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Hémoptysie : Causes, symptômes et traitements

L’hémoptysie est une affection survenant dans la seconde partie de la vie. Autrement dit, cette maladie est diagnostiquée chez les patients âgés de 47 ans en moyenne. Les cas d’hémoptysie massive ou grave apparaissent dans l’intervalle d’âge allant de 15 à 88 ans. Cependant, cette pathologie connaît une régression annuelle au sein de la population mondiale depuis quelques années.

Contrairement aux femmes (environ 10%), les hommes restent la cible préférée de l’hémoptysie (plus de 85%). Par ailleurs, les populations des zones urbaines sont plus exposées à développer une hémoptysie (70%), comparativement aux habitants des régions rurales. Découvrez ici, les causes, symptômes, types et traitements de l’hémoptysie.

Qu’est-ce que l’hémoptysie ?

Souvent employée en pneumologie, l’hémoptysie constitue un saignement émis par les voies respiratoires sous-glottiques. Il s’agit alors d’un rejet de sang par la bouche, qui vient des voies aériennes du patient à la suite d’une toux. Extériorisé ou pas, ce saignement prouve que l’appareil respiratoire du malade souffre d’une anomalie sérieuse.

Dans un organisme en bonne santé, plus de 95% du sang rejoint les organes humains en passant par les artères pulmonaires et à basse pression. Tout ce volume sanguin parvient au niveau du lit capillaire, et subit les différents échanges gazeux habituels (O2 et CO2). Le reste du sang (5%) passe à l’intérieur des artères bronchiques sous une forte pression. En provenance de l’aorte, ce sang irrigue les tissus de soutien et les différentes voies respiratoires. 

Dans le cas d’une hémoptysie, les artères pulmonaires connaissent des lésions au cours de la circulation bronchique du sang. Cette situation survient généralement suite à une érosion tumorale, un traumatisme ou une inflammation des capillaires pulmonaires. La lésion peut également apparaître à cause d’une cathétérisation artérielle pulmonaire et d’un ganglion calcifié ou granulomateux.

L’hémoptysie est souvent confondue avec l’hématémèse, qui consiste également en un vomissement de sang à travers la bouche. Mais dans ce cas, les lésions touchent les différentes composantes du l’appareil digestif. L’hémoptysie est également confondue avec l’épistaxis, une maladie qui se caractérise aussi par la présence du sang dans la cavité buccale. Mais ici, le saignement vient du nez.

Selon l’avis des médecins, la couleur du sang émis permet de juger de la cause et de la gravité de l’hémoptysie. Le volume de sang perdu aide aussi dans le diagnostic. Les traces de sang peuvent être de couleur rouge clair ou rouge foncé.

Existe-t-il plusieurs types d’hémoptysie en raison de la gravité de la maladie ?

Les médecins distinguent plusieurs types d’hémoptysie, en fonction de la gravité de cette pathologie. Ils se basent sur le degré de gravité de l’hémoptysie qui conditionne le pronostic du patient, pour lui prescrire le traitement thérapeutique à suivre. L’état des organes respiratoires et l’abondance de l’hémoptysie, permettent de dresser une classification des cas d’hémoptysie. Voici les types d’hémoptysie en fonction de la gravité:

  • Hémoptysie minime ou hémoptysie de faible abondance ou crachats hémoptoïques;
  • Hémoptysie de moyenne abondance ou hémoptysie modérée;
  • Hémoptysies graves ou foudroyantes (Hémoptysie sévère et hémoptysie massive).

En revanche, il existe également une classification en fonction de l’étiologie de l’hémoptysie. Selon le mécanisme d’apparition du saignement, les professionnels de la santé distinguent aussi:

  • Les hémoptysies d’origine traumatiques;
  • Les hémoptysies d’origine Cardiovasculaire (Sténose pulmonaire, agénésies pulmonaires, etc);
  • Les hémoptysies d’origine bronchopulmonaire (Splénose thoracique, pneumoconiose, maladies systémiques, etc);
  • Les hémoptysies avec des troubles (héréditaires ou acquis) qui touchent l’hémostase;
  • Les hémoptysies idiopathiques ou Cryptogéniques.

L’identification du type d’hémoptysie permet de mieux prendre en charge le patient. Le diagnostic se base sur les signes que montre la personne malade.

Quels sont les symptômes de l’hémoptysie ?

En général, les symptômes de chaque maladie permettent de faire un diagnostic primitif de cette dernière. Dans le cas de l’hémoptysie, les manifestations varient en fonction de la typologie ou de la gravité.

Hémoptysie de faible abondance

Le patient qui souffre de cette forme d’affection émet des crachats striés de sang, encore appelés “crachats hémoptoïques”. Ces émissions de crachats sanglants peu fréquentes ne s’accompagnent pas de complications fonctionnelles. Elles apparaissent 2 à 3 fois par jour, avec un volume en dessous de 50 ml (½ verre). Le malade doit très vite contacter son médecin afin d’éviter une augmentation du volume de crachats sanglants.

Hémoptysie de moyenne abondance

Le volume de sang émis par les patients atteints est compris entre 50 ml et 200 ml. Autrement dit, la quantité de sang perdu va du demi-verre à un crachoir. Les malades présentent parfois certains signes vagaux, et souffrent de baisse de tension. Lorsque l’hémoptysie atteint cette gravité, elle nécessite une prise en charge immédiate ou urgente dans un centre hospitalier spécialisé.

Hémoptysie grave, menaçante ou de grande abondance

Les patients touchés par une hémoptysie massive vomissent une quantité importante de sang. Il s’agit d’un volume hémorragique compris entre 200 et 500 ml de sang par jour. Lorsque le volume dépasse 500 ml, l’hémoptysie n’est plus qualifiée de pathologie sévère. Les médecins parlent plutôt d’une hémoptysie massive.

Les hémoptysies graves s’accompagnent d’un important encombrement bronchique. Elles entraînent également une dyspnée avec insuffisance respiratoire aiguë. Elles provoquent une importante hypoxémie qui peut prendre la forme d’une asphyxie. Le pronostic vital des patients est donc engagé (situation valable dès que le volume de sang perdu dépasse 150 ml).

Autres symptômes propres à l’hémoptysie

D’autres symptômes apparaissent chez les patients de manière spécifique. Voici les autres signes caractéristiques de cette maladie:

  • Présence de douleurs dorsales;
  • Malaise;
  • Asthénie ou perte de poids inhabituel;
  • Présence d’un cathéter dans l’artère d’une trachéotomie ou dans le poumon;
  • Anamnèse de tabagisme prolongé;
  • Diminution ou absence de murmure vésiculaire, etc.

Les manifestations et symptômes dépendent de l’origine de l’hémoptysie. Les agents de santé se focalisent donc sur l’origine de la maladie, avant de suggérer un quelconque traitement thérapeutique.

Quelles sont les principales causes (étiologies) de l’hémoptysie ?

Les causes de l’hémoptysie s’avèrent multiples et les médecins rencontrent d’importantes difficultés pour déterminer leurs origines. Dans 20% des cas d’hémoptysie, la cause de la maladie reste un mystère devant les professionnels de la santé. Certains associent donc à tort ou à raison l’origine des crachats striés à la tuberculose ou au cancer pulmonaire.

En revanche, l’hémoptysie de faible abondance peut être réellement causée par la tuberculose. Cette forme de pathologie infectieuse provoque une bronchite chronique, avec dilatation des bronches du patient. Toujours au niveau des poumons, d’autres infections comme la pneumonie et l’abcès pulmonaire conduisent à l’hémoptysie. La vascularite sous toutes ses formes, l’œdème pulmonaire, le carcinome bronchique (métastases pulmonaires) et les tumeurs bénignes occasionnent aussi une hémoptysie. Les hémoptysies d’origine pulmonaire viennent également à la suite de fibrose kystique non traitée, des mycoses et d’aspergillose invasive.

Dans certains cas, l’hémoptysie est occasionnée par des anomalies survenues dans le système cardiovasculaire. Il s’agit généralement de malformations vasculaires, d’une sténose, d’une rupture d’anévrisme aortique et d’embolie artérielle pulmonaire. La maladie de Takayasu et la maladie de Behçet sont classées parmi les probables causes cardiovasculaires les plus fréquentes.

Les spécialistes identifient d’autres origines pour les cas d’hémoptysie :

  • Iatrogène;
  • Le traumatisme;
  • La sarcoïdose;
  • L’utilisation du cannabis;
  • La consommation de cocaïne;
  • Les connectivites;
  • Les corps étrangers;
  • Le cathétérisme;
  • La thrombopénie ou coagulopathie;
  • La biopsie transbronchique;
  • La silicose;
  • L’endométriose, les causes cryptogéniques, etc.

Le syndrome de Goodpasture, la polyangéite microscopique et la maladie de wegener provoquent aussi des hémorragies internes. Avec cette multitude de facteurs, le diagnostic devient de plus en plus difficile. Il nécessite alors des moyens technologiques précis et d’appareils appropriés. N’essayez pas d’effectuer un diagnostic traditionnel ou selon vos préjugés. Consultez votre médecin dès les premiers signes d’alerte.

Comment diagnostiquer une hémoptysie ?

Le diagnostic de l’hémoptysie s’effectue selon un principe très simple. Le médecin en charge du patient travaille pour identifier la source ou le foyer du saignement. Il doit pouvoir confirmer que le sang craché est réellement dû à l’hémoptysie. Il doit également apprécier la gravité de l’hémoptysie avant même d’en venir au diagnostic étiologique. Il va devoir s’appuyer sur des aspects cliniques ainsi que sur les résultats de divers examens complémentaires. Découvrez ci-après les différentes étapes que doit suivre un agent de santé pour réussir le diagnostic de l’hémoptysie.

Etape 1: Le patient est soumis à un interrogatoire

La phase interrogatoire consiste à poser une série de questions au patient, pour recueillir des informations importantes. Le médecin cherche donc à connaître:

  • Les antécédents cardiaques du souffrant ;
  • Les antécédents en matière de pathologies pulmonaires à savoir le cancer, la tuberculose et les bronchectasies ;
  • Les récents traitements et les médicaments pris ;
  • Les substances toxiques prises comme le crack, les anticoagulants et la pénicillamine, etc.

Le professionnel de la santé pose des questions pour avoir une idée de la quantité de sang rejetée par le patient en 24H. Il vérifie si le sang perdu est mélangé ou pas avec le crachat. Il doit également chercher à savoir l’aspect du sang émis par le malade (rouge vif ou rouge foncé). Il est appelé à détecter les symptômes généraux tels que la perte de poids, la fièvre et les sueurs nocturnes. Il détermine si possible les éventuelles sources hémorragiques à savoir: les saignements gingivaux, l’épistaxis, une hémorragie gastro-intestinale, etc.

Enfin, le patient informe sur son histoire médicale récente (alitement, expositions à des agents toxiques, chirurgie, etc). Il doit dire au médecin s’il consomme le tabac ou s’il développe d’autres facteurs de risque (tendance aux thromboses ou aux hémorragies, exposition aux comorbidités).

Etape 2: Le médecin procède à un bilan clinique à partir de plusieurs examens

Lors de la phase clinique du diagnostic, le premier réflexe consiste à se focaliser sur les signes vitaux. Ces manifestations permettent de savoir s’il s’agit d’une hémoptysie massive ou modérée. Le médecin s’exerce à rechercher aussi des signes de troubles respiratoires et des problèmes hémodynamiques. Il vérifie s’il existe une gêne latéralisée capable d’indiquer le côté enclin à la saignée.

Dans certains cas, l’examen clinique pousse le médecin à se concentrer sur la cause de l’hémoptysie ou sur ses différentes étiologies. Les spécialistes cherchent donc des signes cliniques observables en cas de cancer, et des symptômes propres à la vascularité systémique. Ils vérifient si le patient présente des signes infectieux (phlébite ou EP) ou développe une pathologie valvulaire cardiaque comme le rétrécissement mitral.

Dans son diagnostic clinique, le médecin cherche des signes d’hippocratisme digital à savoir des dilatations bronchiques, un cancer, une cardiopathie congénitale, etc. Les signes d’épistaxis, de télangiectasie hémorragique héréditaire, d’altérations cutanées et de compensation cardiaque doivent être considérés.

Etapes 3: Faire des analyses complémentaires au laboratoire

Les scientifiques ont développé plusieurs techniques pour réaliser le diagnostic de l’hémoptysie en toute sécurité. Voici quelques méthodes ou techniques utilisées dans les laboratoires et milieux hospitaliers:

1.      La radiographie du thorax

Le principe de la radiographie consiste à rechercher des indices, afin de situer le site du saignement. Le médecin parvient ainsi à détecter les anomalies pleurales ou parenchymateuses. La radiographie du thorax met donc en évidence les tumeurs et les cavités. Pour éviter les erreurs de jugements, le docteur spécialiste repère les signes comme le trouble de la ventilation, les infiltrats et le granité localisé. Cette technique est utilisée dans presque tous les centres de santé, puisqu’elle se réalise à moindre coût.

2.      La tomodensitométrie thoracique (scanner du thorax)

Ce type d’examen offre généralement une sensibilité meilleure par rapport à la radiographie. Le scanner du thorax est réalisé pour localiser l’origine du saignement. Il permet d’identifier facilement la nature de la lésion responsable du sang perdu (bronchectasies). Il aide également dans l’établissement d’une cartographie vasculaire précise.

Grâce à la tomodensitométrie thoracique, le médecin repère rapidement les artères bronchiques touchées en cas d’EAB (Embolisation des Artères Bronchiques). Il parvient également à détecter les troubles pulmonaires comme les faux et vrais anévrismes, les maladies thromboemboliques et les malformations artério-veineuses. Ce type de diagnostic sert aussi à reconstruire en détails la vascularisation artérielle bronchique et même pulmonaire.

Le scanner du thorax montre clairement la présence de tumeur ou d’infarctus difficilement illustrée par la radiographie standard. La visualisation de DDB et l’identification du foyer cicatriciel s’effectuent facilement lors de ce diagnostic.

3.      La fibroscopie bronchique ou bronchoscopie

Encore appelée la bronchoscopie, la fibroscopie bronchique ou fibrobronchoscopie doit être réalisée par un professionnel. Elle sert à localiser le site du saignement. Elle permet de déterminer la cause de la pathologie, si et seulement si celle-ci ne se retrouve pas hors de l’espace bronchique que peut atteindre l’endoscopie.

La fibroscopie bronchique permet également de mesurer la gravité de l’hémorragie et de juger son évolution. Les manœuvres endoscopiques d’hémostase aident à instaurer une certaine sécurité à l’intérieur des voies aériennes. Elle rend facile les prélèvements bactériologiques et histologiques pour une utilisation purement diagnostique, tumorale ou infectieuse. Le patient passe facilement à l’embolisation artérielle thérapeutique, lorsque la fibroscopie est réussie.

Par contre, la bronchoscopie occasionne parfois la toux et une élévation des pressions systémiques. Ces points désavantageux s’avèrent inhérents vis-à-vis de tout geste endoscopique. La bronchoscopie doit donc se faire dans un cadre sécurisé. Le patient doit subir préalablement une sédation et une intubation.

4.      L’artériographie bronchique

Cette technique utilisée pour diagnostiquer l’hémoptysie entre déjà dans le cadre d’un traitement thérapeutique. L’artériographie bronchique n’est pas réalisée uniquement comme méthode pour diagnostiquer l’hémoptysie, en raison de ses potentiels risques. Elle ne constitue pas une technique purement diagnostique.

5.      Autres investigations utiles pour une prise en charge efficace

Le traitement des cas d’hémoptysie nécessite souvent l’établissement d’un hémogramme, afin de déterminer le dosage du sang en hémoglobine. Même si la coagulation ne peut provoquer une hémoptysie seule, sa présence ou la recherche d’un surdosage en anticoagulant s’avère indispensable.

La détermination du groupe sanguin (ABO avec facteur rhésus) est ensuite effectuée, pour anticiper sur une probable transfusion en cas d’anémie sévère. Le médecin met tout en œuvre pour identifier les gaz du sang. Cette technique de diagnostic permet de confirmer ou d’infirmer la sévérité d’une hémoptysie grave (hypercapnie et hypoxémie). Elle permet aussi d’éliminer ou de diagnostiquer les cas de suspicion d’EP.

Le traitement d’hémoptysie demande également un diagnostic étiologique. Il consiste à rechercher les traces de bacille de Koch (BK) dans les expectorations. Le BK représente un agent infectieux responsable de la maladie de tuberculose. Le diagnostic de tuberculose peut être réalisé en complément à la radiographie ou la détermination de l’historique médicale du patient. Il reste également nécessaire, même si l’expectoration s’avère sanglante.

Le dosage des D-Dimères est aussi réalisé pour une efficacité dans le traitement. Il permet de vérifier s’il s’agit d’une douleur thoracique ou une dyspnée. Enfin, les hôpitaux procèdent à des examens qualifiés d’ECG, pour élucider les cas d’OAP à forme hémorragique. Ils recherchent notamment des signes montrant des troubles du rythme ou des symptômes de nécrose myocardique. Il existe également l’artériographie pulmonaire et l’endoscopie bronchique, qui permettent de bien diagnostiquer l’hémoptysie.

Comment traiter l’hémoptysie ?

Les traitements qui existent pour soigner l’hémoptysie varient selon la gravité de l’infection. Les patients doivent par exemple se reposer et bénéficier d’une assistance particulière pendant le traitement. Ils peuvent également prendre quelques antitussifs sur prescription de leur docteur.

Ces mesures suffisent par exemple pour soulager, traiter et se débarrasser des hémoptysies à faible abondance. Mais les autres formes d’hémoptysie nécessitent un traitement spécifique proportionnel à la gravité. En dehors du traitement par embolisation artérielle bronchique ou EAB, voici les quelques traitements efficaces contre l’hémoptysie.

1- Intervention chirurgicale

La chirurgie thoracique est restée pendant de nombreuses années la première solution pour se débarrasser des hémoptysies graves. Aujourd’hui, les chirurgiens utilisent la chirurgie comme dernier recours, lorsque les traitements et thérapies se soldent par un échec. Elle est également pratiquée dans les situations de contre-indications de la méthode d’embolisation artérielle. Autrement dit, elle est envisagée à chaud lorsque l’EAB échoue.

La chirurgie d’hémostase devient donc la seule option des docteurs dans ces conditions, même si elle occasionne un fort taux de mortalité. La chirurgie est réalisée uniquement à froid et à distance de l’hémoptysie. C’est une forme de traitement radical, qui met immédiatement fin à la lésion qui cause l’hémoptysie. Le saignement s’arrête sur le champ et ce traitement permet de prévenir toute forme de récidive.

Par ailleurs, le chirurgien pratiquant doit s’assurer du bon fonctionnement du système respiratoire avant de l’envisager. Évitez la chirurgie thoracique, si la fonction respiratoire ne le permet pas. La zone touchée par la pathologie doit être restreinte et unilatérale. Elle doit être favorable à une pneumonectomie ou une lobectomie. Sans quoi, abandonnez simplement toute intervention chirurgicale au niveau du thorax.

2- Traitement médical

Il s’agit d’une hospitalisation qui se réalise dans un milieu spécialisé. Le plus souvent, c’est la terlipressine que les médecins utilisent comme traitement vasoconstricteur de choix, pour soigner les hémoptysies graves. Ce traitement est suggéré lorsque le patient n’a pas enregistré de crise hypertensive, de coronaropathie ou d’AVC ischémique récemment. Son taux plasmatique doit rester constant pendant une durée minimum de 6 heures, avant d’envisager ce traitement.

Tout au long de cet intervalle de temps, le fournisseur de santé doit effectuer une interprétation délicate des images d’artériographie. Les agents vasoconstricteurs s’utilisent dans le respect strict des contre-indications. Le traitement médical de l’hémoptysie nécessite une source d’oxygène, lorsque le volume sanguin émis s’avère abondant. L’oxygène permet aussi d’anticiper sur toute forme d’évolution de l’hémoptysie vers une hématose.

Pendant la durée du traitement, les voies aériennes doivent bénéficier d’une protection spécifique en cas d’hémoptysie massive. Une intubation avec ventilation mécanique peut par exemple protéger le poumon, qui ne connaît pas de saignement. Les médecins utilisent souvent la sonde à double lumière ou une sonde à ballonnet, à installer dans la bronche source du saignement.

Enfin, le traitement peut s’accompagner d’une prise d’antibiotiques ou d’anti-tuberculeux, selon la cause de l’hémoptysie. Mais, un arrêt de consommation d’aspirine s’avère indispensable pour une guérison rapide. Certains professionnels de la santé prescrivent une administration d’Exacyl ou d’Acide tranexamique, pour arrêter les pertes de sang.

3- Traitement endobronchique

Le traitement endoscopique est inventé pour pallier aux limites de l’injection d’adrénaline, de sérum glacé et de terlipressine (Glypressine) dans les bronches. Ce type de traitement aide à se débarrasser des saignements de manière exceptionnelle. Il permet de soigner les cas de tumeur proximale grâce à l’utilisation d’une électrocoagulation, d’une électrocautérisation, d’une cryothérapie ou d’un laser YAP. Les hémorragies digestives étant rarement accessibles, leur traitement nécessite donc plus d’investigation.

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