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Hépatite C : Définition, Causes, Symptômes et Traitements

Une hépatite est une inflammation du foie ayant pour origine, soit les substances toxiques, soit les virus. À cet effet, il existe cinq virus, classés de A à E, provoquant cette infection et leur mode de transmission diffère l’un de l’autre. Parmi eux, l’hépatite C apparaît comme une infection virale très fréquente dans le monde. Il est estimé que plus de 3% de la population mondiale est atteint de cette maladie chaque année et une personne sur trois de ceux qui sont infectés l’ignore. En quoi consiste concrètement l’Hépatite C ? Quels sont les causes, les symptômes et les traitements possibles de cette infection ? Focus sur l’Hépatite C.

Hépatite C : en quoi consiste-t-elle ?

L’hépatite C est une infection chronique qui s’attaque aux cellules du foie entraînant l’inflammation de cet organe. C’est un virus qui se loge dans le sang et figure parmi les maladies à déclaration obligatoire. Il peut demeurer actif environ cinq à sept semaines à l’air libre. Cette infection guérit souvent chez 20% des personnes atteintes, mais elle apparaît comme une maladie chronique dans 80% des cas.

Le virus de l’Hépatite C (VHC) peut survivre pendant des années dans le corps humain sans qu’aucun signe n’apparaisse. Cependant, la personne infectée peut contaminer d’autres personnes sans s’en rendre compte. Si cette infection n’est pas diagnostiquée à temps et traitée, elle peut avoir des conséquences graves comme la cirrhose voire le cancer de foie.

Une fois le virus envahi le foie, il se multiple puis change régulièrement d’aspect afin d’échapper au processus de défense immunitaire. Il existe en tout six génotypes d’Hépatite C nommée 1 à 6, de même qu’un grand nombre de sous-types. Ainsi, chaque cas a un aspect particulier et c’est un médecin spécialisé qui doit l’évaluer afin de donner des conseils appropriés.

Quelles sont les causes de l’Hépatite C ?

Le virus de l’Hépatite C est transmis par voie sanguine et peut être provoqué par :

  • Des échanges des accessoires (pipes, cuillères, réchauds, seringues, pailles) utilisés pour la consommation clandestine de drogue illicite ; principale voie de propagation ;
  • L’utilisation des instruments et des seringues non stériles pour les piercings et les tatouages ;
  • La transplantation des organes (pancréas, foie ou rein) d’un donneur ayant contracté le VHC ;
  • Des échanges d’outils d’hygiène personnelle comme rasoirs, coupe-ongles, brosses à dents, ciseaux avec un infecté ;
  • La transfusion sanguine (auparavant des principales causes de propagation du virus), mais les tests de dépistage se font aujourd’hui pour les donneurs ;
  • Des actes sexuels à risque élevé (rapport sans protection avec plusieurs partenaires) ;
  • De la nourriture et de l’eau ;
  • Le contact avec une personne éternuant ou toussant.

De plus, l’Hépatite C peut être transmise au nourrisson par sa maman lors de sa grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement.

Quels sont les facteurs de risque ?

Il existe de multiples risques d’évolution de cette infection.

  • Âge : il joue un grand rôle lors de l’infection. La prolifération est plus rapide (vers une fibrose) si la personne est âgée de plus de cinquante ans.
  • Immunité : le développement du virus est plus rapide chez les personnes infectées ayant un système immunitaire affaibli ;
  • Sexe : la fibrose évolue vite chez le sexe masculin.
  • Consommation d’alcool : consommation de plus de cinq verres par jour, l’alcool est très toxique en présence de VHC.
  • Accumulation de graisse au niveau du foie, hyperglycémie, indice de masse corporelle élevé.

Selon les spécialistes, le risque de la mortalité lié à l’Hépatite C va doubler et même tripler dans les années à venir.

Quels sont les symptômes liés à cette infection ? 

L’Hépatite C se manifeste de plusieurs façons qu’elle soit au stade chronique ou aigu. Elle commence par une phase d’incubation silencieuse d’une durée qui varie selon l’importance du virus transmis. Généralement, elle dure entre deux et douze semaines. Après cette phase, le virus se manifeste par une hépatite aiguë, mais le symptôme n’est pas remarquable dans la plupart des cas. Dans quelques cas, l’infection se manifeste par :

  • Des urines foncées ;
  • De la fatigue ;
  • Des selles blanchâtres ;
  • Des pertes d’appétit ;
  • Des pertes de poids ; des ballonnements,
  • De l’insomnie, de l’hypersomnie, des maux de tête, des nausées, des vomissements ;
  • Des troubles dépressifs, des douleurs articulaires ou musculaires ;
  • D’humeur changeante rapidement.

Le non-traitement ou un traitement tardif peut être source de graves complications. De plus, il est estimé que 60% à 70% des personnes infectées par le virus ne présentent des signes qu’une fois qu’elles ont des lésions au niveau du foie. Chez 75% des cas, l’hépatite aiguë peut devenir chronique ou plus sévère. Ce qui conduira à l’apparition d’une hépatite plus armée comme c’est le cas avec l’Hépatite A et B. Environ 25% des cas d’Hépatite chronique se guérissent spontanément.

Quels traitements pour l’Hépatite C ?

La guérison de l’Hépatite C prévient les lésions du foie causées par le virus et empêche la prolifération de l’infection vers une phase terminale. En effet, il existe des traitements très efficaces guérissant jusqu’à 95% des personnes atteintes. Autrefois, la prise en charge est faite avec des médicaments principalement les substances comme : interféron, ribavine, pegniterféron, antiprotéases. Dès l’année 2014, de nouveaux antiviraux (médicaments contre l’Hépatite C) dits « à action directe » ont été mis à la disposition des patients. Ces antiviraux sont classés en trois catégories selon leurs fonctions. Il s’agit :

  • Inhibiteurs de protéase NS3A/4A : voxilaprévir, grazoprévir, glécaprévir ;
  • Inhibiteurs de NS5B : sofosbuvir ;
  • Inhibiteurs de la protéine NS5A : pibrentasvir, elbasvir, velpastavir, lédipasvir.

Le traitement de l’Hépatite C à base de ces médicaments dure entre huit et douze semaines, et seize semaines dans d’autres cas. Un suivi particulier est accordé au patient lors du traitement afin de garantir la prise de l’antiviral selon les recommandations, de veiller à l’apparition d’effets secondaires et pour éviter toute interaction médicamenteuse.

Au bout des douze semaines de traitements, un dépistage (prise de sang) est fait dans l’optique d’évaluer l’efficacité du traitement. Si le résultat des examens n’indique aucune trace de l’Hépatite C, le patient est déclaré guérir. Toutefois, l’intéressé gardera dans son sang un témoin du virus, c’est-à-dire des anticorps spécifiques au VHC.

Lors du traitement, s’il était constaté que le foie est en bon état, le suivi n’est pas nécessaire, mais la personne doit veiller à la prévention pour éviter tout risque de réinfection au virus de l’Hépatite C. Dans le cas où il y aurait des lésions de foie ou la personne présentait des troubles hépatiques, un suivi régulier est indispensable afin de s’assurer du bon état de cet organe.

Quelles préventions contre l’Hépatite C ?

Actuellement, aucun vaccin efficace n’est encore développé contre l’Hépatite C. Pour cela, il est nécessaire de prévenir cette infection que vous soyez infecté ou non.

Prévention en cas de non-infection

Pour réduire le risque d’exposition au virus VHC, il faut :

  • Eviter de partager vos seringues ou vos équipements dans le cadre d’usage de drogues par injection ;
  • Ne jamais utiliser un billet de banque ou un objet pouvant absorber du sang dans le cadre d’usage de drogues par inhalation ; ne jamais passer ses pailles ;
  • Ne pas partager vos articles d’hygiène personnelle (rasoirs, brosses à dents, coupe-ongles, etc) ;
  • Ne pas échanger vos anneaux, bijoux, tiges ou tout objet traversant la peau avec une autre personne ;
  • S’assurer que les matériels sont neufs et stériles si vous aimiez faire un piercing ou un tatouage ;
  • S’exposer moins au sang pendant les actes sexuels.

Dans le cadre d’un accident, il faut bien recouvrir vos blessures avec des pansements appropriés.

Prévention en cas d’infection

Si vous êtes infecté par le virus de l’Hépatite C, en plus des précautions à prendre en cas de non-infection, il faut :

  • Informer le médecin ou le personnel de santé qui assure votre prise en charge à l’hôpital que vous portez le virus VHC ;
  • S’abstenir de donner de sang, du sperme, des tissus, des organes ;
  • Informer votre médecin, si vous avez reçu ou donné du sang ;

N’oubliez surtout pas d’utiliser de préservatif lors des rapports sexuels.

Quel diagnostic et dépistage pour l’Hépatite C ?

L’infection liée à l’Hépatite C ne présente pas automatiquement de signes, et donc très peu de personnes se font diagnostiquer pour toute infection récente. Chez les personnes dont le VHC tend vers la phase chronique, l’infection échappe fréquemment au diagnostic. D’autant plus qu’elle est restée pendant longtemps sans symptôme avant l’apparition des signes de lésions hépatiques sévères. Le diagnostic du virus lié à l’Hépatite C se fait en deux étapes.

1re étape : Dépistage des anticorps dirigés contre le VHC à travers un test de sérologie. Cela sert à l’identification des personnes ayant contracté le virus.

2e étape : Si le test est positif, un test d’amplification des acides nucléiques pour l’acide ribonucléique du VHC s’impose. Cela servira à confirmer l’Hépatite C chronique.

Si l’infection chronique est diagnostiquée chez un patient, l’évaluation du degré de lésion hépatique (cirrhose ou fibrose) sera faite. Le diagnostic peut se faire par une biopsie ou tout autre test non invasif. L’estimation de ce taux d’atteinte guidera le traitement de l’infection et les décisions thérapeutiques.

Quels conseils pour un porteur du virus de l’Hépatite C ?

Étant donné que vous portez l’Hépatite C, il est nécessaire de garder une excellente qualité de vie possible en :

  • Evitant l’alcool ;
  • Evitant de prendre des médicaments sans avis de votre médecin ;
  • Recevant le vaccin contre l’Hépatite B et A .

Vous pouvez aussi prendre le vaccin contre l’influenza ou toute infection à pneumocoque.

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