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La paroxétine : Composition, Indications et Prix

Les états dépressifs conduisant à un épisode neurasthénique majeur, les troubles obsessionnels avec un comportement compulsif incontrôlable, sont autant d’affections qui touchent un grand nombre. Toutefois, certains traitements sont proposés pour en réduire les dégâts. Découvrez ici la paroxétine : un antidépresseur et inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine (ISRS). Elle est autorisée sur le marché des médicaments depuis 1992 et est très efficace contre les troubles susmentionnés et bien d’autres encore. Conçu par la firme GlaxoSmithKline, ce médicament est commercialisé aujourd’hui sous plusieurs noms tels que Deroxat, Seroxat ou Paxil et soulage des millions de personnes.

Description et composition

Description

La paroxétine est l’un des principaux médicaments utilisés dans le traitement de la dépression et des troubles d’anxiété. Il se situe dans la classe pharmacothérapeutique des antidépresseurs et la sous-classe des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine. Son utilisation est destinée aux adultes de plus de 18 ans.

Composition

La paroxétine est un dérivé de la phénylpipéridine. Sa formule est C19H20FNO3. La masse moléculaire de chaque composante est la suivante : 329,3654 ± 0,0177 g/mol avec C 69,29 %, H 6,12 %, F 5,77 %, N 4,25 %, O 14,57 %.

Mécanisme d’action

C’est un inhibiteur puissant et sélectif de la recapture plus précisément de la 5-hydroxytryptamine (5HT, sérotonine). Son action antidépressive et son efficacité dans le traitement des différents troubles obsessionnels compulsifs et d’anxiété sont dues à l’inhibition spécifique de la recapture de la sérotonine dans les neurones cérébraux.

Sur le plan chimique, elle n’est pas liée aux antidépresseurs tétracycliques, tricycliques, et autres antidépresseurs disponibles.

En effet, la paroxétine a une faible affinité pour les récepteurs muscariniques cholinergiques, les récepteurs alpha 1, alpha 2, et bêta adrénergiques, dopaminergiques (D2), 5HT1 apparentés, 5-HT2 et histaminergiques (H1). Elle n’a donc pas d’interaction avec les récepteurs post-synaptiques.

En gros, elle n’a pas d’effet dépresseur sur le système nerveux central ainsi que des propriétés hypotensives. Elle inhibe uniquement la recapture de la sérotonine pour traiter les dépressions et autres troubles. C’est en cela qu’elle est un inhibiteur sélectif.

Indication

La paroxétine est utilisée généralement dans le traitement des épisodes de dépression qui dure et qui affecte le quotidien du patient. Elle est également employée dans le traitement de différents troubles d’anxiété, obsessionnels et autres. De façon spécifique la paroxétine est utilisée dans le traitement des :

  • États dépressifs majeurs ;
  • États de stress post-traumatique ;
  • Troubles anxiétés généralisées ;
  • Troubles anxiétés sociales ou phobies sociales ;
  • Troubles Paniques avec ou sans agoraphobie ;
  • Troubles obsessionnels compulsifs.

Des précautions doivent être prises en cas d’épilepsie, de diabète, de glaucome à angle fermé ou de prédisposition aux hémorragies et maladies cardiovasculaires.

Les conducteurs ou utilisateurs de machine dangereuse doivent s’assurer que le médicament ne réduit pas leur vigilance.

Posologie et prix

Mode d’administration : par voie orale

La paroxétine se prend par voie orale. Une prise journalière est recommandée et devra se faire le matin au cours du petit-déjeuner. Il est conseillé de l’avaler plutôt que croquer.

La manière dont il faut administrer la paroxétine à savoir la dose recommandée, celle nécessaire et celle de démarrage dépendent de la pathologie qu’il faut traiter.

États dépressifs majeurs

La posologie recommandée pour un état dépressif majeur est de 20 mg par jour. Avec cette dose, il est généralement constaté une amélioration de l’état du patient après une semaine de traitement. L’amélioration devient manifeste dès la deuxième semaine.

Comme pour la plupart des antidépresseurs, il peut être nécessaire de revoir et d’ajuster la posologie au cours de la troisième à la quatrième semaine après le début du traitement. Au besoin et seulement si cela est cliniquement justifié, la posologie peut être revue plus tard au cours du traitement.

Lorsque le patient présente une réponse insuffisante sous 20 mg par jour, la dose peut être graduellement augmentée de 10 mg selon la réponse thérapeutique et la tolérance. Quoi qu’il en soit, la dose journalière ne doit en aucun cas excéder 50 mg.

Le traitement pour la dépression se fait sur une période suffisante d’au moins six mois afin d’assurer la disparition totale des symptômes.

État de stress post-traumatique, trouble anxiété généralisée, trouble anxiété sociale ou phobie sociale

Comme pour l’état dépressif, il est recommandé au patient souffrant de stress post-traumatique, d’anxiété généralisée, d’anxiété sociale ou de phobie sociale de prendre une dose de 20 mg par jour.

Si la réponse thérapeutique est insuffisante après plusieurs semaines de traitement à cette dose, le médecin traitant jugera de la nécessité de faire une augmentation progressive de 10 mg par jour chaque semaine sans dépasser le maximum de 50 mg par jour.

À long terme, l’utilisation doit être régulièrement évaluée pour s’assurer de son efficacité.

Troubles paniques

La posologie recommandée dans les cas de troubles paniques est de 40 mg par jour.

Cependant, il faut débuter avec une dose de 10 mg par jour. En fonction de la réponse thérapeutique du patient, cette dose pourra être augmentée progressivement 10 mg par 10 mg jusqu’à atteindre la dose recommandée de 40 mg par jour.

Il est recommandé de commencer par une faible dose initiale en raison du risque d’aggravation des symptômes du trouble panique qui survient parfois en début de traitement.

Si la réponse thérapeutique est insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée (40 mg/jour), le médecin traitant jugera de la nécessité de faire une augmentation progressive de 10 mg par jour chaque semaine sans dépasser le maximum de 60 mg par jour.

Le traitement pour les troubles paniques se fait sur une période suffisante afin d’assurer la disparition totale des symptômes. Cette période peut durer plusieurs mois voire des années et plus.

Troubles obsessionnels compulsifs

La posologie recommandée pour un trouble obsessionnel compulsif est de 40 mg par jour.

Cependant, il faut débuter avec une dose de 20 mg par jour. En fonction de la réponse thérapeutique du patient, cette dose pourra être augmentée progressivement 10 mg par 10 mg jusqu’à atteindre la dose recommandée de 40 mg par jour.

Si la réponse thérapeutique est insuffisante après plusieurs semaines de traitement à la dose recommandée (40 mg/jour), le patient peut bénéficier d’une augmentation progressive sans dépasser le maximum de 60 mg par jour.

Le traitement pour les troubles obsessionnels compulsifs se fait sur une période suffisante afin d’assurer la disparition totale des symptômes. Cette période peut durer plusieurs mois voire des années et plus.

En cas d’insuffisance hépatique ou rénale, les doses doivent être plus faibles et revues par le médecin.

Contre-indications

La paroxétine est contre-indiquée dans les cas suivants :

  • Enfants de moins de 18 ans ;
  • Consommation d’alcool ;
  • Grossesse ;
  • Hypersensibilité à la paroxétine ;
  • Prise et association avec les Inhibiteurs de la Monoamine Oxydase (IMAO) sauf circonstances exceptionnelles où une surveillance étroite du patient doit se faire ;
  • Prise et association avec la thioridazine ou la pimozide ;
  • Tout médicament psychotrope.

Interaction médicamenteuse

La paroxétine interagit avec plusieurs autres médicaments et substances que sont :

  • Médicaments sérotoninergiques : Comme avec la plupart des ISRS, une association entre paroxétine et des médicaments sérotoninergiques peut entraîner une majoration des effets de la sérotonine (syndrome sérotoninergique).
  • Pimozide : Des études montrent que la concentration élevée de la pimozide de 2,5 fois.
  • Enzymes du métabolisme : Le métabolisme et la pharmacocinétique de la paroxétine sont modifiés par l’induction des enzymes la métabolisant. En cas d’association, utilisez les doses minimales recommandées. Aucun ajustement n’est nécessaire quand les deux molécules (paroxétine et inducteurs enzymatiques) sont utilisées sauf cas exceptionnel.
  • Curares : Une diminution de l’activité de la cholinestérase plasmatique induisant une prolongation de l’inhibition neuromusculaire du mivacurium et du suxamethonium.
  • Fosamprénavir/ritonavir : Cela entraîne une diminution significative de la concentration plasmatique de paroxétine (environ 55%). Ce qui peut rendre le traitement inefficace
  • Procyclidine : La coadinistration entraîne un accroissement significatif de la concentration plasmatique de procylidine.
  • Anticonvulsivants : Influence légère chez les patients épileptiques
  • Inhibition du CYP2D6 par la paroxétine: À l’instar d’autres antidépresseurs dont les ISRS, la paroxétine inhibe l’isoenzyme CYP2D6 du cytochrome P450 hépatique.
  • Alcool : La consommation de boissons alcoolisées est déconseillée pendant le traitement à la paroxétine. Il en est de même avec tous les autres traitements psychotropes.
  • Anticoagulants oraux : La concomitante de paroxétine et des anticoagulants augmente l’activité anticoagulante et par le même fait le risque hémorragique.
  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens et acides acétylsalicyliques, autres agents antiplaquettaires: La prise conjointe peut augmenter les risques d’hémorragie
  • Pravastatine : La prise conjointe et concomitante de paroxétine et de pravastatine peut conduire à une augmentation de la glycémie voire conduire à de l’hyperglycémie.

Il faut noter que le traitement avec la paroxétine ne peut se faire que deux semaines après l’arrêt d’un traitement par un IMAO irréversible, ou au moins 24 heures après l’arrêt d’un IMAO réversible.

À l’inverse il faut respecter un délai d’au moins une semaine entre l’arrêt de la paroxétine et le début du traitement par un IMAO. Pour en savoir plus sur les interactions médicamenteuses, cliquez ici.

Prix

Les prix de la paroxétine varient de 2,30 euros à 8,80 euros en fonction de nom et du fournisseur.

Effets indésirables possibles

Tout médicament peut avoir des effets indésirables. Veuillez informer votre médecin de vos effets secondaires indésirables pour une prise en charge ou réajustement de la posologie si nécessaire.

Pendant le traitement

  • Très fréquents : nausées, dysfonction sexuelle ;
  • Fréquents : augmentation de la cholestérolémie, diminution de l’appétit, somnolence, insomnie, agitation, rêves anormaux, cauchemars, sensations vertigineuses, tremblements, céphalées, difficultés de concentration, vision trouble, bâillements, constipation, diarrhée, vomissements, sécheresse buccale, hypersudation, asthénie, prise de poids ;
  • Peu fréquents : saignements anormaux, modification du contrôle glycémique chez les patients diabétiques, confusion, hallucinations, syndromes extrapyramidaux, mydriase, tachycardie sinusale, élévations ou diminutions transitoires de la pression artérielle, hypotension orthostatique, éruption cutanée, prurit, rétention urinaire, incontinence urinaire ;
  • Rares : hyponatrémie, réactions maniaques, anxiété, dépersonnalisation, attaques de panique, akathisie, convulsions, syndrome des jambes sans repos, bradycardie, élévation des enzymes hépatiques, hyperprolactinémie/galactorrhée, troubles menstruels, arthralgie, myalgie ;
  • Très rares : thrombocytopénie, réactions allergiques sévères voire fatales, Syndrome de Sécrétion Inappropriée de l’Hormone Anti-Diurétique (SIADH), syndrome sérotoninergique, glaucome aigu, saignements gastro-intestinaux, atteintes hépatiques, réactions cutanées graves, urticaire, réactions de photosensibilisation, priapisme, oedèmes périphériques ;
  • Indéterminés : idées et comportements suicidaires, agression, bruxisme, acouphènes, colite microscopique.

Dans la période de sevrage

Certains de ces effets peuvent apparaître au sevrage et à l’arrêt du traitement il s’agit de :

  • Fréquents : sensations vertigineuses, troubles sensoriels, troubles du sommeil, anxiété, céphalées.
  • Peu fréquents : agitation, nausées, tremblements, confusion, hypersudation, instabilité émotionnelle, troubles visuels, palpitations, diarrhée, irritabilité.

Effet sur la grossesse, l’allaitement et la fertilité

  1. Grossesse : contre-indiquée pendant une grossesse, la paroxétine peut être utilisée qu’en cas de force majeure et de stricte nécessité estimée par le médecin. En effet, une psychothérapie ou un autre traitement non médicamenteux doivent être privilégiés chez la femme enceinte ou celle qui envisage de l’être bientôt. D’autres antidépresseurs peuvent être aussi envisagés. Vous pouvez en apprendre plus ici. En effet, le bébé à naître risque insuffisance respiratoire, agitation, difficulté à s’alimenter si la mère reste sous un traitement à la paroxétine ou autre inhibiteur de la recapture de la sérotonine jusqu’à l’accouchement.
  2. Allaitement : La paroxétine passe très faiblement dans le lait maternel. Fort de cela l’allaitement peut se faire durant un traitement à la paroxétine.
  3. Fertilité : La paroxétine pourrait affecter la qualité du sperme. Cependant, l’effet relatif à la qualité du sperme est réversible. L’impact sur la fertilité humaine n’est donc pas à long terme.

Que faire en cas de surdosage ?

Symptômes et signes du surdosage

La bonne gestion du surdosage nécessite l’identification des symptômes de ce dernier. Il faut noter qu’il y a une marge de sécurité important pour le surdosage à la paroxétine. Toutefois, en cas de surdosage, en plus des effets indésirables susmentionnés il est souvent observé ce qui suit :

  • Fièvre et contractions musculaires involontaires: Il faut noter qu’il y a généralement un rétablissement complet sans séquelles sérieuses à long terme, même pour les cas où des doses sont allées à 2000 mg.
  • Coma ou modifications de l’ECG avec une évolution fatale: Bien que très rare, cela s’observe généralement dans les cas de poly intoxications avec d’autres médicaments psychotropes ou avec l’alcool.

Traitement

Il n’existe pas d’antidote spécifique de la paroxétine. Il faut donc se rendre immédiatement à l’hôpital dans un cas de surdosage.

Le traitement comporte les mêmes mesures générales que pour tout surdosage avec des antidépresseurs.

Il est nécessaire de faire une surveillance régulière des constantes vitales et une observation étroite des patients. La prise en charge sera fonction de l’état clinique du patient.

L’arrêt du traitement

Il faut éviter un arrêt brutal du traitement. En effet, il est indispensable de faire un sevrage progressif en diminuant la dose 10 mg par 10 mg chaque semaine.

En cas de symptôme gênant lors de la diminution, il faut revenir à la dose précédente. Le médecin traitant pourra alors à nouveau juger de la réponse thérapeutique et faire une diminution plus progressive.

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