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Les mélanomes : Manifestions et Complications possibles de la maladie

Les mélanomes apparaissent lorsque les mélanocytes, cellules pigmentaires de la peau sont touchés par un cancer. On les confond facilement avec d’autres pathologies qui affectent la peau, bien qu’ils soient totalement différents. Quand il évolue, le mélanome peut causer des excroissances à distance, en absence de traitement. La maladie est alors qualifiée de loco-régionale. Il est de ce fait, d’un intérêt capital d’insister sur la nécessité de connaître les signes qui devraient alerter et amener à consulter. Quels sont les signes indicateurs du mélanome et les facteurs qui favorisent son évolution sur la peau ? Comment les patients atteints de de cette maladie sont-ils traités de nos jours ? Retrouvez quelques réponses ici.

Comment reconnaît-on les mélanomes (les symptômes) ?

On reconnaît les mélanomes, à la présence de kystes sur la peau. Ils peuvent apparaître sur l’ensemble du corps, mais plus particulièrement dans le dos et sur les membres inférieurs et supérieurs. Ils peuvent également naître sur les régions de la bouche, du nez et sur les organes génitaux.

Identification du mélanome
Identification du mélanome – © Crédit : informationhospitaliere.com

Les mélanomes naissent à partir d’un grain de beauté (nævus) entre 20% et 30% des cas. Parfois, ils prennent différentes couleurs et saignent. Ils ont le plus souvent l’aspect de grosses tâches sur la peau. Le patient ne sent en général aucune démangeaison ni aucune douleur. C’est d’ailleurs pourquoi on qualifie les mélanomes de tumeurs malignes. Chez les individus ayant un ou plusieurs grains de beauté, les signes suivant peuvent indiquer la présence de mélanomes :

Une asymétrie des grains de beauté ou les taches

Dans le cas présent, le grain de beauté n’a pas de forme particulière. Il n’est ni rond, ni ovale et ses reliefs ne sont pas repartis autour du centre.

Des contours irréguliers

Ici, les bords présentent des contours mal délimités et déchiquetés.

Une couleur non-homogène

Elle est caractérisée par le mélange de couleurs tel que le bleu foncé, marron, le rouge et le noir.

Un gros diamètre

Le grain de beauté a grossi anormalement. Son épaisseur peut atteindre les 600µm.

Un changement de l’aspect du grain de beauté

C’est une caractéristique propre à ce type de cancer (le mélanome). Le grain de beauté change constamment d’aspect (taille, forme, couleur et épaisseur) au fur et à mesure que la pathologie s’aggrave.

Les facteurs de risque du mélanome

L’exposition au soleil ou du moins aux rayons ultraviolets (rayons UV) est le principal facteur notable. Toutefois, les éléments suivants peuvent augmenter le risque de mélanome :

  • Un grand nombre de nævus ;
  • Avoir auparavant souffert de cancer de la peau ;
  • Des cicatrices étendues de brûlure ;
  • Les maladies génétiques rendant la peau sensible aux ultraviolets ;
  • Les maladies qui affaiblissent le système de défense de l’organisme, comme le VIH/SIDA.

Il existe deux types de rayons ultraviolets, principalement responsables de cette pathologie :

Les rayons ultraviolets de type A

Ils composent à 95 % la lumière solaire. Ces rayons UV s’infiltrent dans les couches profondes du derme et causent des irritations. La conséquence directe de cette action, c’est le vieillissement cutané de la peau. La capacité de ses cellules à lutter contre le cancer s’en retrouve grandement affectée.

Les rayons ultraviolets de type B

Très peu majoritaires, ces rayons UV ne pénètrent que les couches superficielles du derme. Ils sont cependant, à l’origine de mutations, affectant des cellules de la peau et qui favorisent le développement des cancers de peau.

Les affections héréditaires

Deux pathologies sont essentiellement notables : le xéroderma pigmentosum et le syndrome de Werner.

Le xéroderma pigmentosum ou xéroderma est une affection héréditaire de la peau qui l’empêche de réparer les dommages causés par le soleil. Les personnes atteintes de xéroderma ont une peau très sensible aux rayons UV. La couleur de la peau est également différente de la normale. Cela est dû à un vieillissement prématuré des cellules du derme. Ces personnes ont davantage de risque d’avoir un mélanome ainsi qu’un cancer de la peau autre que le mélanome.

Le syndrome de Werner est une affection d’origine héréditaire qui provoque un vieillissement prématuré de la peau. Les personnes d’origine asiatique ont plus de chance de souffrir de la maladie. Les personnes touchées par cette affection ont un risque élevé de faire un cancer de peau et plus particulièrement un mélanome.

Mécanisme d’action et évolution du mélanome

Les mélanomes naissent de cellules cancéreuses. Ces cellules vont se diviser et proliférer en surface, provoquant ainsi, un élargissement du grain de beauté. Les mélanomes ont plusieurs stades d’évolution. Leur croissance est rapide. Les cellules cancéreuses se situent uniquement dans la peau. Si le cancer ne dépasse pas la couche superficielle de la peau on parle de mélanome « in situ ». L’ablation de la tumeur suffit généralement à régler le problème.

Cependant, lorsqu’il évolue, le mélanome progresse dans la partie profonde de la peau. On dit alors qu’il est « invasif ». Dans l’organisme, les cellules tumorales envahissent les ganglions et les canaux lymphatiques. Elles atteignent les vaisseaux lymphatiques et sanguins d’autres parties du corps parfois même le cerveau, le foie, ou les poumons. C’est la métastase.

On parle de métastase lorsqu’une tumeur évolue, prolifère et passe dans le sang pour infecter plusieurs autres organes. S’il n’est pas détecté au plus vite, le mélanome peut causer des métastases.

Faire un diagnostic rapide permet de le traiter plus facilement et rapidement.

Comment diagnostiquer un mélanome ?

La procédure de dépistage des cancers de la peau consiste en un examen régulier auprès de spécialistes. Ce diagnostic repose sur un examen clinique de la peau et sur l’analyse au microscope de prélèvement de la lésion suspecte. Il est d’autant plus important de le faire pour ce genre de cancer. En plus, les patients à risque peuvent apprendre à faire un auto-examen de la peau. Ils peuvent prendre des photos des lésions à surveiller.

Analyse des lésions suspectes

Si une lésion lui paraît suspecte, le dermatologue va procéder à un prélèvement. C’est la partie entière qui est enlevée. Cet échantillon sera par la suite, envoyée au laboratoire pour une analyse plus poussée. Dans le cas où l’analyse confirmerait qu’il y a effectivement une lésion cancéreuse, le médecin peut ordonner de faire des examens complémentaires dans le but de trouver d’éventuelles métastases.

Auto-analyse de la peau

Le patient lui-même a la capacité d’inspecter la peau, au regard des symptômes. Il peut s’aider d’un miroir pour atteindre les zones inaccessibles à la vue. Lors de ces auto-analyses, prendre des photos de l’évolution du mélanome peut être utile. Il pourra détecter un éventuel changement de forme, de couleur, de taille ou d’épaisseur du grain de beauté et faire des comparaisons avant et après traitement, pour savoir si le traitement fonctionne efficacement.

Thérapie et traitement

La thérapie ou le traitement varie selon le stade d’évolution du mélanome. Le traitement repose essentiellement sur la chirurgie (Ablation de la tumeur ; si possible des ganglions atteints) et sur la médicamentation. Les traitements qui font appel à la médication sont de trois types : l’immunothérapie, la chimiothérapie anticancéreuse et la radiothérapie

La Chirurgie

Dans le contexte du traitement du mélanome, la chirurgie est employée pour enlever la tumeur ainsi que, dans certains cas, les ganglions qui drainent la région atteinte. Les mélanomes de stade I et II sont habituellement traités par chirurgie, si leur épaisseur dépasse les 150 µm. Il revient au dermatologue de pratiquer une intervention au niveau de la peau à l’extrémité du cancer. Il arrive parfois, que la plaie soit trop étendue pour faire des points de suture.

L’ablation des ganglions lymphatiques

Selon le stade du mélanome, le médecin peut estimer nécessaire de prélever un ou quelques ganglions les plus proches de la tumeur, pour rechercher des métastases : c’est le prélèvement du ganglion sentinelle. Si ce ganglion contient des cellules cancéreuses, le chirurgien enlèvera une grande partie des ganglions qui drainent la région. C’est le curage ganglionnaire destiné à éviter que des métastases partent des ganglions vers le reste du corps.

La Chimiothérapie

Les traitements médicamenteux du mélanome sont de deux types : la chimiothérapie anticancéreuse qui bloque la prolifération des cellules anormales, l’immunothérapie qui stimule les défenses immunitaires du patient et des traitements ciblés qui visent une protéine anormale.

La chimiothérapie se fait parfois sur un membre isolé. La circulation de ce dernier est alors écartée de l’ensemble de la circulation sanguine. Le médecin peut alors faire des perfusions sans que cela n’affecte d’autres parties du corps. Tout au long de la thérapie, des effets secondaires tels que ceux cités ci-dessous peuvent apparaître. Il s’agit  :

  • des nausées et des vomissements ;
  • de la fatigue ;
  • des saignements ;
  • de la baisse du nombre d’hématies (globules rouges), susceptible de provoquer une anémie ;
  • de la baisse du nombre de globules blancs, qui peut dans certains cas entraîner une baisse du fonctionnement du système immunitaire.

Des prises de sang permettent de vérifier que la chimiothérapie est bien supportée. Une baisse trop importante des cellules sanguines peut nécessiter la prise de facteurs de croissance.

L’immunothérapie

Les anticorps sont des protéines que fabrique le système immunitaire, système de défense de l’organisme. Ils ont pour rôle de repérer et de neutraliser les corps étrangers (virus, bactéries) de même que les cellules anormales (cancéreuses). L’interféron alpha peut être utilisé en traitement complémentaire à la chirurgie. Les patients soumis à ce traitement présentent à la fin de la thérapie, des symptômes bénins tels que :

  • des céphalées ;
  • de la fièvre ;
  • des sueurs ;
  • des douleurs musculaires ;
  • une perte de poids et d’appétit ;
  • des nausées ;
  • des diarrhées.

Bien que ces symptômes ne soient pas alarmants, en cas de persistance, le médecin doit être vite alerté pour une prise en charge rapide.

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