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Le jeûne a-t-il des avantages pour la santé ?

Bien qu’il manque des preuves scientifiques, il a été rapporté que le jeûne permet de stimuler les processus d’auto-guérison et d’éliminer les toxines de l’organisme. Il existe en effet plusieurs types de jeûne, et chacun dispose de ses propres spécificités : jeûne partiel, jeûne prolongé, jeûne intermittent ou jeûne total. Nous vous proposons dans cet article les bienfaits et les dangers du jeûne.

Jeûne : définition et principe

Le jeûne apparaît comme une ancienne approche d’auto-guérison, qui consiste à se priver de nourriture sur une période donnée. Notez que dans la nature, même les animaux arrêtent instinctivement de s’alimenter lorsqu’ils sont malades ou affectés par une blessure.

En effet, un jeûne complet est le fait de se priver de tout aliment, qu’il soit solide ou liquide, en dehors de l’eau, sur une période plus ou moins longue. Ceci est effectué dans l’optique de prendre du repos, d’éliminer les toxines et de régénérer l’organisme. D’après les spécialistes, le jeûne participe au maintien d’une parfaite santé, à l’instar d’une alimentation saine et de l’activité physique.

Ainsi, les personnes qui se privent de la nourriture le font, afin de procéder à un grand ménage ou de conférer à l’organisme des situations optimales de guérison. Depuis des temps, le jeûne a été établi comme une pratique dans la spiritualité et la religion. Cela se justifie par le fait qu’il procurerait un sentiment de transparence d’esprit, de même qu’un désencombrement au niveau psychologique

Jeûne : quels sont les stades ?  

Sur le plan médical, la période de jeûne commence à partir de six heures suivant le dernier repas, bien que le corps métabolise habituellement lors du premier jour de jeûne. Tout au long de ses vingt-quatre heures, l’organisme s’alimente en énergie à travers le glucose sanguin ou le glycogène, jusqu’à ce que les ressources soient épuisées.

À partir du deuxième jour et jusqu’à cinq ou six jours, le glucose trouve sa source principalement dans les acides aminés (des molécules qui entrent dans les éléments des protéines). Sa source est également en partie dans le glycérol (molécule d’alcool que produit l’organisme de façon naturelle) et dans le lactate (la molécule de sel).

Dès le cinquième ou le sixième jour, on constate que les reins et le foie produisent des corps cétoniques. Il s’agit des substances provenant de la destruction des graisses dans l’organisme. Plutôt que d’utiliser le glucose, le cerveau se nourrit de ces substances. Les corps cétoniques ont pour action d’inhiber le mécanisme à l’origine de l’appétit, ce qui fait disparaître la sensation de faim.

Quelle différence entre les différents jeûnes ?

L’expression « jeûne » est utilisée pour englober les différents types de jeûne (jeûne complet et les cures). Mais, il existe une différence entre le jeûne complet et les autres types de jeûne, que nous appelons les cures.

Lors d’un véritable jeûne, c’est-à-dire le jeûne complet, celui qui s’adopte à cette pratique est permis de prendre uniquement l’eau, et il est recommandé de prendre un repas complet. Dans le cas d’une cure (ou le jeûne partiel), le jeûneur adopte diverses diètes restreintes qui comprennent :

  • L’herbe de blé ;
  • Les jus de fruits ;
  • Les légumes ;
  • Parfois certains nutriments : les céréales, les suppléments alimentaires, les infusions, les pousses, les bouillons, etc.

Toutefois, les cures qui entrent dans le cadre de la thérapie peuvent être adaptées aux besoins des jeûneurs, et dépendent de la démarche mise en place par les intervenants. Autrement dit, les autres types de jeûne (en dehors du jeûne complet) conviennent à ceux dont les besoins sont particuliers, à ceux qui ne peuvent pas faire un jeûne complet, à cause de leur santé. Les cures conviennent également à des personnes qui veulent s’initier au jeûne selon une méthodologie plus douce.

Jeûne : quels bienfaits pour la santé ?

Plusieurs recherches scientifiques ayant mesuré l’efficacité ou les effets néfastes du jeûne complet, seul ou accompagné d’un traitement, ont rapporté que la privation de nourriture est efficace dans le cadre du traitement de plusieurs problèmes. Selon les auteurs, le jeûne est un traitement complémentaire, et d’autres études doivent être effectuées pour confirmer son efficacité. Voici les différents bienfaits du jeûne.

Le jeûne favorise le traitement de l’hypertension

Deux essais qui ont pour objectif de déterminer l’efficacité du jeûne ont été effectués et publiés. Les patients ont, dans les deux cas, pris seulement des fruits et légumes durant deux à trois jours, et uniquement de l’eau durant dix à onze jours qui suivent. Le programme a été associé à une diète végétarienne étendue sur une période de six à sept jours.

Lors du premier essai, il y avait 174 patients qui ne prenaient pas de médicaments et leur pression sanguine était élevée. Quant au second essai, il était marqué par 68 patients qui ont une pression sanguine limite. Les deux études ont conclu une diminution importante de la pression sanguine chez les patients. En outre, les valeurs de pression sanguine de 89% des participants du premier essai et de 82% du second essai étaient normales après l’intervention.

Le jeûne apporte une amélioration à la qualité du sommeil

Une étude réalisée sur quinze personnes non atteintes d’obésité, âgées entre dix-neuf et cinquante-neuf ans, qui ont pratiqué un jeûne complet a rapporté des résultats intéressants. Elle a prouvé que le jeûne n’affecte pas la durée totale de sommeil, mais qu’il est susceptible de réduire le nombre de fois que l’on se réveille durant la nuit.

Aussi, cette étude a rapporté que le jeûne améliore subjectivement la qualité du sommeil, le niveau émotionnel, la concentration ainsi que l’énergie journalière.

Le jeûne diminue les douleurs chroniques

Une recherche a été menée chez des patients atteints du syndrome de douleur chronique, afin d’évaluer la faisabilité ainsi que l’efficacité de la thérapie par jeûne. Tous les participants ont subi des traitements d’acupuncture, d’hydrothérapie, effectué plusieurs approches corps-esprit et pris part au cours portant sur les habitudes de vie et la nutrition. De plus, on leur a proposé de faire un jeûne modifié de sept jours, ainsi qu’une consommation exclusive de deux litres de liquide quotidiennement (l’eau minérale, le thé, les fruits, etc.).

Les résultats de cette étude ont révélé que les principaux symptômes des patients qui ont jeûné ont été réduits, comparativement aux autres patients. Mieux, aucun effet indésirable sérieux n’a pas observé.

Le jeûne contribue à la perte de poids

Il est vrai que le jeûne permet de diminuer son poids, mais sur le long terme, ce n’est pas une meilleure méthode pour atteindre cet objectif. Pour perdre du poids, plusieurs autres mesures doivent être prises, comme :

  • La modification du mode de vie ;
  • La pratique d’une activité physique et ;
  • L’adoption des habitudes alimentaires saines.

Une étude a été déroulée sur 207 personnes atteintes d’obésité morbide et hospitalisées. Ces personnes ont eu à faire un jeûne sur une période d’environ deux mois, dans l’optique de perdre du poids. Le rapport de cette étude a conclu que la privation de nourriture (durée moyenne de quarante-sept jours) a contribué à la perte du poids (près de vingt-huit kilogrammes en moyenne).

Au nombre des 121 qui ont pris part aux visites de suivi, près de 50% ont repris leur poids initial au bout de deux à trois ans, et environ 90%, après sept ans.

Le jeûne facilite le traitement de la pancréatite aigüe

Dans le cadre de la pancréatite aiguë, le jeûne est souvent privilégié, puisque le patient présente une intolérance digestive et des douleurs. L’efficacité de trois traitements effectués a fait l’objet de comparaison à travers un essai clinique. Il s’agit des traitements suivants :

  • Du jeûne complet uniquement ;
  • De la combinaison de jeûne complet et de la cimétidine (il s’agit d’un médicament qui permet de diminuer la concentration en acide issue de l’estomac) et ;
  • De la succion naso-gastrique (le fait d’aspirer des liquides de l’estomac grâce à un tube envoyé par le nez).

Les résultats de l’étude du jeûne complet seul et du jeûne lié à la cimétidine sont intéressants, comparativement aux résultats de la succion naso-gastrique. De plus, l’activité intestinale normale a repris plus tôt et l’utilisation d’analgésique a diminué. Ce n’est que le jeûne complet seul qui a contribué à la réduction importante de la douleur abdominale, un signe de la pancréatite aiguë.

Le jeûne soulage l’arthrite rhumatoïde

De nombreuses études ont rapporté que des modifications dans l’alimentation sont en mesure d’impacter positivement les symptômes des personnes atteintes d’arthrite rhumatoïde.

Cependant, la synthèse de quatre études effectuées sur cent-quarante-trois sujets, a déterminé l’effet d’un jeûne de sept à vingt-trois jours, accompagné d’une diète végétarienne. Des résultats ont montré des améliorations à long terme chez les sujets qui ont jeûné, ce qui n’est pas le cas avec les sujets témoins.

Jeûne : quels sont les dangers ?

Le jeûne reste dangereux pour les personnes souffrantes ou qui ont une santé fragile. Le corps de celles-ci est déjà stressé, et la privation de nourriture ne peut qu’aggraver cet état. À cet effet, l’organisme consommera la masse protéique. Ainsi, le jeûne va s’attaquer aux muscles de la personne fragilisée. Il est de ce fait déconseillé aux femmes en période de grossesse, aux sujets âgés de même qu’aux personnes minces de jeûner.

Lorsque vous envisagez perdre du poids, le jeûne ne constitue pas la solution idéale. Toutefois, si vous vous privez de nourriture dans ce cadre, vous allez maigrir au début, mais l’organisme développe un mécanisme de compensation. Cela aura pour effet, sur le long terme, une reprise rapide de poids, une fois que vous arrêtez de jeûner.

Concrètement, le jeûne est contre-indiqué dans les états suivants :

  • La fatigue ;
  • Les troubles alimentaires ;
  • Les troubles cardiaques ;
  • Les maladies rénales ;
  • La grossesse ;
  • Le cancer ;  
  • Le diabète ;
  • La psychose, la dépendance ;
  • Les carences nutritionnelles ;
  • La faiblesse du système immunitaire.

Si vous suivez un traitement médicamenteux, demandez conseil auprès de votre médecin traitant avant de commencer à jeûner.

Jeûne : comment le faire ?

Quelques conseils des spécialistes

Certains professionnels de santé qui acceptent plusieurs traditions conseillent la période de transition de l’automne et du printemps, mais il ne s’agit pas d’une règle absolue.

Il est recommandé de respecter strictement l’étape qui demande à diminuer la quantité d’aliments pendant la phase préparatoire. Cela vous permet de minimiser le risque de développement des effets secondaires comme :

  • Le mal de tête ;
  • Les odeurs corporelles ;
  • Les douleurs musculaires ;
  • La nausée ;
  • L’irritation cutanée ;
  • L’insomnie ;
  • Les étourdissements.

Étapes du jeûne

Le jeûne nécessite une préparation afin de permettre à l’organisme de s’adapter au changement. À ce sujet, il existe deux phases :

  • Phase diagnostique

Bien avant de commencer à se priver de nourriture, que cela soit un jeûne complet ou partiel, il faut déterminer votre état de santé chez un médecin, surtout si vous êtes sous médication. Le professionnel de santé qui s’occupe de vous, procèdera à un bilan de santé avant le début de privation, et à un examen de contrôle quotidien (le poids, la température, les pouls et la pression artérielle).

  • Phase préparatoire

Pendant cette phase, il est demandé de diminuer votre ration alimentaire de manière progressive et, si possible, d’adopter un régime végétarien. Attention, vous devez éviter de prendre des produits raffinés tout au long de cette période.

Choix entre jeûne complet et jeûne partiel

Après la phase préparatoire, on vient à la phase de réintégration alimentaire, qui a pour but de reprendre une alimentation normale de façon graduelle. À cet effet, certains spécialistes recommandent à leurs patients de commencer à s’alimenter normalement, lorsque les toxines sont éliminées de l’organisme.

Autrement dit, ils vont arrêter de jeûner quand leur langue est propre, leur urine est claire et lors de la réapparition de la sensation de faim. Cela sous-entend qu’un jeûne sur une longue durée n’est pas conseillé aux jeûneurs non expérimentés.

Spécialistes à consulter

Si vous voulez prendre connaissance de la durée et du type de jeûne à effectuer, rendez-vous dans des cabinets spécialisés. Vous pouvez aussi consulter les professionnels de santé qui ont une formation relative aux jeûnes : les chiropraticiens, les naturopathes et certains médecins ostéopathes par exemple.

Pour vous aider, ces spécialistes prennent des informations concernant votre état de santé mental ainsi que sur certains facteurs biologiques. Ces facteurs biologiques prennent en compte l’âge, le sexe, la force vitale, le poids, la gravité des atteintes et le degré d’intoxication.  

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