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Hépatite B : Causes, Symptômes et Traitements

L’hépatite B est une maladie du foie due à une infection virale. Elle peut entraîner une affection aiguë ou chronique au niveau du foie. Malgré l’existence d’un vaccin efficace, environ 1 500 000 personnes sont nouvellement infectées chaque année. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime à 296 millions les personnes vivant avec l’hépatite B chronique. Seulement 30,4 millions de personnes vivant avec l’hépatite B soit 10 % des infectées chroniques ont connaissance de leur infection. Au total, le nombre de personnes infectées dans le monde est estimé à 2,5 milliards, soit une personne sur trois. Cette maladie qui entraîne des milliers de décès chaque année est encore mal connue. Quelles en sont les causes ; comment se transmet-elle ; comment l’éviter ; peut-on en guérir ? Voilà autant de questions qui font encore couler les encres. Nous faisons le point sur cette maladie.

Qu’est-ce que la maladie de l’hépatite B ?

Définition

L’hépatite B est une infection virale qui s’attaque au foie. En effet, l’inflammation du foie est due au Virus de l’Hépatite B (VHB). D’autres affections peuvent entraîner une inflammation du foie (une hépatite).

Dans le cas de l’infection à l’hépatite B, le patient peut avoir une affection aiguë ou chronique. L’affection est aiguë lors du contact de l’organisme avec le virus. Elle devient chronique si l’organisme n’arrive pas à s’en débarrasser au bout de six mois.

L’hépatite B chronique entraîne une grave infection du foie. Cette maladie est mortelle avec plus de 820 000 décès selon l’OMS en 2019.

Description de la pathologie

C’est une pathologie bénigne dans la plupart des cas. Cependant, une personne sur dix est susceptible d’avoir des troubles graves. Les personnes infectées peuvent développer des infections chroniques et développer une cirrhose ou un cancer du foie. En France, environ 300 000 Français sont atteints d’hépatite B chronique, mais près de la moitié d’entre eux l’ignore.

Chez un sujet adulte, une infection par le virus de l’hépatite B débouche sur une hépatite chronique dans moins de 5 % des cas. Chez les nourrissons ou les jeunes enfants, le virus provoque l’apparition de la forme chronique dans environ 95 % des cas.

Le virus de l’hépatite B est capable de survivre à l’extérieur d’un corps pendant 7 jours au moins. Tout objet contaminé est encore contagieux au cours de cette période. Le virus peut donc encore provoquer une infection s’il pénètre l’organisme d’une personne qui n’est pas protégée par le vaccin.

Le virus a une période d’incubation de 75 jours en moyenne. Cette période peut aller jusqu’à 180 jours selon l’organisme du patient. Cependant, il n’est détectable dans le sang qu’après 30 à 60 jours.

Quels sont les modes de transmission de l’hépatite B ?

L’hépatite B se transmet d’une personne infectée à une personne saine. Le sujet sain doit avoir un contact avec une sécrétion biologique d’une personne infectée. Plusieurs modes de transmission ont été identifiés. Il s’agit de :

  • La transmission périnatale : c’est le mode de transmission le plus courant. Il se fait le plus souvent de la mère à l’enfant lors de la naissance (transmission verticale). On retrouve également l’exposition de l’enfant à une substance organique contaminée. Ici, il est question de l’exposition de l’enfant non contaminé à du sang ou autre sécrétion organique d’un autre enfant. C’est la transmission horizontale ou entre paire. Dans le cas où l’enfant est contaminé avant l’âge de cinq ans, l’apparition d’une infection chronique est très fréquente.
  • La transmission par piqûres d’aiguilles infectées, tatouages, piercings ;
  • La transmission par exposition à du sang ou à tous liquides biologiques infectés comme la salive, les écoulements menstruels, les sécrétions vaginales ou le liquide séminal;
  • La transmission par réutilisation d’aiguilles, de seringues ou d’objets tranchants ou piquants contaminés dans les établissements de soin, dans les communautés ou chez les consommateurs de drogues injectables ;
  • La transmission au cours d’interventions médicales, chirurgicales/dentaires ou encore lors de l’utilisation de rasoirs ou d’objets similaires contaminés par du sang infecté;
  • La transmission par voie sexuelle, en particulier chez les personnes non vaccinées ayant plusieurs partenaires sexuels.

Les populations à risques

Certaines personnes sont plus exposées au virus de l’hépatite B que d’autres. Il s’agit :

  • Des personnes qui ont fréquemment besoin de sang ou de produits sanguins ;
  • Des patients sous dialyse ;
  • Des bénéficiaires d’une transplantation d’un organe solide ;
  • Des personnes incarcérées ;
  • Des consommateurs de drogues injectables ;
  • Des contacts domestiques et sexuels des porteurs d’une infection chronique par le virus de l’hépatite B ;
  • Des personnes ayant de multiples  partenaires sexuels ;
  • Du personnel soignant et d’autres agents susceptibles d’être exposés à du sang ou à des produits sanguins dans l’exercice de leur travail ;
  • Des voyageurs n’ayant pas reçu une série vaccinale complète contre le VHB.

Comment éviter une hépatite B virale ?

Le vaccin anti-hépatite B

Le principal moyen de prévention contre l’hépatite B est la vaccination. En effet, un vaccin est disponible dans la quasi-totalité des centres de santé du monde. Le vaccin s’administre en deux ou trois prises, avec au moins quatre semaines d’intervalle.

Une dose rapidement après la naissance est très efficace pour réduire la transmission de la mère à l’enfant.

Une vaccination complète induit la constitution d’anticorps protecteurs chez plus de 95 % des personnes. L’OMS estime que la protection acquise dure au moins 20 ans et probablement toute la vie. Aucune dose de rappel n’est nécessaire pour les personnes ayant reçu le schéma de vaccination complet en 3 doses.

Quels sont les autres moyens de prévention ?

Pour prévenir la transmission de la mère à l’enfant, l’OMS recommande une prophylaxie antivirale. Elle est recommandée surtout aux femmes enceintes infectées qui ont des concentrations élevées d’ADN du VHB (charge virale) et/ou de l’antigène HBe. Le risque de transmission est plus élevé chez elles.

En plus de ces mesures, l’application de pratiques sexuelles à moindre risque est également un bon moyen de prévention. Il s’agit de la limitation du nombre de partenaires, de l’utilisation des protections de type barrière comme les préservatifs.

Depuis peu, il y a le dépistage de tous les dons de sang et des composants sanguins destinés à la transfusion. Cette mesure permet de prévenir la transmission du virus de l’hépatite B par la transfusion sanguine. Il y a aussi l’obligation pour le corps médical d’éviter les injections inutiles ou à risques.

Quels sont les symptômes de cette maladie ?

La plupart des individus nouvellement infectés sont asymptomatiques. Ils ne manifesteront aucun symptôme. Cependant, des personnes présentant une affection aiguë ou une affection chronique font montre de quelques signes indicateurs.

Les symptômes de l’hépatite aiguë

L’hépatite B qui entraîne une affection aiguë se manifeste avec des symptômes qui durent plusieurs semaines. Il s’agit notamment de :

  • Jaunissement de la peau et des yeux (ictère) ;
  • Coloration sombre des urines ;
  • Fatigue extrême ;
  • Nausées ;
  • Vomissements ;
  • Diarrhée ;
  • Anorexie ;
  • Douleurs abdominales.

Parmi les personnes atteintes de l’hépatite B aiguë, certains évoluent vers une insuffisance hépatique aiguë. C’est une complication rare de l’affection aiguë et elle est susceptible d’entraîner la mort. Il s’agit de l’hépatite fulminante. Elle est mortelle dans 90 % des cas. Elle nécessite souvent une greffe de foie.

Les symptômes de l’hépatite B chronique

Tous les symptômes de l’hépatite B aiguë peuvent se manifester dans la forme chronique. Dans des cas extrêmement rares, des personnes atteintes peuvent aussi être asymptomatiques.

Dans le cas où le virus de l’hépatite B provoque une infection chronique du foie, l’affection peut évoluer en cirrhose ou cancer hépatique.

Comment faire le diagnostic de l’hépatite B ?

La phase de l’examen clinique

Le diagnostic de l’hépatite B se fait à l’aide des éléments cliniques et une confirmation en laboratoire. Avec les éléments cliniques, le médecin peut soupçonner l’hépatite B. Ces éléments cliniques sont les différents symptômes énoncés plus haut.

En plus des symptômes, le médecin fait des examens cliniques. Il s’agit de la palpation du foie pour vérifier que c’est effectivement l’organe touché. Ensuite, le médecin discute avec le patient afin de savoir s’il a des comportements à risques. Cela l’amène à savoir si l’affection peut être d’origine virale, médicamenteuse, alcoolique ou autres.

La confirmation en laboratoire

Il est impossible de différencier une hépatite B d’une hépatite causée par d’autres agents viraux sur la base des seuls éléments cliniques. Par conséquent, une confirmation en laboratoire du diagnostic est donc indispensable.

Il existe un certain nombre de tests sanguins pour diagnostiquer et réaliser le suivi des personnes atteintes d’une hépatite B. Grâce à ces tests, il est possible de distinguer l’infection aiguë de l’infection chronique.

Pour effectuer le diagnostic de l’infection par le VHB en laboratoire, les spécialistes recherchent l’antigène de surface du virus. Il s’agit de HBsAg ou antigène HBs.

L’infection aiguë par le VHB se caractérise par la présence de l’antigène HBs. Il y a aussi des anticorps (immunoglobuline M ou IgM) qui sont dirigés contre l’antigène de capside (HBc). À cette phase d’infection, les malades sont aussi séropositifs pour l’antigène de l’hépatite B (HBe). C’est un marqueur de l’intensité de la réplication du virus. En effet, la présence de ces éléments indique que le sang et les liquides biologiques du sujet sont fortement infectieux.

Dans le cas des infections chroniques, il y a la persistance de l’antigène HBs pendant au moins 6 mois. Il peut ou peut ne pas avoir présence concomitante de l’antigène HBe. C’est la persistance de l’antigène HBs qui est le principal marqueur pour l’apparition d’une maladie hépatique chronique. Il est également le principal facteur d’apparition d’un cancer du foie à un stade ultérieur de la vie.

Quel traitement pour l ‘hépatite B ?

Traitement de l’hépatite B aiguë

L’hépatite B aiguë n’a pas de traitement spécifique. Les soins pour l’affection aiguë ont pour objectif de préserver le confort du malade avec un équilibre nutritionnel adéquat. Il s’agit notamment du remplacement des pertes liquidiennes dues aux vomissements et aux diarrhées.

Le plus important dans ce cas est d’éviter toute médication inutile ou automédication. L’administration de l’acétaminophène, du paracétamol ou autres variants du paracétamol ou encore des antiémétiques est contre-indiquée.

Traitement de l’hépatite B chronique

En ce qui concerne les infections chroniquespar le virus de l’hépatite B, des traitements médicamenteux sont disponibles. Il s’agit notamment des agents antiviraux administrés par voie orale. Avec ce traitement, il y a ralentissement de la progression de la cirrhose. Le traitement permet aussi de réduire l’incidence d’apparition des cancers du foie. De façon générale, il améliore la survie à long terme. Selon l’OMS, environ 25 % des personnes porteuses d’une hépatite B chronique ont besoin d’un traitement.

Le traitement doit être par voie orale à base de ténofovir ou d’entécavir. Ce sont les agents médicamenteux les plus puissants pour éliminer le virus de l’hépatite B. De plus, ils sont faciles à prendre. Soit une pilule par jour, ce qui limite la surveillance nécessaire. À cela s’ajoute le fait qu’ils provoquent également peu d’effets secondaires en comparaison avec d’autres médicaments.

Ce traitement supprime efficacement la réplication du virus chez la plupart des gens. Cependant, les personnes infectées sous traitement ne guérissent pas de l’infection par le virus de l’hépatite B. Par conséquent, ces personnes doivent poursuivre le traitement contre l’hépatite B à vie.

Il faut noter que le traitement est facile d’accès pour tous les pays et centre de santé du monde. Le coût du traitement par la forme générique de ces agents antiviraux (entécavir ou ténofovir) est à 32 dollars US.

Prise en charge des diagnostiquées à un stade avancé

De nombreuses personnes ne sont diagnostiquées que lorsque la maladie hépatique atteint un stade avancé. À ce stade avancé de l’infection par le VHB, il y a cirrhose et carcinome hépatocellulaire. La morbidité et la mortalité à ce stade sont importantes.

En effet, les cancers du foie progressent rapidement. En raison des options thérapeutiques limitées, l’issue est généralement peu favorable.

Dans les pays en voie de développement et les zones à faible revenu, les personnes atteintes d’un cancer du foie décèdent dans les mois qui suivent le diagnostic. En revanche, dans les pays riches comme la France, la chirurgie et la chimiothérapie permettent de prolonger la vie du malade pendant quelques années. Dans ces mêmes pays, il arrive qu’on réalise une transplantation hépatique (greffe de foie). Cette transplantation se fait chez les patients atteints d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Le succès de cette opération reste néanmoins variable.

Il est recommandé à toutes personnes de faire le test de diagnostic de l’hépatite pour savoir si l’on est infecté. Si le test est négatif, vous devriez vous faire vacciner contre l’hépatite B le plus tôt possible. Au cas où le test serait positif, le traitement avec les agents antiviraux vous assure un train de vie normal.

Enfin, il est préférable que le mal soit diagnostiqué très tôt. C’est pourquoi les professionnels conseillent de faire constamment un dépistage de façon périodique. S’il est détecté très tôt, il sera plus facile à traiter et le patient aura plus de chances de vivre mieux et longtemps.

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