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Le VIH/SIDA : Moyens de prévention et prise en charge

Le VIH-SIDA est le syndrome d’immunodéficience acquise par le virus d’immunodéficience humaine. Ce virus sévit dans le monde depuis un siècle. Bien que les régions les plus touchées soient celles d’Afrique subsaharienne (les deux tiers des malades s’y trouvent), l’Europe est aussi fortement atteinte. Rien qu’en France, près de 6 000 personnes ont découvert leur séropositivité en 2015. Cette même année, 1 600 ont atteint le stade grave du SIDA. Actuellement, l’OMS estime à plus de 150 000, le nombre de personnes vivant avec le VIH (PV-VIH). Parmi ces 150 000, environ 30 000 personnes ignorent leur statut sérologique. Les personnes porteuses du VIH qui ignorant leur statut, sont celles qui répandent le plus la maladie. Cependant, être porteur du VIH n’est pas une fatalité. Retrouvez le point sur cette maladie et les prises en charge disponibles.

Sommaire de l'article

Qu’est-ce que le VIH-SIDA

Les termes VIH et SIDA peuvent parfois prêter à confusion. Il est important de mettre la lumière sur ces deux notions avant de commencer.

Qu’est-ce que le VIH ?

Le VIH ou Virus de l’Immunodéficience Humaine est un virus responsable de l’affection, connu sous le nom de SIDA. Il existe deux types de VIH : le VIH 1 et le VIH 2. Les deux virus (VIH 1 et VIH 2) appartiennent à la sous-famille lentivirus des rétrovirus.

Ce sont tous deux des virus dits à ARN. Cela signifie qu’ils sont capables de transcrire l’information qu’ils contiennent en ADN. Cet ADN s’intègre à celui de la cellule infectée où il peut rester quiescent ou se multiplier. Pour réussir cette action, les virus ont besoin de la transcriptase inverse. Il s’agit d’une enzyme particulière qu’ils contiennent et contre laquelle des médicaments peuvent lutter.

Le VIH peut se transmettre à l’occasion de :

  • Rapports sexuels (vaginaux ou anaux) non protégés et de contacts bucco-génitaux avec une personne infectée ;
  • La transfusion de sang contaminé et du partage d’aiguilles, de seringues ou autres instruments pointus contaminés ;
  • La grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein (de la mère à l’enfant).

D’où vient le VIH ?

La communauté scientifique admet en majorité que le VIH a ététransmis à l’homme par le singe. Il s’agit d’une origine « simienne » puisque les deux types de VIH ont un lien avec le virus d’immunodéficience simien (VIS).

Le virus semble avoir été transmis à l’homme entre la fin du XIXè siècle et le début du XXè siècle. Le passage du virus à l’homme est expliqué par la théorie du chasseur de viande de brousse. En effet, le singe a été un animal longtemps chassé. Ainsi, l’exposition à du sang de singe contaminé est l’une des explications les plus plausibles.

En ce qui concerne la propagation du virus, elle est étroitement liée aux mouvements de populations et au développement des transports. L’expansion du VIH a pris départ dans une zone géographique localisée aux environs de la République du Congo. Cette zone était loin de toute population importante avant les années 1910. Grâce à la rapide expansion de la population coloniale, cette région s’est vue fortement peuplée. Ainsi, les échanges commerciaux et la mobilité des personnes ont permis au virus de circuler. Grâce à l’évolution des modes de transport, le virus s’est répandu aux 4 coins du globe. C’est ainsi que la pandémie VIH 1 a été déclenchée.

Plus tard, les scientifiques observent une mutation du virus qui est désormais appelée VIH 2. Actuellement, les deux types de virus sévissent dans le monde.

Qu’est-ce que le SIDA ?

Le SIDA est l’abréviation du Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise. Il est le stade ultime de l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH 1 et VIH2). En effet, il n’y a pas SIDA dès lors que le VIH pénètre dans le corps, soit par voie sexuelle, sanguine ou de la mère à l’enfant. Après intégration du virus, il envahit certaines cellules du système immunitaire de l’organisme.

Il s’agit des lymphocytes T CD4, qui sont fondamentaux dans la défense de l’organisme contre les microbes et infections. Ensuite, le VIH se développe et se multiplie à l’intérieur de ces cellules. Cela entraîne leur destruction. Suite à la destruction des lymphocytes T CD4, il y a la détérioration du système immunitaire. Cela amène le système immunitaire à ne plus pouvoir remplir son rôle qui est de lutter contre les infections. C’est à ce moment que le sujet acquiert un syndrome immunodéficience, c’est-à-dire le SIDA.

Le virus infecte aussi d’autres cellules telles que les macrophages, certaines cellules nerveuses ou musculaires.

Les infections associées à une immunodéficience sévère sont appelées des infections opportunistes. Ce nom est dû au fait qu’elles apparaissent à cause de l’incapacité du système immunitaire à lutter contre leur développement.

Le terme de sida est le stade le plus avancé de l’infection à VIH (1 ou 2). Ce stade se caractérise par la survenue de l’une ou de plusieurs des vingt infections opportunistes. Il peut aussi y avoir dans certains cas, des cancers liés au VIH.

La plus courante infection bactérienne est la tuberculose. Elle est due, soit à une contamination récente ou soit à une réactivation d’une maladie ancienne.

Pour ce qui est des virus, il y a généralement réactivations du virus de la varicelle et du zona. En ce qui concerne les parasites, les plus en cause sont :

  • Toxoplasma gondii (responsable de la toxoplasmose) ;
  • Pneumocystis carinii (à l’origine d’infections respiratoires) ;
  • Parasites digestifs.

Quant au cancer, certains patients peuvent être atteints du cancer de sarcome de Kaposi (lié à une infection par le virus HHV8). Il y a aussi les lymphomes qui sont dus aux multiplications des cellules souches des globules blancs.

Quels sont les stades d’évolution du VIH dans l’organisme  ?

Le VIH évolue en quatre phases dans l’organisme depuis l’infection jusqu’au stade de SIDA.

1re phase : primo-infection

C’est la toute première phase. Elle apparaît quelques semaines après l’infection. En effet, dans les semaines qui suivent l’infection, environ le tiers des personnes ont des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose.

Dans la plupart des cas, ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes. Aucun traitement n’est nécessaire. Au moment de l’apparition de ces symptômes, la personne venant de contracter le VIH a un risque particulièrement élevé de le transmettre. En effet, le nombre de virus présents dans le corps, c’est-à-dire la charge virale, est particulièrement élevé.

2e phase : infection asymptomatique

À cette phase dite d’infection asymptomatique, le virus ne se manifeste plus. En général, le virus vit dans l’organisme pendant de nombreuses années sans provoquer de symptômes.

C’est l’une des phases les plus préoccupantes en santé publique, car la transmission est possible. En effet, la personne infectée a l’impression de ne pas être malade puisqu’il n’a aucun symptôme. Cependant, elle est susceptible de transmettre le VIH à d’autres personnes.

C’est durant cette phase qu’il y a la séroconversion. C’est le moment où une personne séronégative (sans anticorps dans le sang) devient séropositive (avec des anticorps dans le sang). Cela se produit durant cette phase asymptomatique environ 1 à 3 mois après l’infection.

3e phase : phase SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) ou à infections symptomatiques.

Si jusque-là, la personne ne reçoit aucun traitement, le SIDA commence par se déclencher. À ce stade, la personne peut ressentir un ou plusieurs des symptômes liés à l’infection au VIH.

4e phase : Les maladies opportunistes

À ce stade, le nombre de cellules immunitaires (lymphocytes T CD4) devient très bas dans le corps du malade. L’organisme n’arrive plus à lutter contre d’autres infections ou maladies. Le diagnostic du syndrome d’Immunodéficience acquise est posé. De plus, tous les symptômes de l’infection deviennent plus apparents et constants, voire continus. À cela s’ajoutent les infections opportunistes qui causent de sérieux problèmes de santé aux patients. Ce sont des infections qui ne sont pas graves habituellement. Mais elles deviennent assez graves chez les personnes ayant une très faible défense immunitaire. Parmi les maladies opportunistes, il y a la candidose, la pneumonie, la tuberculose, les infections à l’herpès. Il y a aussi des cancers notamment, des lymphomes et le sarcome de Kaposi.

Comment est-ce que le VIH se transmet ?

Le sang, le placenta, le lait maternel, le sperme ainsi que les sécrétions vaginales sont susceptibles de transmettre le VIH.En revanche, le VIH ne se transmet pas par :

  • La salive ;
  • L’air ;
  • La transpiration ;
  • Les contacts directs avec une personne porteuse du virus.

Si vous pensez avoir un risque de contamination, contactez urgemment un médecin, un centre de dépistage anonyme et gratuit. Vous pouvez aussi vous rendre immédiatement aux urgences. Les professionnels de la santé évalueront le risque afin qu’un traitement d’urgence puisse être envisagé au besoin.

Transmission sexuelle

Le VIH est un virus sexuellement transmissible. Ainsi, une personne infectée par le VIH peut contaminer ses partenaires lors des relations sexuelles. Un seul rapport non protégé est largement suffisantpour que le partenaire soit contaminé.

Il est possible d’être contaminé par le VIH et d’être contagieux sans présenter de symptômesdurant plusieurs années. C’est la phase 2, celle de l’infection asymptomatique. Au cours de cette période, la personne infectée peut bien transmettre le virus tout en l’ignorant. Elle pourra le transmettre à son ou ses partenaires lors de relations sexuelles non protégées.

Il faut noter qu’il est impossible de savoir avec certitude à vue d’œil, si l’on est porteur du virus. Le test sanguin de sérologie est indispensable pour avoir un diagnostic précis.

Le risque de contamination s’accroît dans les cas suivants.

  • Des partenaires sexuels nombreux ;
  • Des rapports sexuels avec un nouveau partenaire dont on ignore sa sérologie vis-à-vis du VIH ;
  • Un partenaire porteur du virus et présentant des lésions de la peau ou des muqueuses.

Il faut préciser que la fellation a également un risque de transmission du VIH. Il est vrai que le risque est plus faible que pour la pénétration vaginale ou anale. Cependant, le risque est bien présent aussi bien pour la personne qui fait la fellation que pour celle qui la reçoit. Le risque s’aggrave s’il y a éjaculation dans la bouche. Aussi, la fellation est un mode de contamination des maladies IST, telle que la syphilis. Ces maladies facilitent aussi la transmission du VIH. Pour cela, il est recommandé d’utiliser un préservatif même lors des fellations. Cela évite tout risque de transmission du virus lors d’une fellation.

Pour protéger vos partenaires lors des relations sexuelles, utilisez toujours un préservatif. Si vous ne voulez pas en utiliser alors, vous devrez connaître votre statut sérologique. Ainsi, en cas de positivité, vous pourrez bénéficier d’une prise en charge le plus rapidement que possible. C’est le seul moyen pour qu’une personne atteinte ne transmette pas le virus lors de relations sexuelles non protégées.

Transmission sanguine

Le risque de transmission sanguine est essentiellement élevé chez les toxicomanes qui s’injectent des substances en intraveineuse. En effet, s’ils utilisent du matériel contaminé par le sang d’une personne infectée par le VIH, ils deviennent séropositifs aussi. Ces toxicomanes sont une population fortement exposée et régulièrement contaminée.

Il y a aussi ce risque avec les professionnels travaillant au contact de malades. Il s’agit des médecins, infirmières, aide-soignante, dentistes, etc., qui peuvent également être contaminés accidentellement.

Depuis le dépistage systématique de don de sang, la contamination par transfusion sanguine est stoppée.

Transmission d’une mère à son enfant

Les mères infectées par le VIH peuvent letransmettre à leur nouveau-né. La contamination du bébé peut se faire durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.

Attention ! Il faut que les séropositifs prennent en tout temps leurs précautions pour ne pas transmettre le VIH. C’est d’ailleurs le cas, puisque ce ne sont pas eux qui disséminent le VIH dans la population. En effet, les nouvelles contaminations viennent essentiellement des personnes qui ne connaissent pas leur séropositivité. Il est donc très important de faire le dépistage. C’est une question de santé publique.

Quels sont les facteurs de risques ?

Personnes à risques

Les personnes les plus à risques sont les suivants :

  • Habitants d’un pays ou originaires d’un pays où l’infection au VIH est très répandue (par exemple, l’Afrique subsaharienne et les Caraïbes) ;
  • Enfants nés d’une mère séropositive n’ayant pas reçu de traitement. Dans ce cas, le virus est susceptible de se transmettre au cours de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement ;
  • Ceux qui sont exposés au sang ou à d’autres liquides organiques dans leur emploi (professionnels de la santé, policiers, pompiers, etc.) ;
  • Ceux qui ont reçu une transfusion de sang ou de produits sanguins ou encore une transplantation d’organe de 1979 à novembre 1985. À partir de 1985 le test de détection du VIH a été mis au point et un dépistage systématique est fait ;
  • Ceux qui ont des rapports non protégés avec des partenaires multiples ;
  • Les hommes homosexuels : Le constat est que dans cette population le nombre de cas de transmission du VIH augmente. Dans le même temps, il y a une tendance à la baisse dans le reste de la population. Selon les experts, les hommes homosexuels ont un risque de contracter le VIH, 200 fois plus élevé que pour des hommes hétérosexuels.

Les comportements à risques

Découvrez ci-dessous les comportements à risques.

  • Avoir des rapports sexuels (vaginaux, anaux ou oraux) non protégés avec une personne infectée par le VIH. Les ulcères dans la bouche, ou autres infections sexuellement transmissibles (gonorrhée, syphilis, herpès génital, etc.) augmentent le risque de contracter ou de transmettre le VIH ;
  • Avoir plusieurs partenaires sexuels ;
  • Avoir des rapports sexuels avec un partenaire qui a ou a eu plusieurs partenaires sexuelles ;
  • Avoir des rapports sexuels avec un partenaire qui consomme ou a consommé des drogues administrées par voie intraveineuse. Ce dernier doit aussi avoir pratiqué l’échange de seringue ;
  • Pratiquer le partage de seringues (pour les utilisateurs de drogues injectables) ;
  • Se faire tatouer ou faire du « piercing » avec du matériel qui n’est pas à usage unique ou non stérile.

Quels sont les symptômes de l’infection au VIH-SIDA ?

On retrouve plusieurs symptômes selon les différentes phases de l’infection.

1re phase ou primo-infection

À cette phase, le virus vient tout juste de rentrer dans l’organisme du sujet sain. Le virus se multiplie abondamment ce qui entraîne des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose. Ces symptômes touchent plus d’une personne sur trois. La primo-infection peut donc passer inaperçue chez certains. Ces symptômes persistent durant quelque semaine et disparaissent au bout d’un mois. Il s’agit de :

  • Fièvre ;
  • Maux de tête ;
  • Maux de gorge ;
  • Rougeurs sur la peau ;
  • Fatigue ;
  • Douleurs musculaires ;
  • Douleurs articulaires.

2e phase ou phase asymptomatique 

Durant cette période, la personne séropositive ne présente aucun symptôme. Le virus continue quand même de s’attaquer en sourdine au système immunitaire. Cette période peut s’étendre sur une dizaine d’années. Le virus est quand même détectable lors d’un dépistage. Il faut noter que le séropositif bien qu’asymptomatique est contagieux durant cette période.

3e phase, ou phase de SIDA

À cette phase, les symptômes liés au VIH apparaissent. Le système immunitaire est totalement affaibli et dépassé par le virus. Plusieurs symptômes deviennent plus fréquents, persistants et parfois chroniques. Il s’agit :

  • De la fièvre ;
  • Des sueurs nocturnes ;
  • De la perte de poids importante ;
  • Du gonflement des ganglions ;
  • Des diarrhées persistantes ;
  • Des infections de la peau ;
  • D’une toux sèche persistante ;
  • D’un essoufflement.

Cette phase survient en moyenne 10 ans après la primo-infection.

Les maladies opportunistes à la phase SIDA

Ce sont des maladies qui surviennent chez les personnes immunodéprimées. C’est ce qui arrive quand une personne séropositive ne reçoit aucun traitement antirétroviral. Les maladies opportunistes qui peuvent survenir sont :

  • Tuberculose ;
  • Pneumopathies bactériennes ;
  • Candidose (surtout au niveau du vagin, dans la bouche ou la gorge) ;
  • Cryptococcose : Ce sont des maux de tête avec fièvre généralement accompagnés de vomissements et d’une photophobie. La photophobie se manifeste par un gène en présence de la lumière. Ces éléments peuvent évoquer une méningite due à la cryptococcose ;
  • Cryptosporidiose et microsporidiose : ce sont des infections intestinales ;
  • Cytomégalovirus (il se manifeste par des douleurs abdominales accompagnées de diarrhée, fièvre, altération de l’état général) ;
  • Rétinite à cytomégalovirus (c’est l’apparition brutale d’une diminution du champ visuel ou d’une baisse importante de la vision) ;
  • Infections à mycobactéries « atypiques » (fièvre, amaigrissement, sueurs nocturnes, fatigue, anémie) ;
  • Leuco-encéphalite multifocale progressive (il s’agit là d’une infection du cerveau) ;
  • Pneumocystose ;
  • Toxoplasmose ;
  • Zona ;
  • Lymphomes ;
  • Sarcome de Kaposi (tumeur de la peau, des poumons ou du système digestif).

Diagnostic : comment savoir si on a le VIH ?

Les tests et le dépistage

Tout d’abord, le dépistage du VIH ne peut se faire qu’avec le consentement de la personne dépistée. C’est une exigence légale et la personne doit donc obligatoirement être au courant. Pour réaliser le test, il est fait une détection de la séropositivité. En effet, les anticorps anti-VIH sont recherchés dans un échantillon de sang.

Le test de référence mondial est le test ELISA qui se fait à partir d’une prise de sang. Il est fiable dès six semaines, après la prise de risque pour la transmission du VIH.

Environ 0,5% des cas positifs sont des faux positifs. Cela signifie que le test est positif alors que le sujet n’est pas infecté par le VIH. Fort de ce risque, en cas de test ELISA positif, il faut compléter d’un autre test de dépistage, le Western Blot.

Il y a également un test de dépistage rapide. C’est un Test Rapide d’Orientation Diagnostique (TROD) du VIH.Le TROD du VIH peut être réalisé dans certains centres de dépistages anonymes et gratuits. Il est disponible également dans des lieux associatifs en France et dans les cabinets médicaux, cliniques et hôpitaux.

Le résultat du TROD est fiable trois mois après la prise de risque pour la transmission du VIH. Le résultat avec ce test s’obtient en 20 à 30 minutes. En cas de positivité du test, il doit aussi être confirmé par un test classique. Le test classique doit se faire en laboratoire d’analyse ou dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG).

Si votre séropositivité est confirmée, veuillez contacter Sida Info Service au 0 800 840 800.La prise de contact est totalement anonyme et gratuite. Sida Info Service vous offre un soutien et des explications par des professionnels, formés à l’écoute.

Qui sont ceux qui devraient subir le test ?

  • Toute personne qui a vécu une situation à risque de contracter le virus ;
  • Toute personne présentant des symptômes qui pourraient être dus à une infection au VIH. Il faut en discuter avec un médecin ;
  • Toutes les femmes qui envisagent d’être enceintes ou dès le début de la grossesse. Cela permet de mettre en place un traitement adéquat en cas de séropositivité de la mère. Ainsi, la transmission de la mère à l’enfant est évitée ;
  • Toutes personnes donneuses de tissus, de sperme, de lait, de sang ou d’organe doivent subir systématiquement un test de dépistage ;
  • Toutes les personnes qui vivent dans une relation de couple fidèle et qui souhaitent arrêter d’utiliser des préservatifs. En effet, il leur est conseillé de s’assurer auparavant qu’elles ne sont pas séropositives ;
  • Tout le monde peut faire un test de dépistage. Il est même recommandé de le faire si vous ignorez votre statut sérologique face au VIH. En effet, selon les estimations, 30 à 50 % des personnes porteuses du VIH l’ignorent. C’est cette catégorie qui est majoritairement à l’origine des transmissions. Faites donc le bon geste et n’hésitez pas à demander un dépistage si vous ne l’avez jamais fait.

Quand faire le test de dépistage du VIH ?

Les tests ont un délai de fiabilité varié. Cependant, tous les tests sont fiables après trois mois. Ainsi, le meilleur moment pour passer un test de dépistage du VIH fiable est 3 mois après la prise de risque. En effet, vous pouvez être sûr de votre statut 3 mois après le moment où vous avez eu un risque d’exposition au VIH. Cela n’exclut pas les faux positifs. Une confirmation en laboratoire est donc obligatoire en cas de séropositivité au premier test.

Comment traite-t-on le VIH SIDA ?

Il est actuellement impossible de guérir la maladie SIDA ou l’infection au VIH. Cependant, il est désormais possible pour les personnes séropositives de vivre très longtemps grâce aux traitements disponibles. Aussi, les effets secondaires des médicaments sont moins gênants de nos jours qu’autrefois.

Les traitements, aujourd’hui disponibles contre le VIH-SIDA, ont deux principaux volets. Il y a premièrement le traitement immédiat par les traitements antirétroviraux (TAR). Ensuite, il s’agit des traitements des maladies opportunistes qui surviennent surtout à la phase SIDA.

Les traitements antirétroviraux (TAR)

Puisque le VIH est un rétrovirus, l’infection au VIH est traitée avec des antirétroviraux hautement actifs. Le traitement antirétroviral fait une puissante combinaison d’au moins 3 médicaments. Il s’agit de la trithérapie. Grâce aux antirétroviraux, la progression du VIH est ralentie. Le TAR s’attaque au virus pour réduire le plus possible la charge virale. Il s’agit du nombre de virus (VIH) présents dans le sang. L’objectif est de rendre le virus indétectable.

Depuis 2013, le prix du traitement antirétroviral a considérablement baissé. Il est désormais entre 139 à 172 dollars par an et par personne. Dans les pays fortement atteints qui achètent de grandes quantités, le prix est encore plus bas.

Il faut noter que ce prix est celui des traitements de première ligne. S’il y a résistance au traitement, des traitements de deuxième ligne sont possibles. Ces derniers sont bien plus chers et souvent difficilement accessibles à tous. C’est principalement le cas dans les pays sans système d’assurance maladie public ou privé.

Il est à préciser que le traitement doit être adapté à chaque personne. Il y a souvent une association de plusieurs médicaments.  Au bout de 6 mois de traitement, la charge virale doit être indétectable.

Les professionnels de santé savent comment faire le choix optimal selon l’efficacité, la tolérance immédiate ou à long terme. Les conditions de vie de chaque patient sont aussi prises en compte.

Plusieursclasses d’Anti-Rétro-Viraux (ARV) sont disponibles. Elles ont chacune des molécules légèrement différentes. Ainsi les ARV disponibles sont les suivants.

Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTI)

Dans cette catégorie, il y a les médicaments comme :

  • L’AZT ;
  • Les zidovudines ;
  • L’abacavir ;
  • Le d4T ou stavudine ;
  • Le ddI ou didanosine ;
  • Le 3TC ou lamivudine.

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (INNTI)

Il s’agit des médicaments tels que :

  • Névirapine ;
  • Delavirdine ;
  • Efavirenz ;
  • Rilpivirine ;
  • Etravirine.

Inhibiteurs de la protéase (IP)

À ce niveau il y a :

  • Saquinavir ;
  • Atazanavir ;
  • Arunavir ;
  • Lopinavir-ritonavir ;
  • Nelfinavir ;
  • Ritonavir ;
  • Tipranavir.

Pendant le traitement, il y a combinaison d’au moins trois de ces médicaments. Il faut noter que leur utilisation doit se faire uniquement sous prescription médicale. En cas d’échec de ces traitements ou de résistantes, il y a d’autres catégories de médicaments qui peuvent être utilisées.

Les ARV supplémentaires

Ils ne sont pas utilisés en première intention. Leur utilisation est toujours plus tardive dans la maladie. En effet, le patient doit avoir déjà pris plusieurs autres médicaments avant d’envisager ces Antirétroviraux.

Il s’agit des Inhibiteurs de l’entrée et de la fusion tels que l’enfuvirtide ou T20. Il y a aussi les Inhibiteurs de l’intégrase comme dolutégravir et raltégravir. Enfin, il y a les Inhibiteurs des récepteurs CCR5 dont le maraviroc.

L’efficacité des traitements médicamenteux

Il est indispensable que le traitement soit suivi à la lettre. C’est-à-dire qu’il faut que les comprimés soient pris tous les jours aux heures prescrites par le médecin. C’est la condition sine qua non pour l’efficacité du traitement. Le patient doit donc être prêt à adapter ses habitudes de vie.

 Les traitements sont désormais disponibles en une seule dose quotidienne de médicament. En effet, des comprimés uniques ont été récemment mis au point. Il s’agit entre autres de Atripla®, Eviplera®, ou Stribild® qui associent 4 molécules. Avec ces médicaments, le séropositif n’a plus besoin de prendre 3 ou 4 médicaments antirétroviraux. Il lui est désormais possible de prendre un seul comprimé, pris une fois par jour.

Les prescriptions d’heure de prise doivent cependant toujours être respectées. En effet, la fidélité au traitement est extrêmement importante. Cela empêche aussi l’apparition de résistances médicamenteuses. Quand le dosage du médicament baisse dans l’organisme, le virus peut muter et résister. Il y a en effet, un grand risque que le virus se transforme ou mute pour « survivre ». Le médicament devient donc inefficace.

Par ailleurs, avec le médecin traitant, il faut trouver le meilleur équilibre possible lors du traitement. En effet, il faut avoir un bon équilibre entre l’efficacité du traitement et le maintien d’une bonne qualité de vie. De plus, les effets indésirables des ARV peuvent être importants. Il peut y avoir par exemple la fatigue, des maux de tête, une perte de l’appétit, des éruptions cutanées, une diarrhée.

Cependant, les scientifiques travaillent actuellement à la création d’un « vaccin thérapeutique ». Ce vaccin devrait aider le système immunitaire à combattre l’infection. Les espoirs sont assez sérieux puisque des essais cliniques sont déjà en cours. L’objectif de ce vaccin sera de stimuler l’immunité des personnes séropositives. Ainsi leur organisme pourra lutter contre le VIH et les affections opportunistes. D’autres vaccins sont en cours d’élaboration pour éviter la contamination de sujets sains.

La prévention et le traitement des maladies opportunistes liées au sida

Le séropositif doit régulièrement faire des examens pour dépister certaines maladies à leur stade précoce. Il doit aussi recevoir certains vaccins et prendre des médicaments afin de prévenir les infections fréquentes chez les PV-VIH.

Au cas où une infection opportuniste se déclarerait, le médecin pourra recommander la poursuite du traitement même après la guérison. Cela peut être nécessaire pour empêcher toute récidive.

En cas de cancer, il faut avoir recours à une chimiothérapie ou une radiothérapie selon le cas. Une combinaison des deux thérapies (chimiothérapie et radiothérapie) peut être envisagée.

Quelles sont les mesures préventives contre le VIH-SIDA ?

Mesures préventives de base

Pour les personnes séronégatives, non porteuses du VIH.

  • Utilisez toujours des préservatifs (condom) pour tous les rapports sexuels (vaginaux, anaux, oraux) ;
  • Évitez les lubrifiants à base de pétrole. Ils peuvent endommager le caoutchouc des préservatifs ;
  • Utilisez uniquement des lubrifiants à base d’eau ;
  • N’échangez pas les accessoires sexuels ;
  • Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel susceptible d’être au contact du sang ;
  • Ne partagez pas les seringues, ni le matériel d’injection (pour les utilisateurs de drogues injectables).

Pour les personnes séropositives

Les séropositives doivent :

  • Utiliser des préservatifs (condom) pour chaque relation sexuelle, quelle que soit la modalité (orale, vaginale et anale). Cela évite de transmettre le VIH à votre partenaire, mais aussi vous évite une surexposition au VIH. En effet, vous pouvez contracter de nouveau le VIH et cela peut aggraver l’infection déjà présente. Elle accélère le plus souvent sa progression vers le sida. Le condom réduit aussi le risque de contracter une infection sexuellement transmissible (IST). Les séropositives ont un risque accru de contracter une infection transmise sexuellement. Cette infection peut être plus difficile à traiter chez ces personnes. Sous certaines conditions à savoir : une charge virale nulle depuis un moment ; un suivi de près par les examens ; une absence d’IST chez vous et votre partenaire ; et une prise régulière du traitement, votre médecin peut autoriser l’arrêt de l’utilisation de préservatif (condom) ;
  • Éviter de partager des aiguilles ou des dispositifs associés aux drogues ;
  • Éviter de partager votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel qui peut porter des traces de sang ;
  • Couvrir toutes plaies avec un pansement ;
  • Nettoyer toute surface contaminée par leur sang avec de l’eau de Javel ;
  • Éviter de donner de sang, d’organes ou de sperme pour l’insémination artificielle ;
  • Recevoir immédiatement un traitement qui évite la transmission de la mère à l’enfant en cas de grossesse ;
  • Consulter un médecin le plus rapidement possible, au maximum dans les 72 heures qui suivent, si leur partenaire a été exposé au VIH. En effet, un traitement préventif peut être donné. Il s’agit le plus souvent d’une « prophylaxie post-exposition ».

Autres mesures pour retarder l’apparition du stade sida et prévenir les maladies opportunistes

Il s’agit ici de bien soutenir l’organisme et le système immunitaire. À cet effet, il est conseillé d’avoir de saines habitudes de vie. Il s’agit notamment de :

  • Bien s’alimenter ;
  • Faire de l’exercice ;
  • Prendre suffisamment de repos ;
  • Ne pas fumer ;
  • Avoir une consommation modérée d’alcool, etc.

Grâce à un soutien émotif et spirituel, vous pouvez aussi mieux affronter le stress. L’espérance de vie avec le VIH s’est beaucoup accrue au cours des 30 dernières années. Un PV-HIV est capable d’avoir une vie quasiment normale. Il est également capable de vivre longtemps. Fort de cela, les médecins insistent beaucoup sur l’importance de prendre soin de sa santé.

Pour préserver l’état du séropositif, plusieurs vaccinations peuvent être indiquées. Il s’agit entre autres des vaccinations contre :

  • Les pneumocoques ;
  • La grippe ;
  • Le tétanos ;
  • La diphtérie ;
  • L’hépatite A et B, etc.

En dépit de la dépression immunitaire et d’une efficacité moindre, il est toujours possible de vacciner une personne séropositive. Cependant, le vaccin ne doit pas contenir d’agent infectieux vivant. Cela signifie qu’il ne doit pas y avoir de bactérie ou de virus. Ainsi donc, les vaccins qui contiennent un virus ou une bactérie vivante dont la virulence est atténuée sont contre-indiqués. Il s’agit entre autres des vaccins contre la varicelle, la tuberculose, la fièvre jaune, la rougeole, l’oreillon. Quoi qu’il en soit, il revient au médecin de déterminer les vaccins utiles et bénéfiques.

Afin d’éviter les infections et intoxications d’origine alimentaire, les personnes vivant avec le VIH/sida doivent être particulièrement prudentes. Elles doivent, à cet effet, éviter les produits laitiers non pasteurisés ainsi que certains aliments crus. Il s’agit des :

  • Œufs ;
  • Volailles ;
  • Viandes saignantes ;
  • Tartares ;
  • Poissons et fruits de mer.

Il faut également une grande prudence avec les animaux domestiques ou autres. Ces animaux peuvent entraîner des infections opportunistes graves. À cet effet, il est recommandé d’effectuer un lavage soigneux des mains après avoir touché à des animaux.

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