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Hépatite fulminante : diagnostic, mortalité et prise en charge

L’hépatite fulminante fait partie des maladies les plus dangereuses pouvant affecter l’organisme. Il s’agit d’un syndrome rare de nécrose massive et rapide du parenchyme hépatique qui se manifeste par une diminution de la taille du foie (atrophie aiguë). Cette maladie survient habituellement après une infection par certains virus de l’hépatite et peut causer de nombreux désagréments.

Qu’est-ce qu’une hépatite fulminante ?

L’hépatite fulminante est une inflammation du foie qui dans bien des cas s’avère être létale sur la victime. Cette inflammation entraine une nécrose (la destruction de l’organe du foie) en seulement quelques heures.

Si généralement ce sont les virus de l’hépatite A et B qui sont susceptibles d’être à l’origine de cette urgence médicale, certains virus comme l’herpès, ou encore certains champignons peuvent également être en cause.

Une fois que l’hépatite fulminante affecte le foie, elle évolue très vite et lorsqu’elle est sans prise en charge, l’état du patient peut évoluer rapidement vers un coma. Si dans certains cas, des patients parviennent à subir une rémission spontanée, la plupart des victimes ont pour seule alternative la transplantation (greffe de foie).

Quelles sont les causes de l’hépatite fulminante ?

La manifestation d’une hépatite sévère comme l’hépatite fulminante est provoquée par des facteurs assez précis. Les causes principales de cette maladie sont en premier lieu la prise volontaire ou involontaire de certains médicaments comme le paracétamol ou de drogues et autre aliment toxiques comme les champignons.

Les médicaments comme le paracétamol sont d’ailleurs la cause la plus fréquente d’hépatite fulminante aux États-Unis. Outre ces éléments, les infections virales aiguës liées principalement à l’hépatite A, à l’hépatite B et à l’hépatite E sont également des causes fréquentes d’apparition de la maladie.

Cependant, il existe plusieurs autres raisons moins fréquentes comme un désordre immunologique (hépatite auto-immune), une maladie héréditaire (comme la maladie de Wilson), et une mauvaise vascularisation du foie. Malgré les avancées scientifiques, il arrive toutefois qu’aucune cause ne soit trouvée auprès de certains patients.

Comment se développe cette maladie ?

Le foie est un organe qui joue un rôle relativement important dans le fonctionnement de l’organisme. Tout problème survenant au niveau de cet organe peut donc potentiellement bouleverser le bon fonctionnement de l’organisme. Ainsi, l’hépatite aiguë sévère, lorsqu’elle apparait, peut engendrer une dysfonction de plusieurs organes depuis le foie.

Il est même possible que le cerveau soit touché. Le cœur et les reins sont également des organes qui peuvent être atteints. Dans ces cas de figure, l’urgence devient maximale puisqu’une baisse de la tension artérielle et une dysfonction rénale nécessitent l’usage d’une dialyse.

Il n’est pas rare que certains patients aient besoin d’une aide mécanique pour respirer. Notez également que l’hépatite fulminante est une maladie très grave qui prédispose le corps à diverses infections comme les infections aux bactéries et aux champignons.

Il est très important que toutes personnes victimes d’une hépatite aiguë fulminante soient prises en charge le plus rapidement possible. En effet, cette maladie conduit au décès dans plus de 80 % des cas en l’absence de traitement.

Symptômes et diagnostics de l’hépatite fulminante

Hépatite grave

Les signes cliniques pouvant signaler la manifestation d’une hépatite fulminante sont assez limités au début de la maladie. Généralement, ils sont souvent constatés par le patient une fois l’hépatite devenue sévère.

Au nombre des symptômes les plus fréquents, vous avez entre autres la fatigue, l’ictère, les troubles digestifs, et des saignements a minima à cause d’une mauvaise coagulation du sang. L’ictère entraine un jaunissement de la peau du fait de l’accumulation sous la peau de bilirubine non métabolisée par le foie.

Le patient peut également être victime de troubles neurologiques allant d’un simple ralentissement idéomoteur à des mouvements anormaux des muscles et conduisant parfois à un coma profond. Dans certains cas, à la suite d’un défaut d’épuration des toxiques par le foie, ces dernières finissent par s’accumuler dans le cerveau.

Dès lors qu’une hépatite aiguë est diagnostiquée chez un patient, il est crucial que les médecins traitants pensent à doser le taux de prothrombine dans l’organisme. C’est ce qui reflète la capacité du foie à synthétiser les facteurs de la coagulation et est donc un excellent moyen de tester sa fonction globale.

Notez tout de même qu’une hépatite est dite sévère uniquement quand le TP est inférieur à 50 %. Gardez également en tête qu’une hépatite chronique qui est longtemps passée inaperçue peut très bien se révéler un jour sous une forme aiguë. Dans ces cas-là, on ne peut pas exactement qualifier cette crise d’hépatite aiguë, car elle survient sur un foie antérieurement sain.

La prise en charge médicale d’un patient atteint de l’hépatite fulminante

Dès l’apparition des signes de la maladie, la décision la plus sage à prendre est de conduire la victime aux urgences. Une fois que l’on a confirmé que le patient souffre effectivement d’hépatite fulminante, cela devient une véritable urgence médicochirurgicale.

En effet, en seulement quelques heures, l’équipe qui a en charge le patient se doit de réaliser une succession d’opérations très importantes. Ils doivent non seulement trouver la cause de l’hépatite, mais aussi éliminer une contre-indication possible à la transplantation hépatique, tout en posant l’indication de transplantation.

Ils devront enfin prévenir et/ou traiter les complications liées à la défaillance hépatique. Pour ce qui est du traitement lui-même, il repose principalement sur le traitement de la cause (à travers un agent antiviral ou un antidote par exemple) lorsque cette dernière est identifiée. Il faudra ensuite s’occuper de chaque dysfonction d’organe.

Une fois que l’hépatite sévère devient fulminante, malgré la prise en charge maximale, le médecin doit réagir au plus tôt pour poser l’indication ou non d’une transplantation du foie en urgence. Cependant, la décision de faire une transplantation ou non doit être prise en fonction de plusieurs critères précis.

Il faut tenir compte de la possibilité de régénération du foie et de la présence ou non d’une contre-indication à la transplantation hépatique. C’est d’ailleurs une décision qui est souvent évolutive dans le temps. Notez que les résultats d’une transplantation du foie sont généralement très satisfaisants.

En effet, près de 70 % des patients restent en vie un an après la transplantation, tandis que 67 % le sont toujours 5 ans après. C’est un taux particulièrement impressionnant lorsque l’on sait que la mortalité globale spontanée des hépatites fulminantes est de 80 %.

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