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Infection urinaire femme : causes, symptômes et traitements !

Les infections urinaires notamment sont assez courantes. Elles sont de différents types et affectent aussi bien les femmes que les hommes. Ici, le focus est fait sur l’infection urinaire chez les femmes. Quels sont les causes, les symptômes et les traitements d’une infection urinaire chez la femme ?

Infection urinaire chez la femme : de quoi s’agit-il ?

L’infection urinaire est une maladie qui attaque l’appareil urinaire. Le système urinaire joue un rôle principal qui est celui de faire évacuer l’urine formée. En réalité, c’est tout un processus qui est mis en jeu. L’urée est excrétée par les reins. À leur tour, ces derniers fabriquent l’urine.

L’urine est ensuite vers la vessie à travers l’uretère puis rejetée à l’extérieur de l’organisme. Ceci, se déroule grâce à l’action de la miction de l’urètre s’abouchant au méat urinaire. Vous l’avez compris. L’appareil urinaire est notamment constitué des uretères, de la vessie, de l’urine et des reins.

Les reins

Il y a deux reins dans le corps humain. Ils ont la forme d’un haricot et sont de couleurs bordeaux. Ces organes ont deux principales fonctions. La première est sécrétoire et elle consiste en la filtration du sang au niveau des glomérules. La seconde est une fonction excrétoire à partir du pyelon, origine de l’uretère. Chaque rein comporte des glandes surrénales qui sécrètent des hormones capables de modifier la quantité des urines.

Les uretères

Les uretères sont le prolongement des reins. Ils se présentent comme des tubes avec une extrémité supérieure en forme d’entonnoir. Les uretères collectent l’urine au niveau du bassinet.

La vessie

La vessie a la forme d’une poche avec des parois faites de muscles lisses et de tissu épithélial. Elle recueille l’urine issue des uretères.

L’urine

L’urine est une composition de 95 % d’eau, de 2 % de sels minéraux et de 3 % de matières organiques. Sa couleur est due à la présence de deux pigments : l’urochrome et l’urobiline.

Aussi, notez que la structure de l’appareil urinaire diffère entre l’homme et la femme. Chez la femme, le tractus urinaire est assez court. Il se trouve dans une zone où les bactéries de la flore intestinale sont très présentes.

Certaines de ces bactéries remontent vers la vessie par le biais de l’urètre. Par conséquent, on constate une plus grande fréquence d’infections urinaires chez les femmes. En réalité, une femme sur deux en souffre. Lorsque l’appareil urinaire est infecté, il ne parvient plus à assurer au mieux ses diverses fonctions.

Types d’infections urinaires

Il y a différentes sortes d’infection urinaire. Plus spécifiquement, on en distingue trois types caractérisés par leur localisation.

La cystite

La cystite est la forme d’infection la plus courante, notamment chez la femme. Elle est souvent considérée comme l’infection urinaire propre à la femme. On distingue cinq types de cystite. La cystite aiguë fait référence à une infection urinaire qui se limite à la partie basse de l’appareil urinaire. Elle ne remonte pas aux reins. Le germe responsable de cette infection est l’Escherichia coli.

La cystite compliquée est la forme de l’infection qui survient chez les femmes de plus de 65 ans et chez celles qui sont enceintes. La cystite interstitielle est une infection assez rare qui ne touche que les femmes. La cystite récidivante survient plus de 3 fois l’année.

Elle est qualifiée de récidivante en raison de la fréquence de survenance. La cystite post-coïtale est une infection qui se manifeste le plus souvent après un rapport sexuel.

La pyélonéphrite

La pyélonéphrite est une forme de cystite plus grave. Elle survient lorsque la cystite n’est pas soignée ou lorsqu’elle est mal soignée. Plus concrètement, la pyélonéphrite est une association de pyélite et de néphrite. Ce sont deux affections bactériennes qui surviennent au niveau du rein. La pyélonéphrite est souvent diagnostiquée chez les femmes âgées de 15 à 65 ans.

On distingue deux formes de pyélonéphrite. Celle aiguë qui comme survient suite à une cystite et celle chronique.

L’urétrite infectieuse

L’urétrite est une inflammation et une infection de l’urètre. Ce canal relie la vessie au méa urinaire. Elle touche la paroi de l’urètre et parfois les glandes périurétrales. Les agents infectieux les plus mis en cause sont la chlamydia et le gonocoque. Alors, on distingue l’urétrite gonococcique, l’urétrite non gonococcique et l’urétrite aiguë.

Les causes des infections urinaires chez la femme

Les causes des infections urinaires varient selon le type d’infection mis en cause.

Les causes de la cystite


Chez la femme, de nombreux facteurs peuvent être à l’origine d’une cystite. On peut évoquer la petite longueur de l’urètre qui facilite l’introduction anormale des micro-organismes par le biais de l’urètre jusqu’à la vessie. Il y a également l’utilisation de spermicides pendant des rapports sexuels. Aussi, la présence du prolapsus génital et urinaire empêche la vessie de se vider complètement. Par conséquent, la femme est prédisposée à l’infection urinaire.

La cystite peut être aussi causée suite à une incontinence urinaire et à un déficit en production d’œstrogènes après la ménopause. Par ailleurs, soulignons que la grossesse en est aussi une cause. Cela est dû à la compression de la vessie par l’utérus conduisant à une stase urinaire et à une mauvaise évacuation de la vessie.

Par ailleurs, le manque d’hydratation, la pratique d’une hygiène trop intense, les malformations urinaires, le diabète, les maladies neurologiques et d’autres choses peuvent favoriser l’infection urinaire chez la femme.

La cause de la pyélonéphrite

Ici également, différentes causes peuvent être énumérées. Une infection par voie ascendante correspond à l’aggravation d’une autre infection telle que la cystite. Il y a également la présence d’une stase urinaire favorisant le développement d’une infection touchant le rein.

 Il s’agit de la conséquence d’une obstruction des voies urinaires. La pyélonéphrite peut également être causée par des anomalies anatomiques. Celles-ci induisent un reflux urinaire dans le bassinet ainsi que le développement d’une infection.

La cause de l’urétrite

L’urétrite est généralement une infection sexuellement transmissible. Les agents pathogènes sont transmis suite à un contact avec le pénis, le vagin, la bouche ou encore l’anus d’une personne déjà infectée.

Les infections urinaires : quels symptômes ?

Comme les causes, les symptômes d’une infection urinaire chez la femme dépendent souvent du type d’infection relevé.

Les symptômes de la cystite

Il y a de nombreux symptômes de la cystite chez une femme. On constate des urines troubles avec une odeur inhabituelle parfois suivie de quelques traces de sang. En présence d’une cystite, la femme a aussi du mal à faire évacuer toute l’urine en même temps.

Le symptôme de la pyélonéphrite

Les symptômes de la pyélonéphrite apparaissent généralement de manière brutale, le plus souvent suite à une cystite. On note des douleurs au niveau de la région lombaire ou abdominale. Ces douleurs se manifestent plus d’un seul côté et peuvent se propager vers les côtes ou le pubis.

La pyélonéphrite se manifeste aussi par des troubles digestifs tels que des vomissements, des nausées, le ballonnement, la diarrhée et autres.

Le symptôme avant-coureur est la montée de la température. En effet, en présence d’une telle infection urinaire, on observe une fièvre de plus de 38,5 °C. S’il s’agit d’une femme âgée, on note aussi l’altération brutale de son état général notamment de ses fonctions mentales.

Toutefois, l’infection urinaire ne peut pas être confirmée sans avoir fait une pléthore d’examens sous la demande d’un médecin. Les examens sont entre autres :

  • la bandelette urinaire ;
  • l’ECBU ;
  • le bilan sanguin ;
  • l’échographie abdomino-pelvien ;
  • l’uroscanner.

Selon les cas et les symptômes, d’autres analyses peuvent également être requises.

Symptôme de l’urétrite

Chez la femme, l’urétrite se manifeste par une envie d’uriner associée à des douleurs et à la miction fréquente. Aussi, on peut parler d’une inflammation ou d’une démangeaison au niveau de la vulve et du vagin, d’une sensation de pesanteur au niveau du bas ventre ou de pertes vaginales peu communes. L’urétrite peut également se manifester par des sensations douloureuses au cours des rapports sexuels.

Toutefois, c’est après un diagnostic reposant sur un interrogatoire avec le médecin et ultérieurement à un examen clinique et à des analyses d’urines que l’infection peut être confirmée. Les examens biologiques comprennent un examen direct pour vérifier la présence de Neisseria Gonorrhoeae et du Trichoma vaginalis, une PCR pour rechercher une Chlamydia trachomatis, etc.

Les traitements des infections urinaires

L’avancée de la médecine a permis de trouver des traitements efficaces contre les infections urinaires chez la femme.

Traitements de la cystite

En cas de cystite, il y a un bon nombre d’antibiotiques pouvant être prescrits. Lorsqu’il s’agit d’une cystite sans signe de gravité, il est recommandé de prendre la fosfomycine et le pivmécillinam. Le premier est administré en une dose unique et est toléré chez la femme adolescente qui a atteint l’âge de la puberté. Le second est prescrit sur une durée de 5 jours.

Il faut souligner qu’une femme ne répond pas toujours favorablement aux antibiotiques. Dans ces cas, on prescrit la nitrofurantoïne. Le traitement se fait sur une durée de 5 à 7 jours. Notez que la nitrofurantoïne a des effets négatifs. Elle ne doit être utilisée que sur prescription et en traitement curatif. D’autres antibiotiques peuvent aussi être utilisés. Par exemple, il s’agit du triméthoprime, du céfixime, etc. Évidemment, pour suivre un traitement, il doit être validé par un médecin.


Par ailleurs, il faut noter qu’il existe des traitements naturels contre la cystite. On peut opter pour du jus de cranberry en raison de ses vertus antibactériennes. Il est recommandé de prendre du jus sous forme de gélules dosées à 90 mg 2 à 4 fois par jour pendant 3 semaines.

L’apport hydrique d’une tisane permet de nettoyer les voies urinaires excrétrices. Les tisanes servent aussi à empêcher la fixation des bactéries pathogènes. Les plantes comme la canneberge, la myrtille, la bruyère, la queue de cerise sont conseillées.

Vous pouvez également opter pour d’autres traitements naturels. Par exemple, vous avez les massages aux huiles essentielles, l’utilisation des points d’acupression, le traitement par homéopathie et autres. Rassurez-vous, ces remèdes sont recommandés par des experts.

Traitement de la pyélonéphrite

Lorsqu’il s’agit d’une pyélonéphrite sans signe de gravité, la céphalosporine de 3génération par voie parentérale est recommandée. Si vous avez des allergies, l’aminoside (gentamicine ou tobramycine) ou l’aztréonam sont prescrits.

S’il s’agit d’une pyélonéphrite avec des signes de gravité, le traitement diffère. Il faudra adopter l’association d’une C3G parentérale (cfetriaxoen ou céfotaxim IV) et d’un aminoside IV (amikacine, gentamicine ou tobramycine) en 1re intention.

Traitement urétrite

Pour le traitement de l’urétrite, il est recommandé de débuter par un traitement antibiotique initial. Il s’agit d’une injection intramusculaire unique de Cfetriaxone 500 mg contre le gonocoque et d’un traitement par voie orale d’azithromycine 1 fois/jour ou de doxycycline 200 mg/jour contre la chlamydia. Aussi, il est impératif de pratiquer des rapports sexuels protégés et d’informer son partenaire.

Quelques conseils préventifs

Prévenir vaut mieux que guérir. Afin d’éviter les infections urinaires, il est recommandé de prendre certaines précautions. Ainsi, buvez de l’eau en quantité suffisante. Il est recommandé de consommer environ 1,5 à 2 litres d’eau par jour pour rendre les urines moins concentrées. Ne retenez pas l’urine dès que le besoin se fait sentir. Essayez d’uriner après chaque rapport sexuel. Cela permet d’éliminer des microbes. Par ailleurs, limitez le nombre de vos partenaires sexuels. Si vous êtes en couple, soignez-vous ensemble.

Aussi, mettez un accent particulier sur la qualité de vos sous-vêtements. Évitez les dessous trop serrés ou ceux qui sont synthétiques. Il faut noter que ces derniers favorisent la transpiration et la prolifération des bactéries. Choisissez plutôt des sous-vêtements en coton.

Par ailleurs, prenez l’habitude d’adopter une bonne hygiène intime. De préférence, faites votre toilette intime avec uniquement de l’eau et pas de produit d’hygiène ni de bains moussants. De plus, limitez vos toilettes intimes à une fois par jour. Après avoir uriné ou des selles, nettoyez-vous de l’avant vers l’arrière. C’est-à-dire du vagin vers l’anus. Évitez le sens inverse.

Lors de vos règles, l’hygiène doit être de mise. Changez fréquemment vos tampons ou protections externes. Adoptez également une alimentation équilibrée. Mangez suffisamment de légumes verts, de fibres et de fruits.

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