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Hypoventilation : Comment traiter une dépression respiratoire ?

La dépression respiratoire est un trouble respiratoire qui se produit, lorsque les poumons n’arrivent plus à échanger efficacement les gaz oxygène et dioxyde de carbone. Elle peut interférer avec votre qualité de vie. L’identifier et la traiter peut alors aider votre corps à maintenir un niveau sain et à prévenir d’éventuelles complications.  Le point sur cette maladie juste en dessous.

Qu’est-ce que la dépression respiratoire ?

Encore appelée hypoventilation, la dépression respiratoire est une respiration anormale qui est caractérisée par une respiration lente et peu profonde. Dans un cycle respiratoire normal, vous inhalez de l’oxygène dans vos poumons.  Cet oxygène est alors transporté dans tout votre corps, par le sang. Le sang prend  le dioxyde de carbone  et le repousse dans les poumons, afin que vous puissiez expirer et le libérer. 

Mais lorsqu’une personne souffre de la dépression respiratoire, ce processus est malheureusement interrompu. Le corps n’arrive plus à éliminer le dioxyde de carbone comme il le faut. Cela conduit à une mauvaise utilisation de l’oxygène par les poumons. Le résultat donne un niveau plus élevé de dioxyde de carbone et trop peu d’oxygène, disponibles dans le corps. De ce fait, la personne n’arrive plus à  faire entrer suffisamment d’oxygène dans ses poumons. Cela perturbe le cycle respiratoire, ce qui empêche le rejet du dioxyde de carbone.

Le rythme respiratoire des personnes qui souffrent de dépression respiratoire ralentit pour atteindre 8 à 10 respirations par minute. Un tel rythme représente une différence importante comparativement à une personne normale qui produit 12 à 16 respirations par minute

La dépression respiratoire peut entraîner une mauvaise utilisation de l’oxygène par les poumons. Elle peut aussi créer une accumulation de dioxyde de carbone dans l’organisme, ce qui devient très dangereux.

Il est important de souligner que l’hypoventilation (dépression respiratoire) est différente de l’hyperventilation

Différence entre hypoventilation et hyperventilation 

L’hypoventilation est caractérisée par une respiration lente.  L’hypoventilation ne fournit pas assez d’oxygène aux poumons, aux tissus cérébraux et corporels. L’hyperventilation quant à elle, se produit lorsque, vous respirez trop rapidement, ce qui réduit les niveaux de dioxyde de carbone dans le sang. De faibles niveaux de dioxyde de carbone entraînent alors, un rétrécissement des vaisseaux sanguins qui fournissent normalement du sang au cerveau.  L’hyperventilation est généralement causée par l’anxiété et la panique. Elle peut même vous laisser à bout de souffle.

Quelles sont les causes de la dépression respiratoire ?

La cause la plus courante de la dépression respiratoire est généralement, la prise de fortes doses de médicaments ou une surdose de médicaments. En effet, certains médicaments peuvent causer l’hypoventilation lorsque, vous prenez des doses largement supérieures à celles qui sont normalement recommandées. Ces médicaments peuvent aussi créer la dépression respiratoire, lorsqu’ils sont mélangés avec d’autres substances.

Les médicaments qui provoquent le plus fréquemment une dépression respiratoire sont des dépresseurs ou, d’autres substances ayant un effet sédatif ou dépressif, sur la moelle épinière et le cerveau. Ces médicaments comprennent :

  • Surdose d’opioïde ;
  • Les benzodiazépines ;
  • Les somnifères ;
  • Narcotiques ou opioïdes ;
  • L’alcool ;
  • Les drogues illicites ;
  • Les barbituriques.

Parmi ces différents médicaments qui peuvent provoquer l’hypoventilation, les opioïdes représentent les principaux coupables. En fait, les personnes qui abusent des opioïdespeuvent souffrir de dépression respiratoire. Cela peut arriver si elles ingurgitent des doses élevées ou, si, elles les mélangent avec d’autres dépresseurs. C’est le cas de l’alcool par exemple. 

Les personnes qui souffrent d’une dépendance aux opioïdes doivent premièrement, rechercher une désintoxication et un traitement adapté, dès que possible. Cela leur permettra de traiter leurs problèmes physiques et d’éviter d’éventuelles complications mortelles comme, l’hypoventilation. 

La dépression respiratoire peut également survenir suite à :

  • La déformation de la paroi thoracique ;
  • L’obésité sévère ;
  • L’apnée obstructive du sommeil ;
  • La lésion cérébrale (cela interfère avec la capacité du cerveau à contrôler les fonctions basiques comme la respiration) ;
  • L’ammoniac sanguin ; 
  • Les maladies pulmonaires chroniques (désigne les maladies qui entraînent le blocage des voies respiratoires comme la fibrose kystique, la MPOC…) ;
  • Les maladies neuromusculaires (elles provoquent un affaiblissement des muscles qui contrôlent la respiration) ;
  • Accident vasculaire cérébral.

Comment certains médicaments causent la dépression respiratoire ?

Les dépresseurs comme les opioïdes et l’alcool peuvent causer une dépression respiratoire car, ils ralentissent l’activité nerveuse dans le cerveau. Cela ralentit les fonctions de base comme la respiration et la fréquence cardiaque. La respiration est une action non volontaire et contrôlée par la médullaire (c’est la région du cerveau qui se trouve à l’endroit où le cerveau rencontre la moelle épinière).

En plus d’assurer la respiration, elle contrôle des fonctions comme le flux sanguin, le rythme cardiaque et les niveaux d’oxygène et de dioxyde de carbone. La médullaire est hyper sensible aux effets des opioïdes ou encore, des stimulants comme les amphétamines et la cocaïne. Quand une personne prend de fortes doses de ces substances, le système nerveux central et les autres régions du cerveau comme la moelle épinière sont submergés, ce qui nuit à la respiration. Cela nuit aussi à d’autres fonctions importantes de l’organisme.

Les symptômes de la dépression respiratoire

Les symptômes de la dépression respiratoire dépendent de sa gravité. Dans les cas les plus graves, les symptômes deviennent plus évidents. Les symptômes de la dépression respiratoire comprennent :

  • Léthargie ;
  • Vertiges ;
  • Désorientation ;
  • Mal de tête ;
  • Fatigue ;
  • Confusion ;
  • Vomissements ;
  • Respiration peu profonde et lente, avec peu de mouvements thoraciques perceptibles ;
  • Pression artérielle basse ou élevée ;
  • Des bruits respiratoires anormaux (sifflement, crépitement distinct pendant la respiration…) ;
  • Pupilles réduites ou en pointe ;
  • Tremblements ;
  • L’apnée ;
  • Peau bleuâtre (au niveau des doigts et des orteils) ;
  • Rythme cardiaque rapide ;
  • Crise d’épilepsie.

Lorsque la patient souffrant de dépression respiratoire ne reçoit pas de soin, une telle maladie peut entraîner une crise cardiaque, un arrêt respiratoire, des lésions cérébrales, un coma ou même, la mort.

Toute personne qui soupçonne une dépression respiratoire  ou qui remarque un ou plusieurs signes mentionnés plus haut, doit immédiatement consulter un médecin, pour un diagnostic.

Diagnostic de la dépression respiratoire

Généralement, pour diagnostiquer la dépression respiratoire, votre médecin commencera par vous poser des questions relatives aux symptômes. Il prendra aussi le soin d’examiner vos antécédents médicaux. Il procédera par la suite, à un examen physique, afin de rechercher d’éventuels signes d’anomalie de la respiration et du rythme cardiaque. 

Votre médecin peut également vous prescrire une série de tests, afin de déterminer la cause réelle de la maladie. Ces tests comprennent :

  • Test de fonction pulmonaire : c’est un test pulmonaire qui détermine le fonctionnement de vos poumons ;
  • Test d’oxymétrie de pouls : il permet de mesurer le niveau d’oxygène dans le sang, grâce à un moniteur indolore placé sur le doigt ;
  • Radiographie du thorax : c’est un examen d’imagerie qui prend des photos de la région thoracique. Cet examen permet de vérifier la présence d’anomalies ; 
  • L’analyse des gaz du sang : c’est une analyse sanguine, qui permet de mesurer la quantité de dioxyde de carbone et d’oxygène mais aussi, l’équilibre acide/base dans votre sang ;
  • Etude du sommeil : Cela permet de diagnostiquer les troubles du sommeil tels que l’apnée du sommeil ;
  • Test sanguin de l’hématocrite et de l’hémoglobine : Ce test évalue le nombre de globules rouges disponibles pour, transporter l’oxygène dans votre corps.

Tous ces tests permettront à votre médecin de vous proposer un traitement adéquat.

Traitement de la dépression respiratoire

La dépression respiratoire, malgré qu’elle soit dangereuse, est une affection traitable. Les traitements que votre médecin vous proposera varieront, en fonction de la cause de la maladie. 

Lorsqu’un médicament x déclenche la dépression respiratoire par exemple, son arrêt peut rétablir la respiration normale. Si le surdosage est la principale cause de la dépression respiratoire, une désintoxication sera alors nécessaire. Les médecins utilisent pour la plupart, des médicaments qui agissent contre les effets des opioïdes. C’est le cas des médicaments tels que la méthadone, la naloxone mais aussi, une combinaison de buprénorphine et de naloxone. 

D’autres traitements possibles de l’hypoventilation comprennent :

  • Oxygénothérapie ;
  • Machines à pression positive des voies respiratoires à deux niveaux ; 
  • Ventilation mécanique ;
  • Machine à pression positive continue,
  • Thérapie par fluide, intraveineuse ou orale ;
  • Chirurgie permettant de corriger une déformation thoracique.

Prévention de la dépression respiratoire

Reconnaissons qu’il n’est pas possible de prévenir tous les cas d’hypoventilation. C’est le cas par exemple de l’hypoventilation due à une maladie soudaine ou, à un accident

Cependant, d’autres cas peuvent être évités. Les moyens permettant de réduire les chances de développer une dépression respiratoire peuvent être ceux-ci :

  • Ne pas abuser de l’alcool ;
  • Eviter les médicaments sédatifs ou, prendre des précautions supplémentaires lors de leur utilisation ;
  • Surveiller les enfants qui prennent des médicaments prescrits.

Autres formes de respiration anormale

Hormis la dépression respiratoire qui est une forme de respiration anormale, il existe d’autres formes de respiration de la même famille :

La respiration de Cheyne Stokes 

La respiration de Cheyne Stokes est un type de respiration, qui est caractérisé par une augmentation progressive de la respiration puis, une diminution. Un tel schéma est généralement suivi d’une période d’apnée où, la respiration s’arrête momentanément. La respiration de Cheyne Stokes, selon les recherches, peut se produire pendant que vous êtes en éveil. Mais, elle est plus fréquente pendant le sommeil. Elle est souvent due à un accident vasculaire cérébral ou, à une insuffisance cardiaque. 

Respiration de Küssmaul

Encore appelée dyspnée de Küssmaul, elle se caractérise par, une respiration plus profonde et rapide que la normale. La respiration de Küssmaul est souvent causée par, une acidocétose diabétique à un stade élevé. L’acidocétose diabétique est une affection métabolique, qui est causée par un manque d’insuline et, une grande quantité de glucagon dans le sang. Elle est généralement observée chez les personnes qui souffrent d’une insuffisance rénale.

Apnée obstructive du sommeil

Cette maladie vous amène à arrêter de respirer pendant 10 secondes ou plus, pendant le sommeil. Bien que la respiration de tout le monde puisse s’interrompre occasionnellement, les personnes souffrant de l’apnée obstructive du sommeil, peuvent cesser de respirer,  au moins cinq fois par heure. Dans d’autres cas plus graves, ces personnes peuvent arrêter de respirer toutes les minutes. Elle survient généralement chez les personnes qui sont obèses.

Retenons que la dépression respiratoire peut entraîner des complications et peut même être fatale si, elle n’est pas traitée. Il convient alors de consulter un médecin, en cas d’éventuels symptômes. 

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