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Laryngomalacie chez le bébé : Comment se débarrasser du stridor congénital ?

La laryngomalacie est une affection du nouveau-né, causée par l’engorgement des voies aériennes. Elle est généralement due à un affaissement des tissus supraglottiques pendant l’inspiration. En effet, la laryngomalacie est une maladie fréquente et constitue l’origine principale du stridor congénital. Ses symptômes sont normalement légers et régressent après 1 an.

Cependant, la sévérité des signes cliniques provoque de graves conséquences sur le bébé, qui nécessitent parfois une intervention chirurgicale. Qu’est-ce que la laryngomalacie ? Quels en sont les causes et symptômes ? Quels sont les traitements disponibles pour lutter efficacement contre cette maladie ?

Laryngomalacie : qu’est-ce que c’est ?

La laryngomalacie est une malformation liée au larynx (organe abritant les cordes vocales dans la gorge). En anatomie, elle constitue un excès de muqueuse au niveau de la zone sus-glottique. La laryngomalacie était connue sous le nom de stridor laryngé congénital, ce qui témoigne de sa représentation clinique.

En effet, lors de l’inspiration, le larynx très mou se rétrécit sur lui-même, rendant ainsi le passage de l’air difficile et provoque un bruit appelé stridor. Il se manifeste le plus souvent chez le nourrisson. Généralement, il survient à la naissance ou dès les premiers jours après la naissance. Le stridor est caractérisé par un cri aigu et constant.

D’autres spécialistes interprètent le stridor comme une tonalité inspiratoire, fréquente ou intermittente, aggravée par les pleurs, l’alimentation et les infections respiratoires telles que la coqueluche, la bronchite… Cette affection peut également s’amplifier ou se calmer, en fonction de la position du nourrisson. Autrement dit, lorsque le bébé est en position dorsale, le mal s’amplifie. Tandis qu’il diminue lorsqu’il est couché sur l’abdomen.

La laryngomalacie et le stridor congénital

Le stridor congénital est généralement la conséquence directe de la laryngomalacie liée au bouchage des trajets aériens lors de l’inspiration. Plus de 60 à 70% des défauts laryngés congénitaux sont causés par la laryngomalacie.

Les caractéristiques du stridor congénital sont multiples et variées :

  • Son plus ou moins perçant ;
  • Son aigu et comparable à un chant ;
  • Son rude et grave, semblable au cri de la grenouille.

Chez les enfants, les voies aériennes sont restreintes et très petites. Ce qui occasionne les respirations ronflantes observées chez ces derniers. Ainsi, on distingue plusieurs types de bruits respiratoires, au nombre desquels on peut énumérer :

  • Le stridor perçant relatif à un traumatisme, à une contagion des voies respiratoires ou à l’inspiration d’un corps étranger ;
  •  Le stertor souvent lié aux pathologies oropharyngées et nasales ;
  •  Le stridor chronique qui concerne souvent une maladie de la trachée ou du larynx.

Souvent comparé au gloussement d’un coq en colère, le niveau de dangerosité de la laryngomalacie n’a aucun rapport avec l’intensité du stridor. Pour évaluer sa sévérité, il faut dans un premier temps, observer la durée que met le nourrisson à la tétée afin de déceler les difficultés alimentaires. Ensuite, il faut observer si la respiration du nourrisson n’est pas désagréable. Cependant, lorsque la laryngomalacie s’arrête à un stridor sans dyspnée, sans trouble, seule l’observation de la respiration, du poids et de la taille du nourrisson est nécessaire.

Par ailleurs, dès que le nourrisson est atteint d’une forme sévère de laryngomalacie, une opération chirurgicale s’impose. Cette opération consiste en une ablation de la languette aryténoïdienne et de la zone latérale de l’épiglotte au laser.

Les symptômes de la laryngomalacie

En général, les symptômes de la laryngomalacie sont négligeables et se manifestent par :

  • Une infection respiratoire aiguë qui se déclenche lors des pleurs du bébé, pendant la digestion ou lorsque le nourrisson est en position dorsale ;
  • Des troubles de digestion qui se traduisent par un reflux gastrique, un manque d’appétit ou des nausées ;
  • Une toux sans pression ni douleur, ni infection quelconque.

Les tout premiers symptômes de la laryngomalacie chez le nourrisson apparaissent généralement, quelques jours après la naissance. Ils évoluent pour s’amplifier entre le 3ème et le 4ème mois, pour finalement se maximiser entre le 6ème et le 8ème mois. Ces différents symptômes disparaissent souvent, à partir des premières années de vie du bébé.

En outre, 20 % environ des enfants atteints de la laryngomalacie présentent les symptômes graves qui se traduisent par :

  • Un trouble respiratoire sévère sur des périodes assez prolongées ;
  • Une complication alimentaire non négligeable ;
  • Des difficultés de croissance ;
  • Une perte de poids ;
  • Une complication cardiaque ;
  • Une apparition du syndrome d’apnée de sommeil.

Les nourrissons victimes de ces symptômes graves doivent être pris en charge (traitement chirurgical) le plus tôt possible. Toutefois, d’autres examens sont recommandés en vue de détecter d’éventuelles pathologies dont le flux gastro-œsophagien. Dans la plupart des cas de bébés atteints de la laryngomalacie, plus de 75% souffrent de reflux. Cela se justifie par :

  • Le barrage des trajets aériens, causé par la laryngomalacie, favorisant ainsi la survenue du reflux d’œsophage ;
  • La baisse du tonus du sphincter de l’œsophage constaté chez les nourrissons victimes de la laryngomalacie.

Habituellement, ce reflux rend plus sévères les symptômes liés à la laryngomalacie. Il est à l’origine d’une inflammation des tissus sous-glottiques, et provoque le plus souvent des troubles de la déglutition. Dès que le diagnostic révèle la présence du flux, le traitement devient impératif.

Les différents types de laryngomalacie

Le diagnostic de la laryngomalacie a permis aux spécialistes de déterminer trois différents types de laryngomalacie.

Le type l caractérisé par un collapsus du repli ary-épiglottique vers l’intérieur pendant l’inspiration.

Le type ll quant à lui, est caractérisé par une épiglotte tubulaire, suivie d’un court repli ary-épiglottique qui s’affaisse de façon circonférentielle pendant l’inspiration.

Le type lll relatif à l’épiglotte collapsant postérieurement et bouchant l’orifice laryngé pendant l’inspirium.

En effet, ces différents types de laryngomalacie ne déterminent pas le degré de gravité de l’affection.

Diagnostic de la laryngomalacie

Le diagnostic de la laryngomalacie se révèle primordial. Cette évaluation permet d’écarter toutes les formes d’anomalies liées aux voies aériennes et responsables du stridor congénital. Ces anomalies sont généralement :

  • Le dysfonctionnement des cordes vocales ;
  • Le rétrécissement des voies aériennes sous-glottiques ;
  • Les atrésies ;
  • La dilatation des saccules et les kystes sacculaires ;
  • Les diastèmes laryngo- trachéaux.

Le diagnostic de cette affection est réalisé à travers l’introduction d’une petite sonde optique conduisant la lumière vers le nez, afin d’inspecter minutieusement et intégralement les voies aériennes. Ce constat permet également de détecter tout collapsus des tissus situés au-dessus des cordes vocales.

Généralement, ce diagnostic est réalisé en consultation, pendant que le nourrisson est en éveil et respire normalement. Toutefois, il est effectué dans un hôpital, près de la salle de réanimation en cas de malaise cardiorespiratoire.

Quel traitement pour la laryngomalacie ?

Deux types de méthodes permettent de traiter de façon efficiente cette maladie des voies aériennes. Il s’agit du contrôle régulier de la victime et du traitement chirurgical, en cas de symptômes graves.

Contrôle régulier

Un contrôle minutieux et régulier est impératif pour les nourrissons mis sous traitement, jusqu’à régression complète des symptômes. Autrement dit, le nourrisson doit être sous surveillance permanente, afin de s’assurer que son état s’améliore. En cas de nécessité, un soin anti-reflux sera prescrit afin de réduire les symptômes du RGO (oto-rhino-laryngologie).

Pour optimiser le confort du nourrisson atteint de laryngomalacie, certains spécialistes conseillent :

  • D’arrêter de mettre le bébé en position dorsale. Cette posture déclenche l’écoulement d’une substance muqueuse le long des voies aériennes, et amplifie les symptômes ;
  • De bien humidifier l’environnement de votre nourrisson, le nourrir lentement tout en prenant de petites pauses ;
  • De soutenir la tête du nourrisson par un oreiller.

Le traitement chirurgical

Pour les enfants présentant des formes graves de laryngomalacie, une opération chirurgicale est obligatoire. En effet, l’opération chirurgicale pour le traitement de la laryngomalacie s’effectue par voie naturelle, grâce aux techniques chirurgicales appelées micro-instruments ou au laser. Toutefois, cela dépend du type de laryngomalacie dont souffre le patient.

Après l’opération, l’enfant reste en salle d’urgence pendant 24h au moins. En fonction de son état, des corticoïdes et des antibiotiques peuvent lui être administrés durant quelques jours.

En général, l’intervention chirurgicale réussit à 94% environ, avec une amélioration flagrante des signes de la maladie. Il survient très rarement des complications. Ces cas rares ne sont aucunement liés à l’opération, mais plutôt à la présence d’une autre affection associée.

Après l’intervention chirurgicale, le nourrisson retrouve une santé parfaite. Il respire normalement, mange normalement, grandit normalement et parle normalement.

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