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Les lymphomes : Causes, Symptômes et Traitements

Les lymphomes sont des tumeurs malignes qui ont pour origine, le système lymphatique. C’est le 5e cancer le plus fréquent chez l’adulte et le jeune avec plus de 23 000 nouveaux cas chaque année seulement en France. Les lymphomes sont des maladies causées par une anomalie dans le système sanguin, principalement au niveau du ganglion, qui touche les adultes de plus de 15 ans. Seul un spécialiste est en mesure d’administrer le traitement adéquat après avoir effectué une série d’analyses au patient. Découvrez ici les causes, les symptômes, l’évolution et les traitements efficaces contre les différents types de lymphomes.

Qu’est-ce qu’un lymphome ?

Les cellules de Reed-Sternberg – © Crédit : informationhospitaliere.com
Les cellules de Reed-Sternberg – © Crédit : informationhospitaliere.com

Le système lymphatique est l’élément principal du système immunitaire d’un être humain. Cette maladie de sang se caractérise par la prolifération maligne et l’infiltration de cellules lymphoïdes et réticulaires dans tout le corps. Ces cellules lymphoïdes et réticulaires se faufilent également dans les organes qui contiennent du tissu lymphoïde. Ce qui provoque ainsi, une augmentation considérable de leur taille dans le corps humain. À ce jour, près de la moitié des cancers de sang diagnostiqués, sont des lymphomes. Il existe deux différents types de lymphomes. Les lymphomes appelés maladie de Hodgkin qui concernent 20% des cas de lymphomes et les lymphomes non Hodgkiniens qui sont les plus fréquents, avec un taux de 80%. Les lymphomes non hodgkiniens sont rattachés au mycosis fongoïde ou au lymphome de Burkitt.

La maladie de Hodgkin : qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Hodgkin – © Crédit : informationhospitaliere.com
La maladie de Hodgkin – © Crédit : informationhospitaliere.com

C’est une catégorie de lymphomes assez rare. Cependant, dans plus de 80% des cas, elle se soigne bien. Cette maladie est caractérisée par la présence dans certains organes de cellules réticulaires dystrophiques. Ce sont les cellules de Sternberg. Ce qui fait que la maladie touche les adultes âgés de 15 à 60 ans. Par contre, elle se développe selon deux pics de fréquence. La première est de 20 à 30 ans et la seconde est après 70 ans. Dans certains cas, il s’agit d’un ganglion cervical ou de thoracique isolé. Ce qui entraîne chez le patient :

  • Une gêne respiratoire ;
  • Un œdème du visage ;
  • Une toux sèche et persistante ;
  • L’altération de l’état de santé général avec une importante sueur la nuit, une fièvre, une fatigue et un amaigrissement ;
  • Une douleur aux ganglions après avoir consommer une boisson alcoolisée ;
  • Des démangeaisons inexpliquées.

Dans tous les cas, lorsque ces symptômes persistent pendant plus de trois semaines avec l’augmentation de ganglions, sans aucun caractère inflammatoire en dehors de l’épisode infectieux, ils entraînent généralement une ponction. Ce qui permet de réaliser une étude approfondie des cellules ganglionnaires. Il s’en suit une biopsie chirurgicale. La maladie de Hodgkin conduit également à des manifestations viscérales. Il s’agit de :

  • La pneumopathie : c’est une infection localisée au niveau du système respiratoire et des poumons ;  
  • La pleurésie : c’est une infection de la plèvre qui n’est rien d’autre que la membrane qui recouvre les poumons ;
  • L’atteinte hépatique ;
  • La paraplégie et les douleurs rachidiennes qui compressent la moelle épinière.
  • La gastrite qui est une inflammation de la muqueuse de l’estomac ;
  • Le syndrome de Claude Bernard Honor qui est une lésion des fibres nerveuses sympathique destinée à l’œil. Il se manifeste lorsque le nerf sympathique est compressé dans son trajet thoracique ;
  • La névralgie par compression des racines rachidiennes ;
  • La paralysie laryngée en cas de compression des nerfs récurrents ;
  • La grosse rate.

Ces manifestations s’accompagnent généralement de fièvre prolongée, avec sueurs parfois ondulantes et de prurit généralisé.

Quels sont les examens et les analyses complémentaires ?

Après numération de la formule sanguine, les analyses peuvent révéler une diminution considérable des lymphocytes, une augmentation des éosinophilies ou une anémie. La biopsie d’un ganglion est l’examen incontournable. Elle est effectuée par abord direct au cou, à l’endoscopie, ou à la thoracotomie. Cela dépend de la localisation de l’anomalie. Avec l’étude de la biopsie, le spécialiste peut distinguer quatre différents pronostics en pratiquant :

  • La radiographie du thorax ;
  • Le TPE pour évaluer l’activité des ganglions ;
  • Le scanner et l’échographie du thorax pour préciser les lésions et les extensions ;
  • Une ponction lombaire ;
  • La scintigraphie de la rate et du foie.

Comment s’effectue le pronostic de la maladie de Hodgkin ?

De nombreuses personnes confondent la maladie de Hodgkin avec les pathologies comme :

  • La toxoplasmose ;
  • Une leucémie ;
  • La mononucléose infectieuse ;
  • Une infection à cytomégalovirus ;
  • Une tuberculose.

Vu que la maladie est peu étendue, son pronostic est généralement bon. Ainsi, pour le stade I et le stade II, on peut obtenir une rémission dans 95% des cas. Pour les stades III et IV, la rémission chronique avoisine 70%.

Quel est le traitement le plus efficace contre la maladie de Hodgkin?

Pour traiter efficacement la maladie de Hodgkin, les spécialistes ont recours à la chimiothérapie. Ce traitement est suivi d’une radiothérapie, lorsque les lymphomes sont localisés avec précision et que les atteintes sont situées au-dessus du diaphragme. Par contre, s’il s’agit d’une forme disséminée, la chimiothérapie est le seul traitement administré. Les traitements sont effectués à l’hôpital de jour en ambulatoire sur une période comprise entre six mois et un an.

L’adriamycine, bléomycine, vinblastine et dacarbazine est le protocole le plus utilisé. Il est prescrit tous les 14 jours pour 6 à 12 séances de chimio. Généralement, les effets secondaires ressentis lors du traitement sont :

  • Les vomissements ;
  • Les diarrhées et constipations ;
  • Les nausées ;
  • Un risque plus élevé d’infection ;
  • Les chutes de cheveux.

Pour limiter ou réduire les risques de complication liés à la baisse de cellules dans le sang, il est parfois nécessaire de régénérer sa moelle osseuse avec une greffe de cellule souche hématopoïétique.

Les lymphomes non Hodgkiniens : qu’est-ce que c’est ?

En termes de fréquence de maladie cancéreuse, les lymphomes non Hodgkiniens viennent en 5e position. On note une augmentation considérable de cas, chaque année. Les lymphomes de cette anomalie ne contiennent pas de cellules de Sternberg. Autrefois, elle était connue sous le terme de lymphosarcomes. Deux formes particulières sortent du lot. Il s’agit de lymphome de Burkitt et de mycosis fongoïde. La classification des lymphomes malins, repose essentiellement sur le degré de malignité de l’anomalie.

Quelles sont les caractéristiques des lymphomes non Hodgkiniens ?

Comme mentionné si dessus, on distingue deux différents lymphomes non Hodgkiniens. Le lymphome de Burkitt et le mycosis fongoïde. Chacun des lymphomes non Hodgkiniens a sa spécificité.

Le lymphome de Burkitt

Le lymphome de Burkitt est une anomalie, qui est localisée uniquement chez les cellules B. Elle se différencie facilement et se localise en dehors des ganglions. En Afrique tropicale, le lymphome de Burkitt est endémique et le virus Epstein Barr joue un rôle important. Cette maladie se révèle par des masses abdominales qui sont un problème intestinal. C’est grâce à la biopsie que le spécialiste arrive à diagnostiquer le lymphome de Burkitt. La forme sporadique de ce problème atteint plus souvent les adultes immunodéprimés.

Le mycosis fongoïde

Le mycosis fongoïde est un type de lymphome chronique des cellules T. Il touche principalement la peau, en évoluant très lentement. Si la maladie se manifeste en général par une éruption chronique prurigineuse, le traitement dépend du stade d’évolution de la maladie. C’est la photo chimiothérapie qui est utilisée dans les formes précoces, mais aussi une application locale de chimiothérapie. À cela, s’ajoutent les traitements à base de chimiothérapie et anticorps monoclonaux. Ils sont utilisés principalement dans le traitement de mycosis fongoïde avancé. Les résultats sont de plus en plus satisfaisants lorsque le traitement est respecté.

Quels sont les signes du lymphome non Hodgkinien ?

Les symptômes du lymphome non Hodgkinien sont très divers, même s’ils s’apparentent un peu à ceux de la maladie de Hodgkin. La maladie se révèle par des plis inguinaux mais aussi, des ganglions indolores au niveau du cou. Selon leur localisation, le gonflement ou l’augmentation du volume d’un ou plusieurs ganglions, entraîne les symptômes spécifiques suivants :

  • Une toux sèche et persistante ;
  • Un gonflement du cou ;
  • Des maux de dos et des ballonnements ;
  • Un œdème du visage ;
  • Une gêne abdominale ;
  • Une difficulté à respirer ;
  • Des jambes lourdes et gonflées.

D’autres symptômes non spécifiques peuvent être révélateurs des lymphomes non Hodgkiniens. Il s’agit :

  • De fièvre persistante ;
  • De prurit ;
  • De perte de poids inexpliqué ;
  • De fatigue persistante ;
  • De sueur pendant la nuit.

Comment se présentent le diagnostic et le traitement des lymphomes non Hodgkiniens ?

Pour connaître son état de santé et le traitement adapté, il faut effectuer plusieurs examens. Ces derniers permettront d’établir le type de lymphome non Hodgkinien, son stade et son degré d’agressivité. Le patient doit subir un examen sanguin, une biopsie chirurgicale ou radiale chirurgicale. L’examen est effectué sur un ganglion ou un organe suspecté. Des examens d’imageries médicales peuvent être effectués.

La dernière étape du diagnostic consiste à réaliser un bilan de santé général. Ce bilan est appelé par les spécialistes bilan préthérapeuthique. C’est un examen qui permet d’apprécier le fonctionnement du cœur et des poumons, pour mieux choisir le traitement adapté à l’état de santé du patient. La chimiothérapie affaiblit généralement les défenses immunitaires du patient. C’est pourquoi, les sites d’infections sont recherchés préalablement. Avant le traitement, le spécialiste recherche également les éventuelles infections par les virus, responsables de l’hépatite B et C, ainsi que celui du sida.

Cette mesure préventive permet de connaître les infections dont souffre le patient afin de lui administrer un traitement approprié et sans risque de complication. Des techniques de préservation de la fertilité sont proposées aux patients. Ceci parce que, nul ne connaît réellement les répercussions du traitement sur la fertilité.

Le traitement contre les lymphomes non Hodgkiniens se fait uniquement en milieu spécialisé. Il n’y a pas d’astuces efficaces et de recettes de grand-mère pour y remédier. Le traitement se fait grâce à la radiothérapie, la chimiothérapie, la greffe de moelle osseuse et l’utilisation d’anticorps monoclonaux.

De nos jours, c’est l’immunochimiothérapie, qui constitue le traitement référence pour soulager un patient. Lorsque la forme n’est pas très évoluée, le spécialiste peut choisir de ne pas traiter la maladie et attendre la réponse immunitaire de l’organisme.

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