Global Statistics

All countries
648,352,481
Confirmed
Updated on December 2, 2022 12:06 am
All countries
624,654,245
Recovered
Updated on December 2, 2022 12:06 am
All countries
6,641,825
Deaths
Updated on December 2, 2022 12:06 am

Insuffisance artérielle vertébro-basilaire : causes, symptômes et traitements

L’insuffisance vertébro-basilaire entraîne une perturbation de la nutrition et du fonctionnement du cerveau. Ce qui conduit à des changements morphologiques irréversibles dans la substance cérébrale. Les personnes atteintes d’insuffisance vertébro-basilaire sont le plus souvent sujettes à des accidents vasculaires cérébraux et à des troubles transitoires de la circulation cérébrale. Quels sont les causes et les symptômes associés à une insuffisance artérielle vertébro-basilaire ? Comment traiter ce trouble ?

Qu’est-ce que c’est qu’une insuffisance artérielle vertébro-basilaire ?

L’insuffisance vertébro-basilaire est une affection de détresse vasculaire. Elle est causée par une réduction du flux sanguin dans la région cérébrale fournie par l’artère vertébrale et l’artère basilaire. Cela peut s’accompagner soit d’une réduction chronique de l’apport sanguin dans cette zone, soit d’une ischémie, engendrant une maladie beaucoup plus grave.

Par ailleurs, il faut distinguer l’insuffisance artérielle vertébro-basilaire chronique d’une insuffisance artérielle vertébro-basilaire aigüe. Dans le cas d’une insuffisance chronique, les artères vertébrale et basilaire ainsi que les vaisseaux périphériques sont détériorés ou sclérosés. La perfusion dans la zone cérébrale est également déficiente. Cependant, il n’y a pas d’obstacle réel à la circulation sanguine.

Les individus atteints de la forme aiguë de la pathologie présentent quant à eux, une obstruction réelle des deux artères, généralement terminale.  Cette dernière génère une ischémie et une mort des cellules cérébrales. Pour cela, certains patients atteints d’insuffisance artérielle vertébro-basilaire présentent des troubles du développement cognitif ou décèdent, des suites d’un accident vasculaire cérébral. Les lésions sténosantes, à l’origine d’insuffisance artérielle vertébro-basilaire, ne sont pas rares. 

Dans une étude angiographique de 4748 patients ayant subi un AVC ischémique, un certain degré d’insuffisance des artères vertébrale et basilaire a été observé, dans 18 % des cas. La maladie vertébro-basilaire est par ailleurs, deux fois plus fréquente chez les hommes que chez les femmes, et survient généralement chez les personnes âgées. Cependant, il existe un risque accru d’apparition précoce chez les personnes présentant des facteurs de risque liés à l’athérosclérose, notamment les diabétiques et les hypertendus.

Quelles sont les causes d’une Insuffisance artérielle vertébro-basilaire ?

Plusieurs raisons peuvent conduire au développement d’une insuffisance vertébro-basilaire :

  • Une prédisposition génétique à la pathologie ;
  • Un traumatisme à la colonne cervicale ;
  • Des processus inflammatoires dans les parois des vaisseaux sanguins ;
  • L’athérosclérose ;
  • Le diabète sucré ;
  • Une hypertension artérielle constante ;
  • Infraction de la perméabilité des artères ;
  • Dissection des artères vertébro-basilaires ;
  • Thrombose des artères basilaires ou vertébrales ;
  • Une compression de l’artère vertébrale ou basilaire ;
  • L’hernie.

En outre, certains facteurs peuvent provoquer l’apparition d’une insuffisance artérielle vertébro-basilaire ou aggraver la condition chez le patient. Ceux-ci incluent : un excès de poids, un mode de vie sédentaire, la malnutrition, la toxicomanie, et une élévation du taux de cholestérol dans le sang.

Quels sont les symptômes associés à une Insuffisance artérielle vertébro-basilaire

Les symptômes apparaissent en fonction du stade d’évolution de la maladie.

Symptômes au stade primaire de la maladie

Généralement au stade primaire, le sujet atteint d’une insuffisance artérielle vertébro-basilaire ne perçoit que des symptômes mineurs tels qu’un inconfort dans le cou. Ces symptômes, bien que non alarmants, indiquent déjà un manque d’irrigation de la région sous-hyoïdienne. Ce n’est que dans les moments d’attaques, que le patient éprouve des vertiges sévères ainsi qu’une douleur pressante à l’arrière de la tête.

Symptômes associés à une insuffisance artérielle vertébro-basilaire chronique

Avec un syndrome plus prononcé, les symptômes suivants peuvent être ajoutés :

  • Un engourdissement des membres (thoraciques comme pelviens) ;
  • Une perte de conscience ;
  • Une désorientation dans l’espace et le temps ;
  • Des bouffées de chaleur ;
  • Une perturbation du système musculo-squelettique ;
  • Des hallucinations ;
  • Une détérioration de la parole et de l’ouïe ;
  • Une paralysie du visage et du cou.

La maladie vertébro-basilaire progresse, si le patient ne reçoit pas de traitement en temps opportun. La forme chronique a des signes plus prononcés, qui s’intensifient avec le temps.

Symptômes associés à une insuffisance artérielle vertébro-basilaire aigüe

Aux derniers stades de la maladie, les signes suivants peuvent être notables :

  • Un changement d’humeur déraisonnable ;
  • Des nausées ;
  • Un bourdonnement dans l’oreille
  • Une faiblesse générale du corps ;
  • Des troubles de la mémoire ;
  • Une tachycardie ;
  • L’augmentation de la transpiration ;
  • Des maux de gorge.

A noter que la symptomatologie du trouble est variable d’un individu à un autre. Certains patients peuvent présenter des anomalies vestibulaires parfois posturales, voire cochléaires, mais également des troubles de la vigilance et du sommeil. D’autres patients peuvent avoir des manifestations sensitives et motrices souvent extrêmes.

Insuffisance artérielle vertébro-basilaire : quelles complications chez le patient ?

Le syndrome d’insuffisance vertébro-basilaire nécessite l’attention particulière d’un spécialiste. Le fait est que la maladie peut ne pas se manifester pendant une longue période, puis se faire sentir brusquement, par l’apparition d’une condition pré-AVC.  Les personnes atteintes du trouble peuvent aussi présenter des risques d’infarctus, de thrombose et d’hypertension artérielle.

Comment se fait le diagnostic d’une insuffisance artérielle vertébro-basilaire ?

Pour le diagnostic différentiel, les paramètres suivants sont les plus importants : la nature et la durée des symptômes ainsi que les facteurs provoquant leur apparition. Pour clarifier la nature des symptômes, le patient est invité à faire une anamnèse, au cours de laquelle, il décrit à quoi ressemblent les symptômes ressentis. Par exemple, une paresthésie du visage et du cou, peut indiquer une rupture de l’un ou l’autre des artères.

Le symptôme le plus difficile à diagnostiquer lors d’une Insuffisance artérielle vertébro-basilaire est le vertige. Il est très important, pour le bon diagnostic, d’identifier les troubles qui sous-tendent l’apparition d’une crise de vertige. Des vertiges aigus et la perte auditive d’une oreille suggèrent un infarctus. Des crises de vertige accompagnées d’une surdité subaiguë d’une oreille, sont souvent la manifestation d’une tumeur de l’angle ponto-cérébelleux. 

S’il est indiqué qu’avant des crises récurrentes de vertiges, le patient a un bruit croissant dans l’oreille ou une sensation de congestion, une recherche diagnostique plus poussée doit être faite. Elle est effectuée par un neurologue ou un cardiologue. Le professionnel de santé effectuera des examens et tests tels que :

  • Le bilan sanguin ;
  • Une Angiographie ;
  • Une radiographie de la colonne vertébrale ;
  • La rhéoencéphalographie ;
  • L’imagerie par résonnance magnétique (IRM)
  • La thermographie infrarouge ;
  • Des tests neuropsychologiques.

Le médecin peut également décider d’écouter les murmures artériels pour poser son diagnostic. Dans ce cas précis, le patient est mis sous hyperventilation en position allongée.

Insuffisance vertébro-basilaire : quels sont les traitements ?

Le traitement de l’insuffisance vertébro-basilaire vise à prévenir sa progression, à améliorer l’apport sanguin au cerveau. Il permet également de corriger les syndromes ainsi que les symptômes individuels associés au trouble. Le traitement peut inclure des mesures diététiques, une thérapie médicamenteuse ou dans les cas extrêmes, une correction chirurgicale.

Les mesures diététiques

Les mesures diététiques les plus efficaces dans le traitement de l’insuffisance vertébro-basilaire comprennent l’exclusion et la correction des principaux facteurs de risque de développement du trouble, notamment :

  • Le tabagisme ;
  • L’hyperlipidémie ;
  • L’hypertension ;
  • Le diabète sucré ;
  • L’obésité ;
  • Les maladies cardiaques ;
  • Le surmenage psycho-émotionnel ;
  • L’abus d’alcool.

Une grande place dans la prévention de la progression de l’insuffisance vertébro-basilaire est occupée par des mesures récréatives telles que : la climatothérapie et la balnéothérapie. Une activité physique modérée (exercices thérapeutiques, marche, natation) et une régulation du stress mental sont nécessaires.

Le régime alimentaire ne doit pas être trop invasif pour le patient. C’est pourquoi, il est impératif pour lui de ne pas se suralimenter, limiter la consommation de graisses animales, de glucides facilement digestibles et d’aliments riches en cholestérol. Aussi doit-il réduire son apport calorique, et introduire des légumes, des fruits frais, des produits à base de farine grossière et des produits à base de poisson dans l’alimentation.

Thérapie médicamenteuse

La thérapie médicamenteuse de l’insuffisance vertébro-basilaire n’est efficace que dans le cadre d’une détection précoce de la maladie. Les méthodes de traitement médicamenteux de l’insuffisance vertébro-basilaire comprennent :

  • La prise de médicaments anti hypertensifs et d’anticoagulants ;
  • L’utilisation de médicaments hypolipidémiants ;
  • L’amélioration de l’apport sanguin au cerveau à l’aide de médicaments anti thrombotiques ;
  • La thérapie de neuroprotection.

L’un des médicaments neuroprotecteurs les plus prometteurs du point de vue de la médecine factuelle est la citicoline. C’est un composé endogène naturel, également connu sous le nom de cytidine-5′-diphosphocholine. Lorsqu’elle est prise par voie orale, la citicoline est rapidement absorbée et hydrolysée en choline et en cytidine, dans la paroi intestinale et le foie. Ces substances pénètrent dans la circulation systémique, traversent la barrière hémato-encéphalique et se reconnectent, pour former une citicoline dans le système nerveux central.

Grace à son action restauratrice sur l’activité de la membrane cellulaire, la citicoline permet une diminution de l’activité du cerveau. En outre, elle affecte la formation d’acides gras libres, la synthèse de l’acétylcholine, et permet une augmentation de la teneur en noradrénaline et en dopamine dans le tissu nerveux. La citicoline est également capable d’inhiber l’apoptose (mort cellulaire) induite par le glutamate et d’améliorer les mécanismes de neuroplasticité.

Dans le contexte du traitement à long terme par la citicoline, il y a un ralentissement de la progression des troubles cognitifs, et une meilleure récupération fonctionnelle du système vertébro-basilaire.

La correction chirurgicale

La correction chirurgicale est indiquée en cas d’échec des mesures diététiques et du traitement médicamenteux. Il est à noter que la chirurgie de l’artère vertébrale est une chirurgie difficile et minutieuse. Elle offre cependant d’énormes chances de réussite aux patients qui s’y adonnent.  

Réadaptation et mode de vie après le traitement

Pendant la période de rééducation et après le traitement, une personne souffrant d’insuffisance vertébro-basilaire ne peut continuer à avoir de mauvaises habitudes ou un régime inadapté. Le patient doit prendre certaines mesures pour contrôler son état de santé, et prévenir la détérioration du trouble. Cela implique :

  • Une surveillance régulière de la pression artérielle ;
  • Un régime alimentaire avec l’utilisation d’une quantité minimale de sel ;
  • L’abandon des boissons alcoolisées et des cigarettes ;
  • La mise en place d’une physiothérapie.

En appliquant ces mesures, il y de fortes chances que la maladie recule, et que les symptômes cessent complètement de déranger le patient. Aussi, dans les premiers stades, il est très recommandé au patient de suivre une physiothérapie, afin d’améliorer sa mobilité.

Vous aimerez aussi :

Related Articles