fréquente au point de toucher jusqu’à 15 000 personnes en France, tous sexes confondus. Cette pathologie se manifeste de différentes manières, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Elle touche les personnes de tous les âges, mais les jeunes sont beaucoup plus ciblés, à cause leur sexualité très active. La gonococcie serait en pleine propagation à cause de l’usage excessif des antibiotiques contre le virus de la Covid 19. Toutefois, il est bien possible de la traiter et de s’en prémunir. Quels sont les causes, symptômes et traitements de la gonococcie ? Retrouvez ici quelques informations.

Qu’est-ce que c’est que la gonococcie ?

La gonorrhée – © Crédit : informationhospitaliere.com

Encore appelée, blennorragie, gonorrhée ou chaude pisse, la gonococcie affecte principalement les organes génitaux et l’anus. Cependant, elle peut aussi s’attaquer à la gorge.  La gonococcie est due à une bactérie, du nom de gonocoque. Cette infection sexuellement transmissible, d’origine bactérienne provoque chez la victime, un écoulement de couleur jaune par l’anus, le vagin et la verge, ainsi que des brûlures.

La maladie peut aussi toucher les enfants. Chez les bébés l’ayant contracté pendant l’accouchement, cette maladie attaque également les yeux. La pathologie touche particulièrement les jeunes individus de moins de 30 ans, selon les statistiques.

Ces dernières années, environ 20 000 nouveaux cas ont été détectés. Cette expansion est certainement due à l’usage outré des antibiotiques, dans le cadre de la lutte contre le virus de la Covid 19. En effet, les patients ont développé une résistance face aux antibiotiques. Or, ces derniers constituent la base du traitement de la gonococcie.

Quelles sont les causes de la gonorrhée ?

La Gonorrhée est causée par le gonocoque, encore appelé Neisseria gonorrhoeae. Lorsque la bactérie pénètre l’organisme humain, elle se développe et provoque différents symptômes. Mais comment se transmet-elle ?

Gonocoque – © Crédit : informationhospitaliere.com

Cette bactérie se transmet d’un corps à l’autre, lors de rapports sexuels non protégés. Que ce rapport soit vaginal, anal ou même buccal, il peut favoriser la transmission de cette bactérie. Il est possible que le gonocoque soit transmis à un partenaire, lors d’un rapport sans pénétration.

Par ailleurs, on peut attraper la gonococcie en dehors des rapports sexuels. Un bébé par exemple, peut contracter cette maladie lors de l’accouchement, dans le cas où la mère est déjà infectée.

Quels sont les facteurs de risque de la gonococcie ?

Le premier facteur de risque de la gonococcie, comme avec toutes les maladies sexuellement transmissibles, est la tenue de rapports sexuels non protégés avec des personnes à risque. Cette maladie se déclare souvent chez les jeunes de 15 à 30 ans et chez les bébés de femmes infectées. Toutefois, on peut avoir la gonococcie à n’importe quel âge. On note que les 71 % de cas de gonococcie détectés à ce jour proviennent des communautés LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transgenres).

Vous êtes exposés à la gonococcie si :

  • Vous avez plusieurs partenaires sexuels ;
  • Votre partenaire conjoint a plusieurs partenaires sexuels ;
  • Vous n’utilisez pas le préservatif lors de vos rapports sexuels (de toute nature) ;
  • Vous êtes homosexuels ;
  • Vous êtes travailleurs du sexe ;
  • Vous avez déjà contracté une IST, déjà traitée ou non ;
  • Vous utilisez la drogue ;
  • Vous ne vous lavez pas les mains après les toilettes (possibilité de porter les germes aux yeux) ;
  • Etc.

La liste est non exhaustive. Toutefois, sachez que vous êtes exposé à ce mal lorsque vous n’avez pas des pratiques sexuelles saines, ou lorsque vous fréquentez des personnes qui en font autant.

Quels sont les symptômes de la Gonococcie ?

La Gonococcie peut attaquer n’importe qui, indépendamment de son âge et de son sexe. Elle se manifeste de différentes manières chez l’homme comme chez la femme.

Chez les hommes

Les hommes présentent plus de symptômes de la gonorrhée que les femmes. Les premiers signes sont visibles généralement, au bout de sept jours après l’infection. Chez certains, les symptômes peuvent apparaître après plusieurs mois. La principale manifestation de la blennorragie chez l’homme est l’urétrite aiguë. Elle s’accompagne d’une envie effrénée d’uriner, suivie de graves brûlures urinaires. Le pénis du patient libère un écoulement de pus (jaune ou verdâtre). De plus, l’orifice du pénis peut s’enfler et prendre une couleur rougeâtre. Il peut arriver qu’elle se manifeste aussi, au niveau de l’anus et de la gorge.

Chez les femmes

La gonococcie est un peu plus difficile à identifier chez les femmes. Pour cause, elles présentent très peu de symptômes. Et pour conséquence, elles sont plus susceptibles de développer des complications de la maladie. La forme clinique qui attaque la gorge et l’anus ne présente aucun symptôme au niveau de ces organes.

Au niveau du vagin de la femme atteinte, l’infection se manifeste par des démangeaisons, des douleurs lors des rapports sexuels, des pertes inhabituelles provenant du col de l’utérus, etc. Ces écoulements prennent souvent une couleur jaune ou verte, et dégagent une odeur nauséabonde. Il se peut également qu’elle ressente des brûlures lorsqu’elle urine. Cependant, ces symptômes s’affichent rarement. De ce fait, on détecte la gonorrhée chez la majorité des femmes, seulement après le diagnostic de leur conjoint.

Chez les femmes enceintes

La gonorrhée se manifeste également chez les femmes en gestation. Elle contamine facilement son bébé. Chez le bébé, la maladie se déclare à travers une infection des yeux. Cette infection, si elle n’est pas traitée à temps, peut s’aggraver au point de provoquer la cécité.

La gonococcie anorectale

Cette forme de gonococcie est plus présente chez les femmes qui pratiquent la sodomie et chez les hommes homosexuels. Elle se manifeste à travers des signes comme :

  • la diarrhée ;
  • des irritations de l’anus ;
  • des démangeaisons au niveau de l’anus ;
  • écoulement du sang par l’anus ;
  • écoulement sanieux au niveau de l’anus ;
  • des difficultés à déféquer ;
  • etc.

La liste n’est pas exhaustive.

La gonorrhée oropharyngée

Au niveau de la bouche et de la gorge, la gonorrhée ne provoque généralement pas de signes particuliers. Néanmoins, il peut arriver que le patient développe une angine ou une pharyngite, qui finit par disparaître d’elle-même.

Cette forme clinique de blennorragie se déclare chez les hommes homosexuels, des femmes déjà atteintes de gonococcie vaginale et/ou anorectale, et aussi chez des personnes hétérosexuelles qui pratiquent le sexe oral.

L’atteinte des yeux chez l’adulte

Il est très rare que la gonococcie attaque les yeux chez l’adulte. Mais cela peut arriver par auto-contamination, chez la personne déjà atteinte de l’une des autres formes. Il suffit pour cette dernière de porter le germe des parties infectées vers les yeux. Généralement, l’infection des yeux se manifeste par :

  • le gonflement des paupières ;
  • l’impression d’avoir un grain de sable dans l’œil ;
  • l’écoulement abondant de sécrétions épaisses ;
  • perforation et lésions de la cornée.

Comment diagnostique-t-on la gonococcie ?

Pour diagnostiquer la chaude pisse, vous devez consulter à chaque fois que vous avez des rapports sexuels non protégés. Vous devez surtout consulter lorsque vous remarquez l’un des signes cités plus haut. Pendant la consultation, le médecin vous interrogera sur vos habitudes sexuelles et vos symptômes. Ainsi, il pourra vous orienter en ce qui concerne les examens à faire, pour confirmer le diagnostic de la gonococcie.

Chez les hommes comme chez les femmes, le dépistage de la Gonorrhée se fait sur la base du premier jet d’urine. Chez les femmes, on peut aussi leur demander un auto-prélèvement vestibulaire qu’elles effectuent à l’aide d’un écouvillon. Il peut aussi être question d’une culture d’échantillons prélevés dans les zones atteintes comme le vagin, l’urètre, la gorge ou le rectum.

Un dépistage de la Gonorrhée doit comporter le dépistage de toutes les autres infections sexuellement transmissibles.

Quelles sont les complications et évolutions possibles de la gonorrhée ?

La gonococcie est susceptible d’évoluer lorsqu’elle n’est pas détectée et traitée très tôt. En évoluant, elle provoque des complications graves, autant chez les hommes que chez les femmes. En général, l’infection de la gonorrhée peut se propager dans le sang, causant ainsi la septicémie. Il peut aussi être question de douleurs articulaires, sources d’arthrite, et peut-être de périhépatite. Une infection des valves cardiaques (endocardite) n’est pas exclue dans ces cas, au niveau des deux sexes.

Lorsque la gorge est atteinte, l’infection peut évoluer au point de créer des douleurs, en rendant l’ingestion difficile. Dans le cas d’une infection anale, des démangeaisons, des écoulements et des douleurs lors de la défécation peuvent apparaître.

Les complications de la Gonorrhée chez les hommes

Lorsque cette pathologie n’est pas traitée chez l’homme ou que le traitement vient en retard, elle cause d’autres maux et aggrave les symptômes. Les complications survenant souvent sont la prostatite et l’urétrite. L’orchi-épididymite est une autre complication de la Gonococcie. Il s’agit de l’inflammation d’un épididyme. Lorsque cette dernière aussi ne reçoit pas de traitement à temps, elle peut être source d’atrophie testiculaire et pire d’infertilité.

Cette pathologie peut aussi provoquer des infections au niveau des glandes sébacées du prépuce et même la balanite. Elle peut être responsable de fistules anales, et favoriser l’apparition des abcès au niveau de la zone allant du périnée à l’anus.

Les complications de la Gonorrhée chez les femmes

Chez les femmes, les symptômes de la gonococcie apparaissent très peu, mais elles sont très sujettes aux complications, lorsque le mal n’est pas pris en charge à temps. Le risque le plus flagrant chez les femmes, c’est la stérilité. L’infection attaque d’abord l’utérus (endométrie) et migre vers les trompes de Fallope.

À ce stade, une salpingite se déclare et se manifeste par une fièvre, d’intenses douleurs pelviennes, très souvent accompagnées de pertes de sang.

Salpingite – © Crédit : informationhospitaliere.com

D’autre part, il est possible qu’une bartholinite se déclenche. Il s’agit d’une infection très courante chez les femmes, qui attaque les glandes de Bartholin appartenant à l’appareil génital. Ces glandes vulvaires sont celles qui lubrifient les lèvres de la vulve lors des rapports sexuels.

La bartholinite se manifeste par l’apparition d’une boule au niveau des grandes lèvres de la vulve. Cette tuméfaction peut s’avérer très douloureuse et provoquer même d’importantes rougeurs et donc une chaleur importante dans cette zone. On en vient à bout à l’aide d’un traitement antibiotique de longue durée.

Enfin, une femme atteinte de blennorragie a un risque très élevé d’infection à d’autres infections sexuellement transmissibles comme le VIH.

Les complications de la Gonorrhée chez les femmes enceintes

Une femme en gestation qui développe une Gonococcie non traitée, s’expose à un risque d’accouchement prématuré. Tout d’abord, la chaude pisse influe dangereusement sur les trois trimestres de la grossesse. Les complications de la grossesse ajoutées aux autres complications d’une femme infectée par la gonococcie poussent à un accouchement précoce. Le bébé qui naît d’un tel accouchement peut d’office être contaminé. Ses yeux sont en grave danger et sont exposés à la cécité dans un futur proche. Le nouveau-né devient aussi la cible de nombreuses infections sanguines.

Comment traite-t-on la Gonococcie ?

Tous les traitements connus pour la gonococcie sont basés sur les antibiotiques. Ces derniers sont pris en dose unique, soit par injection intramusculaire soit par voie orale. Cependant, le corps humain a développé une certaine résistance face à certains antibiotiques. De plus, l’usage abusif des antibiotiques dans le traitement de la Covid 19 a favorisé et accentué cette résistance, face à un plus grand nombre de produits antibiotiques.

Néanmoins, il existe encore quelques produits efficaces qui permettent d’endiguer la Gonococcie. Les médecins utilisent le Ceftriaxone en une injection unique de 500 mg, administrée par voie intramusculaire ou intraveineuse. Il est conseillé de faire cette injection juste après les prélèvements et même avant les résultats. N’oubliez pas, plus vite vous traitez cette pathologie, mieux c’est.

En cas de développement d’une urétrite, ou d’une cervicite pas très sévère, les médecins utilisent un traitement antibiotique « minute » pour stopper la propagation. Il peut s’agir de Ceftriaxone soit en une injection intramusculaire unique, soit en deux comprimés pris en même temps. La Spectinomycine peut également être administrée par voie intramusculaire et en une seule fois.

En cas d’infection de la gorge ou de l’anus, il faut appliquer ces mêmes traitements prolongés, jusqu’à 5 jours. Lorsque la bactérie est diffusée dans le sang, l’hospitalisation du patient s’impose. Il subira un traitement par perfusion.

Par ailleurs, dans moins de la moitié des cas, les personnes atteintes de gonococcie souffrent aussi de la Chlamydia. C’est pourquoi il est conseillé de mettre systématiquement en place un traitement probabiliste contre ce mal, chez tous les patients qui souffrent de gonorrhée. Il s’agit des antibiotiques de la classe des tétracyclines et des macrolides.

Comment prévenir la gonococcie ?

Le meilleur moyen de prévenir la Gonococcie est d’user des préservatifs lors des rapports sexuels. Qu’il s’agisse de rapports vaginaux, anaux comme oraux, vous devez vous protéger en utilisant un condom. Spécifiquement pour le sexe oral, vous pouvez aussi utiliser les digues dentaires

Il est aussi conseillé de vous laver les mains lorsque vous sortez des toilettes. Cela limitera la contagion du mal. Chez les nouveau-nés dont la mère est porteuse ou à risque, il est conseillé d’utiliser un traitement antibiotique dès la naissance. Il suffit de quelques gouttes de Rifamycine dans chaque œil pour le protéger.

Lorsqu’un sujet est atteint de gonococcie, il est conseillé de faire dépister tous ses partenaires sexuels sur les six derniers mois. Mieux, ils doivent suivre un traitement systématique pour limiter la propagation.

De même, il est conseillé à tous ceux qui n’utilisent pas le préservatif, de faire un dépistage au moins deux fois par an. Plus vite le mal est détecté et traité, mieux c’est pour vous et votre entourage.

Gonococcie et Chlamydia trachomatis : quelle différence ?

La Chlamydia trachomatis est une autre maladie infectieuse sexuellement transmissible à origine bactérienne. Elle est aussi très fréquente et peut atteindre les personnes de tout âge. En réalité, seuls les symptômes et les examens cliniques permettent d’identifier le mal chez un patient. Il n’est cependant pas rare que ces deux maux soient associés chez le même patient.

La Gonococcie est une pathologie d’origine bactérienne et sexuellement transmissible. Elle se transmet lors de rapports sexuels (vaginaux, buccaux, ou anaux) non protégés, ou encore de la mère à l’enfant lors de l’accouchement. Elle se manifeste par des brûlures suivies ou non de certains écoulements au niveau du vagin, la verge, ou de l’anus. Pour en venir à bout, on préconise l’usage d’antibiotiques spécifiques.

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