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L’aboulie : le manque pathologique de volonté

L’aboulie est un manque pathologique de volonté difficile à détecter, et donc confondue avec d’autres maladies psychologiques. En effet, elle a des traits de confusion avec l’anhédonie, la procrastination et l’apathie. Cependant, l’aboulie se manifeste surtout par une disparition de la volonté d’agir. Quelle est donc la particularité de l’aboulie ? Voici les informations nécessaires pour mieux cerner l’aboulie.

Définition de l’aboulie

L’aboulie désigne une absence ou un manque pathologique de volonté à effectuer les tâches prévues. Le mot vient du mot grec aboulia, qui signifie diminution progressive ou brusque de la volonté. À cet effet, elle engendre une incapacité à effectuer, aussi bien des activités physiques qu’intellectuelles.

En outre, l’aboulie est classée dans la catégorie des troubles psychiques ou neurologiques. Elle peut donc être un symptôme de pathologie psychiatrique comme la dépression.

Aussi, l’aboulie est-elle due à une paralysie psychique ou un blocage d’une fonction psychique. Cette paralysie plonge l’individu dans un manque de volonté à satisfaire ses propres besoins, d’où l’aboulie.

Quelles sont les causes de l’aboulie ?

Les causes de l’aboulie varient d’un individu à un autre. Cependant, l’aboulie peut être causée par :

  • Un dysfonctionnement lié à l’insuffisance de la dopamine ; puisque cette dernière booste la motivation ;
  • Un dysfonctionnement d’une fonction psychique ;
  • Une dépression sévère pouvant entraîner un manque de motivation ;
  • Une consommation chronique de la drogue, précisément du cannabis ;
  • Un début de démence ou une neurasthénie ;
  • Une lésion cérébrale conduisant à des traumatismes ou des hémorragies intracérébrales ;
  • Un accident entraînant des changements de personnalité ou des maladies démentielles ;
  • Une lésion frontale ;
  • Un trouble bipolaire ou mental ;
  • Une toxicomanie ;
  • Une schizophrénie caractérisée par des troubles de la personnalité ;

L’aboulie peut aussi résulter d’un syndrome de fatigue chronique, de burn-out ou de la narcolepsie, une incapacité à résister au sommeil.

Quels sont les symptômes de l’aboulie ?

Les manifestations de l’aboulie tournent principalement autour d’un manque ou d’une diminution de la volonté à agir. En effet, l’individu aboulique n’a envie de faire quoi que ce soit. Toutefois, l’aboulie peut également présenter d’autres signes.

Les signes de l’aboulie relatifs aux manques de volonté

Le manque de volonté se manifeste différemment. Ainsi, les personnes souffrant de l’aboulie peuvent présenter :

  • Un manque d’engouement régulier à vaquer à leurs occupations ;
  • Un manque de motivation à réaliser les objectifs qu’elles se sont fixés ;
  • Un manque de volonté à satisfaire leurs besoins, à aller à une soirée ou à effectuer des tâches simples.

Les autres signes de l’aboulie

Certaines personnes souffrant de l’aboulie éprouvent de fortes difficultés à :

  • Aller aux rendez-vous professionnels ;
  • Avoir une vie sociale et professionnelle épanouie ;
  • Établir des programmes et les suivre rigoureusement ;
  • Être à l’heure aux rendez-vous ;
  • Admettre la facilité d’une tâche même lorsqu’elle est simple et facile ;
  • Développer des pensées positives ;
  • Effectuer leurs propres courses ;
  • Rester concentré.

Elles ont également des difficultés à se préparer des repas ou à passer à l’action.  

Comment évolue l’aboulie ?

Au début de l’aboulie, il est juste remarqué un freinage des systèmes mentaux et une diminution de l’attention. Ainsi, les patients ont juste des difficultés à la concentration, à la prise de décisions et à l’agissement. À ce stade, l’aboulie a moins de répercussions, et peut être freinée grâce au soutien des proches.  

Au stade élevé de l’aboulie, les patients éprouvent un manque total de volonté à effectuer quelque activité que ce soit. De ce fait, l’aboulie peut affecter tous les domaines voire celui du bien-être. Par conséquent, certains patients peuvent mourir de soif ou de faim, en ayant l’eau et la nourriture à leur portée.

Par ailleurs, d’autres patients peuvent bien avoir le repas dans la bouche et éprouver un manque de volonté à l’avaler. À ce stade extrême, il est important de consulter un spécialiste. Dans tous les cas, le patient a bien conscience de son agissement, mais n’y peut rien.

Quelles sont les conséquences engendrées par l’aboulie ?

L’aboulie peut devenir un véritable handicap pour la personne qui en souffre. Tout d’abord, elle peut entraîner un isolement psycho-social. Cela rend le contact social et la création de liens amicaux difficiles pour le patient.

Ensuite, ce trouble du comportement peut avoir comme répercussions, l’abandon des activités professionnelles. En effet, la personne atteinte de ce trouble arrive difficilement à remplir ses obligations professionnelles.

Par ailleurs, il est remarqué un abandon des activités quotidiennes et celles de relaxation. De plus, il peut y avoir la non-satisfaction des besoins fondamentaux dont manger et boire. Par conséquent, l’aboulie peut conduire à un comportement suicidaire.

Comment s’effectue le diagnostic de l’aboulie ?

Le diagnostic de l’aboulie est réalisé par un psychiatre ou un psychothérapeute. Ce diagnostic est basé sur des questions posées au patient, afin de détecter le trouble ainsi que son origine. Il est donc conseillé aux personnes soupçonnant un trouble psychique, de consulter un médecin psychiatre au plus tôt. En effet, l’aboulie est un trouble qui se rapproche de plusieurs autres troubles psychiques.

Comment traiter l’aboulie ?

Le traitement de l’aboulie se fait compte tenu de l’origine du trouble. Ainsi lorsqu’elle est causée par des troubles de la dépression, de burn-out ou de toxicomanie, un traitement médicamenteux est recommandé. Ce traitement repose sur des antidépresseurs et des anxiolytiques pour les troubles dépressifs et le burn-out. Quant au traitement utilisé contre la toxicomanie, il est souvent fait usage d’isradipine.

Toutefois, le traitement de l’aboulie est généralement accompagné d’une psychothérapie. Elle aide à comprendre les raisons qui ont poussé le patient à développer le trouble, afin de l’accompagner. De plus, la psychothérapie permet d’aider le patient à se détendre et à communiquer facilement. Aussi, doit-elle être suivie d’activités pouvant favoriser le rétablissement du patient.  

Par ailleurs, l’une des méthodes fortement recommandées dans le traitement de l’aboulie est la méthode Vittoz. Il s’agit d’une thérapie psychosensorielle, qui s’appuie sur des exercices effectués avec un thérapeute. La méthode Vittoz est une technique de relaxation, qui permet d’améliorer la concentration et de diminuer l’anxiété ainsi que la fatigue.

En outre, pour un traitement plus approfondi et plus d’efficacité, la méthode Vittoz est habituellement accompagnée d’une logothérapie. Cette dernière est un type de thérapie qui agit sur les pensées du patient. Elle lui permet de prendre conscience et de donner un sens ou une orientation à sa vie.

Enfin, il est important de préciser qu’en cas d’aboulie, une psychanalyse risque de compliquer la situation du patient. En effet, en raison du caractère réflexif de la psychanalyse, elle pourrait bouleverser davantage la stabilité psychologique du patient.

Aussi, l’avis d’un médecin psychiatre ou d’un psychothérapeute est-il important, avant d’entamer quelque traitement de l’aboulie.

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