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Les signes de Kernig : Causes, diagnostics, symptômes et traitements

Une maladie est caractérisée par des signes permettant de faire son diagnostic. Parmi les nombreux signes spécifiques de maladies figure le signe de Kernig. Ce signe fait partie des caractéristiques de la méningite. Il est important de le reconnaître assez tôt afin de traiter au mieux cette terrible maladie. Entre causes, diagnostics, symptômes et traitements, découvrez toutes les informations pour vite reconnaître les signes de Kernig.

Quelles sont les causes du signe de Kernig

Le signe de Kernig est un symptôme observé en neurologie qui survient après une inflammation des méninges que l’on nomme méningite. La méningite est une atteinte neurologique des membranes recouvrant le cerveau et la moelle épinière. Ces membranes sont la dure-mère, la pie-mère et l’arachnoïde.

La méningite peut être causée par des agents infectieux comme les bactéries, les virus, des champignons et des parasites. Pour exemple, les causes courantes de la méningite bactérienne sont le méningocoque (Neisseria meningitidis), le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae), le streptocoque du groupe B (Streptococcus agalactiae) et le colibacille coli (Escherichia coli).

Cependant, des agents non infectieux peuvent être mis en cause comme certains médicaments, des maladies auto-immunes, des tumeurs ou même des produits chimiques. Il est à noter que certains signes cliniques classiques sont utilisés pour diagnostiquer la méningite. Ces signes sont entre autres la rigidité nucale, le signe de Kernig et le signe de Brudzinski.

Chacun de ces signes repose sur le principe que l’étirement des membranes méningées enflammées provoque une irritation cliniquement détectable. Le signe de Kernig a été décrit en 1882 par Vladimir Mikhaïlovitch Kernig, un médecin germano-russe. Il porte ainsi le nom de celui qui l’a découvert. Ce signe se traduit par une limitation de l’élévation des membres inférieurs.

Quels sont les symptômes des signes de Kernig ?

Pour rappel, le signe de Kernig fait partie des signes permettant le diagnostic d’une méningite. Ses principales caractéristiques sont l’impossibilité de flexion à angle droit des membres inférieurs sur le tronc et la vive douleur observée.

En cas de méningite, le signe de Kernig s’accompagne d’autres signes qui orientent le médecin tels que :

La méningite – © Crédit : informationhospitaliere.com

  • la raideur et douleur de la nuque en particulier avec les mouvements latéraux ou la flexion ;
  • des maux de tête atroces ;
  • une photophobie (hypersensibilité à la lumière) ;
  • des troubles de la conscience ;
  • une forte fièvre (plus de 39 ° C/102 °F) ;
  • des douleurs articulaires peuvent apparaître brusquement selon l’agent étiologique ;
  • et des éruptions cutanées rouge violacé ou purpura fulminans sur la peau.

En particulier, la raideur de la nuque peut ne pas s’observer chez les personnes immunodéprimées, les enfants de moins de 2 ans, les personnes âgées et les personnes sous corticoïdes. Face à ce tableau clinique, le médecin demandera des examens complémentaires. 

Comment faire le diagnostic du signe de Kernig

Afin de rechercher le signe de Kernig, le patient doit être couché en décubitus dorsal (couché sur le dos), les hanches et les genoux en flexion. Le signe de Kernig se recherche par l’examinateur en pliant les cuisses du malade sur le bassin. 

En cas d’irritation méningée, une douleur impliquant les muscles ischio-jambiers résultant de l’étirement des racines du nerf sciatique enflammé s’oppose à l’extension des genoux. De ce fait, elle oblige le patient à fléchir les cuisses et les jambes. Une flexion du cou pourrait également se produire dans le but d’atténuer la douleur. Si le patient arrive à fléchir les jambes sans douleur, le signe de Kernig est négatif.

Une manière alternative de procéder est de demander au patient allongé de se redresser et passer en positon assise. Le passage du décubitus dorsal à la position assise s’accompagne d’un fléchissement invincible et douloureux des genoux et parfois des coudes. La manœuvre de Kernig réside dans l’aspect inextensible et constant de la flexion des genoux et son caractère extrêmement douloureux.

Puisqu’il n’est pas le seul signe physique associé à la méningite, intéressons-nous au diagnostic de l’autre signe qu’est celui de Brudzinski. Le signe de Brudzinski apparaît lors des tentatives d’antéflexion de la tête. Pour évaluer ce signe, le patient est en décubitus dorsal. L’examinateur garde une main derrière la tête du patient et l’autre sur la poitrine, lève la tête du patient tandis que l’autre main empêche le patient de se lever. Il ramène la nuque du patient vers le tronc.

En cas de méningite, la flexion passive du cou étire les racines nerveuses à travers les méninges qui sont toutes deux enflammées, provoquant une vive douleur et un mouvement involontaire des membres inférieurs vers le thorax. Par conséquent, la flexion des hanches et des genoux du patient après une flexion passive du cou constitue un signe de Brudzinski positif.

La méningite est une urgence diagnostique et thérapeutique. En cas de signe de Kernig et les signes associés, il faut faire en urgence une ponction lombaire pour rechercher l’étiologie de la méningite : bactérienne ou virale.

La ponction lombaire est un geste médical consistant à un prélèvement du liquide céphalo-rachidien (LCR) ou liquide cérébro-spinal (LCS), à l’aide d’une aiguille introduite au bas du dos, entre les 3e et 4e vertèbres lombaires sous anesthésie locale.

Dans le cas d’une méningite, l’analyse du LCR permet de diagnostiquer le type de méningite, qu’elle soit bactérienne ou virale. En effet, l’aspect du liquide céphalo-rachidien (clair ou purulent) renseigne sur la cause de la méningite. Les méningites à liquide clair sont celles virales et les méningites à liquide purulent sont d’origine bactérienne.

De plus, la présence d’un nombre anormalement élevé de globules blancs dans le LCR indique une infection. En fonction des résultats de l’analyse, le médecin pourra alors adapter le traitement. En résumé, la ponction lombaire est le critère exclusif du diagnostic devant un syndrome méningé aigu.

D’un autre côté, le médecin traitant va demander un bilan sanguin, un scanner cérébral ou une imagerie par résonance magnétique permettant de mieux renseigner les étiologies. Si les résultats sont positifs et selon l’étiologie, il faut entamer le plus rapidement un traitement antibiotique adapté.

Quels sont les traitements du signe de Kernig ?

Le traitement des signes de Kernig revient à celui de la méningite. En cas de méningite virale, les traitements médicamenteux ne sont pas souvent nécessaires, sauf pour le traitement des symptômes tels que la fièvre et la douleur. Les formes virales sont le plus souvent bénignes. Cependant, le cas spécifique des méningites dues au virus de l’herpès demande un traitement antiviral spécifique à base d’aciclovir ou de valaciclovir.

La méningite due à une bactérie ou méningite bactérienne est la forme grave des méningites. Dans ce cas, l’hospitalisation doit être faite au plus vite. Un traitement médicamenteux à base d’antibiotiques est nécessaire. Il est très important, car la méningite bactérienne non traitée peut entraîner la cécité, un retard mental, une surdité, une lésion cérébrale ou une paralysie. De plus, les risques de mortalité sont plus grands.

L’antibiotique utilisé en urgence est le Ceftriaxone par voie intraveineuse ou par voie intramusculaire selon le cas. Le traitement est de 300 mg/kg/jour de céfotaxime par voie intraveineuse, réparti à 6 heures d’intervalle. Le second protocole possible est l’injection par voie intraveineuse de 100 mg/kg de ceftriaxone suivi de 100 mg/kg à 12 h et à 24 heures puis de 100 mg/kg à 24 heures.

En premier recours, il est utilisé des antibiotiques à large spectre, surtout en cas de purpura étendu. Ensuite, le traitement ciblé du germe en question est fait après l’examen du LCR. Le Cefotaxime est aussi utilisé en cas d’indisponibilité de l’Amoxicilline.

Parfois, pour réduire l’inflammation des méninges, le traitement est à base de dexaméthasone, un anti-inflammatoire de la famille de la cortisone. Il faut administrer 0,6 mg/kg/jour de dexaméthasone répartie en quatre doses ou à posologie de 0,8 mg/kg/jour répartie en deux doses pendant deux à quatre jours.

Ensuite, le traitement pourra s’adapter à la bactérie en cause. La pénicilline G ou la vancomycine peut être également utilisée lors du traitement. Dans tous les cas, selon les études, le traitement antibiotique précoce est efficace dans la réduction du taux de mortalité due à la méningite. Le traitement peut durer 10 à 21 jours selon la bactérie en cause et l’état du patient.

D’autre part, des antalgiques peuvent être aussi administrés pour réduire les douleurs. Aussi, les formes de méningite liées à un champignon sont traitées par des antifongiques tandis que celles à parasites sont traitées par des antiparasitaires.

Enfin, une deuxième ponction lombaire pourra être effectuée pour déterminer l’efficacité du traitement 24 à 36 heures suivant le début de l’antibiothérapie. Hormis le traitement médicamenteux, le repos dans une chambre paisible à éclairage doux pour soulager les maux de tête est également primordial.

La convalescence après la méningite pourrait être longue et prendre plusieurs mois. Il est essentiel de bien se reposer, de suivre le traitement et d’avoir une bonne alimentation.

Voilà, vous savez l’essentiel sur le signe de Kernig et la méningite, dont il est un des signes les plus spécifiques. La méningite est une urgence médicale. Un traitement adéquat fait dans les plus brefs délais évite des séquelles et réduit le taux de mortalité.

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