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Kwashiorkor : traitements de la maladie nutritionnelle

Les maladies nutritionnelles représentent une grande partie des causes de mortalité dans le monde. Le kwashiorkor est l’une des formes les plus graves de ces maladies qui continuent aujourd’hui de faire des ravages. La mauvaise alimentation, l’insuffisance des substances nécessaires au fonctionnement de l’organisme, sont entre autres les facteurs pouvant expliquer le déclenchement de cette maladie nutritionnelle. Cependant, de nombreuses personnes continuent d’en souffrir. Il se pose alors un problème d’informations sur le sujet. Comment définir le kwashiorkor ? Quelles en sont les causes et les principaux symptômes ?

Qu’est-ce que le kwashiorkor ?

Le kwashiorkor, à l’image du marasme et de la plupart des maladies nutritionnelles, affecte le plus souvent les enfants. Ces enfants dont l’alimentation n’est pas équilibrée et ne contient pas tous les nutriments nécessaires au fonctionnement de l’organisme. Les protéines sont les principales substances dont l’absence dans l’alimentation peut conduire au kwashiorkor. En effet, elles sont indispensables pour la croissance et le développement du corps.

La phase de croissance est celle au cours de laquelle, les enfants sont plus exposés à cette maladie. À ce titre, il convient de préciser l’importance du lait maternel dans la croissance des enfants. Couper donc trop tôt le lait maternel au nourrisson peut être une source de déclenchement de kwashiorkor. Ceci, parce qu’il n’y a que ce lait qui confère à l’organisme du nourrisson les oligoéléments dont il a besoin pour son développement.

En termes de répartition géographique, le kwashiorkor est une maladie qu’on rencontre presque toujours dans les pays pauvres ou en voie de développement. Il s’agit de pays avec des cadres de vie précaires et un niveau de vie en dessous de la moyenne. Les populations sont sous-alimentées et n’ont donc pas les éléments indéniables à une pleine croissance.

Quels sont les symptômes du kwashiorkor ?

En tant que maladie nutritionnelle, le kwashiorkor reste difficile à identifier avant la survenue des premiers symptômes. Il est donc important de maîtriser les principales manifestations de cette maladie afin de la détecter le plus tôt possible et de prendre les dispositions qui s’imposent.

Le premier symptôme apparent du kwashiorkor est bien sûr un déficit de croissance. Un enfant atteint de cette maladie ne grandit pas normalement. On remarque généralement qu’il est trop petit pour son âge. Cela est dû à l’absence des nutriments essentiels dans son alimentation. Le déficit de croissance se manifeste aussi par un poids et une taille bien inférieurs à la normale, pour l’âge et le sexe du patient.

Concernant particulièrement le poids de l’enfant, on peut évoquer l’émaciation qui est aussi une manifestation fréquente du kwashiorkor. En effet, l’émaciation fait perdre à l’enfant au moins 10% de son poids corporel. On s’en rend vraiment compte lorsque les bras et les jambes de l’enfant commencent à s’amincir, à tel point que les os en deviennent visibles. Cette situation est provoquée par la perte de masse musculaire induite par le déséquilibre alimentaire.

En dehors des manifestations physiques, le kwashiorkor peut aussi avoir des incidences morales sur le malade. Un enfant atteint de kwashiorkor est sujet à des changements moraux persistants. Contrairement aux enfants en pleine forme qui sont contents et courent dans tout les sens, ce dernier préfère rester immobile et ne sourit presque jamais. La tristesse et l’énervement se lisent par ailleurs sur son visage de manière constante.

Il est aussi important d’évoquer les changements capillaires qui font partie intégrante de la manifestation du kwashiorkor. Les cheveux subissent des changements importants. Ils deviennent ternes et leur couleur devient rougeâtre. De plus ils sont roux, fins et cassants. C’est à tel point que lorsqu’on tire sur un cheveu, on peut le retirer facilement sans que l’enfant ne ressente aucune douleur.

Le kwashiorkor peut aussi se manifester par des changements importants de la peau. En effet, on retrouve dans la peau des personnes atteintes de cette maladie des dermatoses. Toutefois, il est important de préciser que les dermatoses n’apparaissent pas toujours dans le cadre du kwashiorkor. Les dermatoses sont des sortes de plaques pigmentées foncées. L’aine, le genou et les coudes sont les premiers endroits où elles apparaissent.

Les causes du kwashiorkor

Le kwashiorkor est une maladie très grave qui, en l’absence de traitement, peut conduire à de graves complications. Pour l’éviter, il est non seulement important d’en connaître les symptômes, mais aussi et surtout les causes afin de ne pas s’y exposer. Une alimentation déséquilibrée est la cause principale du kwashiorkor : c’est pourquoi cette maladie est classée dans la catégorie des maladies nutritionnelles.

Les études menées sur la maladie ont permis de conclure que, l’absence de protéines pendant la phase de croissance de l’enfant, est majoritairement responsable du déclenchement de la maladie. En effet, lorsque l’enfant est sevré, les nutriments nécessaires à sa croissance doivent être compensées par l’alimentation.

Si les aliments que consomme l’enfant ne contiennent pas ces nutriments que lui fournissait l’allaitement maternel, sa croissance s’en trouve ralentie. Ce ralentissement conduit dans la plupart des cas, à l’apparition des symptômes du kwashiorkor. On comprend alors que l’arrêt de l’allaitement maternel beaucoup trop tôt est une cause majeure de la maladie.

Comme cause du kwashiorkor, on peut aussi évoquer le faible apport de calories par rapport à la demande. Lorsque l’organisme n’a pas assez de calories pour son fonctionnement, il en puise dans les graisses du corps et des muscles. Ce qui entraîne en un laps de temps une perte de poids significative chez l’enfant.

Par ailleurs, les heures d’alimentation inappropriées peuvent aussi avoir un rôle à jouer dans la mise en place du kwashiorkor. En effet, lorsque l’on mange à des heures auxquelles l’on ne devrait pas, l’organisme continue à travailler en puisant ses ressources dans les graisses du corps et des muscles.

Quelques complications du kwashiorkor

Comme toutes les maladies nutritionnelles, le kwashiorkor peut entraîner de graves complications, même mortelles, lorsqu’il n’est pas rapidement pris en charge. Les plus fréquentes sont :

  • La déficience intellectuelle ;
  • Les changements de pigmentation de la peau ;
  • La stéatohépatie (ou le syndrome du foie gras) ;
  • L’anémie (due à une faible numération de globules rouges).

Pour éviter ces complications, il est alors important de consulter un médecin lorsqu’on remarque les premiers symptômes de la maladie.

Quel traitement pour venir à bout du kwashiorkor ?

Le kwashiorkor peut être une maladie très difficile à traiter, surtout si le patient en est à un stade avancé. Mais lorsqu’on la détecte très tôt, on peut recourir à de nombreuses méthodes pour le traitement.

L’hospitalisation est le premier réflexe à avoir dans une optique de traitement du kwashiorkor. Si cela est possible, le patient doit être conduit dans un hôpital, de préférence en compagnie de sa mère. Des analyses seront ainsi réalisées pour écarter les éventualités d’infection quelconque. La pneumonie et la tuberculose sont les premières maladies que les médecins chercheront à écarter, au moyen d’analyses de sang, d’urine et de selles. Ensuite, l’enfant est pesé et mesuré.

Au-delà d’une hospitalisation, le rétablissement d’une alimentation saine et équilibrée est le meilleur moyen de combattre le kwashiorkor. Il existe pour cela, des régimes et des aliments précis à consommer, pour restituer à l’organisme l’intégralité des nutriments dont il a besoin pour sa pleine croissance.

Traiter et prévenir l’hypoglycémie peut aussi être un très bon moyen pour lutter contre le kwashiorkor. En effet, lorsque la glycérine se situe en dessous de 54 mg/dl, il faut la relever jusqu’à atteindre les 70 mg/dl.

Le traitement du kwashiorkor peut également consister à traiter les éventuelles infections dont souffre l’enfant.

Il est aussi important de corriger les carences en micronutriments de l’alimentation. Les spécialistes recommandent l’utilisation de suppléments de vitamines et de minéraux dans le régime alimentaire de ce dernier. Quant au fer, on ne doit y recourir que lorsque le patient aura retrouvé un bon appétit et une bonne alimentation.

Toujours dans le cadre de traitement du kwashiorkor, la manière de nourrir le patient doit bénéficier d’une attention particulière. Le régime alimentaire doit être suivi à la lettre, et les proportions de nutriments respectées de façon minutieuse.

On peut aussi recourir à la stimulation sensorielle et émotionnelle, pour faire disparaître les symptômes du kwashiorkor. Il convient à cet effet, de placer les enfants dans un environnement chaleureux qui puisse leur procurer de la joie et du bonheur.

Le taux de mortalité des enfants atteints de kwashiorkor étant très élevé, il est capital de travailler à la réintroduction des protéines essentielles dans l’alimentation du patient. Ce dernier doit aussi être surveillé de près, afin qu’on puisse suivre l’évolution du traitement. La richesse et la variété de l’alimentation augmenteront progressivement, au fur et à mesure que l’organisme du patient récupère les fonctions normales de l’appareil digestif.

Au début du traitement du kwashiorkor, le patient ne doit pas consommer des quantités d’aliments excédant les 100 ml par jour. Autrement, cela peut conduire à des diarrhées ou à d’autres perturbations du système digestif. En effet, lorsque le patient mange plus qu’il n’en faut, la muqueuse du tube digestif s’atrophie progressivement. Ce qui conduit à un  hypofonctionnement  (baisse dans le fonctionnement du tube digestif).

En dehors des méthodes précédentes, on distingue également d’autres traitements communs qui permettent de limiter le développement de la maladie. Au nombre de ces traitements, on peut citer :

  • L’utilisation des antibiotiques pour traiter les infections ;
  • Le recours à la lactase pour améliorer la digestion des produits laitiers ;
  • L’utilisation des liquides intraveineux pour une correction des déséquilibres hydroélectrolytiques.

Le recours à l’un ou l’autre de ces traitements dépend bien évidemment de l’état de santé du patient.

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