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IVG médicamenteuse : déroulement et précautions

L’IVG médicamenteuse est un moyen qui consiste à mettre fin à une grossesse par la prise de certains médicaments. En effet, toutes les femmes y compris les filles mineures peuvent avoir recours à cette méthode d’interruption en cas de grossesse non prévue. Ces dernières peuvent opter pour une IVG médicamenteuse, sans avoir l’autorisation de leur père ou mère. Il faut savoir que cette intervention est réalisable à la maison ou dans un hôpital. Par ailleurs, la femme enceinte doit avoir une information détaillée sur la pratique de cette IVG. Que savoir sur l’IVG médicamenteuse ? Quel est son délai et son déroulement ? Quelle est son efficacité et quelles sont les précautions à prendre avant et après sa réalisation ?

Qu’est-ce que l’IVG médicamenteuse et dans quel délai est-elle réalisable ?

L’IVG médicamenteuse est l’une des options permettant de mettre un terme volontairement à une grossesse. Elle est réalisable grâce à la prise de certains médicaments. Elle est souvent réalisée dans :

  • Un hôpital ;
  • Une clinique privée ;
  • Un centre de planification ;
  • Un cabinet médical.

La mifépristone et le misoprostol sont les deux médicaments les plus couramment utilisés, dans le cadre d’une IVG médicamenteuse.

L’IVG médicamenteusequi fait partie des moyens d’interruption d’une grossesse est réalisable jusqu’à 5 semaines de grossesse. Ce qui équivaut à 7 semaines d’aménorrhées (absence de menstruations). En outre, il faut également savoir que cette interruption peut être décalée de deux semaines, ce qui équivaut à sept semaines de grossesse. Toutefois, cela est valable uniquement lorsque la procédure est effectuée dans les centres hospitaliers.

Le déroulement de l’IVG médicamenteuse

Lorsqu’une femme souhaite mettre fin à sa grossesse, il lui est conseillé de faire recours à un médecin ou à une sage-femme. En effet, ces professionnels de santé sont les plus aptes à lui proposer les différentes méthodes d’avortements existantes. Parmi celles-ci, il y a l’IVG médicamenteuse qui est souvent pratiquée à la maison ou dans un hôpital. Une fois que l’intéressée s’est mise à jour par rapport aux différentes informations concernant ce type d’interruption volontaire, elle doit remplir une fiche de consentement. Il est important de savoir que l’IVG médicamenteuse est réalisable grâce à la mifépristone et au misoprostol.

La mifépristone

Ce type de médicament est pris par voie orale et son effet consiste à mettre une barrière à l’action de la progestérone. En effet, cette dernière est une hormone nécessaire au maintien d’une grossesse. En outre, la mifépristone contribue également aux contractions de l’utérus et à l’ouverture du col de l’utérus ; ce qui interrompt la grossesse.

Suite à la prise de ce médicament, des saignements suivis d’une importante fatigue peuvent survenir pendant quelques jours. En dépit de cela, il est possible de poursuivre ses activités quotidiennes. Cependant, il faut savoir que la présence des saignements n’est pas synonyme de l’arrêt de la grossesse. Ainsi, il est recommandé la prise d’une seconde dose du médicament, 48 h après la première prise.

Le misoprostol

Ce type de médicament est également pris par voie orale. En effet, il entraîne les contractions de l’utérus et l’expulsion de l’œuf. Ces contractions sont d’une forte intensité ainsi, il est conseillé la prise d’un antalgique comme l’ibuprofène, le paracétamol ou la codéine pour soulager la douleur. Généralement, l’expulsion de l’œuf se traduit par la présence des saignements (entre 3 et 4 h après la prise du misoprostol). De plus, la patiente peut être confrontée à :

  • Des nausées ;
  • Des vomissements ;
  • Des diarrhées ;
  • Des maux de tête ;
  • La fièvre.

Si la patiente est toujours confrontée à la fièvre suite à la prise de l’ibuprofène, il est conseillé de consulter le médecin traitant.

Certaines réactions allergiques peuvent se présenter conséquemment à la prise des médicaments de l’IVG. En effet, il y a la démangeaison, un gonflement du cou, des mains et des rougeurs. Le traitement de ces allergies nécessite la prise d’un antihistaminique et des soins médicaux.

Autres informations

L’IVG médicamenteuse se fait depuis chez soi, dans un environnement familier. Cela permet alors à l’intéressée d’être accompagnée par ses proches, lors de ce moment pénible. Dans ce cas, le médecin ou la sage-femme va remettre à la femme ou à ses proches un document portant des consignes sur les conduites à tenir. Le numéro à appeler en cas de présence d’effets secondaires est également mentionné dans ce document. Deux semaines après l’IVG médicamenteuse, une consultation de contrôle est conseillée à la patiente, afin de s’assurer de l’arrêt définitif de la grossesse.  

En outre, les femmes mineures voulant interrompre volontairement une grossesse par IVG médicamenteuse n’ont pas besoin d’une autorisation parentale. La seule condition qu’elles doivent respecter est de se faire accompagner par une personne adulte ou un proche lors de l’intervention. De plus, ce type d’interruption volontaire d’une grossesse est gratuit pour les mineures. Dans d’autres cas, l’assurance médicale de leur parent peut prendre en charge toutes les dépenses. Pour finir, une consultation psychosociale est conseillée à ces femmes mineures. Ceci, afin de leur permettre de bénéficier d’un soutien psychologique.

De nombreuses complications comme l’infection ou l’hémorragie peuvent survenir suite à la prise de la mifépristone et du misoprostol. En effet, l’hémorragie est la plus courante lors de l’IVG médicamenteuse. Sa prise en charge nécessite une aspiration instrumentale en urgence.

Il est important de savoir que les femmes allergiques aux médicaments indiqués ci-dessus ne peuvent pas recourir à l’IVG médicamenteuse. De même, celles qui souffrent d’une anémie profonde, d’une insuffisance surrénale chronique et d’un asthme ne peuvent pas opter pour une IVG médicamenteuse.

L’efficacité de l’IVG médicamenteuse

Il faut savoir que l’IVG médicamenteuse est un moyen d’interruption volontaire d’une grossesse efficace à 95 %. En effet, il est important de réaliser une consultation de contrôle suite à l’IVG, afin de voir si vraiment la grossesse a été interrompue. En cas d’échec de l’IVG médicamenteuse, il est conseillé de faire recours à la technique chirurgicale par aspiration, pour interrompre définitivement la grossesse en cours.

Les mesures à prendre avant une IVG médicamenteuse

Certaines mesures sont importantes à prendre avant la pratique d’une IVG médicamenteuse. De ce fait, deux consultations médicales sont recommandées par les professionnels de santé. Ces consultations sont souvent en présentiel, mais il peut arriver que cela se passe en ligne. Ce dernier cas est possible, lorsque le médecin ou la sage-femme délivrent l’autorisation de rester à domicile.

Au cours de la première consultation, l’intéressée écrit une demande d’interruption volontaire d’une grossesse à un spécialiste de la santé. Le médecin ou la sage-femme lui transmet alors toutes les informations concernant ce type d’avortement. De plus, les effets indésirables et les dépenses à effectuer du début jusqu’à la fin de cette intervention lui seront communiqués. Ensuite, une consultation gynécologique et une échographie sont nécessaires dans le but de voir l’évolution de la grossesse.

Au cours d’une seconde consultation, la femme enceinte doit approuver sa demande d’IVG médicamenteuse par écrit, puis la remettre à son médecin traitant. Après cela, l’intéressée pourra prendre le premier médicament d’interruption volontaire d’une grossesse. Lorsque le professionnel de la santé n’est pas en mesure de prendre en charge une IVG médicamenteuse, la patiente peut faire recours à un autre spécialiste.

Pour réduire les effets secondaires liés à cette intervention, il est conseillé de prendre certaines dispositions. De ce fait, les femmes ayant un rhésus négatif sont priées de le faire savoir au médecin, afin de bénéficier d’une injection gammaglobulines anti-D. Cette injection permet de limiter les différents risques qui peuvent se manifester à la prochaine grossesse.

En outre, il est important de faire une consultation gynécologique, afin de détecter toute maladie ou infection. Il faut se rapprocher d’un excellent médecin ou sage-femme dans le domaine, afin que l’intervention puisse se passer dans les meilleures conditions. De plus, pour limiter les risques d’infections et d’hémorragies, il est recommandé d’éviter d’insérer des objets dans le vagin (les tampons, sex-toys, etc.) Il faut également cesser certaines activités physiques comme le fait de marcher plus vite dans l’escalier, porter une charge lourde ou tirer des objets lourds.  

Les mesures à prendre après une IVG médicamenteuse

Des saignements durant quelques jours peuvent se présenter à la suite d’une IVG médicamenteuse et il faut le signaler au médecin. Il est important de savoir que ces pertes ne doivent pas sentir mauvais. De plus, vous pouvez être confronté à des sensations douloureuses au niveau du ventre, mais elles sont passagères. La prise en charge de ces différentes douleurs nécessite la prise du paracétamol ou du diclofénac. Par ailleurs, il est déconseillé de prendre de l’aspirine, car il fluidifie le sang et peut faire augmenter inutilement les saignements.

Enfin, après une IVG médicamenteuse, il faut éviter d’avoir des rapports sexuels, de prendre des bains de mer, d’aller à la piscine, ainsi que de prendre des douches vaginales. En effet, cela permet de limiter le risque d’infection. Ces habitudes sont à éviter au cours des 12 premiers jours qui suivent l’intervention. Un arrêt de travail peut également être envisagé.

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