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Les tics : les reconnaître et les soigner efficacement

Les tics sont des mouvements soudains, parfois brusques, conscients, involontaires et impérieux que l’on réalise dans les situations de stress et d’angoisse. Aussi bien les enfants que les adultes peuvent développer ces mouvements incontrôlés et répétitifs.

Les tics apparaissent généralement après l’âge de sept ans, et peuvent affecter autant les hommes que les femmes. Comment alors reconnaître un tic ? Comment ces comportements se manifestent-ils ? Est-il possible de s’en débarrasser ?

Définition des tics

On peut définir les tics comme des mouvements musculaires brusques qui n’ont souvent aucune signification sensée. Il s’agit fréquemment de mouvements involontaires, illogiques, intempestifs que l’on répète de façon continue.

Généralement, les tics se produisent au niveau des muscles du visage. On peut par exemple évoquer les comportements suivants qui sont identifiés comme tels :

  • Les hochements ou rotations de la tête ou des épaules ;
  • L’occlusion des paupières ;
  • La contraction des joues ou des lèvres ;
  • La succion, le mâchonnement, le mordillage ou le léchage des lèvres ;
  • Les mouvements de grattage.

Cette liste n’est bien évidemment pas exhaustive puisque chaque personne peut développer un tic particulier.

Les tics ne sont pas à proprement parler des maladies, mais peuvent représenter la manifestation d’une maladie comme dans le cas du syndrome de Gilles de la Tourette. Par ailleurs, il y a été prouvé que ces tics deviennent plus réguliers dans les moments d’anxiété, de colère ou de stress.

Les plus fréquents des tics sont ceux respiratoires qui sont bruyants. Parmi eux, on peut citer le ronflement, les sifflements, le toussotement, le raclement de gorge, le gloussement et d’autres bruits divers. Il faut noter que les tics se produisent au niveau des muscles ou des groupes de muscles qui jouent un rôle particulier dans la communication sociale.

Les tics apparaissent en général entre 4 et 8 ans. Les formes les plus sévères apparaissent après l’âge de 8 ans. On estime à environ 12 % le taux d’enfants qui sont touchés avec une forte prédominance chez les garçons. Vers l’âge de 18 ans, les tics disparaissent chez une grande partie des enfants. On dit alors que ces tics sont transitoires. Ceux qui persistent jusqu’à l’âge adulte sont qualifiés de chroniques.

Quelles sont les causes des tics ?

Les périodes de changement d’environnement ou de situation de vie sont celles durant lesquelles les tics apparaissent. Au nombre de ces situations, on peut évoquer la rentrée à l’école, les périodes de stress et le déménagement. Il s’agit en effet de situations auxquelles le sujet n’était pas habitué et auxquelles il doit se familiariser très rapidement. Son corps met en place ces tics pour essayer de trouver un semblant d’équilibre.

L’environnement est une source importante d’apparition des tics, puisque certains d’entre eux sont acquis par mimétisme. Le manque de sommeil, le stress et l’angoisse peuvent aussi aggraver la situation.

Par ailleurs, d’autres recherches menées sur l’origine des tics ont permis de conclure que ces derniers pourraient provenir de problèmes de maturité neuronale. Cette cause est aussi plausible parce que les tics disparaissent à l’âge adulte, mais elle n’a pas encore été démontrée scientifiquement.

Quelques types de tics

En fonction de leurs manifestations et les zones qu’ils affectent, les tics sont classés en catégorie. On peut distinguer les tics simples, moteurs, complexes et vocaux.

Les tics simples

Il s’agit de la forme la plus simple des tics. Elle se manifeste essentiellement par des gestes ou des sons soudains et brefs. Dans la plupart des cas, ces mouvements ne nécessitent pas l’intervention d’un muscle. Parmi les tics simples, on peut citer les raclements de gorge et le clignement des yeux.

Les tics moteurs complexes

Les tics moteurs complexes sont aussi qualifiés de tics coordonnés. Ils font intervenir un ou plusieurs muscles. Leurs caractéristiques sont très proches de celles des mouvements complexes normaux, à la seule différence qu’ils sont répétitifs.

Les mouvements tels que les secousses répétitives de la tête, les balancements, les sauts, l’échopraxie (ou répétition de la gestuelle d’une autre personne), la réalisation de gestes obscènes sont des exemples de tics moteurs complexes.

Les tics vocaux complexes

La principale caractéristique des tics vocaux complexes est l’apparition de séquences sonores dans des contextes inadaptés. Ces tics peuvent notamment se manifester par des répétitions de syllabes, des atypies de langage ou des blocages qui font penser à un bégaiement.

On peut aussi évoquer la palilalie qui correspond à la répétition de ses propres mots, l’écholalie qui est la répétition des mots entendus ou encore la coprolalie qui se manifeste par la prononciation des mots obscènes.

Quelques manifestations des tics

La plupart des tics commencent à se manifester à partir de l’âge de 7 ans. Ils surviennent généralement par période. C’est pour cela qu’on observe souvent une reprise de tics qui peut être causée par des accidents anxiogènes, des émotions, la fatigue ou encore des difficultés familiales et sociales. À l’opposé, on remarquera une régression des tics lorsque le sujet se trouve en situation de repos, durant le sommeil par exemple. L’évolution des tics est capricieuse et particulièrement difficile à suivre. Ils peuvent apparaître et disparaître de façon subite, changer de position puis s’installer définitivement ou non.

Il faut aussi évoquer la prédisposition familiale qui peut être responsable de l’apparition des tics : on peut rencontrer plusieurs personnes à tics dans une même famille.

Chez l’enfant, les tics durent généralement une semaine, même si certains peuvent se montrer persistants et aller jusqu’à l’adolescence. Certains tics peuvent également être transitoires et survenir uniquement quand l’enfant commence à fréquenter le milieu scolaire. Toutes les situations dans lesquelles l’enfant ne se sent pas à son aise habituelle peuvent être favorables au déclenchement des tics.

Les tics ne sont pas des maladies et n’entraînent donc pas de difficultés importantes. Il existe toutefois des cas extrêmes tels que les tics d’aboiement qui peuvent empêcher son porteur de s’épanouir en société.

Les différences entre tics et TOCs

TOCs est l’abréviation utilisée pour désigner les troubles obsessionnels compulsifs qui se manifestent par des comportements répétitifs et irraisonnés. Les personnes souffrant de ces troubles sont obsédées par la propriété, l’ordre, la symétrie, mais sont aussi sujettes à des doutes et des peurs permanentes. Ces personnes mettent en place des sortes de rituels de rangement ou de vérification pour apaiser leur peur.

Les tics se différencient alors des TOCs par le fait qu’ils sont involontaires, mais surtout, parce qu’ils ne suscitent aucune obsession. Par ailleurs, le traitement des tics est beaucoup plus facile que celui des TOCs. Il faut aussi préciser que les tics n’empêchent pas d’avoir une vie sociale normale avec ses semblables, à l’opposé des TOCs.

Comment diagnostique-t-on les tics ?

Quelques semaines ou mois sont parfois suffisants pour qu’un tic disparaisse. Au-delà de cette période, ils deviennent chroniques et peuvent être annonciateurs d’une autre pathologie.

Quand on remarque alors que les tics persistent, il est conseillé de consulter un neurologue ou un pédopsychiatre. Cette mesure est encore plus recommandée si les tics s’accompagnent d’autres manifestations telles que les troubles de l’attention ou des hyperactivités liées aux TOCs. Il peut aussi être prudent de réaliser un électroencéphalogramme.

Quels traitements pour les tics ?

La première étape pour traiter un tic consiste à rechercher et identifier clairement sa cause. Il ne faut absolument pas commettre l’erreur de punir ou de pénaliser les enfants atteints de tics. Cela augmente leur degré de nervosité et les tics ne feront qu’augmenter. Au contraire, il faut rassurer les enfants et chercher les éléments de stress qui provoquent les tics chez eux. Les mouvements étant involontaires, il est aussi capital d’en prévenir l’entourage et la famille proche de l’enfant.

Quand la cause est explicitement détectée, il faut maintenant apporter un soutien psychologique à l’enfant. Une thérapie comportementale peut également être un atout chez les personnes âgées. Si les tics provoquent chez le sujet de l’hyperactivité, on peut opter pour le méthylphénidate.

Un autre moyen de surmonter les tics est de pratiquer la relaxation pour en diminuer l’incidence. Il faut par exemple pratiquer une activité sportive ou jouer un instrument de musique. Notons que les tics peuvent être contrôlés pendant une courte durée, mais que cela nécessite un niveau de concentration élevée. De toute façon, ils réussissent à resurgir.

Une solution en trois étapes pour supprimer les tics

Diverses solutions peuvent être efficaces pour venir à bout des tics. Tout dépend des conditions dans lesquelles le sujet est traité. Il existe donc une méthode en trois étapes qui dure trois semaines, à raison d’une semaine par étape.

Première étape

La première étape consiste à travailler pour rendre le sujet conscient de son tic. Les parents et les proches du sujet jouent un rôle important durant cette première semaine. Ces derniers doivent alerter de façon délicate le sujet dès qu’il fait le tic. Ils peuvent utiliser des phrases simples telles que « tiens ! Tu as vu ? Tu viens de faire ton tic. ». S’il le faut, prenez un carnet pour marquer chaque moment où le sujet fait son tic. On détermine ainsi l’évolution et la fréquence. Ensuite, il faut définir avec le sujet des tranches d’heures durant lesquelles il essaierait de travailler sa résistance au tic dont il est victime.

Deuxième étape

Durant la deuxième semaine, le sujet doit maintenant s’entraîner tout seul et avertir ses proches lorsqu’il fait son tic. Ici, il faut noter chaque fois que le sujet a conscience de son tic ainsi que les fois ou il l’ignore pour bien apprécier l’évolution de sa conscience du tic.

Troisième étape

Durant la troisième étape, il faut procéder au renversement des habitudes. La procédure consiste à trouver un comportement antagoniste ou opposé au tic du sujet et de chercher à produire un remplacement. Si le sujet a un tic vocal par exemple, le comportement antagoniste consistera pour lui à fermer sa bouche pendant une bonne période.

Dans les cas de clignements des yeux, lorsqu’il sent le tic arriver, il devra garder ses yeux ouverts pendant une période pouvant aller de 10 à 20 secondes.

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