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Hyperacousie : Causes, Manifestations et Traitements

L’Hyperacousie est une affection généralement incurable, caractérisée par le dysfonctionnement de l’audition, occasionnant une hypersensibilité de louïe. Les personnes victimes de cette pathologie, souffrent lorsqu’elles sont exposées à certains sons ou bruits, ou certains environnements. Les signes fréquents ressentis peuvent être une intensification dacouphènes et des douleurs. Il existe néanmoins quelques traitements pour venir à bout de ce trouble de l’audition. En quoi consiste concrètement l’hyperacousie ? Quelles en sont les causes et manifestations ? Existe-t-il des traitements pour se soulager de ce mal ? Voici l’essentiel à savoir sur l’hyperacousie.

En quoi consiste l’hyperacousie ?

L’hyperacousie est une pathologie, qui résulte d’un dysfonctionnement du schéma auditif neuronal, suite à une lésion de l’oreille interne. Apparaissant parfois après une exposition à un niveau sonore élevé, cette affection est caractérisée par, un seuil de tolérance anormalement bas au bruit. Ainsi, des niveaux sonores ou des sons perçus par l’entourage comme désagréables ou forts, sont vécus comme douloureux, voire pénibles, pour les personnes atteintes de l’hyperacousie. Il est rapporté qu’environ 40% des individus souffrant d’acouphènes, souffrent également de l’hyperacousie.

À un stade d’évolution donné, les personnes atteintes d’hyperacousie n’arrivent plus à supporter les niveaux sonores, mêmes ordinaires. C’est le cas par exemple, des bruits issus des aspirateurs, des rires, des aboiements, des robinets d’eau, des sonneries de téléphone. Ces bruits auxquels on se confronte au quotidien, ne sont pas particulièrement forts ou douloureux pour les individus présentant une audition normale, mais constituent d’énormes gènes, pour ceux qui sont confrontés à l’hyperacousie.

En effet, cette pathologie est une hypersensibilité au bruit, qui peut être relative à certaines fréquences ou globale. Tout individu possède des seuils de perception minima et maxima. Lorsque le seuil maxima est atteint, les bruits deviennent inconfortables, voire douloureux. Dans le cadre d’une audition normale, le seuil d’inconfort est à hauteur de 90 dB, le seuil de douleur avoisine 120dB et le seuil de risque est de 105 dB(décibels). Par contre, les personnes souffrant d’hyperacousie ressentent déjà des sensations de douleur, à partir de 60 dB.

La maladie bouleverse le quotidien des individus concernés. Cette pathologie n’est pas facile à appréhender et à comprendre de l’extérieur. Ce type d’affection mérite donc un accompagnement et, il est primordial de se montrer compréhensif et conciliant envers les personnes qui en souffrent, afin de les aider à se soigner.

Quelles sont les causes de l’hyperacousie ?

En général, l’hyperacousie est provoquée par un traumatisme sonore. Ce dernier peut être comportemental (comme lors d’exposition répétée dans le temps) ou aigu (comme lors d’exposition soudaine et ponctuelle). D’autres causes peuvent être en rapport avec des troubles tels que :

  • Chirurgie ou traumatisme à la tête ;
  • Paralysie faciale ;
  • Problèmes d’oreille ;
  • Anxiété, stress, dépression ;
  • Présence d’un acouphène ;
  • Vieillissement ;
  • Migraine ;
  • Prise de médicaments ototoxiques ;
  • Etc.

L’hyperacousie peut être associée à une surdité soudaine ou le syndrome de Ménière (caractérisé par des vertiges). Elle peut également s’accompagner de la perte auditive dune seule oreille.

Il existe plusieurs types d’hyperacousie :

  • Hyperacousie de désafférentation : pouvant être provoquée par un manque de stimulation, après une longue privation sensorielle ;
  • Hyperacousie cochléaire : caractérisée par des douleurs et des réponses émotives, comme des pleurs ou une grande irritation ;
  • Hyperacousie métabolique : provoquée par le déficit dun neurotransmetteur.

Quelles sont les symptômes de l’hyperacousie ?

Les manifestations de l’hyperacousie sont fonction du degré d’atteinte du patient. Les plus remarquables au quotidien sont :

  • Stress ;
  • Seuil d’inconfort élevé ;
  • Irritabilité permanente et grandissante ;
  • Trouble du sommeil et grande fatigue ;
  • Difficulté à mener certaines activités quotidiennes (balayer, conduire un véhicule)
  • Surprotection auditive en rapport avec la phonophobie ;
  • Repli sur soi;
  • Isolement ;
  • Tensions ou conflits au travail et à la maison ;
  • Retrait des activités sociales ou lieux supposés bruyants.

L’une des conséquences les plus sévères de l’hyperacousie est la photophobie. La personne atteinte développe au fur à mesure, une phobie du son, se traduisant par une hypervigilance excessive : refus de fréquentation des coins très fréquentés et bruyants (terrasses de café, transports en commun), port de bouchons doreille en permanence. Sur le long terme, cela peut conduire à l’exclusion sociale.

Comment évaluer l’hyperacousie ?

L’évaluation de l’intolérance d’une personne atteinte de l’hyperacousie s’effectue par un audiologiste, à partir des tests en cabine insonorisée et des questionnaires. En effet, les questionnaires servent à faire l’évaluation de l’impact de l’intolérance, aux sons de la vie quotidienne de l’individu atteint. Ils permettent aussi d’évaluer le niveau de dérangement, lié à l’intolérance aux sons, l’usage ou non d’une surprotection auditive, le degré de la dépression et d’anxiété, puis la santé générale du patient.

Les questionnaires permettent aussi à l’audiologiste d’identifier les activités quotidiennes, les sons problématiques, ainsi que les actions entreprises par l’individu malade, pour se soulager de la situation. Quant aux évaluations dans une cabine insonorisée faites avec le spécialiste de l’audition, elles ont pour but d’évaluer la croissance de sonie. Le spécialiste doit juger différentes intensités de sons, des faibles au forts et les niveaux d’inconfort du patient. Il doit également identifier le degré d’intensité où, les sons sont jugés inconfortables pour lui.

Comment évolue et est diagnostiqué le trouble ?

L’évolution de l’hyperacousie est caractérisée par deux grandes phases.

Phase de refus

Dans un premier temps, les patients refusent d’accepter leur hyperacousie et continuent à vivre normalement, en pensant que le problème va se résoudre avec le temps. Ils pensent que leur oreille va s’habituer au son avec le temps, mais tel n’est pas le cas. On parle aussi de la phase de faux espoir. Des espoirs entretenus par de fausses informations.

Phase d’acceptation

C’est après avoir constaté que, plus ils enrichissent leur environnement sonore, plus leur hyperacousie s’aggrave, qu’ils acceptent leur hyperacousie. Les sons deviennent pour eux gênants, insupportables, voire douloureux.

Dans certains cas, cette pathologie peut être à l’origine de la survenue d’un syndrome dépressif. Afin de réduire le risque de complication, il est nécessaire d’effectuer une prise en charge médicale précoce. L’hypersensibilité peut être unilatérale (lorsqu’elle le trouble atteint une seule oreille) ou bilatérale (en cas des deux oreilles atteintes). Plus ou moins importante, elle peut s’étendre à une intolérance des sons légers ou banals.

En ce qui concerne le diagnostic de l’hyperacousie, elle est en général effectuée par un oto-rhino-laryngologue. Dans le cadre de la prise en charge par ce dernier, un bilan complet ORL est généralement indispensable, pour l’identification de la cause de l’hypersensibilité.

Comment traiter l’hyperacousie efficacement ?

Il est important de savoir que cette pathologie ne peut pas être soignée totalement. Mais il existe des traitements ou thérapies, permettant de soulager le patient des troubles.

Étant donné que c’est l’oreille qui est attaquée, le traitement consiste à stimuler progressivement et de façon contrôlée les sons. Le principe consiste à exposer progressivement, le patient atteint d’hyperacousie au bruit. Ce traitement permet de reprogrammer les voies centrales, en diminuant l’hyperactivation cérébrale, à l’origine du mal. Cependant, le traitement peut varier en fonction du stade de la maladie : légère ou sévère.

En cas d’hyperacousie légère, le traitement idéal reste la désensibilisation graduelle. Il s’agit ici de rendre moins sensible l’oreille, grâce à un entraînement. La désensibilisation permet de rendre alors plus tolérant le système auditif, face aux sons de l’environnement. Elle peut être établie dans le cadre d’un plan d’intervention par l’audiologiste et le patient. Plusieurs autres exercices aident à atteindre l’objectif.

Non-surprotection auditive

La non-surprotection auditive signifie que la personne atteinte ne doit pas s’isoler dans les endroits silencieux. Elle ne doit non plus, utiliser de protection auditive, comme les bouchons auriculaires ou les coquilles, dans ses activités quotidiennes. Il faut privilégier des zones un peu bruyantes, afin d’habituer vos oreilles à percevoir des bruits. L’échelle des réactions humaines normales et du volume du son, est un outil à utiliser, pour connaître les états dans lesquels, le port de protection auditive peut s’avérer nécessaire.

Utilisation des appareils auditifs générateurs de bruits

La stimulation sonore spécifique a été démontrée efficace, contre l’hyperacousie. Dans une recherche expérimentale, les individus qui portaient des appareils générateurs de bruits, pouvaient tolérer plus de sons après deux semaines. Le son est continu, même à l’intérieur des oreilles. Ce traitement aide donc les oreilles à réinitialiser leur sensibilité et enrichit lenvironnement sonore.

Enrichissement de l’environnement sonore

Pour vous entourer de bruits ambiants, vous pouvez commencer par utiliser n’importe quel son qui n’est pas agaçant. Le but est d’éviter le silence, afin de permettre aux oreilles de se réajuster. À cet effet, voici quelques recommandations :

  • Écouter de la musique à un volume confortable ;
  • Écouter la télévision ou la radio ;
  • Se servir d’une fontaine d’eau de table;
  • Laisser un ventilateur allumé. 

Autres solutions

Hormis la désensibilisation, il y a d’autres pratiques simples qui vous permettront de lutter contre l’hyperacousie. Il s’agit de la gestion du stress ou de l’anxiété, la relaxation ou la respiration, l’hygiène du sommeil et le suivi en psychologie.

Dans les cas d’hyperacousie sévère ou grave provoquée par l’émotion, des traitements médicaux s’imposent, car ils ont fait également leurs preuves. Il faudra donc une utilisation d’antalgiques à visée centrale, comme les antiépileptiques durant une courte période et à des doses très minimes. Le traitement médical accompagné d’un audioprothétique est souvent indispensable, suivant l’importance de l’hyperacousie.

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