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Le marasme : causes et traitements de la maladie nutritionnelle

Le marasme est l’une des formes de malnutrition calorique les plus graves. Il survient suite à des insuffisances énergétiques et des carences importantes en protéines. Dans la majorité des cas, ce sont les enfants à qui on a coupé trop tôt le lait maternel qui développent cette maladie. Le lait maternel est alors remplacé par du lait trop dilué et des céréales auxquels l’organisme de l’enfant n’est pas encore adapté. Il se produit donc une importante perte de poids et un énorme retard de croissance. Quelles sont les causes et les manifestations de cette maladie nutritionnelle ? Comment traiter le marasme ?

Le  marasme : qu’est-ce que c’est ?

Le marasme est une maladie nutritionnelle qui apparaît, lorsqu’on consomme des aliments trop pauvres en protéines avec un apport énergétique faible. La caractéristique principale du marasme est alors une carence calorique. Cette maladie affecte principalement les enfants en pleine croissance, mais qui consomment des aliments ne contenant pas assez de macronutriments.

Les personnes souffrant de marasme, sont fréquemment sujettes à des pertes de poids considérables et à une diminution des tissus sous-cutanés. Leurs muscles perdent très rapidement du volume et elles manquent d’une quantité importante de tissus adipeux.

Par ailleurs, il s’agit d’une maladie facilement détectable par palpation du corps du patient. On remarque la réduction du volume de ses fesses, et son corps qui prend de plus en plus une petite apparence.

L’abdomen des personnes atteintes de marasme est distendu et les os de leurs bras ainsi que de leurs jambes deviennent visibles à l’œil nu.

Le marasme rend la peau du malade très fine et aussi ridée que celle d’une vielle personne. Le sujet est également exposé à des troubles psychomoteurs qui l’empêchent de bouger.

Quelques caractéristiques importantes du marasme

Le marasme est une maladie qui présente des caractéristiques facilement reconnaissables, notamment chez les enfants qui sont les plus exposés. Voir ces caractéristiques apparaître chez une personne est un bien triste tableau.

La première caractéristique du marasme est bien évidemment le fait qu’il débute durant la première année de vie des enfants, généralement après l’arrêt de l’allaitement.

Ensuite, autant les enfants que les adultes atteints de cette maladie deviennent particulièrement minces, et perdent jusqu’à 80% de leur poids.

Il faut aussi préciser que les symptômes du marasme sont très semblables à ceux du kwashiorkor. Il existe alors un risque qu’une personne atteinte de marasme puisse simultanément souffrir du kwashiorkor.

Du côté physique, on distingue chez les personnes atteintes de marasme, les caractéristiques suivantes :

  • La peau sèche ;
  • Les plis pendants;
  • Le manque de graisse ;
  • La diminution du volume des muscles et des tissus adipeux.

Ces caractéristiques rassemblées donnent au sujet, un aspect général de vieillisse.

Le malade est aussi moralement triste et présente des risques de souffrir d’infections.

La déshydratation et les troubles circulatoires sont également des caractéristiques majeures de la maladie, et peuvent entraîner une mort soudaine.

Quelles sont les causes du marasme ?

En tant que maladie nutritionnelle, le marasme est la conséquence d’une mauvaise alimentation. La principale origine de cette maladie est donc le manque important de nutriments dans les aliments consommés par le malade. Au nombre de ces nutriments essentiels, on distingue les protéines et les calories qui fournissent de l’énergie à l’organisme.

Le marasme peut également être déclenché par une diminution du taux de glucose dans le sang. Il peut aussi être dû à la présence dans le corps, d’un type de parasite ou d’infection, qui contribue à la mise en place de la maladie. Par ailleurs, on peut aussi évoquer le manque d’hydratation et la mauvaise qualité des conditions environnementales dans lesquelles vivent les sujets.

L’état de santé d’une personne peut aussi influer sur l’apparition ou non du marasme. Par exemple, les personnes atteintes de syphilis ou de tuberculose ont un besoin de calories plus important que la normale. Si ce besoin n’est pas comblé, le risque de souffrir d’une carence nutritionnelle, et donc du marasme, devient important.

Pour finir, il faut évoquer certaines conditions innées telles que les cardiopathies congénitales, dont l’incidence dans le déclenchement du marasme n’est pas à négliger. En effet, ces conditions modifient fondamentalement les habitudes alimentaires, et sont à l’origine d’un apport déséquilibré: la conséquence directe est une malnutrition.

Le marasme peut aussi avoir des origines émotionnelles. Cette cause s’observe beaucoup plus chez les enfants n’ayant pas reçu assez d’affection de leurs parents. Il peut aussi s’agir d’une rupture émotionnelle qui entraîne un début de perte de poids qui, plus tard se traduit en une malnutrition. Des études ont d’ailleurs été réalisées, et ont permis de conclure que de nombreux enfants qui ont été séparés de leurs parents et vivent dans les orphelinats présentent de grands risques de souffrir du marasme.

Les signes et symptômes du marasme

La plupart des symptômes de la maladie nutritionnelle sont reconnaissables à l’œil nu. Il existe néanmoins certains signes qui perdurent depuis longtemps et dont on se rend compte seulement quand on diagnostique la maladie. Au nombre de ces symptômes, les plus important sont :

  • Le ralentissement plus qu’évident de la croissance de la personne souffrant de marasme : son poids et sa taille deviennent anormalement petits pour son âge ;
  • Les liquides dont notamment l’eau et l’huile, s’accumulent dans l’estomac du sujet : ce qui conduit à un gonflement, voire un ballonnement important de son ventre ;
  • Une personne atteinte de marasme peut avoir un très bon appétit, bien que son alimentation ne lui apporte pas les substances dont son organisme a besoin ;
  • La présence d’une importante anémie, due au manque de vitamines dans l’organisme ;
  • La disparition des graisses et même des muscles sous la peau.

Ces signes sont les plus récurrents des cas de marasme. On y ajoute notamment les diarrhées de la faim, qui se manifestent par des petites selles liquides et vertes.

Comment diagnostiquer le marasme ?

Un simple bilan médical est généralement suffisant pour diagnostiquer le marasme. Cette identification se fait généralement suivant deux axes principaux. On retrouve l’examen physique visuel, et une série d’analyses en laboratoires qui suivent pour déterminer de façon précise l’état de santé du patient.

L’examen physique visuel est une étape relativement simple. Le médecin évalue l’apparence physique du patient, en se basant sur des critères tels que la taille et le poids corporel. On compare alors les données recueillies avec celles estimées normales en fonction de l’âge et du sexe. Durant l’examen, le médecin palpe le corps du patient, dans le but de déterminer son degré de malnutrition.

Le manque de graisse corporelle, l’absence de muscles et l’apparence squelettique, sont autant de facteurs qui peuvent permettre au médecin de conclure un cas de marasme.

Après l’examen physique visuel, on réalise maintenant une série de tests au laboratoire, pour confirmer avec certitude le diagnostic du marasme. Parmi ces tests, on distingue :

  • Une hématologie complète ;
  • Une chimie du sang ;
  • Les tests de protéines ;
  • Les électrolytes ;
  • La numération globulaire complète.

La réalisation de l’un ou l’autre de ces tests dépend de l’état de santé général du patient et potentiellement, des infections déjà présentes dans son corps.

Les résultats de l’examen physique et des tests de laboratoire combinés, permettent d’établir l’image clinique du patient. Cette image prend en compte les éléments tels que la croissance, l’abdomen, le visage, les cheveux et la présence de diarrhée.

Comment prévenir le marasme ?

En dépit du degré de gravité et des conséquences du marasme sur la santé, il est toujours possible de prévenir cette maladie.

La meilleure solution consiste à améliorer les conditions de vie, afin de pouvoir consommer les aliments riches en calories et en protéines. De façon générale, il faut donc avoir une alimentation saine et équilibrée. Les légumes, les fruits, le poisson et les œufs, sont notamment à privilégier dans l’alimentation. Pour ce qui est des nourrissons, il ne faut pas leur couper l’allaitement très tôt et le continuer pendant la durée recommandée.

Sur le plan politique, les gouvernements doivent établir des politiques de santé, qui leur permettent de déterminer les populations à risque et de mettre en place les mesures de prévention adéquates.  Il faut aussi améliorer les conditions d’hygiène et sensibiliser les populations sur les habitudes alimentaires à adopter pour éviter la malnutrition.

Toujours pour prévenir le marasme, il faut veiller à éviter les complications telles que la déshydratation et la diarrhée. En effet, lorsque ces situations interviennent de façon répétée, cela augmente le risque de survenue du marasme.

Du côté de l’alimentation, il peut être intéressant de cuire les aliments à feu vif, de les congeler et de les réchauffer avant de les consommer.

Quel traitement pour le marasme ?

Aussitôt que le marasme est diagnostiqué, on doit immédiatement entamer le traitement adéquat. Autrement, la maladie peut conduire à de graves conséquences, notamment chez les enfants en pleine croissance.

Le traitement du marasme passe avant tout par une alimentation saine et équilibrée. Tout doit être mis en œuvre pour que l’organisme du patient puisse avoir toutes les substances dont il a besoin pour son fonctionnement. Pour cela, les légumineuses et les céréales sont d’excellentes sources.

Ensuite, il est important d’éviter au maximum les infections et les maladies parasitaires. Il faut également apporter à l’organisme le maximum de graisses, de protéines et de calories. Ceci, afin que le corps du patient puisse retrouver son poids et sa taille normale.

Pour ce qui est des cas les plus graves, ils doivent être traités dans les hôpitaux, afin que l’alimentation et l’hydratation du patient puissent être suivis de près par des professionnels. Par la même occasion, on étudie la simulation que fait l’organisme du patient, des nourritures qu’on lui donne. Il existe par ailleurs des régimes riches en glucides, en lipides et en protéines, qu’on peut suivre pour améliorer les habitudes alimentaires.

En ce qui concerne les enfants, il vaut mieux consulter un nutritionniste afin de savoir quelle orientation donner à l’alimentation.

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