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La dépression chez le nourrisson : symptômes et traitements

Même s’il s’agit d’un fait rare, les nourrissons peuvent être également atteints de dépression. C’est une sorte de naissance sans élan vital ou sans désir du nouveau-né d’explorer le monde. Comment reconnaître cette dépression infantile ? Quels sont les causes à l’origine de son développement et comment la traiter ?

La dépression chez le nourrisson : de quoi s’agit-il ?

La dépression chez le nourrisson peut être définie comme une humeur dépressive ou irritable. Elle est accompagnée d’une perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités appropriées au développement. Elle est aussi marquée par une faible capacité de protestation, des pleurnicheries ahurissantes, ainsi qu’une baisse des interactions sociales.

La prévalence de cette dépression est estimée à environ un enfant touché sur 40. Elle peut être le résultat d’une transmission génétique, d’un déséquilibre chimique au niveau du cerveau, ou d’événements de la vie affectant le nouveau-né.

Quels sont les signes d’une dépression chez le nourrisson ?

Les nourrissons peuvent présenter des signes similaires à ceux des adultes et adolescents déprimés.  Ils sont généralement susceptibles de manifester des troubles anxieux, des douleurs physiques et morales, des hallucinations et des phobies. Les autres symptômes de la dépression comprennent :

  • Un refus progressif d’interactions ;
  • Une perte de l’envie de jouer ;
  • Une augmentation des troubles anxieux (tristesse, nervosité, sensibilité…) ;
  • Une psychomotricité diminuée ;
  • Un ralentissement ou retard de croissance ;
  • Des cognements de tête et une forte irritabilité ;
  • Une limitation de la parole ;
  • Une peur irrationnelle (le bébé se tortille un peu).

Le nourrisson peut également faire l’objet d’une perturbation psychotique avec une forte sensibilité à certaines pathologies (affections ORL, troubles gastro-intestinaux, insomnie…). Il peut avoir un repli sur lui-même, marquée par une expression froide dans un regard fixe. On peut aussi noter une monotonie comportementale, une perte d’appétit et dans des cas rares, une boulimie.

Les signes de la dépression apparaissent habituellement sur plusieurs jours ou semaines. En absence de traitement, elle peut durer de six mois à un an. Il est donc nécessaire de détecter au plus vite ces symptômes, en consultant ensuite un psychiatre ou un psychologue. Celui-ci pourra poser un diagnostic et prescrire si nécessaire, un traitement adéquat.

En effet, lorsque cette anomalie est décelée et traitée de façon précoce, cela aide les jeunes enfants dans la gestion de leurs émotions et des améliorations peuvent être obtenues.

Quels sont les causes et facteurs de risque de la dépression du nourrisson ?

Plusieurs facteurs peuvent contribuer au développement de la dépression chez le nourrisson.

Notons en premier lieu, l’existence d’un lien étroit entre les problèmes de santé mentale des parents et ceux de leurs progénitures. En effet, lorsque les parents sont atteints d’une importante dépression, leurs enfants courent eux-mêmes un risque accru de développer des troubles émotionnels et comportementaux.

La dépression chez les parents peut correspondre à une dépression périnatale (chez la mère, avant et après la grossesse), une phobie sociale ou un trouble d’anxiété de séparation. Il existe d’autres facteurs pouvant favoriser l’apparition d’une dépression chez les nourrissons.

  • La perte ou l’absence d’une figure d’attachement affective (mère, père, nourrice…) ;
  • Un séjour hospitalier plus ou moins long ;
  • Les conditions liées à une vie intra-utérine ou à un accouchement ;
  • Problèmes de soins maternels (insuffisance de soins, d’apports affectifs, de stimulations).

D’autres maladies, telles que le TSA (trouble du spectre autistique), le TDAH (problème de comportement compulsif), ou encore un trouble bipolaire, peuvent induire une dépression infantile.

Il est aussi important de noter que le désintéressement notoire d’une mère pour son enfant, même s’il n’y a pas de séparation physique, peut conduire au même résultat. Ce comportement peut être lié à une profonde dépression de la mère, une attitude maternelle suite à un événement discordant (décès dans la famille, difformité de l’enfant…).

Seule une restauration rapide du lien ou de l’affection maternelle peut aider à prévenir les graves complications qui accompagnent la dépression. En effet, celle-ci peut évoluer jusqu’à la mort, après une longue période d’angoisse physique et mentale.

Comment diagnostiquer la dépression chez les nourrissons ?

Lorsqu’on craint qu’un enfant déprime, une évaluation est nécessaire. Il est possible que cela inclue des échelles de diagnostic ou des entretiens structurés. Les conditions qui suivent peuvent être prises en compte lors de cette évaluation.

  • Les schémas affectifs et comportementaux doivent constituer un changement par rapport aux attitudes typiques de l’enfant.
  • Durant deux semaines, un tempérament dépressif ou irrité doit se faire remarquer dans la majeure partie de la journée, et ceci sur deux semaines.
  • Les signes dépressifs doivent apparaître dans plusieurs activités et dans plusieurs relations.
  • Les symptômes doivent induire de l’anxiété chez l’enfant, avec une altération de son développement.
  • Les symptômes ne doivent pas être attribués à un médicament ou à un contaminant environnemental.

Il importe de rappeler que les signes de troubles d’humeur n’impliquent pas toujours le fait qu’un bébé soit cliniquement déprimé. La dépression chez les nourrissons s’étend sur plus de deux semaines. Elle diffère d’une humeur normale.

Malgré qu’il soit difficile de croire qu’un nourrisson ou un enfant de moins de trois ans puisse être déprimé, il est important d’en être conscient. Le diagnostic doit en ce sens être posé de façon précoce, pour favoriser un rétablissement plus rapide de l’enfant.

Traitement de la dépression chez le nourrisson

Si les symptômes éprouvés par l’enfant ne datent que de quelques jours, il est possible qu’il ne traverse qu’une brève période de perplexité, liée à une absence de figure d’attachement. Cela peut vite s’apaiser, une fois qu’il s’adapte au retour des attachements affectifs manquants.

En cas de persistance des troubles dépressifs du nourrisson, il urge de consulter un psychothérapeute parent-bébé, ou un autre spécialiste de la santé mentale expérimenté avec les jeunes enfants. Il est à noter que les traitements médicamenteux (antidépresseurs) et la thérapie ne sont pas recommandés pour de si jeunes enfants.

Cependant, un psychothérapeute peut assister les parents en les aidant à mieux cerner les besoins de leur bébé et à y répondre. Cela permet à ce dernier d’être rassuré et de se sentir en sécurité dans son environnement. De façon plus concrète, les différents intervenants (psychiatre, travailleur social…), vont aider les parents ou le cercle social de l’enfant à :

  • Déterminer le caractère du bébé afin de se sentir plus confiants dans leurs qualités parentales et d’être plus attentionnés aux signes du bébé ;
  • Faire correspondre leurs attitudes au tempérament et au style d’interaction de l’enfant ;
  • Créer un réseau de soutien (famille, amis et nourrice) afin de trouver un répit ;
  • Avoir les outils nécessaires à l’intervention auprès de l’enfant dépressif.

Dans le soulagement de cette dépression, la musicothérapie ainsi que les massages pour bébés peuvent également être utiles. Toutefois, gardons à l’esprit que l’essentiel de l’évaluation ou du traitement de la dépression infantile doit être dyadique. Cela signifie que les parents seront les plus impliqués dans l’intervention. En effet, ce sont eux qui maîtrisent le mieux leurs enfants, et exercent le plus grand impact sur leur développement social et émotionnel.

Par ailleurs, en tant que parent, l’un des meilleurs moyens de remédier à cette dépression infantile, est de prendre soin de sa propre santé mentale. Lorsque l’un des parents est atteint mentalement, il est généralement recommandé de solliciter une aide pour se faire soigner.

En cas de doute sur le fait d’être atteint d’une dépression post-partum ou d’anxiété, il est conseillé de prendre immédiatement rendez-vous avec un obstétricien. De nombreux traitements peuvent aider les personnes atteintes de ces dépressions à se sentir mieux.

Comment prévenir la dépression du nourrisson ?

Les parents qui subviennent à leurs propres besoins peuvent être en mesure d’empêcher leurs enfants de devenir déprimés. De plus, des activités nourrissantes, l’attention, un bon sommeil ainsi qu’une bonne alimentation peuvent être bénéfiques. Il faudrait privilégier le rapprochement physique et les interactions verbales avec l’enfant.

Notons qu’il n’est pas toujours simple de réussir à remarquer les émotions de son bébé. Car, ce dernier n’a pas la capacité de verbaliser son humeur ou d’exprimer ce qu’il ressent.

Il faudra également manifester de l’intérêt au bébé et à ce qu’il fait, notamment dans son développement psychique et physique. Une stimulation physique à l’aide de jouets, de livres d’images pour enfants ou des moments en compagnie d’autres enfants seraient aussi recommandés.

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