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Immunodépression : quels risques pour les personnes immunodéprimées ?

L’immunodépression est un état de santé qui favorise l’insertion des agents pathogènes dans l’organisme. De ce fait, une personne immunodéprimée est exposée à de graves virus tels que la covid-19. Quelles sont les causes d’une immunodépression ? Comment se reconnaît une personne immunodéprimée ? Est-il possible de soigner les personnes immunodéprimées ? Vos réponses ici !

Personnes immunodéprimées : définition et explication

Un patient immunodéprimé est un individu dont le système immunitaire est défaillant. En d’autres termes, les défenses naturelles de son corps sont incapables de combattre correctement les bactéries et les virus. Les toxines et les parasites font également partie des éléments infectieux pouvant infiltrer les failles immunitaires.

Les personnes immunodéprimées deviennent vulnérables aux agressions provenant de l’extérieur. Pour mieux comprendre ce déficit, il faut appréhender au préalable le mode de fonctionnement du mécanisme de protection naturelle.

Le système de défense de l’organisme est composé de protéines et de cellules, chargées d’éliminer les menaces extérieures. Chacun de ces éléments protecteurs possède une mission indispensable. Bien que l’exécution des tâches se fasse de manière singulière, il s’agit d’un mouvement d’ensemble. En effet, l’assemblage de toutes les opérations isolées permet de vaincre efficacement les corps étrangers.

À chaque irruption d’agents infectieux, le dispositif immunitaire récupère les informations, puis en fait le traitement. Ensuite, il trouve la solution adéquate pour renforcer l’organisme et préparer une attaque ultérieure. Pour finir, il enregistre la solution défensive dans les gènes, afin que la maladie ne puisse plus réapparaître de nouveau.

Toutes les étapes citées ci-dessus sont valables pour un organisme sain. Ce qui n’est pas le cas pour les personnes immunodéprimées. Ainsi, l’immunodépression représente une défaillance de la réponse anti-agression du corps. Elle peut apparaître chez toutes les personnes qui y sont prédisposées, peu importe leur âge (nourrisson, enfant, adolescent, adulte).

Immunodépression : les causes possibles

L’immunodépression peut provenir de plusieurs causes à savoir :

  • l’héritage génétique ;
  • la prise de médicaments immunodépresseurs ;
  • les facteurs environnementaux et comportementaux ;
  • le VIH sida.

La maladie du VIH/sida entraîne une immunodépression, grâce à la diminution des globules blancs. De ce fait, elle accroît la vulnérabilité du corps face aux agents pathogènes. Les médicaments immunosuppresseurs comme la ciclosporine et les corticoïdes suppriment également l’immunité naturelle de l’organisme.

Pour ce qui est des facteurs environnementaux, ils sont principalement composés de gaz industriels. Les facteurs comportementaux comme le stress ou la dépression abaissent aussi le système immunitaire du sujet.

En plus de ses causes, il y en a d’autres qui sont à l’origine de l’immunodépression. Au nombre de ses facteurs, on retrouve : la malnutrition, les insuffisances cardiaques, et l’obésité. Les insuffisances rénales graves et respiratoires sont aussi à l’origine d’un état immunodépressif. Les différents types de diabète et la chimiothérapie font également partie de la liste des causes possibles.

Immunodépression : les différents types existants

Les formes d’immunodépression varient en fonction des causes. Il en existe deux, à savoir : l’immunodépression primitive et l’immunodépression secondaire.

Immunodépression primitive

Les patients immunodéprimés atteints de cette forme d’immunodépression, sont exposés à 5 dangers différents. Il s’agit :

  • des DIP humoraux, qui représentent le premier danger, à cause de leur haute fréquence. Encore appelés un déficit immunitaire commun variable, ils augmentent considérablement les risques d’infections ;
  • du déficit de la phagocytose, qui met en exergue une défaillance de certaines cellules spécifiques. En effet, elles n’arrivent plus à jouer adéquatement leurs rôles de barrière contre les corps étrangers ;
  • des DIP combinés, qui sont réputés pour être très graves à cause du défaut remarquable sur les cellules de l’immunité. Dépourvues donc de protection, les personnes immunodéprimées souffrent de graves symptômes récidivistes ;
  • des DIP complexes directement liés à des syndromes ou des pathologies congénitales. Le nombre de plaquettes sanguines est diminué, et cela ouvre la voie à des infections virales et/ou bactériennes, de façon récurrente ;
  • de l’immunodépression des protéines du dispositif complémentaire du système immunitaire. La dégradation atteint un groupe de 35 protéines, dont 12 sont chargées d’éliminer les pathogènes.

Néanmoins, il faut souligner que l’immunodépression primitive est exclusivement de source génétique.

Immunodépression secondaire

Cette forme d’immunodépression est issue des origines autres que celle de l’héritage génétique. Le VIH/sida, les médicaments immunodépresseurs, le diabète de type 2, et la leucémie en sont les origines possibles.

  • La malnutrition ou encore la sous-nutrition engendre la dégradation de la défense immunitaire, car les cellules reçoivent très peu de nutriments. De ce fait, elles n’arrivent plus à remplir les fonctions de protection du métabolisme ;
  • Les médicaments servant de traitement contre les cancers ont pour effet secondaire, l’affaiblissement du système immunitaire. Le métabolisme du malade immunodéprimé devient trop sollicité, et s’épuise sur le long terme ;
  • Le VIH/sida est le facteur le plus connu pour créer une immunodépression. Ce virus affaiblit non seulement le système de défense, mais il attire d’innombrables agents pathogènes dans le corps ;
  • ●       La leucémie favorise la production de globules blancs de manière anormale. Cette situation perturbe grandement la bonne marche du système immunitaire. Alors, les virus et bactéries en profitent pour passer les défenses des personnes immunodéprimées ;
  • Le diabète de type 2 a pour répercussion immédiate, la réduction du nombre de cellules protectrices. Ce qui favorise l’agression des agents pathogènes extérieurs.

Personnes immunodéprimées : comment les détecter ?

Avant de passer à la détection des personnes immunodéprimées, il est judicieux d’énumérer les symptômes distinctifs de la maladie. Il s’agit de :

  • la fatigue générale fréquente et intense ;
  • l’hypersensibilité aux bactéries et aux virus ;
  • la lente cicatrisation des plaies.

Cependant, ces signes cliniques ne suffisent pas pour affirmer qu’une personne est immunodéprimée. Il faut des signes complémentaires comme les otites, les mycoses, les infections bénignes pulmonaires, et les diarrhées. Il est important de s’appesantir sur le côté récidiviste des maladies infectieuses ou bactériennes.

Pour écarter tous les doutes possibles, les personnes immunodéprimées présentent :

  • des infections régulières et sévères ;
  • de fréquentes maladies respiratoires à hauteur de 3 à 10 fois par an ;
  • une modification soudaine de la taille et du poids ;
  • des maladies peu communes.

Les antécédents médicaux de la famille du malade sont aussi pris en compte. Quant au changement brutal de la morphologie, il s’opère souvent chez les enfants.

Personnes immunodéprimées : les aggravations à craindre

La première conséquence de l’immunodépression est la recrudescence de toutes les sortes d’infections sévères et persistantes. Les personnes immunodéprimées sont donc permanemment malades. Les risques de cancer sont potentiellement hauts et leur degré de gravité est aussi élevé. Outre ces deux complications, l’aggravation des symptômes de l’immunodépression est aussi une complication notoire.

Il faut notifier qu’une fois les personnes immunodéprimées infectées, leur guérison est lente. Malgré l’administration de soins, le rétablissement peut prendre des semaines voire des mois. Par ailleurs, certains traitements, notamment les vaccins, sont contre-indiqués pour les personnes fragiles. Les femmes enceintes immunodéprimées sont les plus concernées par cette précaution.

En effet, les vaccins vivants atténués sont à éviter pour les personnes à faible système immunitaire. Le BCG et le ROR sont des exemples de vaccins à ne pas administrer aux personnes immunodéprimées. Les piqûres contre la rougeole, la varicelle et la rubéole sont concernées par la contre-indication. Par contre, les vaccins n’ayant pas de virus activés sont adaptés pour ce type de personnes.

Personnes immunodéprimées : les traitements à suivre

En premier lieu, les personnes immunodéprimées doivent avoir recours à des prescriptions médicamenteuses, pour combattre les infections. Les antibiotiques sont requis pour contrer les bactéries. Pour ce qui est des virus et des parasites, un traitement approprié sera fourni par le docteur après consultation. Ces médicaments sont pris par voie orale, dans la majorité des cas.

Les médicaments à prendre tiennent compte des origines de l’affection présente. Une fois diagnostiquées, les thérapeutiques sont prescrites pour attaquer l’agent agresseur. Il en ressort donc que plusieurs possibilités de prescriptions sont à explorer. Il est judicieux d’ajouter l’usage des vitamines (notamment la vitamine D) et des minéraux (surtout le zinc). Ces alternatives servent de remontant pour le métabolisme affaibli.

Cependant, devant les cas d’immunodépression graves, la meilleure solution est une intervention chirurgicale. Au cours de cette opération, le malade va subir une greffe au niveau de la moelle épinière. L’objectif est d’y implanter des cellules souches, afin qu’elles puissent renforcer le système immunitaire.

Cette solution n’est pas sans risque, car il est possible que le corps du patient rejette la greffe. Dans ce cas, de nouveaux dégâts seront causés à l’organisme. Pour maximiser les chances de réussite, il est préférable que la greffe soit effectuée par les membres de la même famille. Les liens de parenté directs sont les plus judicieux, pour la réalisation de la greffe (frères et sœurs).

En dernier recours, les personnes immunodéprimées peuvent pratiquer la thérapie génique. Il s’agit d’un procédé qui permet de corriger le gène défaillant, grâce à une intervention à l’intérieur des cellules du malade. Cette pratique médicale n’est pas encore officielle, car elle est toujours en phase de test clinique. Pour cette raison, l’emploi de cette méthode n’est pas immédiat. 

Covid-19 et les personnes immunodéprimées

Le Sars-cov-2 est un virus qui s’introduit aisément dans le corps des personnes immunodéprimées. Ces dernières sont donc des cibles à risque en matière de coronavirus. Le taux de contamination est de plus de 90% pour ces personnes à risque. Ce qui est nettement supérieur au taux de contamination des personnes saines.

Le risque s’étend jusqu’aux personnes immunodéprimées ayant reçu le vaccin covid, car il est de type virus vivant atténué. Une incompatibilité est donc évidente entre les personnes immunodéprimées et les vaccins covid-19. Il faut donc un traitement spécifique et surtout le respect strict des gestes-barrières. Il est essentiel que le port de cache-nez en public soit scrupuleusement suivi. Néanmoins, en cas de contamination, appelez immédiatement le 911.

Les personnes immunodéprimées, peu importe leur âge, sont très fragiles. Elles méritent donc une attention particulière. Étant une maladie et un facteur favorisant les infections, cet état déficitaire ne se guérit pas. Il est donc préférable que les personnes immunodéprimées prennent des vitamines et d’autres remèdes, pour garder un niveau immunitaire acceptable.

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