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Kyste sacro-coccygien : Causes, symptômes, traitements

Le kyste sacro-coccygien est l’une des affections pédiatriques les plus courantes. Il s’agit d’un kyste en forme de sac qui se forme sur le coccyx, mais il peut aussi se former sur la partie inférieure de la colonne vertébrale. Sa cause est liée à une infection ou à une blessure causée par un objet qui heurte le coccyx. Plusieurs signes peuvent se faire remarquer chez une personne qui en est atteinte. Les kystes sacro-coccygiens peuvent être traités par des médicaments et une intervention chirurgicale si nécessaire. Découvrez ici, les causes, les symptômes et les traitements du kyste sacro-coccygien.

Causes du kyste sacro-coccygien

Le kyste sacro-coccygien est une accumulation de liquide autour de la colonne vertébrale et du coccyx, qui peut se développer avec le temps. Il est plus fréquent chez les nouveau-nés et les jeunes enfants, mais il peut également se produire chez les adultes.

Il est également une cause fréquente de lombalgies chez les jeunes enfants, de douleurs dorsales et de douleurs pendant les selles. Il se trouve le plus souvent dans la région lombaire et peut se développer pour un certain nombre de raisons. Le kyste sacro-coccygien est une tumeur bénigne qui peut être causée par un traumatisme au coccyx, une infection ou un déséquilibre hormonal.

Le traumatisme au coccyx

Le traumatisme du coccyx peut provoquer un kyste sacro-coccygien. Ce phénomène est fréquent chez les enfants, car ils sont souvent moins capables de protéger leur coccyx des blessures que les adultes.

Il peut survenir en présence d’affections telles que l’arthrose ou la discopathie dégénérative. Lorsque ces affections sont présentes, elles peuvent rendre difficile la cicatrisation des os après un traumatisme. Des fragments d’os peuvent ainsi être laissés sur place après une blessure et se retrouver coincés entre les vertèbres, provoquant une inflammation autour d’elles. Ce qui entraîne une accumulation de pus dans ces espaces et la formation de kystes sacro-coccygiens au fil du temps en raison de l’inflammation chronique.

Les infections

Les kystes sacro-coccygiens sont caractérisés par des infections des voies urinaires et du système reproducteur, qui peuvent se propager au sacrum. En effet l’infection provoque une inflammation de la région coccygienne de la colonne vertébrale du fœtus. Il en résulte un épaississement des tissus dans ces régions, ce qui entraîne une accumulation de liquide. Cette accumulation entraîne la formation d’une tumeur sur un côté ou sur les deux côtés de la colonne vertébrale.

Les symptômes comprennent :

  • Des douleurs dans la région des fesses, du bas du dos ou du bassin;
  • Des douleurs en position assise;
  • Des difficultés à uriner;
  • De la fièvre, des frissons, des nausées et des vomissements;
  • Du sang dans l’urine ou dans les selles.

Une autre théorie est que ces kystes sacro-coccygiens sont causés par une infection bactérienne dans la zone du coccyx. Cette infection peut se propager à d’autres parties du corps, comme les reins ou les poumons. Au final, elle peut causer des dommages à ces organes, voire la mort si elle n’est pas traitée.

Le déséquilibre hormonal

Une autre cause possible de kystes sacro-coccygiens est un déséquilibre hormonal tel que le syndrome des ovaires polykystiques. Ce syndrome se produit lorsque les femmes ont des niveaux d’hormones mâles dans leur corps, plus élevés que la normale.

Outre ce syndrome il y a l’hypothyroïdie qui signifie que la personne atteinte a trop peu d’hormones thyroïdiennes. Cela peut entraîner de la fatigue ainsi qu’une prise de poids, de la constipation et une peau sèche. Enfin, la ménopause augmente également les chances de développer un déséquilibre hormonal car elle entraîne des changements dans la production des œstrogènes et de la progestérone.

Par ailleurs, la cause la plus fréquente des kystes sacro-coccygiens est une anomalie congénitale appelée ectopia vesicae, qui signifie « vessie déplacée ». Si un enfant est né avec un bassin ou une colonne vertébrale mal formé, il est possible qu’il soit né avec un kyste sacro-coccygien. Cela se produit souvent chez les enfants nés avec un spina-bifida ou une scoliose, c’est-à-dire une courbure de la colonne vertébrale.

D’autres facteurs responsables de l’apparition d’un kyste sacro-coccygien chez une personne sont:

L’âge

L’âge est un facteur de risque pour les kystes sacro-coccygiens. La tranche d’âge la plus courante pour cette affection est celle de la naissance à l’âge de 10 ans, mais elle peut survenir à tout âge. Ces kystes sont également plus fréquents chez les filles que chez les garçons, et elles ont tendance à être héréditaires. Ils sont associés à un certain nombre de syndromes, dont le syndrome de Beckwith-Wiedemann, le syndrome de VATER et les syndromes de type BWS. Il peut également toucher les adultes, mais moins fréquemment.

De plus, les symptômes comprennent un gonflement indolore ou une bosse dure dans le bas du dos ou près du coccyx. La bosse peut mesurer environ 5 cm de diamètre et convient à une poche de liquide sous la peau.

Le sexe

Le sexe est l’une des principales causes des kystes sacro-coccygiens. En effet, une forte pression est maintenue sur le coccyx pendant les rapports sexuels. Ainsi, l’un des partenaires peut contracter une infection qui entraîne une inflammation de l’épididyme ou du rectum. Cette inflammation peut durer plusieurs semaines par la suite. Ce qui peut favoriser la formation d’un kyste sacro-coccygien autour de celui-ci.

Les hormones sexuelles jouent également un rôle dans l’apparition de cette tumeur, car elles provoquent une augmentation de la division cellulaire. Les types d’hormones sexuelles impliquées sont :

  • les œstrogènes;
  • Les progestatifs;
  • Les androgènes.

Par conséquent, si une personne souffre de ce type de kyste, il est important de savoir si sa vie sexuelle joue un rôle dans le développement du mal.

Parmi les autres causes figurent :

  • Les infections comme la rubéole ou le cytomégalovirus;
  • Les maladies auto-immunes comme le lupus érythémateux ou la polyarthrite rhumatoïde;
  • La lésion de la moelle épinière, plus fréquente chez les femmes de plus de 55 ans;
  • La maladie inflammatoire pelvienne, pouvant survenir après une infection par une bactérie appelée chlamydia;
  • L’herpès génital, qui touche environ un tiers des adultes de plus de 50 ans.

Dans la plupart des cas, les kystes sacro-coccygiens ne nécessitent pas de traitement. Ils disparaissent souvent d’eux-mêmes dans les six mois. Toutefois, s’ils persistent plus de six mois ou s’ils deviennent gênants ou douloureux, ils peuvent nécessiter une ablation chirurgicale.

Symptômes du kyste sacro-coccygien

Le kyste sacro-coccygien est également connu sous le nom de encéphalocèle, car il est constitué de tissu cérébral qui s’est formé à l’extérieur du crâne.

Les symptômes de cette tumeur varient en fonction de la taille et de l’emplacement du kyste. Certaines personnes atteintes d’un petit kyste sacro-coccygien peuvent ne ressentir aucun symptôme, tandis que d’autres peuvent en ressentir un ou plusieurs tels que :

Gonflement

Le symptôme le plus courant est un gonflement indolore dans la zone où le kyste s’est développé. Ce gonflement peut être dû à l’accumulation de liquide à l’intérieur du kyste sacro-coccygien, qui grossit avec le temps. Cela peut entraîner une gêne ou une douleur chez certaines personnes, notamment lorsqu’elles se lèvent après s’être assises pendant de longues périodes.

De plus, le kyste sacro-coccygien peut être aggravé par un blocage de la moelle épinière. Ceci peut entraîner une pression sur les nerfs et provoquer un gonflement. Le gonflement peut également être renforcé par une inflammation due à une irritation ou à une infection.

Il peut aussi être ressenti dans le bas du dos, les fesses ou les cuisses. La personne atteinte peut souffrir de picotements ou d’engourdissements dans ces zones.

Par ailleurs, le gonflement est généralement localisé et ne s’étend pas à d’autres parties du corps. Il peut se produire d’un ou des deux côtés du bas du dos ou des fesses et peut résulter d’une pression sur la zone affectée. Il s’agit par exemple, de la pression exercée par une chaise ou un siège de toilette, par des vêtements serrés, par l’allongement sur un côté pendant le sommeil, etc.

Douleur

Le symptôme le plus courant d’un kyste sacro-coccygien est une douleur dans le bas du dos et le pelvis. La douleur est généralement plus intense lorsque la personne qui est atteinte reste assise pendant de longues périodes ou lorsqu’elle va à la selle. Elle peut également s’aggraver après les rapports sexuels ou l’exercice physique, en particulier si ces activités impliquent des torsions ou des flexions du corps.

La douleur peut être engendrée par une accumulation de liquide dans le kyste lui-même ou par la pression exercée par des organes voisins.  Le rectum ou la vessie sont en cause.

Par ailleurs, le sujet peut ressentir des douleurs au niveau des hanches, des cuisses, des fesses et du bas du dos lorsqu’il a un kyste sacro-coccygien.

En outre, les symptômes du kyste sacro-coccygien varient en fonction de sa taille et de son emplacement. D’autres symptômes courants sont les suivants :

  • La fièvre;
  • Les maux de tête;
  • La léthargie;
  • La douleur pendant les selles, la miction et les rapports sexuels.

Si une personne souffre d’encéphalocèle, elle peut également ressentir une douleur lors de l’utilisation des toilettes et des démangeaisons autour de la zone affectée. Elle peut aussi souffrir des hémorroïdes, de constipation, de diarrhée, d’une plaie ouverte sur la peau près de l’endroit où se trouve le coccyx

Traitements du kyste sacro-coccygien

Le traitement des kystes sacro-coccygiens dépend de la taille de la tumeur et de son emplacement. Les traitements les plus courants sont les médicaments et la physiothérapie. Si ces derniers ne fonctionnent pas, ou s’ils ne fonctionnent pas suffisamment bien, une ablation chirurgicale du kyste sera probablement proposée au patient.

Les médicaments

La meilleure façon de traiter un kyste sacro-coccygien est de prendre des médicaments.

Plusieurs médicaments peuvent être utilisés pour traiter la maladie, à savoir :

  • Les corticostéroïdes, des médicaments anti-inflammatoires qui peuvent aider à réduire l’inflammation et le gonflement d’un kyste ;
  • Les antibiotiques, utilisés pour prévenir la formation d’une infection dans le kyste ;
  • Les médicaments contre la douleur, qui permettent de contrôler la douleur associée au kyste et d’empêcher qu’elle ne s’aggrave avec le temps ;
  • Les analgésiques tels que l’ibuprofène ou l’acétaminophène.

Par ailleurs, le médicament le plus efficace pour cette affection est le chlorhydrate de dicyclomine, qui est généralement utilisé pour traiter le syndrome du côlon irritable. Il agit en relaxant les muscles et en réduisant les spasmes musculaires.

La physiothérapie

La physiothérapie peut aider à soulager les symptômes du kyste sacro-coccygien. Elle peut aider une personne atteinte à renforcer ses muscles considérables et à améliorer sa posture. Il lui sera ainsi plus facile de s’asseoir sans s’avachir ni solliciter les muscles du dos. Elle peut également l’aider à se tenir droit avec moins d’effort que d’habitude.

Le physiothérapeute commencera par effectuer tous les antécédents médicaux du patient. Cela inclut les interventions chirurgicales ou autres traitements qu’il aurait subis au niveau de la colonne vertébrale ou du bassin. Le spécialiste interrogera ensuite le patient sur les types de symptômes qu’il ressent le plus, leur impact sur sa vie quotidienne, etc.

Une intervention chirurgicale

Il s’agit d’une option de traitement courante, car elle est généralement efficace. La plupart des personnes opérées constatent une amélioration significative dans les six mois suivant l’intervention. La chirurgie consiste à enlever une partie ou la totalité de la tumeur. Elle peut être réalisée par chirurgie ouverte ou par laparoscopie, c’est-à-dire avec de petites incisions dans l’abdomen. Ces petites incisions sont pratiquées sur la peau au-dessus du kyste pour permettre au chirurgien de le retirer à l’aide de pinces.

Cette opération peut être réalisée sous anesthésie générale ou locale, selon la préférence du patient. La zone où il a été opéré sera bandée et il recevra des instructions sur la manière de la soigner après l’opération.

Il se peut que le patient ressente une douleur et une sensibilité autour de l’incision pendant quelques jours après l’opération. Il faudrait donc qu’il évite toute activité intense jusqu’à ce qu’il soit complètement rétabli. En effet, cela pourrait provoquer une nouvelle ouverture de l’incision et causer plus de douleur que d’habitude pendant la période de récupération.

Le drainage

Si le kyste sacro-coccygien grossit ou commence à provoquer des douleurs plus importantes chez le patient, le médecin peut lui recommander de le drainer par une biopsie à l’aiguille. Un petit tube appelé cathéter sera placé dans l’ouverture du kyste afin de la maintenir ouverte pour le drainage. Cette procédure consiste à insérer une aiguille dans le kyste afin de retirer du liquide à l’intérieur. Elle est généralement sûre et efficace pour traiter les petits kystes sacro-coccygiens.

En cas de kyste rompu, le patient devra se faire retirer les caillots sanguins et suturer les plaies causées par la rupture.

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