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L’hypotension orthostatique : Causes, Diagnostic, Traitements

En journée, plusieurs positions sont adoptées dont : la position allongée, la position assise, la position debout, etc. Le passage d’une de ces positions à une autre peut avoir des effets issus des interactions entre différents organes du corps, même les plus insoupçonnés. Par exemple, le passage de la position allongée ou assise à la position debout peut provoquer une baisse de la pression artérielle. Appelé l’hypotension orthostatique, ce phénomène se manifeste par plusieurs symptômes. En fonction de ses causes, les traitements à apporter diffèrent. Retrouvez ici les causes et traitements possibles de l’hypotension orthostatique.

Hypotension orthostatique : Description

L’hypotension orthostatique se traduit par une diminution de la tension artérielle qui intervient lors d’un changement de position : notamment le passage de la position assise ou couchée à la position debout. Elle est due à un mauvais réflexe naturel d’adaptation de la tension artérielle. Cette anomalie peut être provoquée par divers phénomènes. Les plus connus sont l’iatrogène, la surmédicalisation, le mauvais contrôle d’un traitement contre l’hypertension.

Ce mal touche environ 7 % de la population mondiale, essentiellement les adultes. En pratique, elle se traduit par une diminution de la pression systolique d’au moins 20 mmHg accompagnée ou non d’une pression diastolique d’au moins 10 mmHg. Ces diminutions se remarquent au bout de 3 minutes en position debout.

Les causes de l’hypotension orthostatique et ses facteurs de risque

Les potentielles causes de l’hypotension orthostatique sont nombreuses et de divers ordres.

La première cause est d’origine médicamenteuse. L’hypotension orthostatique peut survenir après la prise de médicaments comme les neuroleptiques, les antihypertenseurs, les phénothiazines, les antidépresseurs tricycliques.

L’hypotension orthostatique peut aussi être due à la baisse du volume de sang que contiennent les vaisseaux après une déshydratation ou une hémorragie. Elle peut également provoquée par une diminution de la quantité de Potassium dans le sang.

Les maladies endocriniennes déclenchent aussi l’hypotension orthostatique. On cite : l’hypothyroïdie, la maladie d’Addison, le phéochromocytome, etc. Une femme qui effectue un allaitement prolongé peut aussi subir une hypotension orthostatique.

Par ailleurs, la section chirurgicale des nerfs qui contrôlent la tension artérielle ou les maladies qui affectent le système nerveux et le handicap physique sont responsables de ce mal.

Néanmoins, il est important de notifier que l’hypotension orthostatique peut survenir sans qu’on ne puisse réellement en identifier la cause.

D’un autre côté, certaines personnes sont plus exposées à ce mal que les autres.

Quel est le rapport entre l’hypotension orthostatique et la maladie de Parkinson ?

Outre les facteurs de risques cités plus haut, la maladie de Parkinson expose aussi à l’hypotension orthostatique. Des études ont prouvé que les patients atteints de la maladie de Parkinson ont des dispositions qui les rendent vulnérables à ce mal.

Il en est ainsi pour les personnes atteintes de certaines maladies neurogénératives et les maux comme les neuropathies périphériques.

Les symptômes de l’hypotension orthostatique 

L’hypotension orthostatique peut se manifester par plusieurs signes visibles. Les symptômes ne sont pas spécifiques. Ils sont très communs surtout chez les personnes âgées.

Pendant une crise, la personne atteinte ressent des malaises accompagnés de troubles visuels, des vertiges et des pertes de connaissance. Dans le cas où elle est provoquée par une maladie du système nerveux comme le syndrome de Dry-Drager, elle peut s’accompagner une incontinence urinaire, l’impuissance et une baisse de la sudation.

Comment diagnostiquer l’hypotension orthostatique 

Dès l’apparition des signes cités plus haut, rendez-vous chez un médecin ou précisément un cardiologue pour examen. Ce dernier mesurera votre pression artérielle (MAPA) dans diverses situations pour établir son diagnostic.

Il est aussi possible d’utiliser le Tilt-test pour objecter l’hypotension orthostatique. On allonge le patient sur table basculante tout en le mettant sous surveillance ECG et tensionnelle.

Si ces tests ne sont pas concluants, il peut faire une batterie d’autres examens pour confirmer ou infirmer vos craintes.

Traitements possibles contre l’hypotension orthostatique

Le traitement médicamenteux n’est pas souvent priorisé pour guérir de l’hypotension orthostatique. D’ailleurs, le traitement ne vise pas une tension artérielle cible. Il cherche plutôt à améliorer les symptômes. Ainsi, il est conseillé aux personnes atteintes par ce mal d’observer des règles d’hygiène sans faille, d’éviter la position allongée trop longtemps et l’élévation de tête du lit. Elles sont aussi invitées à éviter l’alcool et les anxiolytiques.

Néanmoins, il existe certains médicaments pour améliorer la lutte contre l’hypotension orthostatique. Ce type de traitement est plus indiqué lorsque le mal est d’origine neurogène. On prescrit souvent la Midodrine s’il n’est pas contre-indiqué au patient. Toujours en l’absence de contre-indication, le patient peut suivre un traitement par fludrocortisone. Notons que ces médicaments doivent être prescrits par le médecin.

Par ailleurs, il est possible d’en traiter la cause. Les causes de l’hypotension orthostatique sont nombreuses. Ils diffèrent donc d’un patient à un autre. Si le médecin arrive à déterminer la cause de l’hypotension orthostatique chez un patient, il peut tenter de la traiter.

Pour finir, il a été récemment découvert que d’autres médicaments peuvent être utilisés pour traiter l’hypotension orthostatique. Par exemple, l’inhibiteur de la choline estérase pyridostigmine est connu pour augmenter la pression artérielle en position debout. Il serait donc un moyen efficace pour contrer ce mal.

Comment prévenir l’hypotension orthostatique ?

La prévention est le meilleur moyen de lutte contre ce mal. Pour prévenir les crises d’hypotension orthostatique, il existe certaines précautions simples que vous pouvez prendre.

Désormais, évitez les régimes alimentaires pauvres en sel. Buvez au moins 2 litres d’eau par jour. Si vous êtes assis ou couché, vous ne devez pas vous lever de manière brusque. Levez-vous progressivement en faisant une pause en position assise. Lorsque vous vous levez, ne restez pas sur place.

Comme pour les autres problèmes de santé, nous vous conseillerons de faire des entraînements sportifs. Dans ce cas précis, vous pouvez réaliser des exercices de traction des membres. Vous devrez le faire pendant environ 2 minutes avant de vous lever. L’aquagym est aussi conseillée pour prévenir l’hypotension orthostatique.

Dans certains cas, les médecins prescrivent le port de la ceinture abdominale ou encore des bas de contention. Toutefois, prenez soin de vous en appliquant les conseils préventifs cités plus haut.

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