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Toxicomanie : Symptômes, Diagnostic et Traitement

La toxicomanie est une pathologie multifactorielle, causée par la consommation inappropriée de certaines substances très souvent illicites. Elle date de plusieurs siècles et continue de se répandre dans le monde. Son expansion se fait sur plusieurs fronts et attaque plusieurs branches de la société, ce qui en fait un problème de plus en plus difficile à éradiquer. De plus, c’est une maladie due à la dépendance aux substances comme la drogue. Ses causes sont de différents ordres et elle a plusieurs symptômes. Ses répercussions sur la santé peuvent être dramatiques si le patient n’est pas vite pris en charge. Cette prise en charge est souvent longue et difficile, à cause du traitement aux différentes substances. Plusieurs organismes internationaux s’investissent dans la lutte à cause de ses répercussions socio-économiques. Retrouvez ici plus d’informations sur la toxicomanie.

Définition de la toxicomanie

Étymologie et définition générale

Le Larousse définit la toxicomanie comme une « habitude de consommer de façon régulière et importante, des substances susceptibles d’engendrer un état de dépendance ». Plus généralement, on la définit comme l’ensemble des comportements, liés à la perte de contrôle, par rapport à un facteur extérieur. Il peut s’agir de l’addiction à un programme TV, à un plat gastronomique. Cette dépendance peut aller jusqu’à provoquer des malaises chez le sujet lorsqu’il ne comble pas le manque.

Étymologiquement, le mot « toxicomanie » vient du grec « toxikon » et « mania » qui signifient respectivement « poison » et « folie ». Ce mot désigne principalement la dépendance physique couplée ou non à la dépendance psychologique envers une substance chimique exogène, sans aucune obligation thérapeutique. Il s’agit généralement de produits toxiques comme les stimulants, analgésiques au bien d’autres psychotropes.

Ce mot est souvent utilisé dans des contextes sans trop de précision par rapport à son sens. Il arrive qu’on décrive la toxicomanie comme :

  • Le besoin intense ;
  • Une compulsion ;
  • La consommation nonobstant les conséquences ;
  • L’impossibilité de contrôler l’envie, la consommation et le rythme.

Toutes ces situations peuvent faire penser à la toxicomanie ou à un état de dépendance.

Définition de la toxicomanie selon l’OMS

Au vu de toutes les définitions qui fusent, il est important de se tourner vers l’Organisation mondiale de la Santé.

Selon l’OMS, la toxicomanie est définie comme « un état de dépendance physique et/ou psychique vis-à-vis d’un produit, s’établissant chez un sujet, à la suite de l’utilisation périodique ou continue de celui-ci.». Cette définition ressort la problématique de la pré consommation périodique ou continue. Cela signifie, qu’on devient difficilement et rarement dépendant d’un produit qu’on n’a jamais consommé ou qu’on a consommé une seule fois. D’ailleurs, l’organisation préfère le terme « pharmacodépendance » à la place de « toxicomanie ».

L’OMS affirme qu’on parle de toxicomanie lorsqu’au minimum, trois de ces conditions sont réunies :

  • L’envie persistante de consommer ;
  • La difficulté du contrôle de consommation ;
  • L’accroissement de la tolérance ;
  • La consommation en dépit des conséquences ;
  • Le syndrome de sevrage et d’arrêt ou de diminution de la quantité consommée ;
  • Désintéressement progressif par rapport aux autres occupations, au profit de la consommation.

Plus ces facteurs sont présents, plus le mal est avancé.

Quelques notions autour de la toxicomanie

Pour mieux comprendre la toxicomanie, vous devez comprendre certains termes. Ils vous permettront de mieux cerner le contexte de la maladie.

La tolérance

La tolérance peut être définie comme la réduction souvent progressive de la réaction de l’organisme en face d’une substance. Encore appelée accoutumance, la tolérance désigne le processus pendant lequel, le corps s’adapte au stimulus extérieur que représentent la drogue et les autres substances dans notre contexte.

Cette adaptation amène le sujet à consommer de plus fortes doses, pour satisfaire son envie et avoir les mêmes effets qu’avec les doses initiales. Il est quasiment impossible de prédire la sensibilité individuelle par rapport à une substance. De plus, cette tolérance est difficile à déterminer, en se basant seulement sur l’anamnèse. Elle est souvent associée à la dépendance physique.

La dépendance physique

À la différence de la tolérance, la dépendance physique est une adaptation physiologique du sujet après une consommation régulière de la substance concernée. Elle se manifeste souvent par des troubles visibles et s’associe souvent à l’accroissement de la tolérance. Bien que la dépendance physique soit un signe fréquent des troubles de consommation, elle n’est pas toujours annonciatrice de la toxicomanie.

Le syndrome de sevrage

La consommation régulière d’une substance psychoactive est associée à une adaptation du cerveau, tant sur le plan structurel que biochimique. Si ladite consommation cesse ou diminue, la concentration cérébrale de cette substance chute. Il en découle un ensemble de signes et symptômes : c’est le sevrage. À partir de ce moment, les récepteurs du système nerveux ont besoin de plusieurs jours voire des semaines, pour reprendre leur fonctionnement normal.

Le syndrome de sevrage provoque des effets inverses à ceux de la substance en question. Par exemple, le sevrage d’un somnifère provoquera une hyperactivité. Par contre, le sevrage d’une substance stimulante entraînera la dépression, l’état de manque et des insomnies.

Quelles sont les causes de la toxicomanie ?

La majorité des spécialistes de la santé et des autres professionnels impliqués dans le problème de la toxicomanie sont d’accord pour le traiter non seulement comme une maladie, mais aussi comme un problème social. Il convient donc de chercher aussi ses causes dans la société. Ces causes peuvent être définies comme les raisons qui poussent une personne à consommer et répéter la consommation de ces produits, au point d’en devenir dépendant.

Les premières causes de la toxicomanie sont donc :

  • Un problème de santé physique préexistant ;
  • Un déséquilibre dans la biochimie du cerveau ;
  • Les conditions de vie ;
  • L’hygiène de vie ;
  • La situation socio-économique ;
  • Les traumatismes ;
  • Le racisme ;
  • La différence par rapport à son entourage ;
  • Etc.

Ces causes sont pratiquement les mêmes pour toutes les couches de la société, même si chacune à ses particularités. Enfants, adolescents, jeunes, vieux, hommes, femmes sont poussés par ses causes. La relation qui existe entre ces différentes catégories de personnes, c’est l’influence que les uns ont sur les autres.

Facteurs de risques de la Toxicomanie ?

Les facteurs de risques permettent souvent d’identifier le niveau de gravité du mal. On peut les subdiviser en deux parties à savoir : les facteurs individuels et les facteurs environnementaux. Ces deux catégories sont jointes par les modalités de consommation.

Les facteurs individuels

Les facteurs individuels dépendent uniquement de l’individu, sans influence externe. Il s’agit principalement de la personnalité et du tempérament du sujet. Ces deux éléments sont accompagnés de :

  • Le goût du risque et du danger ;
  • Une recherche perpétuelle et constante de sensations fortes, de performance, de nouveautés, etc.
  • Une faible estime de soi ;
  • Une inaptitude à l’autocontrôle ;
  • Personnalité abandonnique ou antisociale ;
  • Des difficultés à extérioriser ses affects ;
  • Un retrait quasi total du milieu social ;
  • Un précédent abus sexuel (chez les hommes comme chez les femmes ;
  • Dysthymies ;
  • Dépressions majeures ;
  • Bipolarités
  • Etc.

Outre ces facteurs, de nombreux spécialistes classent l’instabilité du milieu familial parmi les facteurs environnementaux. Cependant, il se révèle que les rapports qu’un individu entretient avec les membres de sa famille, influent considérablement sur sa vulnérabilité. D’ailleurs, certaines études en cours tentent de discerner un possible rôle de la génétique dans la transmission de la toxicomanie, des parents aux enfants.

D’un autre côté, on reconnaît que les traumatismes exposent davantage un individu à la toxicomanie. Mais, c’est plutôt sa résilience et sa façon d’appréhender les choses qui déterminent s’il basculera ou pas.

Les facteurs environnementaux

Les facteurs environnementaux sont les influences extérieures qui pourraient pousser l’individu à la toxicomanie. Ils sont de divers ordres et sont difficilement contrôlables :

  • Les facteurs liés au milieu culturel ;
  • Le contexte social ;
  • La consommation ou non dans le cercle familial ;
  • La facilité d’accès aux substances ;
  • Les fréquentations ;
  • Etc.

La liste de ces facteurs est non exhaustive. Elle dépendra surtout du milieu de vie du sujet et de son vécu.

Les biais de consommation

Les biais de consommation sont les modalités par lesquelles le sujet a pu être exposé aux substances et surtout, la manière dont il s’y est donné. Il s’agit notamment de :

  • La précocité ;
  • La polyconsommation ;
  • La consommation à but auto-thérapeutique ;
  • La consommation à risque ;
  • La mauvaise gestion des troubles, dès leur apparition.

Les différentes attitudes face à la consommation

Il existe plusieurs niveaux de consommation et différentes relations entre l’individu et le produit.

  • L’abstinence : le sujet s’interdit toute consommation, quelle que soit la raison. Il n’a jamais essayé ;
  • L’expérimentation : le sujet consomme le produit pour différentes raisons possibles à savoir : la recherche du plaisir, la recherche de nouvelles expériences, la curiosité, l’imitation, etc ;
  • Les consommations occasionnelles à but récréatif : le sujet consomme une fois en passant, à la recherche du plaisir, de l’euphorie et de l’état d’ivresse ;
  • Les usages répétés et abusifs : l’individu consomme les substances, souvent pour tuer l’ennui ou pour s’échapper de la réalité. Ils disent fumer « pour oublier les soucis » ;
  • La dépendance : le tout dernier niveau où le consommateur perd tout contrôle sur sa consommation. La consommation régulière devient sa priorité. C’est à cette étape que la dépendance physique et la dépendance psychique s’installent.

Tous ces facteurs cités permettent d’identifier les actions à mener pour la prévention de la toxicomanie. Une fois identifiés, ils permettent aussi de cibler les soins à apporter au patient et permettent de prévenir les cas de rechute.

Description de quelques drogues connues

Les substances illicites qui conduisent à la toxicomanie sont nombreuses et de plusieurs ordres. Nous pouvons citer : l’alcool, les substances thérapeutiques, les opiacés, les psychédéliques, la marijuana, les solvants, les barbituriques, les amphétamines, les hallucinogènes et d’innombrables autres substances. Parlons ici des trois drogues les plus répandues, dans le monde de la toxicomanie.

Le cannabis

Encore appelé chanvre, c’est une plante native de l’Himalaya. Elle est utilisée pour soigner les douleurs et les troubles du sommeil depuis des millénaires. Certains pays comme la Suisse continuent même de la prescrire pour un usage médical.

En effet, son principe actif, le THC, entendez tétrahydrocannabinol, s’allie aux neurones du système hédonique, pour empêcher la sécrétion des neurotransmetteurs inhibiteurs comme la GABA. Les neurones peuvent donc libérer la dopamine à volonté, sans aucune régulation négative.

Outre ses effets positifs, la consommation du cannabis peut causer des dommages à l’organisme du consommateur. Les conséquences sur le plan physique sont :

  • Le gonflement des vaisseaux sanguins ;
  • Les nausées ;
  • Les palpitations ;
  • Etc.

La consommation de cette drogue expose davantage aux troubles démentiels comme la schizophrénie et accélère le développement ,chez ceux qui présentent déjà la maladie.

Les répercussions du cannabis sont moindres par rapport à celles des autres drogues. Cela fait que de nombreuses personnes en font un usage répété et surtout abusif. Or, une telle consommation peut occasionner une dépendance psychique et bien d’autres dommages.

La cocaïne

Aussi connu sous la dénomination de Coke, Neige ou Coca, cet extrait des feuilles de cocaïer a longtemps été apprécié pour ses vertus anesthésiantes et tonifiantes. Pour cela, les firmes pharmaceutiques l’utilisent pour fabriquer des antalgiques.

Le principe actif de cette drogue est l’alcaloïde cocaïne, que les trafiquants transforment en hydrochloride de cocaïne avant la vente. Cette forme est encore « coupée » avec d’autres substances, de sorte que le produit final ne contienne que 20 % de cocaïne. Ce produit ainsi obtenu peut être soit ingéré, soit injecté directement dans le sang, soit fumé, soit sniffé par le nez. Lorsqu’il est sniffé ou injecté, la cocaïne agit plus rapidement et de manière intense.

Le principe actif toujours présent dans ce produit final inhibe la recapture des neurotransmetteurs, plus particulièrement la dopamine. Cela a pour effet de provoquer des répercussions psychiques comme la stimulation intense à savoir : la suppression de l’appétit, de la douleur, du sommeil, une grande euphorie, etc. Sur le plan physique, elle stimule le cœur et facilite la contraction des vaisseaux.

Ces premières répercussions ne sont rien d’autres qu’une euphorie. Elle amène le consommateur à un état de « crash » capable de provoquer une sorte de dépression et même, à des comportements suicidaires. La suite, c’est l’état du « craving » qui se traduit par une forte envie de consommer à nouveau et une avancée progressive vers la dépendance. À cette étape, on remarque un besoin de combler le manque et des signes du syndrome de sevrage. Entre autres les céphalées, l’insomnie, les troubles digestifs, l’agitation, les tremblements, etc.

L’héroïne

L’héroïne est une dérivée de l’opium, un suc qu’on recueille sur le pavot. Il doit son nom au mot « héroïque » et fut massivement utilisé avec d’autres produits issus de l’opium, dans l’industrie pharmaceutique dans les années 1900.

Pour obtenir de l’héroïne, les trafiquants font cuire de l’anhydride acétique avec de la morphine. Le produit obtenu est « coupé » avec d’autres substances comme la cocaïne et d’autres produits nocifs comme les analgésiques ou le plâtre. Ce mélange est fait de telle sorte qu’il est difficile de préciser la quantité d’héroïne restante dans le produit final.

Lorsqu’il est consommé, ce produit se transforme à nouveau en morphine au niveau du cerveau. L’héroïne peut être fumée, ingérée, sniffée, voire même injectée directement dans le sang. Les effets sont visibles dès les premières secondes et s’étendent jusqu’à plusieurs heures. Il s’agit d’un état d’insouciance couplé à un bien-être hors du commun.

Cependant, le repli sur soi et la somnolence succèdent rapidement à ces effets. Le consommateur est désormais sujet à des vertiges, des nausées et son rythme cardiaque baisse d’un cran. Toutefois, cette drogue soulage les troubles respiratoires, la toux et la diarrhée. Il arrive souvent que les consommateurs fassent d’overdose et c’est la mort qui s’ensuit.

La dépendance à l’héroïne s’installe rapidement au fil des prises. À ce stade, le toxicomane consomme la drogue uniquement pour éviter de ressentir le manque et pour ne pas se sentir trop mal.

Quels sont les signes et symptômes de la toxicomanie ?

La toxicomanie se manifeste à travers plusieurs signes et symptômes. Les plus visibles sont la perte de contrôle et les effets négatifs de la substance consommée. Ils représentent une alerte du corps, pour signaler que la consommation de l’alcool ou de la substance concernée, vire à la dépendance et devient de plus en plus risquée. La dépendance à une substance peut être soit physique soit psychologique, soit les deux en même temps.

La toxicomanie physique commence par l’accroissement de la tolérance face à la substance. Dès lors, il nécessite une augmentation de la dose habituelle afin d’obtenir le soulagement que procure ce dernier. L’absence de consommation peut provoquer des signes inverses à ceux que la substance produit. Le sujet présente alors des cas d’insomnie, de tremblements et de palpitations. L’état de manque peut aussi provoquer :

  • Les yeux rouges ;
  • Une fatigue continue ;
  • Gain ou perte de poids apparent(e) ;
  • Une toux incessante ;
  • Des congestions nasales ;
  • Tristesse ;
  • La dilation ou le rétrécissement des pupilles ;
  • Dépressions.

On peut aussi remarquer des changements comportementaux chez le toxicomane. Il s’agit :

  • Des comportements à risque ;
  • Des ennuis avec la justice ;
  • Des changements de fréquentations ;
  • Du désintéressement aux activités habituelles, au profit de la consommation ;
  • Des prises de risques très souvent inutiles ;
  • De l’incapacité à se concentrer ;
  • Des changements fréquents d’humeur ;
  • D’apathie ;
  • Des trous de mémoire ;
  • Etc.

Ces différents symptômes peuvent faire penser à la présence d’autres pathologies. C’est pourquoi, il est conseillé de se tourner vers les médecins qui sauront établir le diagnostic.

Comment établir le diagnostic de la toxicomanie ?

Le diagnostic des problèmes comme la toxicomanie, passe par une batterie de tests. Les médecins commencent par recueillir et analyser les données sur les antécédents du patient, en ce qui concerne les maladies, les traumatismes, le cercle social, etc. Le médecin se renseigne également sur le moyen d’initiation à la drogue, la nature et les causes qui ont motivé cette initiation. Il identifie aussi les causes du besoin permanent de drogue, les potentiels traitements déjà effectués, les éventuelles rechutes, etc.

Les conclusions de ces analyses associées à l’analyse des symptômes visibles, permettent au spécialiste de la santé de cibler des examens cliniques, paracliniques et génétiques chez le sujet. Il réalise ou ordonne des tests sanguins et des dépistages de consommation des drogues.

Il peut même arriver que le médecin ait recours à des examens échographiques et à l’électrocardiographie afin de mesurer l’étendue du mal. Une fois le mal et ses paramètres identifiés, le spécialiste pourrait élaborer le processus du traitement à suivre.

Les conséquences de la toxicomanie

En fonction de la substance consommée et de son degré d’impureté, la toxicomanie peut avoir des conséquences dramatiques sur le patient.

Sur le plan physique et sanitaire, la toxicomanie peut entraîner :

  • La négligence et une mauvaise alimentation ;
  • Des lésions au niveau du cerveau, aux reins, au foie ;
  • Des problèmes au niveau du tractus gastro-intestinal ;
  • Des infections par l’hépatite et le VIH, dues à l’inflammation du foie ;
  • Des abcès et autres maux cutanés, causés par l’inflammation purulente ;
  • Les troubles mentaux ;
  • Etc.

Sur le plan social, les conséquences sont dramatiques et tournent autour de :

  • La marginalisation ;
  • Les critiques dans la société ;
  • La perte de l’emploi ;
  • La criminalité ;
  • La perte des contacts sociaux ;
  • La prostitution ;
  • Etc.

La liste des conséquences de la toxicomanie est non exhaustive. Elles dépendent de beaucoup de facteurs. Si bien, qu’il est difficile de prévoir l’étendue de la destruction que la toxicomanie peut apporter dans une vie et à l’entourage du sujet dépendant.

Toxicomanie et santé mentale

15 à 20 % des personnes souffrant de problèmes mentaux sont aussi sujets à la toxicomanie. Malgré les différentes études, rien ne semble expliquer le rapport entre les problèmes mentaux et la toxicomanie. Cependant, plusieurs théories ont été émises. Ils tournent autour de :

  • La prédisposition : les prédispositions basées sur la personnalité, les facteurs génétiques, les facteurs sociaux de ces deux maux sont comparables ;
  • La sensibilité : les maladies mentales sont un facteur de risque de la toxicomanie. Les personnes souffrant d’une sensibilité, sont donc plus enclins aux effets des substances en question ;
  • L’automédication : il arrive que les personnes sujettes à des troubles mentaux recherchent un confort, face aux symptômes de leurs maladies en se tournant vers les produits psychoactifs.

Le lien est donc étroit entre ces deux maux sociaux. Les scientifiques continuent de plancher pour déterminer leurs véritables liens et les influences que l’un peut avoir sur l’autre.

Comment se traite la toxicomanie ?

Le toxicomane peut être dépendant d’une seule ou de plusieurs substances psychoactives. Il peut choisir par lui-même de suivre une cure de désintoxication. Aussi, peut-il le faire à la demande d’un agent de santé, comme par injonction du corps judiciaire. Selon le cas, la législation française définit comment doit se passer la cure.

Cas où le toxicomane se décide par lui-même

Lorsque le toxicomane se décide à venir à bout de son mal, il peut se diriger vers deux types de centres pour suivre son traitement.

Il peut se diriger vers les Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA). Il rencontrera un professionnel, à qui il fera part de ses difficultés. Ensemble, ils décident de l’accompagnement qu’il convient de suivre pour aller vers l’arrêt ou la réduction de la consommation. Il peut aussi s’agir d’un changement de traitement, dans le cas de l’addiction aux opiacées par exemple.

Notons que le Toxicomane est libre de choisir le moyen qui lui convient. Il a le choix entre le sevrage hospitalier dans un centre spécialisé ou un sevrage ambulatoire. Même après le début du sevrage, les CSAPA peuvent toujours l’accompagner, à travers divers entretiens ou ateliers visant à faciliter son arrêt.

Le toxicomane peut aussi se tourner vers un centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (Caarud). Ces centres proposent des accompagnements collectifs et individuels. Ils apportent une aide aux toxicomanes, en facilitant leur accès aux soins, au logement, à l’insertion et à la réinsertion professionnelle. Ils mettent à leur disposition, des moyens de prévention contre les infections.

Un Caarud peut faciliter l’intégration du toxicomane dans son quartier et prévenir les nuisances liées à sa situation à travers des médiations. Ils peuvent aussi lui fournir des médicaments conçus à base de naloxone. Ces médicaments sont utilisés dans le traitement et la prévention des risques de surdosage aux opioïdes.

Il est aussi possible de s’adresser aux Salles de Consommation à Moindres Risques (SCMP). Ces centres sont en phase d’expérimentation pour 6 ans au Lariboisière de Paris et à l’hôpital civil de Strasbourg.

Encore appelées « salles de shoot », elles constituent un espace sanitaire protégé dédié aux toxicomanes en situation de vulnérabilité. Elles leur permettent de voir des professionnels qualifiés pour les accompagner dans la confidentialité.

Cas de la demande d’un professionnel

Lorsqu’un professionnel de la santé constate ou suspecte un cas d’addiction chez un patient, il le signale à l’Agence Régionale de Santé (ARS). L’agence pilote une enquête basée sur la vie familiale, sociale et professionnelle de l’intéressé, suivie d’un examen médical.

Si l’enquête et l’examen révèlent un cas de dépendance, le toxicomane est appelé à suivre une cure de désintoxication, dans l’institution spécialisée de son choix.

Dans le cas contraire, l’intéressé est appelé à rester sous surveillance médicale. Cette surveillance est effectuée par un médecin spécialisé choisi par l’ARS, un établissement agréé public comme privé ou un dispensaire d’hygiène sociale.

Cas d’une injonction thérapeutique

Dans le cadre de la justice pénale, un toxicomane peut être invité à se faire soigner. Il peut s’agir d’une mesure alternative aux poursuites pénales, d’un sursis avec mise à l’épreuve ou encore d’une peine complémentaire. Le magistrat qui ordonne une telle mesure envoie l’intéressé(e) vers un médecin relais de l’ARS avec l’accord du procureur.

Dans un premier temps, le médecin relais effectue un examen pour juger de la nécessité ou non d’une telle mesure. Le toxicomane peut choisir un autre médecin spécialisé pour suivre les soins. Toutefois, le médecin relais continuera à suivre le déroulement du traitement et rendra compte à la justice.

Comment prévenir la toxicomanie ?

La toxicomanie est à la fois une question sanitaire, sociale et de sécurité. Voilà pourquoi sa prévention est une lutte sur plusieurs fronts. Elle doit commencer par le cercle familial, où les parents doivent mettre les enfants dans de bonnes conditions de vie et d’apprentissage. Ils doivent leur assurer une bonne éducation, le bien-être et leur éviter le traumatisme.

Du côté de l’administration publique, elle doit veiller à réglementer la distribution des différentes substances psychoactives. Elle doit veiller au respect de la loi et au bien-être social et économique des citoyens.

La toxicomanie est un problème qui dure des siècles et concerne tout le monde. Il est donc temps que chacun prenne ses responsabilités pour éradiquer ce fléau qui continue de dévaster nos sociétés.

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