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Hernie discale calcifiée ou molle : diagnostic et traitements

Lors du vieillissement, d’un traumatisme ou d’un manque d’activité physique, le ligament fermant l’espace discal peut présenter des zones de faiblesse suivant lesquelles un fragment de disque s’extériorise : il s’agit de la hernie discale. Elle peut survenir chez les enfants comme chez les adultes et existe sous plusieurs formes. Quels sont les types, symptômes et traitements des hernies discales ?

Mieux comprendre les hernies discales

La colonne vertébrale cervicale ou le rachis cervical est composé de sept vertèbres, qui ont pour rôle de protéger la moelle épinière présente dans le canal vertébral. Ces vertèbres sont reliées les unes aux autres par le disque intervertébral. En effet, tous les disques intervertébraux, qui séparent les vertèbres, jouent un rôle d’amortisseur et permettent la mobilité du rachis cervical.

Cependant, l’un ou les disques peuvent être le siège d’une détérioration provoquée par le vieillissement, les traumatismes ou par des mouvements que nous réalisons (flexion, inclinaison sur le côté, extension, rotation).  Face à cela, le ou les disques fragilisés peuvent se déformer et migrer, par le biais de l’anneau fibreux, dans le foramen ou la colonne vertébrale : on parle ainsi de hernies discales ou hernies discales cervicales.

Quels sont les différents types de hernies discales ?

On distingue deux types de hernies discales : hernie discale molle et hernie discale dure (calcifiée).

Hernie discale molle

On évoque généralement la hernie discale molle chez les sujets jeunes, lorsqu’ils sont affectés par un traumatisme au niveau du rachis cervical. Ce traumatisme peut survenir suite à un accident de voiture ou un choc, lors de la pratique d’une activité sportive (comme le rugby). Ce type de hernie peut s’aggraver avec le temps, lorsque les personnes atteintes portent des charges lourdes et sont confrontées à des microtraumatismes répétés.

Hernie discale dure ou calcifiée

La hernie discale dure est observée chez les sujets âgés, qui présentent à la fois de l’arthrose et une discopathie (une atteinte du disque intervertébral entrainée par le vieillissement). L’ensemble des deux lésions bouche le canal par lequel migre la racine nerveuse. Ce qui entraine la compression et l’irritation de celle-ci.

De plus, la hernie discale peut constituer une conséquence d’un accouchement difficile. Pendant celui-ci, la colonne vertébrale de la femme enceinte a été confrontée à de fortes compressions, pressions et tensions.

Comment se manifestent les hernies discales calcifiées ou molles ?

Les hernies discales peuvent se manifester par des douleurs au bras (névralgie cervico-brachiale) et des douleurs cervicales. Ces douleurs peuvent varier selon chaque sujet ou le type de la hernie.

Dans le cadre d’une hernie discale molle, les douleurs sont aiguës au début, en cas de traumatisme important. Ces symptômes neurologiques (douleurs) surviennent en général après quelques heures du traumatisme.

En cas de hernie discale dure, la personne atteinte présente des douleurs cervicales chroniques, associées ou non à des irradiations au niveau du membre supérieur. Toutefois, si vous constatez que votre cou craque, cela n’est pas forcément dû à la hernie (il peut être entrainé par une arthrose cervicale).

Dans les deux cas, les douleurs cervicales peuvent devenir importantes. Les gestes peuvent devenir douloureux, compliqués ou même impossibles pour la personne atteinte. Dès lors, les douleurs deviennent chroniques et se déclenchent suivant une fréquence.

Les douleurs de névralgie peuvent s’accompagner des paresthésies (fourmillements) et des dysesthésies (perturbation de la sensibilité). En cas de hernies discales sévères, une authentique paralysie motrice peut survenir au niveau du bras. Dans ce cas, il s’agit d’une urgence chirurgicale.

Rarement, la hernie discale peut engendrer dans certains cas une compression de la moelle épinière : il s’agit de la myélopathie cervico-arthrosique. Cette dernière peut être source de faiblesse dans les membres supérieurs. Elle peut également être à l’origine des symptômes dans les membres inférieurs (difficulté à marcher et autres).

En quoi consiste le diagnostic de la hernie discale molle ou calcifiée ?

Pour déterminer le degré d’atteinte neurologique du patient, des tests médicaux s’avèrent nécessaires. À cet effet, des tests moteurs, sensitifs et des réflex ostéo-tendineux, peuvent être effectués, afin de retrouver une abolition ou diminution du réflexe. Lorsque le déficit musculaire est présent, il est généralement léger.

Outre cela, la localisation précise de la hernie discale nécessite des examens complémentaires.

Radiographies du rachis cervical de profil et de face

En première intention, une radiographie peut être effectuée dans l’optique d’écarter autres origines possibles de douleurs (fractures passées inaperçues). Dans le cadre des douleurs cervicales isolées non soulagées par des soins médicaux simples, on prescrit les radiographies du profil et de la face.

IRM rachis cervical et scanner TDM

En complément aux examens radiographiques, le scanner et l’IRM sont effectués en cas de douleur de névralgie cervico-brachiale. Lorsque celle-ci persiste malgré le traitement médical à base des antalgiques.

Électromyogramme

Il s’agit d’un examen électrique, qui est pratiqué par un neurologue. L’électromyogramme est indiqué en cas de doute du diagnostic.

Quels sont les traitements possibles de hernies discales calcifiées ou molles ?

Deux traitements peuvent être effectués dans le cadre de la hernie discale.

Traitement médical

La hernie discale cervicale peut disparaitre de manière spontanée, principalement en cas de hernie discale molle.

La prise en charge des douleurs entrainées par la hernie débute par des soins médicaux, comprenant :

  • Le repos (pendant environ deux semaines, pour éviter d’augmenter les contraintes sur les disques intervertébraux) ;
  • Les anti-inflammatoires ;
  • Les antalgiques adaptés ;
  • Les décontracturants musculaires.

Ensuite, des séances de rééducation, notamment la kinésithérapie douce, sont habituellement proposées. La kinésithérapie consiste à faire des massages (physiothérapie) ainsi que des exercices de traction cervicale (ils peuvent être effectués dans un centre de rééducation).

Si les douleurs persistent, une infiltration de corticoïdes sous contrôle scanner peut être envisagée avant d’évoquer la prise en charge chirurgicale. Pratiquée par un médecin radiologue, cette procédure a pour but de réduire l’inflammation du nerf qui a été comprimé par la hernie discale. L’infiltration consiste à faire une injection de corticoïdes au niveau de la partie douloureuse.

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical est évoqué en cas d’inefficacité du traitement médical, ou en cas d’apparition des symptômes graves ou de risques neurologiques. Question risques, il peut être question de : paralysie motrice au niveau du bras, persistance des douleurs, crise douloureuse incontrôlable, compression de la moelle épinière.

Lors de la prise en charge chirurgicale, le médecin procède à une ablation du disque intervertébral affecté. Cela permet de soulager le patient des douleurs, en libérant la racine nerveuse. Après l’ablation, il remplace le disque malade par une prothèse mobile ou une cage-plaque.

L’incision est souvent faite dans un pli du cou. Ce qui rend la cicatrice presque invisible au bout de quelques semaines. L’opération chirurgicale dure entre quarante-cinq minutes et deux heures (en fonction du type de geste), sous anesthésie générale.

Le geste de la chirurgie n’entraine pas assez d’hémorragie et la transfusion n’est nécessaire que dans les cas particuliers. On met en place un drain durant vingt-quatre heures pour éviter l’apparition d’hématome après l’opération. Cependant, la partie cicatrisée est refermée à l’aide du fil résorbable et de la colle biologique : aucun soin infirmier n’est donc nécessaire à domicile.

Le sujet peut se mettre sur pied le jour de l’opération, mais un port de collier lui sera prescrit pour environ un mois. La reprise de travail est possible entre un et trois mois suivant l’intervention, en fonction du type d’activité professionnelle. En ce qui concerne les pratiques sportives, elles ne peuvent être reprises qu’après trois mois au moins.

Intervention chirurgicale cervicale : quelles sont les complications possibles ?

Comme toute opération chirurgicale, la chirurgie cervicale présente des risques :

  • Risques associés à l’anesthésie générale : syndrome coronarien, compression des globes oculaires, embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral (AVC), etc. ;
  • Infection postopératoire : elle est souvent superficielle et peut être prise en charge à l’aide des soins locaux. Parfois, une autre opération peut s’avérer nécessaire pour effectuer le nettoyage. Quant aux infections profondes, elles sont très rares ;
  • Lésion d’un organe profond (carotide, trachée, œsophage) ;
  • Hématome postopératoire : un hématome compressif cervical est susceptible d’être à l’origine d’une détresse respiratoire aiguë, qui va nécessiter une nouvelle intervention chirurgicale en urgence ;
  • Dysphagie (difficulté à avaler) ;
  • Syndrome de Claude Bernard Horner : atteinte des petits nerfs du cou qui entrainent la sécheresse du visage ainsi qu’un affaissement de la paupière du côté affecté ;
  • Étirement du nerf récurrent : Rare, mais il peut être à l’origine d’une voix bitonale ;
  • Brèche de dure-mère : une effraction sur l’enveloppe des nerfs peut s’observer lors de la procédure chirurgicale ;
  • Complications neurologiques sur la moelle épinière : très rares, mais elles sont très graves et peuvent évoluer jusqu’à une paralysie des quatre membres (tétraplégie) ;
  • Complications neurologiques sur le nerf rachidien : les troubles sensitifs, les troubles moteurs, etc. ;
  • Douleurs résiduelles : même s’il est bien libéré, le nerf ayant subi de compression par la hernie calcifiée ou molle peut demeurer douloureux.

Cette liste de complications n’est pas exhaustive, ce qui traduit qu’une complication exceptionnelle en lien avec l’état local ou une variabilité technique, peut apparaître.  Il est donc crucial de poser toutes vos préoccupations au chirurgien pour que vous soyez confiant et informé le jour de l’intervention chirurgicale.

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