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Le Prurigo : Comment traiter cette maladie dermatologique ?

Le Prurigo est une dermatose qui touche majoritairement les enfants. Les lésions qu’elle provoque sur la peau sont des papules (une sorte de boutons roses ou rouges), qui ne contiennent pas de liquide. Etant une maladie à causes multiples, elle apparaît sous plusieurs formes en fonction de son origine. Des plus petits aux plus âgés, personne n’est à l’abri. L’apparition de ses symptômes peut devenir très gênante pour le porteur. Il existe aujourd’hui des moyens simples et efficaces pour en venir à bout, quelle que soit sa forme. Les médecins affirment que c’est une maladie très fréquente aux urgences. Cependant, le prurigo reste très méconnu du grand public. Retrouvez donc ici, quelques informations sur le prurigo.

Qu’est-ce que le Prurigo ?

Le terme « prurigo vient du latin « prurire » qui signifie « démanger ». C’est de cette même racine que vient le mot « prurit ». En effet, le prurit est une sensation d’inconfort qui oblige son sujet à se gratter. En France, il représente le motif fréquent lors des consultations. Le prurit est douloureux et peut-être le symptôme de plusieurs maladies dermatologiques ; on l’associe souvent aux pathologies comme la gale, l’urticaire, l’eczéma les maladies bulleuses, etc.

Pour revenir au prurigo ; il peut se définir comme un état réactionnel de l’organisme lorsqu’il réagit excessivement en présence d’un agent intérieur. On peut donc dire que cette pathologie est une réaction immunitaire qui sollicite l’apport de certaines cellules chargées de la défense de l’organisme. Il s’agit majoritairement des polynucléaires neutrophiles.

Cette dermatose provoque des éruptions cutanées qui peuvent être à la base de démangeaisons et donc de prurit. Elle se manifeste surtout par l’apparition de papules vésiculeuses très fermes. Cette pathologie touche le plus souvent les enfants jusqu’à l’adolescence. Cependant les plus âgés ne sont pas totalement à l’abri.

Quelles sont les formes cliniques de Prurigo ?

En fonction du caractère soudain de leur apparition et de leur durée, on distingue plusieurs formes de prurigo.

Le Prurigo aigu

Les formes aiguës de prurigo durent en moyenne moins de six semaines. Cette forme de prurigo se manifeste par un gonflement cutané de couleur rouge, large de quelques centimètres. Ce gonflement peut être vésiculeux dans sa zone centrale. Il sera sujet à beaucoup de démangeaisons. Les gonflements peuvent même devenir bulleux au bout de quelques jours, voire quelques semaines.

Par la suite, le grattage transforme les lésions en croûtes mélicériques qui se surinfectent. Ces croûtes ressemblant à du miel cristallisé, sont susceptibles de contenir des pus. On les associe à des stries de grattage et des excoriations de la peau, avec des croûtes à leur sommet.

Le Prurigo strophulus

C’est la forme la plus fréquente du Prurigo. Elle apparaît généralement chez l’enfant entre l’âge de 2 à 7 ans. On le lie souvent à certaines allergies. Cependant, elle provient surtout de l’hypersensibilité de la peau aux piqûres d’insectes et des acariens qui résident dans les poussières comme les Dermatophagoides ptényssinus, les puces qui résident sur les chats et chiens, les aoûtats de l’été.

Cette forme de prurigo résulte de la réaction défensive de l’organisme face à ces corps étrangers (on parle d’hyper réactivité face aux acariens). Les lésions provoquées par ce type de prurigo logent souvent sur les jambes et surtout au niveau des points de frottements.

Le Prurigo subaigu

Ici, les lésions sont toujours vésiculeuses et ont tendance à gonfler. Elles sont néanmoins de petites tailles et sont très vite excoriées. Cela provoque des plaies et des croûtes très présentes au niveau des zones exposées de la peau. Il s’agit généralement du visage, le cou, le cuir chevelu, le haut et le bas du dos, et parfois les fesses. Cette forme est plus fréquente chez les femmes à partir de 50 ans.

En effet, les patients ont du mal à gérer leur stress par rapport à cette maladie. Ce qui fait que le contexte psychologique de cette maladie reste très controversé. D’ailleurs, elle n’est plus traitée comme une maladie psychodermique seulement. Les remèdes se basent sur le traitement des symptômes.

Le prurigo actinique

Ce cas-ci est plutôt rare en France et en Europe. Il est la résultante de l’hypersensibilité de la peau au soleil (la photodermatose). C’est une maladie auto- immune. Cette forme de prurigo est souvent remarquée au sein des amérindiens.

En effet, il s’agit d’une variante du prurigo subaigu. Sauf que cette forme se manifeste dès l’enfance jusqu’à l’adolescence et voire l’âge adulte pour certains. Elle se manifeste généralement dans les zones exposées à la lumière du soleil. Ces zones ont tendance à se couvrir de plaques prurigineuses et de papules. Ces lésions peuvent s’étaler jusqu’aux zones protégées du soleil comme les fesses, le tronc, etc.

Il n’est pas rare de remarquer d’autres symptômes chez les patients atteints. Il s’agit généralement de l’alopécie des sourcils, la photophobie, la conjonctivite chronique, le ptérygion, etc. pour s’en prémunir, il vaut mieux se protéger du soleil la plupart du temps.

Le prurigo chronique

Les formes chroniques du prurigo durent généralement plus de six semaines et peuvent perdurer sur plusieurs années. Elles sont liées à la présence d’une autre pathologie ou d’un problème physiologique inhabituel. On les associe habituellement à :

  • Des troubles endocriniens (troubles de la thyroïde, divers types de diabètes) ;
  • Des infections parasitaires ;
  • Des maladies hématologiques (maladie de Vaquez, lymphome de Hodgkin, etc.) ;
  • Des troubles du foie (le cholestase) ;
  • Un important néoplasie ;
  • Un état de grossesses (on parle de prurigo gravidique ;
  • Pendant les névroses.

La particularité des prurigos chroniques réside dans les lésions qu’ils laissent sur la peau. Il s’agit de papules prurigineuses qui logent particulièrement dans les zones ou le grattage est plutôt facile. Entre autres, on peut citer : le cuir chevelu, le haut du dos, le creux des reins, les bras, les jambes, les fesses, etc.

On distingue plusieurs variantes de Prurigo chronique :

  • Le prurigo nodulaire, qui est responsable des lésions en forme nodules de la peau ;
  • Le prurigo papuleux, avec des lésions en forme des papules ;
  • Le prurigo ombiliqué, qui présente des lésions en forme de nombril ;
  • Le prurigo en plaque ;
  • Le prurigo linéaire.

NB : Lorsqu’un prurigo survient sans qu’on ne puisse en identifier les causes, on parle de prurigo sine materia.

Quelles sont les causes du Prurigo ?

Dans la majorité des cas, le prurigo est causé par des parasites. Il peut s’agir des:

  • Piqûres d’insectes ;
  • Acariens ;
  • Puces ;
  • Punaises ;
  • Etc.

On peut également citer des parasites qui ne sont pas très visibles. Ce sont les minuscules acariens qui logent dans les meubles en bois, les sarcoptidés qui infectent les mammaires, les gamnasidés qui infectent les insectes et bien d’autres encore. Il peut être aussi, un simple symptôme d’une maladie dermatologique ou non.

Quant au prurigo chronique, il est causé par un tout autre mécanisme. Il résulte d’une intolérance neuronale du prurit et d’un enchaînement constant prurit et du grattage. Cette intolérance se manifeste doublement. Premièrement, on remarque une intolérance centrale, c’est-à-dire une dysfonction des interneurones, situés dans la moëlle épinière et un changement dans la connectivité du cerveau. Ensuite, ce sera une intolérance périphérique qui n’est rien d’autre qu’une hyperexcitabilité des terminaisons nerveuses de la peau. Cette intolérance s’intensifie sous l’effet du grattage.

D’une façon plus générale, les chercheurs ont identifié plusieurs autres causes possibles du prurigo. Parmi eux comptent :

  • L’eczéma qui peut lui-même résulter d’une allergie ou d’une photosensibilisation ;
  • Une transpiration excessive de la peau dans les extrémités ;
  • Un Lichen dont on n’identifie pas souvent la cause. Elle peut être causée par la prise d’un médicament. Il s’agit principalement des médicaments utilisés dans le cadre d’un traitement contre d’hypertension artérielle, d’insuffisance cardiaque ou d’épilepsie ;
  • L’usage de certains produits cosmétiques, médicaments, parfums et autres que le corps ne tolère pas ;
  • Certaines maladies comme la leucémie, lymphome, cirrhose, hépatites virales, inflammation chroniques des intestins ;
  • Troubles endocriniens comme le diabète et les problèmes de thyroïdes ;
  • Certaines IST comme les VIH, l’Hépatite C ;
  • Le revêtement de certains vêtements et sous-vêtements synthétiques ou étroits ;
  • Mycosité de la peau ou contamination bactérienne ;
  • Trouble émotionnel ou grand stress surtout chez les femmes à partir de l’âge de 50 ans ;
  • Frottement fréquent, assèchement ou mauvaise hygiène de la peau ;
  • Exposer la peau à certains métaux comme le chlorure de cobalt, le chrome, le Nickel.

La liste des causes du prurigo n’est pas exhaustive. Les médecins continuent d’en trouver chaque jour.

Quels sont les symptômes du prurigo ?

Vous l’aurez compris, le prurigo est lui-même un symptôme dermatologique. Toutefois, il y a un certain nombre de signes permettant de l’identifier. Il s’agit principalement de :

  • Prurit intense et continue ;
  • Survenue progressive de papules ou de vésicules de quelques millimètres sur la peau ;
  • Boutons suintants sur le sommet ;
  • Excoriations qui sont remplacées par des croûtes à cause du grattage.

D’autres lésions cutanées peuvent aussi apparaître sur la peau surtout à cause du grattage intempestif.

Par ailleurs, certaines parmi les formes que nous avons citées plus haut ont des caractéristiques particulières.

  • Le prurigo aigu est plus causé par des piqûres d’insectes. On note donc l’apparition de ces prurigos sous les apparences décrites plus haut. La plupart des symptômes apparaissent sous forme de strophulus. Chez les enfants, il peut perdurer jusqu’à 10 jours ;
  • Les prurigos subaigus sont causées par des troubles psycho-émotionnels. Ils se distinguent par de petites lésions vésiculeuses sur les zones accessibles au grattage ;
  • Les prurigos chroniques se reconnaissent par des lésions nodulaires, papuleux, linéaires, ombiliquées, en plaques… La taille des lésions nodulaires par exemple peut atteindre 30 mm. Il peut arriver qu’elles deviennent épaisses pour ensuite laisser des cicatrices. Notons que cette forme peut persister pendant plusieurs années.

Pour certaines formes, les lésions peuvent apparaître jusqu’aux paumes des mains et aux plantes des pieds. Toutefois, la caractéristique commune à toutes ces formes de prurigo est le cercle vicieux prurit-grattage. Le sujet se gratte incessamment. Cela peut provoquer son retrait du milieu social. Le prurigo peut donc avoir de sérieux retentissements sur la qualité de vie des patients au point de les mettre dans un état dépressif.

Le prurigo est-il contagieux ?

Contrairement à bon nombre de dermatoses, le prurigo ne figure pas sur la liste des maladies de peau contagieuses. Les médecins sont formels sur le fait qu’on ne peut pas attraper le prurigo après contact avec une personne infectée. Néanmoins, dans le cas du prurigo subaigu par exemple, l’état psycho-émotionnel peut se transmettre. Par conséquent, en fonction des prédispositions de l’organisme, du sexe et de l’âge du récepteur, il peut aussi développer le prurigo.

Le diagnostic différentiel pour détecter le Prurigo

Il importe de ne pas confondre le prurigo avec d’autres pathologies comme :

  • Les paresthésies ;
  • Les dysesthésies ;
  • La varicelle ;
  • L’eczéma ;
  • La maladie de Duhring-Brocq ;
  • Le purpura ;
  • Etc.

Il faut aussi prêter attention au prurit. Il faudra faire la différence entre le prurit avec exanthème et le prurit sans exanthème. Pour cela, le médecin devra inspecter le corps du patient en entier, y compris les muqueuses.

Il existe aussi une liste non exhaustive de médicaments qui peuvent provoquer un prurit. On dénombre :

  • L’hydoxyéthilamidon ;
  • Les statines ;
  • Les traitements contre les maladies cardiovasculaires comme les bêtabloquants, etc ;
  • Les analgésiques ;
  • Les antipaludéens ;
  • Les anti-inflammatoires ;
  • Les antibiotiques ;
  • Etc.

Il faudra donc faire attention à la présence de ces derniers pour ne pas commettre une erreur de diagnostic. Le médecin établira également le lien temporel, la localisation, les déclencheurs, l’intensité du prurit. Il ne faut pas non plus oublier d’analyser les antécédents familiaux et médicamenteux du patient.

L’ensemble de ces données permettra au médecin d’effectuer une bactérie d’examens. Ces examens auront pour cible certaines parties clés du corps et certains facteurs. Il s’agit notamment de :

  • La lignée sanguine ;
  • Le foie ;
  • Les reins ;
  • Les ganglions ;
  • Le pancréas ;
  • La thyroïde ;
  • Les risques d’exposition au diabète ;
  • Les infections comme le VIH ;
  • Etc.

Lorsque les examens révèlent un cancer, on parle de prurigo paranéoplasique. Ce dernier disparaît lorsqu’on traite le cancer.

Quelles sont les complications possibles du Prurigo ?

Tous les spécialistes reconnaissent une complication principale pour le prurigo. Avec l’évolution de la maladie, il est possible qu’il y ait une surinfection. Dans ce cas, on parle d’impétiginisation. Généralement, deux bactéries sont capables de pousser le mal à une telle extrémité. Il s’agit du streptocoque et du staphylocoque.

Par ailleurs, le prurigo, même après guérison, est susceptible de laisser des séquelles. Il s’agit notamment des cicatrices dyschromiques. C’est-à-dire que ces cicatrices peuvent être hyper pigmentées ou achromiques. De plus, le patient est exposé à des maladies de peau comme le cancer, à long terme.

Comment traiter le prurigo ?

Comme mentionné plus haut, le prurigo peut être dû à la présence d’une maladie. Lorsque la pathologie en cause est identifiée, son traitement devrait faire disparaître le prurigo.

Contre le prurigo, il existe un traitement primitif auquel les médecins ont recours en premier lieu. Il consiste en un traitement local doublé d’un traitement général. Le traitement local se résume à la prise de certaines habitudes. Il s’agit de l’application d’une hygiène douce à travers l’usage de baume lavant, d’une lavante, de syndet, de surgras. Il est également conseillé d’effectuer un bain d’amidon. Le patient peut aussi utiliser quotidiennement un émollient et des dermocorticoïdes, outre l’étiologie infectieuse. Les dermocorticoïdes les plus utilisés sont souvent des crèmes.

Le traitement général quant à lui, consiste en l’usage des antihistaminiques plus ou moins sédatifs. Ils permettent de soulager les démangeaisons.

Lorsque ce traitement échoue, vous pouvez maintenant penser aux autres traitements disponibles. Il existe des traitements particuliers pour certaines formes de prurigo.

  • Le prurigo strophulus

Le traitement ici, consiste à traiter une piqûre d’insectes. En dehors de l’administration à bonne dose d’antihistaminiques et des corticoïdes locaux, vous devrez penser à faire traiter vos animaux domestiques par un vétérinaire.

  • Le prurigo subaigu

Qu’il vous souvienne que cette forme de prurigo est causée par une mauvaise gestion des situations de stress chez les femmes de plus de 50 ans. Le traitement est donc celui d’une psycho dermatose. Il implique un traitement cutané couplé d’un suivi psychologique. Le traitement cutané utilise des antihistaminiques et des dermocorticoïdes. Les médecins recommandent aussi des pansements pour éviter les grattages et faciliter la cicatrisation rapide.

  • Le prurigo chronique

Pour venir à bout du prurigo chronique, plusieurs traitements sont possibles. Pour commencer, on utilise les mêmes traitements que ceux du prurigo subaigu. En cas d’échec, on peut faire recours à des injections intralésionnelles. Les spécialistes conseillent aussi la photothérapie, la cryothérapie. Plusieurs médecins reconnaissent aussi l’efficacité de la biothérapie pour éradiquer un cas de prurigo chronique.

Vous pouvez aussi éviter la surinfection en coupant vos ongles ras. Associez l’usage de savon antiseptique et l’application des colorants comme la solution de Milian. Par ailleurs, lorsque le mal est déjà à l’étape de la surinfection, il est toujours traitable. On conseille d’utiliser des antibiotiques en traitement général. Pour le traitement local, le patient devra habituellement faire des bains au permanganate de potassium. Il devra également utiliser des colorants de la catégorie de la solution de Milian.

Comment se prémunir du prurigo ?

Il existe plusieurs moyens de prévention que vous pouvez utiliser pour éviter le prurigo. Il s’agit de la prise de certaines habitudes hygiéniques et lutte antiparasitaire.

  • Evitez le contact avec les animaux ;
  • Pensez à désinsectiser les locaux de travail et d’habitation ;
  • Evitez les promenades dans l’herbe haute sans protection de la peau ;
  • Amenez fréquemment les animaux domestiques voir un vétérinaire pour traitement ;
  • Nettoyez habituellement le linge de maison ;
  • Aérez suffisamment vos pièces ;
  • Passez l’aspirateur au moins 3h avant le coucher ;
  • Choisissez soigneusement vos outils de toilettes ;
  • Nettoyez correctement et fréquemment vos vêtements et surtout vos sous-vêtements.

Le prurigo est une maladie dermatologique très fréquente. Il peut avoir plusieurs causes. Cette pathologie peut être le symptôme de plusieurs autres maladies. Il convient donc d’identifier la maladie en cause et de la traiter convenablement. Cependant, le prurigo peut être traité de manière isolée s’il n’est pas dû à un autre mal. Toutefois, l’idéal serait de prendre les bonnes habitudes pour l’éviter.

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