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Hépatite E : Symptômes et Risques de contamination

L’Hépatite E est l’une des dérivées des hépatites virales qui attaquent le foie. Apparaissant comme une maladie infectieuse provoquée par un virus dénommé virus de l’Hépatite E, ses principaux réservoirs sont les hommes et quelques espèces animales. Très fréquente dans les pays à faible respect d’hygiène, cette infection peut provoquer de graves complications voire même la mort. Il existe néanmoins des traitements et préventions contre cette maladie. En quoi consiste l’Hépatite E ? Comment se manifeste-t-elle ? Quels sont les traitements et les préventions possibles de cette infection ? Ce billet vous dévoile tout sur l’Hépatite E.

Que retenir de l’histoire de l’Hépatite E ?

En 1955-1956, l’infection au virus de l’Hépatite E a été décrite la toute première fois et ce fut en Inde. Dans le mois d’octobre de l’année 1955, il eut des pluies diluviennes ayant débordé une chute d’écoulement à l’air libre non loin d’une station d’eau potable de New Delhi, puis ces eaux d’égout la polluèrent. Cela a provoqué une forme d’Hépatite aigüe ictérique chez la population de cette région entre décembre 1995 et janvier 1956. À base de cette épidémie, le VHE a été caractérisé comme responsable d’hépatite entérique non-A et non-B aigue, pouvant se guérir sans aucune séquelle.

Toutefois, elle pouvait provoquer une hépatite fulminante grave et très dangereuse notamment chez les femmes enceintes (avec 10 de décès en 1955-1956 en Inde) et ceux qui disposent d’une pathologie sous-jacente (immunodéprimés, transplantions d’organe, infecté au virus de l’Hépatite B ou C). Une fois que les examens sérologiques ont été disponibles, les évaluations rétrospectives ont conduit à l’authentification du réel rôle du virus de l’Hépatite E dans cette épidémie.

Hépatite E : qu’est-ce que c’est ?

L’Hépatite E est une inflammation du foie, le principal organe chargé de régler les transformations moléculaires principalement les glucides. Comme dans toute autre hépatite virale, la cible de l’Hépatite E est l’hépatocyte (cellule du foie). Cette infection est provoquée par le virus de l’Hépatite E (VHE).

Ce virus existe sous au moins quatre différents génotypes 1, 2, 3 et 4. Les génotypes 1 et 2 (VHE 1 et VHE 2) se retrouvent chez les hommes tandis que les génotypes 3 et 4 circulent généralement chez les animaux. Cela ne constitue pas une source de maladie pour les animaux, mais ce sont les humains qui le contractent dans la consommation de viandes.

Le virus de l’Hépatite E est excrété au niveau des selles des individus infectés et pénètre le corps humain par l’intermédiaire des intestins. Généralement, il se transmet par l’eau de boisson contaminée. Chez les êtres humains, il est caractérisé par une hépatite aigüe comme le cas de l’Hépatite virale A (VHA). C’est souvent une inflammation du foie, mais il peut entraîner une forme d’Hépatite fulminante et même constituer une source de décès chez certaines malades.

L’Hépatite virale E est-elle fréquente ?

L’infection par le virus l’Hépatite E se retrouve dans le monde entier. Le VHE de génotypes 1 et 2 est fréquent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où l’accès aux services essentiels est limité. Autrement dit, il s’agit des pays (Afrique, Asie, Moyen-Orient) dont le niveau d’hygiène (assainissement, santé et fourniture en eau potable) est faible. Dans ces régions, le virus touche des centaines voire des milliers de personnes et survient après des périodes de contamination fécale des approvisionnements en eau de boisson.

Par ailleurs, le VHE de génotypes 3 est le résultat de quelques cas contaminés dans les pays dont les services d’hygiène sont de qualité, il s’agit des pays industrialisés. L’infection au virus d’Hépatite E dans ces zones est moins fréquente et les quelques cas sont dus au déclenchement du virus par la contamination animale (viande insuffisamment cuite comme la viande de porc).

VHE : Quel mode de transmission ?

L’infection au virus de l’Hépatite E se transmet particulièrement par voie fécale orale, résultant de la contamination fécale de l’eau de boisson. Ce réservoir constitue le pourcentage des cas enregistrés dans les cliniques et hôpitaux pour le VHE. Les facteurs de risque de l’Hépatite E sont liés à l’état des installations des services d’assainissement, qui conduisent les virus excrétés dans les matières fécales des malades afin de pénétrer l’eau de boisson. Quelques autres voies de transmission responsables de moins des cas cliniques ont été identifiées. Il s’agit :

  • De la transfusion des produits sanguins contaminés ;
  • De la consommation d’eau non potable : mode de contamination plus fréquent dans les pays en développement ;
  • De la consommation des produits souillés : fruits infectés par l’eau utilisée pour l’irrigation et lavage), légumes coquillages ;
  • Des abats et des viandes de sanglier et de cerf (cœur, foie, rate poumons) ;
  • De la consommation des produits provenant d’un animal infecté par le virus ;
  • De la transmission directe du virus d’une mère porteuse à son enfant lors de la grossesse ;
  • De l’ingestion de viande non cuite ou des produits à base de foie cru de porc.

La transmission du VHE peut se faire également à partir d’un contact direct ou indirect avec les carcasses des animaux ou les animaux vivants. Ce cas concerne principalement les chasseurs, les éleveurs, les vétérinaires et ceux qui travaillent dans l’abattage. Cependant, l’Hépatite E se transmet rarement d’humain à humain, de même que par des produits biologiques d’origine humaine.

Quelles sont les personnes à risque d’Hépatite E grave?

Les personnes qui peuvent développer la forme sévère de l’Hépatite E sont :

  • Les personnes souffrant d’hépatopathie chronique ;
  • Les personnes immunodéprimées ;
  • Les femmes enceintes.

Cette infection peut provoquer des complications graves chez les patients vulnérables.

Quels sont les symptômes de l’Hépatite E ?

La phase d’incubation après exposition au virus de l’Hépatite E est comprise entre deux et dix semaines, avec une moyenne de cinq à six semaines. Les individus contaminés éliminent le virus quelques jours avant que la maladie n’apparaisse et durant trois à quatre semaines après. L’infection touche principalement les jeunes adultes de quinze à quarante ans dans les zones à forte prévalence. Voici quelques symptômes typiques et signes de VHE :

  • Foie sensible et légèrement élargi (hépatomégalie) ;
  • Urine sombre, selles pâles, ictère (blanchissement des yeux, jaunissement de la peau) ;
  • Fièvre modérée ;
  • Diminution voire perte d’appétit ;
  • Nausées , vomissements ;
  • Douleurs abdominales chez certaines personnes ;
  • Éruptions cutanées ;
  • Démangeaisons.

Ces différents signes durent souvent entre une et six semaines, et sont quasi impossibles à distinguer par rapport aux symptômes des autres infections hépatiques. Dans certains cas, le VHE peut devenir grave et proliférer vers une hépatite fulminante, cela peut conduire au décès du patient. Chez les femmes enceintes porteuses d’hépatite, l’Hépatite E survient plus fréquemment. À cet effet, ces femmes courent un grand risque d’insuffisance hépatique aigüe, de perte de leurs fœtus et de décès.

Au troisième trimestre principalement, jusqu’à 25% des femmes enceintes peuvent rendre l’âme si elles sont infectées au virus d’Hépatite E. Les personnes immunodéprimées, surtout celles qui ont bénéficié d’une transplantation d’organe ou celles qui utilisent des médicaments immunosuppresseurs peuvent quant à elles, développer des infections chroniques liées au virus de l’Hépatite E.

Comment le diagnostic du VHE est-il réalisé ?

Les examens cliniques n’ont pas pour objectif d’identifier les cas d’Hépatite virale E des autres Hépatites virales aigües. Le diagnostic de VHE permet de détecter les anticorps IgM qui sont dirigés contre le virus dans le sang du patient. Cette technique de diagnostic est habituellement convenable dans les pays où la maladie est plus présente. Il existe néanmoins des examens plus rapides permettant un usage sur le terrain.

Au nombre de ceux-ci, figure le test d’amplification génique (RT-PCR) et le test permettant de détecter les anticorps anti-VHE dans le sang (sérologie) et/ou dans les selles. Toutefois, ces genres de tests nécessitent la mise en place des laboratoires spécialisés. Il est d’ailleurs indispensable dans les régions où l’Hépatite E n’est pas très prévalente.

Quels traitements pour l’Hépatite E ?

Il n’existe pas pour le moment un traitement efficace contre l’Hépatite E. Le virus étant spontanément résolutif, l’hospitalisation n’est en réalité pas indispensable. Le mieux, c’est d’éviter de vous faire administrer des remèdes inutiles. Les médicaments comme le paracétamol, l’acétaminophène ou les antiémétiques sont à prendre avec modération ou à éviter.

Dans le cadre d’une Hépatite de forme chronique, le traitement le plus utilisé reste le ribavirine. Ce dernier guérit jusqu’à 80% des malades, suite à trois mois de traitement. Dans d’autres cas, la prise en charge peut nécessiter la greffe hépatique. Il est recommandé de faire un suivi médical pointu pour les personnes immunodéprimées ou à celles qui souffrent auparavant d’une maladie hépatique chronique, les femmes enceintes.

Cela est important du fait des risques de complications. Il existe un vaccin pour l’Hépatite E qui est commercialisé en Chine, mais ce pays est le seul qui l’utilise. En ce qui concerne l’autorisation de ce vaccin dans les autres zones, l’Organisation mondiale de la santé poursuit ses travaux de recherche sur son efficacité.

Quelles préventions contre le VHE ?

La prévention est le moyen le plus efficace pour lutter contre l’infection au virus de l’Hépatite E. Pour cela, il est important de :

  • Laver les mains régulièrement, surtout après les toilettes et avant de faire la cuisine ;
  • Eviter de consommer de la glace et d’eau dont la pureté est inconnue ;
  • Respecter les consignes appropriées de cuisson des aliments ;
  • Nettoyer les ustensiles ainsi que les surfaces ayant servi de manipulation de viande crue ;
  • Respecter les mesures d’hygiène et de conservation convenables en ce qui concerne le stockage des animaux dans le cadre des activités d’une boucherie ou d’un abattoir.

Pour réduire le nombre de cas ou de personnes infectées, le respect de l’ensemble de ces dispositions s’avère efficace. Dans les pays à faible revenu, les mesures préventives consistent à améliorer les services d’hygiène (disponibilité en eau potable, infrastructures sanitaires).

Quelles sont les complications possibles de l’hépatite E?

La majorité des personnes infectées par les hépatites A et E retrouvent leur guérison spontanément sans séquelle au bout de quelques semaines. Un phénomène rare qui peut se produire est l’apparition de la coagulation grave et des troubles neurologiques. Une prise en charge médicale pour surveillance s’avère nécessaire dans ce cadre.

Chez la femme enceinte, le risque d’une hépatite fulminante est très élevé, c’est d’ailleurs la raison d’une surveillance à l’hôpital. Chez les personnes immunosupprimées, le VHE peut se développer jusqu’au stade chronique.

Quand consulter un médecin ?

Dès l’apparition d’une jaunisse ou l’un des symptômes de l’Hépatite E, il est important de contacter immédiatement un médecin. Si le malade qui présente la jaunisse tombe enceinte ou est somnolente, il faut contacter rapidement un service d’urgence ou faire immédiatement une consultation.

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