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Interprétation du taux des monocytes

Les monocytes sont constitués de grands globules blancs. En principe, ils sont destinés à détruire les virus et les bactéries. La monocytose désigne un taux élevé de monocytes, et la monocytopénie un taux faible ou bas. On les détermine à l’issue d’un examen hématologique complet, dit « numération formule sanguine », ou NFS. Comment interpréter un taux élevé, bas, ou normal de monocytes ? Le point sur le sujet.

Qu’est-ce qu’un monocyte ?

Les monocytes font parties des trois types de globules blancs présents dans le sang. Tout comme les immoglobines, ils ont pour mission de lutter contre les infections. Ces leucocytes permettent aussi d’éliminer les cellules vieillissantes.

Représentant près de 10% des globules blancs, les monocytes se distinguent par leur grande taille. En moyenne, elles mesurent entre 20 à 35 microns.

Lorsque les virus ou autre agent infectieux agressent l’organisme, ils sont libérés en urgence dans le sang. En d’autres termes, ils sont chargés de réguler l’immunité du corps contre la présente d’un élément étranger. En règle générale, un monocyte a une durée de vie d’environ 3 jours. Il est créé dans la moelle osseuse, puis circule dans le sang.

La valeur normale du taux de monocytes

Selon les normes internationales, le taux de monocytes est considéré comme étant normal lorsqu’il est compris entre 0,20 et 0,75 giga par litre. Ce nombre représente entre 2 à 10 % de la quantité totale de globules blancs circulant dans le sang. Chez un adulte, ce taux équivaut à la présence de 200 à 750 unités de monocytes par millilitre de sang. Cependant, il faut noter que les normes retenues peuvent varier selon les techniques et mesures utilisées par le laboratoire afin de déterminer ce taux.

Comment interpréter un taux élevé de monocytes ?

Un taux élevé de monocytes indique que le corps combat une infection. Cette situation peut également survenir dans le cadre d’un processus cancéreux ou inflammatoire. Plus de 750 à 1 000 unités de monocytes sont ainsi présentes par millilitre cube de sang.

On parle plutôt d’hypermonocytose réactionnelle lorsque le taux de monocytes est anormalement élevé. Ce qui représente 1 500 monocytes détectés par mm3 de sang, soit plus de 12 %.

Cette hausse du taux de monocytes est notamment due :

  • aux infections virales, telles que la mononucléose infectieuse, les oreillons, la rougeole… ;
  • aux infections parasitaires, comme le paludisme ;
  • aux maladies inflammatoires chroniques, comme la sarcoïdose ;
  • à une maladie respiratoire chronique causée par un type de bactérie, comme la tuberculose ;
  • à une maladie cancéreuse dans laquelle les monocytes de la moelle osseuse commencent à se développer de manière incontrôlable…

Par ailleurs, d’autres études cliniques avancent qu’un taux de monocytes plus élevé est lié à une maladie cardiovasculaire. Plus tôt l’augmentation des monocytes sera détectée, la santé cardiaque pourra vite s’améliorer.

Que signifie un taux faible de monocytes ?

Il est d’emblée nécessaire de noter qu’un taux de monocyte bas ne signifie pas qu’une personne présente des troubles de santé. Et même si le sang comporte moins des 200 unités par millilitre, il est difficile de considérer qu’un taux de monocytes sanguin est trop bas. En effet, il n’existe pas de taux minimal précis pour délimiter cette catégorie de globules blancs. La raison est qu’ils sont produits à la demande, en réponse aux agressions des virus ou des bactéries que l’organisme subit. Autrement dit, une personne en bonne santé présente un taux de monocytes sanguin faible, ce qui est normal.

La monocytopénie résulte le plus souvent :

  • d’un appauvrissement de la moelle osseuse en cellules productrices de globules rouges et blancs, induit par la chimiothérapie ;
  • de mutation des cellules hématopoïétiques (relatives au foie, à la rate, à la moelle osseuse) ;
  • de troubles comme la leucémie ou le lymphome de Hodgkin ;
  • des infections par le VIH, le virus Epstein-Barr, ou la tuberculose miliaire ;
  • de l’activité des anticorps ou immunoglobulines (IGG) ;
  • d’une ablation gastrique ou intestinale…

Il faut savoir qu’un faible taux des monocytes qui circulent dans le sang ne produit pas de symptômes sur les patients. Ce qui signifie que la présence de symptômes est associée uniquement à une affection, pouvant inclure notamment la fatigue et la fièvre.

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