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L’érotomanie rend-elle schizophrène ?

Les troubles intéressant le cerveau sont très nombreux et constituent dans la majeure partie des cas, des affections qu’il convient de craindre. Un dont l’occurrence est moins importante est l’érotomanie. Plus remarquée dans la population féminine, il s’agit d’une pathologie qui peut s’avérer très dangereuse aussi bien pour la victime que pour la personne objet du délire d’érotomanie. Peut-il par ailleurs rendre schizophrène ? Découvrez-en davantage dans cet article.

L’érotomanie : tout savoir à propos !

L’érotomanie est un trouble psychologique délirant. Elle est caractérisée par l’intime conviction, mais à tort d’un individu d’être aimé par quelqu’un d’autre. Véritable pathologie d’ordre psychiatrique, l’érotomanie touche le plus souvent les femmes et prend une forme obsédante, laquelle se fixe généralement sur un individu au départ inconnu.

Il s’agit généralement d’une personnalité publique, une personne dont les fonctions sociales ou professionnelles sont considérées de tous comme supérieures. L’érotomane va alors s’imaginer des preuves d’amour que lui envoie l’autre et qu’il est seul à pouvoir cerner (petits gestes, paroles, posture…).

Cette conviction délirante se traduit dès lors chez l’érotomane par une forme de harcèlement dans l’optique de provoquer la rencontre avec l’être aimé et de lui faire avouer ses prétendus sentiments. Deux formes de la pathologie sont généralement observées : la forme pure ou fixe et la forme mixte ou récurrente.

L’érotomanie pure est isolée, sans autres symptômes que le délire passionnel. Dans cette forme d’érotomanie, l’illusion d’être aimé survient d’emblée dans un moment de passion intense et est constante. Elle peut durer toute la vie et se développe généralement sans hallucinations.

Lorsqu’il s’agit d’une érotomanie mixte, les délires sont temporaires, mais intenses et dominés par l’aspect imaginaire. L’illusion délirante d’être aimé ne procède pas d’un moment de passion intense, mais plutôt d’une construction intellectuelle. L’érotomane ne choisit pas son objet du délire comme dans la forme fixe, il le sélectionne par des déductions délirantes.

Dans le cas d’une érotomanie mixte, l’être aimé n’est pas fixe. Plusieurs personnes font en effet successivement objet du délire passionnel illusoire de l’érotomane.

Les phases de l’épisode d’érotomanie

En cas d’érotomanie, trois phases essentielles constituent le délire. Il s’agit de la phase d’espoir, la phase de dépit et celle de la rancune. Toujours est-il que le délire passionnel est déclenché par un fait ou un geste à l’initiative de la personne objet du délire. Ainsi, l’érotomane est au prime abord persuadé d’être aimé en secret par l’autre.

Dans son esprit, il est convaincu que c’est l’autre qui lui fait des avances, mais du fait de sa position, ce dernier dissimule ses sentiments ou n’ose pas les déclarer.

La phase d’espoir

Elle est la plus longue et témoigne de l’optimisme de l’érotomane. Ce dernier multiplie les tentatives d’échanges amoureux avec la victime de son délire, ceci dans l’espoir de lui faire déclarer ouvertement son amour.

Quand bien même l’érotomane ne reçoit pas de retour, il garde espoir et trouve des arguments pour justifier ce retard. Avec le temps ou suite à une manifestation catégorique de l’être aimé, l’érotomane finit par être déçu et tombe dans le dépit.

La phase de dépit

Ici, l’érotomane à présent dépourvu de tout espoir sombre généralement dans la dépression. Il s’isole de tout le monde et vit sa peine. Pendant cette phase, l’érotomane peut devenir agressif, pire suicidaire.

La phase de rancune

La phase de dépit passé et tout doute d’un amour partagé écarté, l’érotomane ressent dès lors une profonde déception qui le pousse à la rancune. Il en veut terriblement à la victime de son délire au point de vouloir se venger. Il tourne alors son agressivité vers ce dernier, laquelle pouvant mener au meurtre.

Causes et approches thérapeutiques de l’érotomanie   

Santé mentale

Avec l’état actuel de la psychiatrie, il n’est toujours pas possible de déceler effectivement les causes de l’érotomanie. À l’instar d’autres pathologies ou troubles de la sexualité, l’érotomanie pourrait cependant s’expliquer par l’absence d’affection par l’érotomane au cours de l’enfance. Ainsi, une non-reconnaissance narcissique par les parents peut être mise en cause.

En effet, la femme qui durant son enfance n’a jamais connu la moindre attention physique ou affective de la part de ses parents est bien entendu à même d’interpréter le moindre geste affectif comme du désir sexuel. Il est d’ailleurs fréquent de remarquer que les quelques victimes de l’érotomanie sont celles issues de familles toxiques.

Traitement de l’érotomanie

Les approches thérapeutiques de l’érotomanie sont diverses et le plus souvent propres à chaque spécialiste. Pour cause, aucun traitement spécifique n’a encore été établi pour combattre efficacement la pathologie. Bien qu’il n’y ait de même, toujours pas de test spécifique pour confirmer l’érotomanie chez un patient, le diagnostic peut s’avérer moins compliqué à poser lors de la consultation psychiatrique.

Une fois la pathologie confirmée, le traitement adéquat variera en fonction du degré du trouble de l’érotomane. Une première approche consiste à apprendre à ce dernier, l’estime de soi. Le psychiatre œuvra pour faire comprendre à son patient ce qu’est en réalité l’estime de soi, ce à quoi il ressort d’avoir été aimé, de bénéficier de toute l’affection qu’il soit de ses parents.

Un traitement médicamenteux peut être entrepris en vue de compléter l’action des consultations d’apprentissage. Pour ce faire, des anti-psychotropes peuvent être administrés à l’érotomane. Non seulement ils permettront de limiter une phase dépressive majeure, mais aussi atténueront les épisodes où le délire illusoire flamboie.

Lorsque le patient est à un stade plus avancé de son délire, l’hospitalisation sous contrainte est de mise. Un traitement psychotrope est dans ce cas, ce qu’il faut. Par ailleurs, l’électro-convulsivothérapie peut également s’avérer utile surtout en situation de dépression résistante de l’érotomane.

Qu’est-ce que la schizophrénie  ?

La schizophrénie est un trouble psychiatrique chronique et complexe touchant bon nombre de personnes dans le monde. Elle se traduit généralement par une perception plus ou moins perturbée de la réalité, des manifestations productives ainsi que de celles passives.

Ainsi, le sujet schizophrène est en proie à des hallucinations, il a des idées délirantes et présente un isolement social et relationnel. Les symptômes de la schizophrénie diffèrent d’un patient à l’autre, ceci suivant la nature et la sévérité de ceux-ci.

L’érotomanie peut-elle rendre schizophrène ?

L’érotomanie ne rend pas schizophrène, mais peut cependant être associée à celle-ci. En effet, l’érotomanie peut dans certains cas, constituer une des modalités de délire dans la schizophrénie.

D’ailleurs, sa forme récurrente existe en association avec des troubles psychiatriques et dans la majeure partie des cas, une schizophrénie paranoïaque. Ainsi, l’érotomane peut d’ores et déjà être victime de schizophrénie sinon, il n’est pas évident que sa pathologie le rende schizophrène.

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