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Kyste : définition, différents types, symptômes, causes et traitements

Si vous détectez une boule inhabituelle sur une partie quelconque de votre corps, il s’agit peut-être d’un kyste. Pour en être sûr, découvrez dans ce dossier, une description complète de tous les types de kystes qui peuvent survenir. Retrouvez aussi les symptômes qui les caractérisent, ceux qui sont dangereux, les causes, les traitements et les comportements à adopter lorsqu’on a un kyste.

Sommaire de l'article

Qu’est-ce qu’un kyste ?

Un kyste encore dénommé lésion kystique peut se définir comme une grosseur ou une tuméfaction en forme de boule. Il représente l’association d’un contenant (paroi) et d’un contenu généralement liquide, mais de nature variable. La paroi peut ainsi comporter du gaz ou plus rarement, un contenu sous forme solide.

Le plus souvent, c’est dans une glande (n’importe laquelle) que cette cavité ou petite boule se développe. Toutefois, elle peut également pousser dans un organe ou dans un tissu.

Par ailleurs, notez qu’on distingue plusieurs types de kystes. Certains apparaissent uniquement chez les individus de sexe masculin. D’autres sont seulement observables chez les femmes et une dernière catégorie peut affecter les personnes des deux genres.

Certains kystes sont plus fréquents que d’autres. Enfin, on peut aussi classer des kystes spécifiques en fonction des organes ou tissus où ces grosseurs apparaissent.

Les kystes des organes

Comme mentionné précédemment, les kystes se développent aussi fréquemment dans (ou sur) les organes. Il y a donc des kystes spécifiques à la peau, au rein, etc.

Le kyste du rein

Le kyste au rein encore dénommé kyste rénal est un sac qui se forme dans l’organe et qui est rempli de fluide. Les kystes rénaux les plus communs sont des poches solitaires (ou simples) qui ne causent ni symptômes ni complication. 

Mais, il existe des cas où on peut observer des symptômes et d’autres cas où des complications se présentent, même s’ils sont rares. Ainsi, la présence d’un kyste au rein peut manifester des signes que sont : 

  • Des douleurs dans le dos ;
  • La présence de sang dans les urines ;
  • De vives douleurs abdominales lorsque la taille de la lésion devient importante.

En ce qui concerne les cas complexes, il s’agit des patients souffrant d’une anomalie héréditaire. ​Ils ​développent une multitude de kystes sur les reins​ et ils​ ont ainsi de la maladie polykystique des reins​. Cette dernière​ peut entraîner une insuffisance rénale et de la haute pression.

Les kystes de la peau

Sur la peau, l’on retrouve habituellement deux types de kystes. Il s’agit du kyste épidermique ou épidermoïde et du kyste sébacé. Toutefois, parmi les kystes cutanés, on compte aussi les kystes trichilemmaux, les grains de milium et les kystes pilonidaux.

Le kyste épidermique et le kyste sébacé

Le premier est formé à partir des cellules de l’épiderme et ce sont les kystes cutanés les plus fréquents. Le deuxième quant à lui se forme dans les glandes sébacées. 

Ils se présentent co​​mme de petites bosses lisses et ont souvent la même couleur que la peau. Mais, ils peuvent aussi être de couleur jaune-blanc. En effet, ce sont deux kystes qui se ressemb​​lent en tout point en dehors de leurs structures et de la zone où ils apparaissent. Leurs causes, leur évolution et leurs traitements sont les mêmes.

Le kyste épidermique ou épidermoïde et le kyste sébacé sont pour la plupart indolores​. M​ais s’ils crèvent et s’infectent, ils peuvent devenir douloureux et enflés, être sensibles au toucher et prendre une apparence rougeâtre.

En outre, ils peuvent apparaître sur le tronc, le cou, le visage et parfois dans la zone génitale. On peut également en trouver au niveau des jambes et du dos. Après leur apparition, ils grossissent lentement et ne requièrent pas souvent de traitement pour disparaître.

Le kyste trichilemmal

Notez que le kyste du cuir chevelu est celui qu’on dénomme encore : la loupe du cuir chevelu ou kyste trichilemmal. Il est aussi appelé le kyste pilaire à cause de sa localisation. C’est un peu comme le kyste sébacé qui se retrouve sur le crâne. Il est souvent héréditaire.

Le grain de milium 

Le grain de milium est le kyste de la peau le plus petit qui existe. Selon le Dr Van Landuyt, il s’agit d’une micro quantité de sueur qui est restée bloquée sous la peau. L’une des causes les plus fréquentes entraînant ce kyste cutané, ce sont les brûlures causées par une exposition trop longue aux rayons ultraviolets.

Le kyste pilonidal

Il y a aussi un kyste cutané particulier que l’on appelle le kyste pilonidal ou encore sinus pilonidal. Cette petite boule comporte des débris de peau et des poils et se forme au-dessus du coccyx ou de sillon interfessier.

Il survient en effet quand ces débris ou poils restent coincés dans la zone. Et s’ils continuent d’aller en profondeur, la peau réagit comme dans tout cas d’invasion de corps étranger. On assiste alors à la formation du sinus pilonidal.

Il s’agit d’un kyste plutôt rare, mais on le rencontre fréquemment chez les jeunes hommes. Environ, deux fois plus que les femmes, avec un âge moyen de 20 ans. S’il s’infecte, il peut devenir très dangereux et nécessiter l’intervention d’un médecin. À cette étape, il présente des symptômes que sont : 

  • Une enflure de la masse (abcès) ;
  • Une rougeur sur la zone affectée ;
  • De la douleur ;
  • Un écoulement de pus ou de sang ;
  • Une mauvaise odeur provenant de l’écoulement…

Nota Bene : 

  1. Les kystes cutanés sont souvent causés par une mauvaise hygiène de vie. Mauvaise alimentation, tabac, exposition prolongée au soleil et bien d’autres.
  1. Parmi les kystes cutanés, ceux qui peuvent être inquiétants sont les sacs qui apparaissent au niveau des paupières et du cuir chevelu. Ils peuvent être responsables d’abcès, de trouble de vue ou même de tumeur. 
  1. En ce qui concerne le kyste sébacé, il faut noter que le terme « kyste graisseux » dont parlent souvent certains patients ne désigne rien de concret. Le seul terme pour désigner cette grosseur sous-cutanée comportant du sébum, c’est bien « kyste sébacé ».

Si la lésion comporte réellement de la graisse, il s’agit plutôt d’un lipome. Et il s’agit d’une tumeur bénigne relativement fréquente, et non d’un kyste.

Le kyste du pancréas

Le pancréas est un organe qui se trouve derrière l’estomac. Il sécrète des enzymes et des hormones qui favorisent la digestion. Ces derniers peuvent se retrouver dans des sacs formant ainsi le kyste du pancréas encore appelé kyste pancréatique. Il se forme à la suite d’une inflammation du pancréas (pancréatite chronique ou aiguë). La plupart des kystes du pancréas ne provoquent aucun symptôme et ne sont pas cancéreux non plus. Cependant, certains peuvent l’être.

Le kyste aux articulations

Les articulations comme le genou, le pied et le poignet comportent une fine membrane dénommée tissu synovial. Ce dernier sécrète une substance visqueuse que l’on appelle liquide synovial qui a pour rôle de nourrir et de lubrifier les articulations.

Le tissu synovial peut à la suite d’un traumatisme ou spontanément former des cavités (kystes) comportant le liquide synovial. C’est pour cela qu’un kyste situé au genou, au poignet, à la hanche, au coude ou au doigt peut se dénommer « kyste synovial ». 

Kyste ganglionnaire – © Crédit : informationhospitaliere.com
Kyste ganglionnaire – © Crédit : informationhospitaliere.com

On appelle aussi ce type de kystes, des kystes ganglionnaires. Ils sont souvent dus à une usure mécanique entraînée par la répétition d’un même mouvement qui sollicite les tendons ou les articulations.

Le kyste au genou

Le kyste au genou apparaît plus précisément derrière le pli du genou. Il est dénommé kyste de Baker ou kyste poplité et il s’agit d’une grosseur remplie de liquide synovial ou de liquide articulaire. Il peut entraîner une douleur derrière le genou ou une petite gêne en fonction de son volume. Il peut aussi occasionner : 

  • Une limitation des mouvements de flexion ;
  • Une tension plus ou moins importante ;
  • Des difficultés à marcher ;
  • Une compression de certains nerfs ;
  • Un fourmillement ou un gonflement au niveau de la jambe, etc.

Si le kyste au genou crève, cela peut causer une douleur importante le long de la jambe et naturellement derrière l’articulation. Le sujet peut également remarquer un gonflement du mollet assez semblable à une phlébite de même qu’une rougeur. Par ailleurs, il faut noter qu’en général, le kyste de Baker est lié à une blessure au genou ou à l’arthrite.

Le kyste au poignet

Au dos du poignet, on retrouvera souvent le kyste synovial qui est aussi fréquent à la base des doigts. Il survient certaines fois spontanément, mais d’autres fois, c’est à la suite d’un traumatisme qu’il apparaît. Il peut mesurer quelques millimètres de diamètre, mais sa taille peut varier jusqu’à plusieurs centimètres.

Le kyste synovial n’est pas dangereux. Il se forme soudainement, grossit rapidement et est sensible au toucher (faiblesse ou douleur). En outre, il est douloureux lors de certains mouvements ou à la compression.

Le kyste au poignet ne nécessite habituellement aucun traitement avant de disparaître de lui-même au bout de quelques semaines, voire quelques mois. Cependant, parfois, une opération chirurgicale mineure peut être envisagée.

Le kyste du tractus thyréoglosse

Le kyste du tractus thyréoglosse est une masse kystique dans la gorge qui survient fréquemment. Il se forme à mi-chemin environ à l’avant du cou. Il est typiquement paramédian ou médian et est assez dur (ferme) au toucher.

Le kyste du tractus thyréoglosse se déplace du bas vers le haut lorsque le sujet avale quelque chose ou quand il tire la langue. À la palpation, il est mobile de droite à gauche. Et parfois, sa pression fait sentir dans la bouche, un goût amer.

Il se forme à cause de la persistance du canal thyréoglosse. En réalité, cette ébauche embryologique de la thyroïde, après avoir aidé à la formation et à la migration de la glande, est censée disparaître. Et dans le cas contraire, la malformation liquidienne apparaît. 

Puisqu’il s’agit d’un problème embryologique, c’est souvent chez les enfants qu’elle est diagnostiquée.

Elle n’est généralement pas douloureuse et peut demeurer pendant de longues années inapparentes. Elle ne disparaît jamais spontanément, mais, elle n’est pas toujours source de problème et s’avère très rarement cancéreuse.

En revanche, dans les cas où ce kyste s’infecte, il entraîne des douleurs et des réactions inflammatoires telles que les rougeurs, la fièvre, etc. Il peut aussi grossir et devenir inconfortable. La personne affectée aura alors des difficultés à respirer et à avaler. 

Et lorsqu’il est évolutif, il peut causer un abcès de même qu’une fistulisation​. C’est-à-dire​ qu’il y a​ un risque d’ouverture.

Les kystes chez les hommes

Chez les hommes, on retrouve souvent 3 types de kystes. Ce sont le kyste spermatique, le kyste rénal et le kyste pancréatique. Les deux derniers ont déjà été décrits plus haut. En savoir plus sur le kyste spermatique.

Le kyste spermatique

Encore appelé spermatocèle, le kyste spermatique est une masse qui se forme dans l’épididyme. Il s’agit d’un petit tube qui se trouve dans le testicule qui transporte et collecte le sperme. 

Généralement non douloureux et non cancéreux, le kyste spermatique contient un liquide clair ou laiteux et parfois du sperme. Il est fréquent chez les hommes et ne requiert habituellement aucun traitement, car il n’affecte pas leur fertilité. En outre, il ne présente souvent pas de symptômes. Mais lorsqu’il en affiche, ce sont :

  • Une enflure au-dessus et derrière la glande affectée ;
  • Une sensation d’inconfort ou de la douleur au niveau du testicule affecté ;
  • Une sensation de lourdeur dans la glande touchée…

Les kystes chez les femmes

Cette section catégorise les kystes qu’on rencontre exclusivement chez les femmes.

Le kyste aux ovaires

Le kyste aux ovaires est une boule qui se développe à l’intérieur ou à la surface d’un ovaire. Et sa taille est généralement supérieure à 30 mm. Cette grosseur très rencontrée chez les femmes est le plus souvent bénigne avant que ces dernières atteignent la cinquantaine. 

Toutefois, elle peut augmenter le risque de cancer. Surtout que certains cancers des ovaires et certaines tumeurs malignes commencent par un kyste aux ovaires. En outre, parmi les kystes aux ovaires, il convient de distinguer deux types. Il s’agit des kystes ovariens fonctionnels et des kystes ovariens organiques.

Le kyste ovarien fonctionnel

Un kyste ovarien fonctionnel est le plus fréquent des deux types (9 cas sur 10). Il survient pour la plupart du temps chez les individus de sexe féminin qui sont en période d’activité génitale. Il est causé par un dérèglement hormonal qui à son tour entraîne la transformation d’un corps jaune physiologique ou d’une folliculite en kyste.

Le kyste ovarien fonctionnel est souvent sans douleur, non cancéreux et inoffensif. Il surgit pendant le cycle de l’ovulation et disparaît généralement de lui-même. Ceci, après 2 ou 3 cycles menstruels. Sa formation quant à elle est favorisée par plusieurs paramètres tels que : 

  • Un traitement inducteur de l’ovulation ;
  • Le stérilet au Lévonorgestrel ;
  • Les contraceptions micro progestatives.

Le kyste ovarien organique

Un kyste ovarien organique (moins fréquent) peut se former aux dépens de l’épithélium de surface. On parle dans ce cas, de tumeur épithéliale de l’ovaire. Lorsqu’il se forme à partir du stroma spécialisé, on parle de tumeur de cordon sexuel. Et quand il se forme grâce à des cellules germinales, il est dénommé tumeur germinale de l’ovaire.

Les kystes organiques sont le plus souvent bénins. Ils peuvent être malins et ils sont classés en 4 catégories : 

  • Les kystes séreux ;
  • Les kystes muqueux ;
  • Les cystadénomes séreux ou mucineux 
  • Les kystes liés à l’endométriose.

Les kystes liés à l’endométriose sont les endométriomes (ou kystes endométriosiques) et les kystes dermoïdes. Comme leur nom l’indique, ce sont en réalité des tumeurs bénignes qui surviennent chez les individus de sexe féminin souffrant d’endométriose.

Le kyste aux ovaires ne présente habituellement aucun symptôme. Toutefois, chez certaines patientes, il entraîne : 

  • Des ballonnements ou des douleurs abdominales ;
  • Des vomissements et/ou des nausées ;
  • Une irrégularité du cycle menstruel ;
  • Une infertilité ou une stérilité ;
  • Des troubles urinaires ;
  • Une augmentation du volume de l’abdomen ;
  • De la constipation…

S’il arrivait que le kyste aux ovaires éclatait, le sujet ressentira une douleur intense et soudaine. Celle-ci se manifestera d’un côté au bas de l’abdomen.

Nota Bene : il faut savoir que le syndrome des ovaires polykystiques ne désigne pas l’éruption de plusieurs kystes sur les ovaires. Il s’agit plutôt de certains follicules sur les ovaires qui augmentent de taille pour former des rondeurs sur les organes.

Le kyste de la glande de Bartholin

Le kyste de la glande de Bartholin se forme sur un côté à l’entrée du vagin. Il se manifeste par une douleur ou/et une bosse dans la région. Il est entraîné par l’infection du fluide lubrifiant et protecteur de la glande de Bartholin. Ce kyste qui peut affecter toutes les femmes à toutes les étapes de leurs vies est sans gravité. Et lorsqu’il s’infecte, il occasionne des douleurs supplémentaires de même qu’un écoulement de pus.

Le kyste du col de l’utérus

Le kyste du col de l’utérus est une cavité qui émerge sur la paroi du col de l’utérus. Il est encore dénommé kyste de Naboth ou encore œuf de Naboth. Il est rempli du mucus que produisent les glandes qui tapissent le corps de l’utérus. Le plus souvent il ne présente aucun symptôme ni aucun risque pour la santé. 

Le kyste du col de l’utérus est très commun chez les femmes ménopausées et chez les femmes après l’accouchement. La raison est que leur paroi utérine s’amincit dans ces conditions. On le détecte pendant les examens pelviens de routine.

Le kyste au sein

Le kyste au sein est une grosseur remplie du liquide secrétée par les glandes mammaires. Elle peut être très petite et indétectable au toucher. Mais elle peut être beaucoup plus grande de diamètre compris entre 1 et 2 cm

De forme ronde ou ovale, elle se déplace facilement sous les doigts lorsqu’elle est saisissable. Et avant les règles, il a tendance à devenir sensible et dur. Il faut noter que le kyste au sein n’est pas dangereux. Il n’évolue pas vers un cancer. 

Le kyste de Tarlov

Le kyste de Tarlov encore dénommé kyste périneural se forme au niveau de la colonne vertébrale et se situe à la racine d’un nerf. Il est rempli du liquide cérébro-spinal et le plus souvent, il ne présente pas de symptôme. Mais lorsque surviennent des symptômes, ce sont notamment : 

  • Des maux de dos ;
  • Des maux de tête ;
  • Des difficultés à marcher ;
  • Des douleurs articulaires ;
  • Des troubles de la vue ;
  • Des incontinences urinaires, etc.

L’apparition d’un kyste de Tarlov est très rare. Aussi, son diagnostic est souvent retardé ! Son origine n’est pas encore certaine. Toutefois, les scientifiques penchent beaucoup plus sur la thèse d’un traumatisme lié à un choc.

Quelle est la différence entre lésion, kyste et tumeur ?

Plusieurs personnes confondent les termes « kyste », « lésion » et « tumeur ». Pour mieux comprendre les ressemblances et les dissemblances, cette section présente ce que c’est qu’une tumeur et une lésion.

Définition de tumeur

« Tumeur » est un mot qui désigne simplement une grosseur, quelque chose qui est enflé. Ceci, sur un organe en l’occurrence sur la peau ou dans les parties molles de l’organisme telles que les graisses. Il désigne donc le développement anormal de cause non inflammatoire, d’un tissu néoformé dans l’organisme. Il faut noter que les tumeurs, contrairement aux kystes, ne possèdent pas de paroi.

Définition de lésion

Le mot « lésion » est une expression générale pour désigner des modifications en l’occurrence une grosseur sur le corps d’un sujet. Toutefois, elle ne prédispose pas la modification à une nature précise.

Par exemple, lorsqu’une anomalie fait irruption sur la peau, on la désignera par le terme « lésion cutanée ». Et cela, jusqu’à ce qu’on sache précisément s’il s’agit d’un kyste, d’une tumeur, d’un lipome ou autre.

De même, lorsqu’on remarquera quelque chose d’inhabituel à l’IRM, au scanner ou à l’échographie, on parlera encore de lésion. Cela, jusqu’à ce que l’on soit plus amplement renseigné.

Que retenir ?

Il faut savoir que kyste et lésion sont deux notions rapprochées. Et, les deux sont des lésions, ​​des manifestations organiques que l’on peut palper, voir et décrire​ par des examens ​et aussi​ cliniquement. Toutefois, utiliser le terme « lésion » pour les désigner, c’est assez vague.

Quels sont les symptômes des kystes ?

Un kyste peut ne déclencher aucun symptôme. Et lorsque des symptômes sont observables, ces derniers se manifestent de différentes façons. Ainsi, un kyste peut être de taille microscopique alors qu’un autre est aussi grand qu’une balle de tennis. Alors que certains sont gênants et douloureux, d’autres ne le sont pas.

Certains kystes apparaissent progressivement, mais d’autres surgissent spontanément. En fonction de leur localisation, certains peuvent bouleverser l’équilibre fonctionnel d’un organe. Ce qui peut causer des douleurs, des sensations de tension, de la gêne, une sensibilité au toucher et de nombreux autres symptômes mentionnés plus haut.

Par ailleurs, il faut noter que la tolérance d’un kyste est en grande partie fonction de la rapidité de sa croissance. Un petit kyste de l’ovaire pourra être très douloureux s’il s’est développé brusquement. En revanche, un kyste sera totalement indolore s’il grossit très lentement et progressivement. Et ceci, même s’il devenait énorme.

Quelles sont les causes des kystes ?

Il est important de comprendre que la désignation ​ »​kyste​ »​, ne fait pas référence à l’histologie de ce type de lésion. Il n’y a, par exemple, aucun rapport entre un kyste sébacé banal (rempli de sébum) et un kyste hydatique du foie entraîné par le développement d’un organisme nuisible dans le parenchyme hépatique. On comprend donc que les causes des différents kystes sont multiples.

Chez les uns, un kyste peut être entraîné par un dérèglement hormonal. Chez les autres, cette condition peut être causée par un défaut dans les organes ou encore par une émotion forte. En outre, l’apparition de kyste chez un sujet peut-être d’origine génétique et héréditaire.

Entre autres causes pouvant entraîner la survenue d’un kyste, il y a : 

  • La présence d’un corps étranger (piercing) ;
  • La présence d’une infection (kyste de la peau) ;
  • Une brûlure entraînée par une exposition aux rayons UV ;
  • Un traumatisme lié à une contusion (kyste de Baker et synovial) ;
  • Un traumatisme lié à un choc (kyste de Baker et synovial) ;
  • Une vie nomade ;
  • Une irritation ;
  • Une inflammation locale ;
  • L’utilisation de pilules contraceptives (kyste ovarien) ;
  • L’obésité ;
  • Les frottements répétés liés à une activité ou à un sport ;
  • Une tumeur maligne ou bénigne ;
  • Certaines pathologies comme la maladie de Lyme ou encore l’arthrose…

Quelles sont les personnes à risque ?

Tout le monde est susceptible d’avoir un kyste. Il n’y a vraiment pas de critère concernant le genre, l’âge, l’ethnie, etc. Même certains bébés viennent au monde avec un ou plusieurs kystes. Toutefois, les gens risquant le plus de contracter un kyste spécifique ont des profils variables en fonction du type de kyste concerné. 

Ainsi, en ce qui concerne le kyste pilonidal, les jeunes hommes qui passent de longues périodes assises sont les plus exposés. Il s’agit notamment des chauffeurs de camion, de certains types de sportifs et bien d’autres. D’autres facteurs augmentent aussi le risque de voir surgir ce type de kyste sur la peau de tout autre individu. Il s’agit de : 

  • L’obésité ;
  • Un mode de vie nomade ;
  • Le manque d’hygiène ;
  • Un excès de poils à cette partie du corps ;
  • La présence de poils très raides dans la région ;

Les hommes âgés dont l’âge est compris entre 40 et 60 ans sont quant à eux, plus à même de développer le kyste spermatique. En ce qui concerne le kyste rénal, tout le monde est potentiellement une personne à risque. Il faudrait peut-être parler de facteur à risque, car le risque d’en avoir augmente avec l’âge

Le kyste du pancréas est plus susceptible de se former chez :

  • Les personnes qui ont eu une pancréatite chronique ou aiguë ;
  • Les personnes qui consomment trop d’alcool ;
  • Les personnes qui souffrent des problèmes de calculs biliaires…

Et quant au kyste du sein, il guette beaucoup plus, les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant. Celles qui s’approchent de la ménopause et celles qui ont un cycle menstruel irrégulier sont aussi des personnes à risque.

Les kystes sont-ils dangereux ?

Les kystes sont en principe toujours bénins et la grande majorité d’entre eux ne sont pas cancéreux. Cependant, certains cancers peuvent apparaître sous forme de cette lésion. Particulièrement, les kystes au niveau des ovaires et du pancréas se transforment très vite en cancer.

C’est pour cette raison qu’il ne faut pas trop facilement juger de la bénignité d’un kyste. De plus, certains peuvent aussi s’infecter, exercer une pression sur les tissus ou perturber le fonctionnement d’un organe. Ils nécessitent ainsi une intervention rapide. Il peut donc s’avérer utile de contacter un médecin dès que vous détectez la présence d’un kyste sur une partie de votre corps.

Les kystes sont-ils contagieux ?

Un kyste quelle que soit sa nature n’est définitivement pas contagieux. Il ne s’agira surtout pas d’en avoir également lorsque la personne avec qui l’on traîne souvent en souffre.

Comment reconnaître un kyste malin apparent ?

Les kystes malins cutanés ont certaines particularités qui permettent de les reconnaître plus ou moins facilement. Par exemple, ils se reconnaissent par une forme bien ronde. Aussi, ils roulent très aisément sous la peau. Cette section présente de façon détaillée, quelques signes pour vite détecter un kyste malin sur la peau.

Le changement de couleur du kyste

Lorsque vous détectez la présence d’un kyste sur une partie visible du corps, il est important de faire attention à sa couleur. Cette dernière doit être uniforme dans tous les endroits. Si le sujet remarque sur la boule, la couleur grise,​ noire​ ou plusieurs couleurs simultanément, alors, il y a des risques qu’il soit malin.

De même, le fait qu’un kyste change radicalement de couleur devrait vous mettre la puce à l’oreille. Par exemple, si du jour au lendemain, il vire du jaune au noir, il faut prendre rendez-vous à l’hôpital sans attendre.

Le changement de l’apparence du kyste

La couleur n’est pas le seul changement qui devrait inquiéter une personne au sujet du kyste sur son corps. S’il remarque toute autre modification radicale de l’apparence, la texture, la taille ou la couleur, il peut s’agir d’un kyste malin. Et, il faut y prêter attention.

En effet, le changement de son apparence veut dire qu’il est en train d’évoluer. Et cela pourrait probablement être la manifestation d’une tumeur. Il faut donc clarifier la situation sans attendre.

La présence de douleur dans le kyste

Si le kyste que vous avez remarqué vous fait mal, cela n’est pas un bon signe dans tous les cas. C’est aussi peut-être le signe qu’il est en train d’évoluer. En effet, si sa taille change et qu’il se met à compresser les organes et tissus alentour, il peut faire mal. Et cela peut être le signe d’un kyste malin. En effet, un kyste bénin n’est pas censé faire mal. Il faut donc contacter le médecin à ce signe afin qu’il fasse un examen plus sérieux.

La taille du kyste

Un kyste trop volumineux est également inquiétant. Il est donc indispensable de faire attention à la dimension de cette nouvelle masse que vous remarquez sur le corps dernièrement. Un kyste bénin ne dépasse généralement pas une taille de 6 mm de diamètre. Au-delà de cela, il peut s’agir d’une anomalie. Et seul un examen peut permettre de savoir s’il s’agit d’une lésion cancéreuse ou non.

Le saignement relativement long d’un kyste

Depuis un certain temps, vous remarquez que la grosseur que vous avez sur le corps est blessée ou pelée, saigne et semble ne pas guérir. Cet état de choses peut avoir deux explications. Soit le kyste est infecté, soit il est cancéreux. Et dans les deux cas, il faut voir un docteur sans attendre.

Pendant quelques jours, essayez d’y apporter une attention particulière. Désinfectez souvent, laissez-le à l’air libre, appliquez des crèmes…. Et si rien ne change ou si la situation empire, il faut se rendre dans un centre de santé.

Les antécédents de la famille

Pour savoir assez tôt si le kyste que vous détectez peut-être source de cancer, il est important de faire attention à ses antécédents familiaux. En effet, certains problèmes d’apparition de kystes malins sont liés à l’hérédité et à la génétique. Si vous avez connaissance que l’un ou plusieurs des membres de votre famille souffrent de ce problème, alors, il faut redoubler d’attention.

Quand faut-il consulter pour un kyste ?

Les signes énumérés plus haut permettent de savoir qu’il ne faut pas prendre à la légère l’apparition de certains kystes apparents. Mais de manière générale, lorsqu’on détecte la présence de cette formation, il faut toujours consulter. C’est à un professionnel de décider si elle est bénigne ou maligne.

La liste ci-dessus est donc strictement informative. Il ne faut pas s’en servir ​comme un outil d’auto-diagnostic. D’un autre côté, pour les kystes qui émergent à l’intérieur du corps, ils sont souvent découverts par hasard lors des contrôles de routine. Et le professionnel de la santé sait quand il faut y prêter attention.

Comment s’établit le diagnostic d’un kyste ?

Le diagnostic d’un kyste se fait de plusieurs manières. Pour les kystes qui émergent sur une partie visible et qui sont palpables, le diagnostic est beaucoup plus facile. Certains sont reconnaissables à vue d’œil surtout lorsqu’on connaît les symptômes apparents de ces types de kystes. Pour ces derniers, nul besoin de se rendre à l’hôpital pour un diagnostic.

Mais les kystes les moins visibles et ceux du milieu interne ne peuvent être détectés que par l’un des paramètres suivants. Il s’agit de la manifestation des symptômes et de la détection aux divers examens. Ce peut être une analyse de routine ou une analyse spécifique pour confirmer ou infirmer le diagnostic.

En outre, les examens pouvant confirmer la présence de kyste sont divers et variés. Ils dépendent du type de kyste ainsi que de l’endroit où ce dernier apparaît. Pour un kyste au sein par exemple, le docteur peut demander une biopsie, une échographie, une ponction sans anesthésie avec une aiguille ou une mammographie. Cela lui permettra entre autres de s’assurer de l’absence de tout risque de cancer.

Notez que la biopsie dans le cadre d’un soupçon du kyste au sein existe sous plusieurs formes. Il y a la biopsie à aiguille de gros calibre. Il peut s’agir d’une macrobiopsie ou d’une microbiopsie assistée par le vide et réalisée sous anesthésie locale. Et il y a aussi la biopsie chirurgicale à la vue d’une IRM ou d’une échographie.

D’autres analyses peuvent être demandées pour diagnostiquer divers types de kystes. Ce sont : l’imagerie à résonance médicale (IRM), la prise de sang, le doppler, etc. Pour un soupçon de kyste rénal, le médecin peut même recourir à une tomodensitométrie.

Quels traitements médicaux pour un kyste ?

La mise en place d’un traitement médical pour un kyste dépend du type de ce dernier. Cela dépend aussi de son emplacement et de la présence ou non de symptômes. En effet, comme​​ mentionné plus haut, la plupart des kystes comme le Kyste de Naboth ne nécessitent pas de traitement avant de disparaître.

Traitement pour les kystes au rein

Généralement, le kyste rénal ne cause aucun symptôme et ne requiert habituellement aucun traitement. Toutefois, lorsque le médecin constate une première fois sa présence, il peut faire suivre périodiquement l’organe. Ceci, afin de contrôler toute évolution de la masse kystique. Mais lorsque le kyste au rein présente des symptômes, le professionnel soignant peut décider de faire un drainage ou une chirurgie.

Le kyste rénal est drainé à l’aide d’une aiguille que le docteur insère dans la peau. La chirurgie quant à elle se fait par une petite incision dans la région concernée et un suivi par caméra. On parle de la laparoscopie. Par ailleurs, lorsque le médecin constate une maladie polykystique des reins, un suivi régulier est mis en place. Cela lui permet de vérifier le bon fonctionnement de l’organe.

Les patients qui ont des problèmes de kystes rénaux héréditaires et qui développent une insuffisance rénale par ce fait doivent subir une transplantation rénale​. Ou tout au moins, ils doivent​ être traités par dialyse. 

Traitement pour les kystes cutanés

Un kyste cutané (Kyste pilonidal, kyste épidermoïde, kyste sébacé, etc.) nécessitera une intervention médicale lorsqu’il est trop volumineux (enflé ou gros). Dans ce cas, le médecin peut envisager un drainage. Cela se fait par l’introduction d’une aiguille sous anesthésie locale.

Une autre pratique consiste à faire une petite incision afin de vider la cavité de son contenu. Cela se fait souvent dans le cabinet du dermatologue en cas de présence de grain de milium. Enfin, une troisième façon de faire, c’est d’inciser le kyste pour enlever sa paroi. Cette méthode a pour avantage de prévenir toute récidive.

Traitement pour le kyste du pancréas

Le diagnostic du kyste pancréatique se fait à partir d’un échantillon du liquide se trouvant dans la lésion kystique. Sinon, cela se fait aussi grâce à la surveillance de tout changement de taille ou de forme de l’organe. En ce qui concerne le traitement, le médecin peut parfois suggérer une petite opération chirurgicale pour l’ablation du kyste.

Traitement pour les kystes au genou

Le kyste poplité se guérit le plus souvent sans une intervention particulière. Cependant, des traitements peuvent être nécessaires. ​Car,​ ce kyste est souvent associé à une déchirure du cartilage, à l’arthrite du genou ou à une autre cause sous-jacente. Ainsi, la cu​​re prescrite concerne habituellement le mal ayant entraîné le kyste au genou

Traitement pour les kystes au poignet

Après une consultation chez le médecin, le sujet peut se voir prescrire des médicaments antidouleur. Ce sont entre autres Tylénol® (acétaminophène) ou Motrin® et Advil® (ibuprofène).

Lorsqu’une faiblesse ou de la douleur est ressentie au toucher, le docteur pourrait exercer une ponction. Cela, dans le but d’enlever tout le contenu du kyste. Mais cette technique présente des limites, car le kyste peut se former de nouveau. La méthode la plus efficace, c’est la pratique d’une chirurgie pour retirer la boule.

Traitement d’un kyste du tractus thyréoglosse

Lorsque survient un kyste du tractus thyréoglosse, il faut consulter plusieurs médecins simultanément. Ce sont entre autres le chirurgien de la tête et du cou ainsi que l’oto-rhino-laryngologiste (ORL). 

En ce qui concerne l’opération, c’est le docteur spécialisé dans les problèmes d’oreille, de la gorge et d​​u nez qui s’en chargera. Il s’agit d’une incision du cou pour retirer le kyste et cela se fait sous anesthésie générale. Dans une autre mesure, le médecin​ peut​ placer un drain (petit tube) dans l’incision. Ce qui permettra de vider le liquide contenu dans le kyste du tractus thyréoglosse.

Après la chirurgie, lorsque surviennent des douleurs, il est recommandé de prendre de l’acétaminophène pour les calmer. Il existe en outre des risques postopératoires qui sont : 

  • Une alimentation douloureuse pendant quelques jours ;
  • Un saignement postopératoire (rare) ;
  • Une complication nerveuse (rare) ;
  • Une diminution de la mobilité de la langue (rare) ;
  • Un hématome du cou ;
  • Une mauvaise cicatrisation ;
  • Un risque de récidive ;
  • Un suintement, une surinfection, une tuméfaction…

Traitement pour les kystes spermatiques

Les spermatocèles sont des lésions qui disparaissent rarement de même. Toutefois, ils ne nécessitent pas vraiment des traitements, car ils n’induisent pas souvent des complications et des douleurs. Mais si les douleurs survenaient, des produits comme Advil, Tylenol et Motrin sont prescrits pour les faire passer.

En présence de douleur et/ou d’inconfort, il est recommandé d’envisager une chirurgie. De cette manière, le médecin peut soit décider de retirer le liquide du kyste ou plutôt le kyste sur l’épididyme. En revanche, il faut noter que cette intervention présente un certain nombre de risques que sont : 

  • Des dommages causés à l’épididyme ;
  • Des dommages causés au canal déférent ;
  • Des problèmes de fertilité ;
  • Une récurrence de kyste à la suite de la chirurgie.

Nota Bene : le problème de la fertilité n’est pas très préoccupant. En effet, cette opération chirurgicale est souvent effectuée sur des patients qui ont passé l’âge de la procréation.

Traitement pour les kystes des ovaires

Le protocole pour traiter le kyste des ovaires n’est pas fixe. Il est variable et dépend de paramètres tels que l’âge, les symptômes ressentis, la taille de la lésion ainsi que le type de kyste.

En premier lieu, notez que la majeure partie des kystes des ovaires ne requièrent pas d’intervention et disparaissent d’eux-mêmes après quelques mois. Mais lorsqu’il y a rupture du kyste, un traitement doit être envisagé, car cela cause des douleurs pelviennes très fortes.

Le professionnel soignant peut recommander des antidouleurs usuels comme l’ibuprofène et l’acétaminophène. Toutefois, cela peut nécessiter des médicaments beaucoup plus puissants tels que les analgésiques. Des opioïdes tels que la morphine peuvent être utilisés sur quelques jours.

Deuxièmement, en présence d’un kyste aux ovaires, le médecin peut recommander parfois l’usage des anovulants. Ce sont des pilules contraceptives qui aideront ces femmes à réduire le risque d’avoir de nouvelles lésions kystiques au cours des cycles menstruels suivants. Cette technique présente également pour avantage la réduction du risque du cancer des ovaires.

Concernant le cancer aux ovaires induits par des kystes, il existe désormais des tests médicaux de plus en plus certains. Ils permettent aux femmes de déterminer avec plus de précision si le kyste ovarien qu’elles ont est bénin ou malin. Ainsi, le médecin traitant pourra prendre des mesures conséquentes.

Par ailleurs, en dehors de la rupture du kyste des ovaires ou de l’évolution en cancer, d’autres complications pouvant survenir sont : 

  • Une torsion de l’ovaire ou de l’annexe ;
  • Une hémorragie intrapéritonéale ou une hémorragie intra kystique ;
  • La compression d’un organe voisin…

Traitement des kystes de la glande de Bartholin

Lorsque le kyste de la glande de Bartholin devient douloureux, il peut être utile d’y appliquer des compresses tièdes. Au nombre des médicaments antidouleur qui sont généralement prescrits, il y a de l’acétaminophène et de l’ibuprofène.

Lorsque le kyste entraîne des rougeurs et de la fièvre et si l’on observe un écoulement du pus, le médecin peut entreprendre une incision. Ainsi, pourra-t-il vider la poche de son contenu. Puis, il pourra aussi prescrire des antibiotiques.

Traitement des kystes au sein

Tout comme de nombreux autres kystes, le kyste au sein qui ne présente aucun risque de cancer de sein, ne nécessite aucun traitement. Pour les femmes qui n’ont pas encore atteint la ménopause, le médecin fera un suivi régulier. Cela lui permettra de voir si la poche de pus disparaît d’elle-même.

Aussi, par mesure de traitement et de diagnostic, le docteur peut entreprendre d’aspirer le contenu de la boule à l’aide d’une aiguille. Il s’agit d’une opération peu douloureuse et simple qui fera disparaître les symptômes et le kyste assez rapidement.

Si le kyste au sein grossit et persiste pendant plus de 3 cycles menstruels, il est préconisé de faire des examens plus poussés. Cela permet de prévenir toute complication. Et en fonction du résultat des examens, il peut envisager une chirurgie pour retirer le kyste au sein.

Pour finir, le médecin peut suggérer à la patiente d’utiliser une pilule contraceptive pour réduire le risque de récurrence. En effet, en régulant le cycle menstruel de la femme, les pilules permettent de baisser la fréquence des kystes au sein.

Traitement des kystes de Tarlov

Comme mentionné plus tôt, le kyste de Tarlov est le plus souvent asymptomatique. Mais lorsqu’il présente des symptômes, il faut se faire traiter. Les cures évoquées sont presque les mêmes que pour les autres types de kystes.

Il s’agit du drainage, de l’excision, de la ponction ou de l’aspiration. Bien sûr, le choix que fera le professionnel de la santé dépendra de certains critères que sont la taille, la localisation, etc.

Traitement des kystes qui présentent des complications

En cas d’infection d’un kyste, il se transforme en un abcès. Le médecin mettra en place un drainage pour le vider de son contenu liquide ou semi-liquide. Lorsque le kyste présente des complications ou qu’il apparaît de manière récurrente, il est parfois indispensable de procéder à son ablation complète.

Lesdites complications sont : apparition de fistules, persistance d’une infection…​ Et, c​e type d’intervention nécessite beaucoup plus de précautions et de temps qu’une incision simple. Ce qui facilite une bonne cicatrisation de la plaie.​​

Traitement des kystes trop volumineux

Lorsqu’un kyste est volumineux ou dangereux, une chirurgie est nécessaire. En l’occurrence dans le contexte d’un ou de plusieurs kystes aux ovaires dont le volume augmente et qui sont douloureux. De plus, quand ils durent plus de 3 cycles menstruels, une opération s’avère incontournable. 

Le médecin procédera à une ablation du kyste ovarien. Cela ne veut surtout pas dire que l’ovaire serait enlevé. Toutefois, il peut également faire une ablation de l’ovaire affecté par le kyste en fonction des contextes. On parle d’ovariectomie

Et si un ou plusieurs de ces kystes sont cancéreux, l’équipe médicale peut décider de retirer l’utérus et les deux ovaires. C’est une opération d’hystérectomie. Par contre, dans le cas d’un kyste au genou (ou à toute articulation) trop gros, le docteur évitera une chirurgie pour retirer la boule. Sinon, un risque de récidive très important est présent.

Il peut alors envisager une ponction à partir d’une échographie. Et pour réduire l’inflammation dans le genou, le professionnel de la santé peut décider de faire une injection de cortisone.

Quels remèdes naturels pour un kyste ?

Pour apaiser les symptômes des kystes et pour prévenir toute inflammation, il n’y a pas que la médecine conventionnelle qui soit utile. De bonnes vieilles recettes de grand-mères ont également fait leur preuve en ce qui concerne le traitement des kystes. Cette section vous en dit plus.

Remèdes naturels contre les douleurs d’un kyste externe

Lorsqu’un kyste qui émerge sur le corps devient douloureux, il faut y appliquer directement de la glace pour soulager la douleur. Le froid, non seulement soulagera la douleur, mais permettra aussi de diminuer le gonflement. Le sujet peut appliquer ce remède plusieurs fois par jour, autant de fois que nécessaire. De même, l’application de compresse chaude peut également soulager le mal.

Remèdes naturels contre les kystes externes

Entre autres remèdes naturels pour traiter les kystes qui émergent sur le corps, il y a le vinaigre de cidre, l’aloès Vera et bien d’autres. Détails :

Le vinaigre de cidre

Le vinaigre de cidre est prisé pour ses différentes propriétés bénéfiques. Notamment, il aide à éliminer les toxines et à réguler le pH de la peau. Il demeure une excellente option pour traiter un kyste cutané. Pendant la cure, il est possible de l’appliquer à l’aide d’un coton, plusieurs fois par jour sur la zone concernée.

L’aloès Vera

Cette plante possède des propriétés bactéricides et analgésiques. C’est pourquoi elle est fréquemment utilisée pour traiter les affections de la peau et même pour les soins esthétiques. En présence d’un kyste, il est recommandé de couper en deux, une feuille d’aloès Vera en latérale.

Ensuite, il faut appliquer la sève sur la partie affectée au moins deux fois par jour pour faire disparaître la grosseur. Notez que cette technique est efficace pour les lésions kystiques formées à cause des toxines.

L’oseille crépue

Il s’agit d’une plante médicinale qui peut aider à se débarrasser des toxines présentes dans le sang. Il faut donc la préparer en portant une poignée de sa racine à ébullition. Ceci, avec 1 l d’eau. Laissez bouillir pendant 20 minutes, filtrez et consommez jusqu’à 4 tasses de la tisane par jour.

La mauve

La mauve est une plante qui peut vous aider à calmer les symptômes d’un kyste cutané tels que les inflammations et les rougeurs. Il permet également de détruire les agents pathogènes. Pour bénéficier de ses vertus, il faut appliquer son cataplasme chaud sur la partie affectée.

L’huile essentielle d’arbre à thé

Cette huile essentielle comporte des molécules antibactériennes à large spectre qui peuvent vous aider à combattre les kystes de la peau. Pour le traitement, il faut appliquer 3 gouttes du produit sur la région à traiter.

L’homéopathie pour soigner les kystes externes

L’homéopathie quant à elle suggère des traitements complémentaires à ceux de la médecine conventionnelle. Le Sticta Pulmonaria 4CH, le Calcarea Carbonica 15 CH Silicea 15 CH ou bien encore Calcarea Flurica 9CH sont eficaces dans ce cas.

La naturopathie pour soigner les kystes externes

La naturopathie utilise également ses procédés pour traiter les kystes qui poussent sur le corps. Ainsi, les naturopathes se servent généralement de l’argile verte pour traiter les kystes cutanés.

Remèdes naturels contre les kystes sébacés

Pour rappel, les kystes sébacés sont les kystes cutanés qui se forment à la base d’un poil. Pour les traiter, différentes alternatives naturelles sont disponibles, à savoir l’utilisation de l’argile verte, du framboisier rouge et bien d’autres. En savoir plus :

L’argile verte

L’argile verte, grâce à ses propriétés absorbantes de sébum, permet de remédier efficacement au kyste sébacé. Il draine alors le sébum qui ne s’accumule plus. La formation disparaît de ce fait.

Le framboisier rouge

Si le kyste sébacé est entraîné par des dérèglements hormonaux, un rétablissement de l’ordre des choses peut corriger le problème. À cet effet, certaines personnes utilisent les vertus du framboisier rouge (Rubus Ideaus) pour corriger les troubles hormonaux et donc l’apparition de kystes. Le traitement consiste à préparer un macérat glycériné de framboisier et d’en consommer 10 gouttes par jour pendant 4 jours. Et ceci, réparti en 5 gouttes par prise.

L’homéopathie pour soigner les kystes sébacés

Comme traitement de kyste sébacé, l’homéopathie suggère l’Hepar sulfur 5 CH. Ce remède peut guérir même le kyste qui s’accompagne de douleur. Le traitement recommandé est la prise de 3 granules chaque matin jusqu’à la disparition complète de la grosseur.

Remèdes naturels contre les kystes synoviaux

Pour corriger les kystes synoviaux en général, c’est-à-dire les kystes aux articulations, certains traitements leur sont communs. Ce sont les cures à base d’arnica, d’argile verte, d’huiles essentielles, etc.

L’arnica

Les spécialistes recommandent d’appliquer sur la zone touchée de l’arnica. Vous pouvez donc vous procurer une crème à base d’arnica que vous mettrez sur la région enflée. Mais notez que c’est juste pour calmer la douleur. Ce principe actif ne possède pas les propriétés nécessaires pour vous guérir complètement.

L’argile verte

Cet élément permet également de soigner un kyste synovial tout comme un kyste sébacé. C’est toujours ses vertus drainantes qui seront utilisées pour éliminer les toxines ou toute substance remplissant la poche kystique. Pour jouir pleinement de ses effets, il faut l’appliquer en cataplasme

Les huiles essentielles

Vous pouvez en outre utiliser la recette à base d’argile verte en synergie avec une huile essentielle pour un meilleur effet. Cela permet non seulement de soulager la douleur, mais également de faire régresser le kyste synovial. Aussi, au lieu de vous contenter d’une seule huile essentielle, vous pourriez expérimenter un mélange. Voici une suggestion : 

  • L’huile essentielle de lentisque pistachier ;
  • L’huile essentielle d’eucalyptus ;
  • L’huile essentielle de menthe poivrée.

Cette combinaison affiche des propriétés anti-inflammatoires, antirhumatismal et drainantes. Ce qui permettra d’assécher le kyste, de soulager la douleur et de fortifier l’articulation touchée.

L’homéopathie pour soigner les kystes synoviaux

L’homéopathie possède plusieurs recettes contre le kyste synovial. Par exemple, le patient peut consommer 3 fois par jour, 3 granules de Sticta Pulmonaria 4 CH accompagnés d’une cure de Silicea 15 CH. Ce dernier doit être pris en une dose une fois par semaine; En lieu et place du Silicea 15 CH, il est possible de prendre du Calcarea Carbonica ou du Calcarea Fluorica 9 CH.

L’ostéopathie pour soigner les kystes synoviaux

L’ostéopathie est une thérapie complémentaire recommandée pour soulager les troubles du système musculo-squelettique ou articulaire. Et par de nombreux types de technicité, elle peut traiter un kyste synovial.

En premier lieu, le professionnel est en charge d’aider le patient à retrouver une bonne mobilité grâce à des thérapies mécaniques. En dehors de cela, il peut aider le sujet avec des méthodes à visée vasculaire. Enfin, il peut aussi l’aider dans la gestion de la douleur.

Kystes synoviaux : quelques plantes qui peuvent aider

La consommation de certaines plantes drainantes peut aider dans le cas d’espèce. Il s’agit de :

  • Du pissenlit ;
  • De la bardane ;
  • Des griffes du diable ou Harpagophytum ;
  • Du thé noir et bien d’autres.

Remèdes naturels contre les kystes ovariens

Les kystes ovariens fonctionnels encore appelés kystes folliculaires représentent approximativement 90 % des cas de kystes ovariens recensés. Pour les corriger, l’huile essentielle d’arbre à thé s’avère d’une utilité précieuse. Cela, à cause de ses propriétés antibactériennes et de son action sur les sécrétions hormonales des femmes.

Notez que pour appliquer ce remède, il est important de bien connaître l’origine de l’enkystement. Si c’est plutôt dû à des toxines, d’autres remèdes sont plus conformes à la situation. Il s’agit entre autres de la consommation du vinaigre de cidre, de l’aloès Vera et de la mauve.

Nota Bene : avant de commencer toute thérapie naturelle contre un kyste, il est très important de demander l’avis d’un médecin. Cela permet non seulement d’avoir un diagnostic exact du problème. Mais également, cela aide à savoir si ces produits naturels correspondent à votre profil médical.

Comment prévenir l’apparition d’un kyste ?

Il n’y a concrètement aucune mesure à prendre pour prévenir l’apparition des kystes. Aussi, même après le traitement d’un kyste et sa guérison, il est fort probable qu’il réapparaisse après quelques mois ou quelques années. Cependant, des suivis médicaux réguliers permettent de détecter et de suivre l’évolution de certaines de ces lésions kystiques qui auront tendance à devenir cancéreuses. 

Kystes ovariens et mesures de prévention

Des examens réguliers de la zone pelvienne permettent de surveiller toute modification au niveau des ovaires. Tout kyste est ainsi diagnostiqué le plus tôt possible, l’alerte est lancée et tout éventuel symptôme d’aggravation est vite détecté. Des mesures médicales sont alors instaurées pour éviter le pire.

Kystes spermatiques et mesures de prévention

Pour diagnostiquer à temps un kyste spermatique, il est recommandé de faire un auto-examen scrotal. Cela permet de détecter l’apparition de masses de même que tout changement du scrotum.

Quelle prise en charge de la sécurité sociale et des mutuelles pour un kyste ?

La plupart des kystes ne sont pas classés parmi les affections de longue durée. Pour cela, leurs tr​​aitements ne font pas bénéficier d’une exonération du ticket modérateur. Mais, si la présence de cette grosseur et des symptômes est invalidante sur une longue période, le patient peut demander une prestation compensatoire du handicap.

En revanche, si une personne ayant un kyste subit une intervention à but esthétique, elle ne sera pas prise en charge par la sécurité sociale. ​Par contre, s’il s’agit d’une nécessité médicale, une partie des dépenses sera remboursée.

En outre, si le patient a souscrit à une mutuelle santé qui couvre les traitements naturels, chirurgicaux ou médicamenteux des kystes, alors, il sera couvert. En effet, les mutuelles santé proposent certes un complément de remboursement partiel ou total pour ces cas de kyste ; auquel la personne peut souscrire librement.

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