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Hyposmie : comment traiter la diminution de l’odorat ?  

Souvent confondue à l’anosmie, qui est très répandue lors de l’épidémie de Covid, l’hyposmie est une manifestation qui traduit la diminution de l’odorat. La personne atteinte de cette affection perçoit les odeurs, mais elle ne les sent pas intensément. L’hyposmie peut avoir de graves complications, au point où le sujet atteint ait de difficultés à vivre au quotidien. La prévalence augmente au fil du temps, c’est-à-dire avec l’âge. Quels sont les causes, conséquences et traitements de l’hyposmie ?

Hyposmie : définition

L'hyposmie – © Crédit : informationhospitaliere.com
L’hyposmie – © Crédit : informationhospitaliere.com

Littéralement, Hyposmie est composé des termes « hypo », qui signifie intensité moindre, et « osmie », qui traduit odorat en grec.  L’hyposmie correspond en effet à une baisse des capacités olfactives, c’est-à-dire la perte partielle de l’odorat. Une personne atteinte doit, par exemple, s’approcher nécessairement du café avant de détecter ou sentir son odeur.  Environ 6% des Français, ce qui représente près de quatre millions de personnes, sont affectés par l’hyposmie.

Le nombre de personnes atteintes des troubles olfactifs augmente à partir de cinquante ans. Ce nombre peut atteindre 20% des Français après soixante-cinq ans, et 80% à partir de soixante-quinze ans. Après soixante-cinq ans, plus d’hommes sont touchés par l’hyposmie (25%) que les femmes (16%). De plus, les troubles de l’odorat sont observés dans la plupart des cas de la maladie d’Alzheimer (avec 80% de cas).

Hyposmie : quelles sont ses causes ?

Les causes de l’hyposmie sont multiples :

  • Traumatisme crânien : la diminution de l’odorat peut être provoquée par un hématome (et disparaitre après trois à quatre mois), ou par une déchirure du nerf olfactif, reliant le nez au cerveau ;
  • Allergies saisonnières (rhinite allergique) ou une sinusite chronique ; herpès ; consommation de tabac
  • Insuffisance hépatique ou rénale ;
  • Exposition professionnelle ;
  • Maladies dégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson ;
  • Tumeurs au niveau du bas du crâne ou de la cavité nasale ;
  • Polypose nasale : encombrement des fosses nasales par des polypes (elle est observée chez 3 à 4 des adultes) ;
  • Covid-19 : les troubles olfactifs, y compris l’hyposmie, sont également présents chez les personnes atteintes d’une forme légère à modérée de la Covid-19 ;
  • Infections virales comme la grippe, la sinusite ou le rhume ;
  • Presbyosmie (dégradation des fonctions olfactives avec l’âge) : puisque les muqueuses s’assèchent au fil du temps, les molécules permettant de sentir l’odeur sont altérées.

Hyposmie : quelles sont ses conséquences ?

Une perte partielle de l’odorat peut conduire à plusieurs autres maux comme :  

  • La perte du goût ;
  • La dénutrition chez les sujets âgés ;
  • Les troubles ou la perte d’appétit ;
  • L’incapacité à détecter certains dangers comme l’émanation de fumée ou de gaz ;
  • La perte de la rétro-olfaction pendant l’alimentation. C’est-à-dire que la personne atteinte de l’hyposmie n’est pas en mesure de percevoir les odeurs aromatiques des aliments qu’elle met dans la bouche ;
  • Les intoxications alimentaires, puisqu’il est impossible de reconnaître l’odeur d’un aliment avarié ;
  • Les difficultés sociales et psychologiques, ou même la dépression.

D’après la Haute Autorité de Santé (HAS), en cas de persistance de l’hyposmie, il est indispensable de demander un avis spécialisé ORL.

Hyposmie : comment diagnostiquer le mal ?

Pour diagnostiquer l’hyposmie, le médecin procède en première intention à un interrogatoire. Cela permet de déterminer le contexte de la baisse de l’odorat et de prendre connaissance des antécédents médicaux. En général, les observations faites lors de l’examen clinique permettent d’avoir une idée de la cause du trouble olfactif.

Ensuite, le professionnel de santé prescrit quelques tests, afin d’orienter le diagnostic. Il s’agit d’une rhinoscopie (permettant de visualiser une partie du nasopharynx et des cavités nasales), d’un bilan stomatologique et ORL et d’une tomodensitométrie. Suivant le résultat du bilan stomatologique et ORL, le médecin peut demander les examens complémentaires suivants :

  • Les tests de sensibilité à différentes odeurs ;
  • Les tests allergiques ;
  • Les prises de sang ;
  • L’IRM cérébrale ;
  • Etc.

En outre, le test de l’odorat peut être effectué, en invitant le patient à sentir, avec une narine puis l’autre, et à détecter des substances parfumées courantes telles que : le café, les clous de girofle, la gousse de vanille, le savon, etc.

Hyposmie : quels sont les traitements requis ?

Lorsque les causes de l’hyposmie sont curables, la diminution de l’odorat est réversible. Autrement dit, dans les cas où la cause est une infection, les capacités olfactives sont rétablies en même temps que la disparition des symptômes de l’infection. Le processus de disparition des troubles de l’odorat, en cas de réversibilité de la perte, s’étend sur plusieurs semaines ou mois.

Dans un cas de traumatisme crânien provoquant la dégradation des nerfs olfactifs, où la perte de l’odorat est irréversible, le traitement est difficile à réaliser. Néanmoins, une prise en charge suivant la cause sous-jacente peut être proposée au patient :

  • Une infection virale : un traitement symptomatique, comme l’inhalation de la cortisone pour stimuler la récupération de l’odorat, peut être réalisé ;
  • Les allergies : il faut effectuer une éviction de l’allergène et traiter les symptômes ;
  • La polypose nasale : le traitement par cortisone est effectué. En cas d’échec de plusieurs traitements médicaux bien conduits, une intervention chirurgicale endo-nasale est faite.

De plus, le médecin traitant peut proposer à son patient, une rééducation olfactive. Elle permet de stimuler également l’odorat. Celle-ci a pour objectif d’amener le patient à sentir, à plusieurs reprises par jour, durant des minutes et sur plusieurs mois, différentes odeurs. Il s’agit notamment des odeurs issues des huiles essentielles d’eucalyptus, de citron, de rose, de clou de girofle et autres. Il peut s’agir aussi des odeurs du quotidien, présentes dans la cuisine, dans une parfumerie ou dans une fromagerie.

D’après les spécialistes, au fur et à mesure que la personne atteinte de l’hyposmie reçoit de stimuli, elle augmente et préserve son acuité sensorielle.

 Différence entre hyposmie et les autres troubles olfactives

Les principaux troubles olfactifs sont : hyposmie, anosmie, cacosmie et parosmie.

  • En cas d’anosmie, la perte de l’odorat est totale, c’est-à-dire que la personne atteinte ne sent rien du tout ;
  • L’hyposmie se traduit par une diminution pathologique de l’odorat, c’est-à-dire la détection de l’odeur est atteinte et la personne atteinte sent moins les odeurs ;
  • La cacosmie, quant à elle, est la perception d’une mauvaise odeur, réelle ou non, ceci de façon permanente ;
  • La parosmie est la déformation de certaines odeurs, et dans ce cas, la personne atteinte ne reconnaît pas ce qu’il ressent.

Par ailleurs, le trouble olfactif souvent retrouvé chez les personnes atteintes de la Covid-19 est l’anosmie, voire l’hyposmie. Dans le cadre du variant Omicron, les formes de parosmie peuvent être retrouvées.

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