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Maladie de Horton : symptômes, causes et traitements !

L’organisme est la proie de nombreuses maladies comme celle de Horton. Elle a des causes et des symptômes spécifiques. Heureusement, il y a également des options de traitements pour cette pathologie. Quels sont les causes, les symptômes et les traitements de la maladie de Horton ?

La maladie de Horton : qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Horton est une inflammation de la paroi des artères. Ce sont les vaisseaux conduisant le sang du cœur vers les organes. Plus précisément, cette pathologie touche les artères temporelles situées sur chaque tempe au niveau de la racine des cheveux. Toutefois, il arrive que d’autres artères soient touchées. Il s’agit notamment de l’aorte et de la carotide externe. Généralement, on désigne la maladie de Horton d’artérites à cellules géantes ou d’artérites temporelles.

Les personnes les plus atteintes sont celles ayant plus de 50 ans avec un pic de fréquence entre 75 et 80 ans. En effet, avec l’augmentation de l’âge, la paroi interne des artères appelée intima perd en élasticité à cause de la baisse de la production de collagène. Des études ont révélé que le nombre de personnes touchées dans l’ensemble de la population est estimé à environ 1 cas sur 11 000.

On note une prévalence de 1 cas sur 1000 chez les personnes de plus de 50 ans et de 1 sur 100 chez celles de plus de 80 ans. Par ailleurs, il faut notifier que les personnes d’origine européenne sont plus spécifiquement touchées par la maladie de Horton. Celles d’origine scandinave sont deux fois plus exposées. Aussi, la maladie de Horton touche beaucoup plus les personnes de sexe féminin que celles de sexe masculin.

Les causes de la maladie de Horton

Aucune étude n’a encore permis de déterminer la cause exacte de la pathologie. Le mécanisme à l’origine de la maladie de Horton reste mystérieux. Néanmoins, de nombreuses hypothèses soutiennent la thèse selon laquelle elle serait liée à des mécanismes auto-immuns. Plus précisément, la maladie de Horton serait causée par un dérèglement du système immunitaire. Normalement, le système immunitaire de l’homme s’attaque aux corps qui lui sont étrangers. Il s’agit notamment :

  • de bactéries ;
  • d’infections ;
  • de microbes.

Dans le cas de la maladie de Horton, il se retourne contre ceux qui lui sont propres notamment les artères. Cette hypothèse pourrait être confirmée en raison de la présence d’un grand nombre de cellules immunitaires telles que les globules blancs, les cellules géantes ou encore les macrophages au niveau des parois des artères touchées. De nombreux facteurs pourraient être à l’origine de ce dysfonctionnement du système immunitaire.

Les plus ciblés sont les facteurs infectieux, environnementaux et génétiques. Toutefois, il existe des personnes ayant une prédisposition génétique à ce trouble. Elles ont des gènes qui les rendent vulnérables et qui sont capables de déclencher la maladie. Les scientifiques énumèrent aussi d’autres causes potentielles et surtout secondaires. Il s’agit notamment d’une mauvaise hygiène de vie, de l’alcool, du tabac et de la sédentarité.

Quels sont les symptômes de la maladie de Horton ?

Les symptômes de la maladie de Horton sont assez courants et laissent croire qu’il s’agit d’une simple grippe. Les premières manifestations sont : la fièvre (dans environ 50 % des cas), la fatigue, l’amaigrissement et le manque d’appétit. On observe simplement l’altération de l’état général de la personne.

À la suite de ces primo symptômes, les symptômes ayant proprement trait à la maladie surviennent. On note la présence des céphalées souvent lancinantes et violentes au niveau de l’un des deux tempes, de la nuque (région cervicale) et du front. Les douleurs provoquées par ces céphalées sont parfois diffuses. La plupart du temps, elles sont suivies d’une sensibilité accrue et douloureuse au niveau du cuir chevelu surtout au moment du brossage.

Aussi, on constate que l’une ou les deux artères temporales sont plus visibles. Souvent, elles deviennent enflées et douloureuses. Parfois, elles durent suite à une palpation. La maladie de Horton se caractérise aussi par des douleurs :

  • articulaires et musculaires ;
  • au niveau de la mâchoire ;
  • au niveau de la langue lors de la mastication (on parle de la claudication de la mâchoire).

Également, chez près d’un tiers des personnes atteintes de la maladie de Horton, on observe des troubles de la vision dus au rétrécissement et à l’inflammation des principales artères qui irriguent l’œil. Ces troubles visuels vont d’un dédoublement de la vision, d’un flou visuel ou de la chute de la paupière supérieure à l’altération voire à la perte de la vision d’un œil. Elle peut être totale, partielle et brutale.

La cécité (perte totale de la vue) peut également survenir. C’est le risque le plus redouté. Il est observé chez près de 10 % des personnes atteintes de la maladie de Horton. Aussi, il faut noter que dans la moitié des cas, la perte totale de la vision est associée à une autre maladie inflammatoire.

Il peut être question de la pseudopolyarthrite rhizomélique. Elle est responsable des douleurs inflammatoires des ceintures, des épaules ou des hanches. Elle entraîne aussi une raideur articulaire au réveil.

Chez certains patients, on observe des complications cardiovasculaires cérébrales ou pulmonaires pouvant entraîner un AVC, un arrêt cardiaque ou une embolie pulmonaire. La maladie de Horton peut aussi se manifester par des signes :

  • neurologiques ;
  • psychiatriques ;
  • dermatologiques ;

Chez certaines personnes atteintes de la maladie de Horton, on note des signes de dépression et de nécrose du visage, de la langue ou des lèvres.

Le diagnostic de la maladie de Horton

Afin de confirmer la présence réelle de la pathologie, il urge de se soumettre à un diagnostic. En effet, certains symptômes sont plus évocateurs que d’autres et surtout moins spécifiques. Alors, le médecin doit réaliser un interrogatoire et un examen clinique. Une prise de sang permet de montrer la présence d’une importante inflammation. En réalité, les analyses sanguines permettent d’évaluer la vitesse de sédimentation puis le taux de protéines qui caractérisent l’inflammation.

Avec la vitesse de sédimentation, on mesure la vitesse à laquelle les éléments sanguins sédimentent dans un tube gradué. S’il s’agit de la maladie de Horton, la vitesse de la sédimentation et le taux de CRP sont élevées. Par suite, le médecin doit procéder à une biopsie pour avoir une certitude quant au diagnostic. La biopsie consiste à faire un prélèvement d’un échantillon de l’artère temporale.

Dans 56 % à 83 % des cas, la biopsie révèle l’infiltration de la paroi artérielle par des cellules inflammatoires. La présence de ces cellules est un signe caractéristique de la maladie de Horton. Toutefois, l’absence de ces cellules ne doit pas impacter le diagnostic. Il faut garder que la pathologie ne touche les artères qu’à certains endroits.

Par ailleurs, il faut noter qu’il y a des cas où le diagnostic peut être faussé. Il est possible de confondre la maladie de Horton à d’autres troubles. Rappelons que les symptômes de la maladie sont courants et peuvent être pris pour ceux d’une simple migraine. La maladie de Horton peut donc être confondue avec :

  • la maladie de Takayasu ;
  • la périartérite noueuse ;
  • la granulomatose de Wegener.

Ces deniers touchent toutes les artères temporales. Par contre, seule la maladie de Horton peut provoquer une cécité. Alors, il est recommandé de faire d’autres examens complémentaires pour progressivement réduire la liste des potentielles maladies. Ces dernières peuvent causer des maux de tête ou des inflammations inexpliquées qui surviennent dans l’intervalle de 50 à 75 ans.

Le traitement pour la maladie de Horton : la corticothérapie !

Lorsque le diagnostic est établi et qu’il confirme la présence de la maladie de Horton, il faut rapidement se faire traiter. Ceci est d’autant plus urgent lorsque les symptômes de trouble de vision ne se sont pas encore manifestés ou lorsqu’ils commencent à se manifester. En réagissant promptement, il y a de fortes chances d’éviter le risque de cécité irréversible.

Le traitement de référence est le seul qui soit efficace, c’est la corticothérapie. Il est basé sur l’administration de corticoïdes ou de corticostéroïdes. Ce sont des anti-inflammatoires qualifiés de stéroïdiens. La corticothérapie permet de prévenir la thrombose des artères de la rétine et de préserver la vision. Dès les premiers symptômes, il est recommandé de commencer le traitement avant même la réalisation de la biopsie.

Le traitement débute par l’administration de fortes doses qui doivent être maintenues pendant au moins 18 mois. Ensuite, la dose diminue avec la régression des symptômes. Par ailleurs, il est conseillé de combiner la corticothérapie lorsqu’il est administré à fortes doses à un traitement adjuvant afin d’éviter la cortico-dépendance.

Les molécules recommandées sont la méthotrexate et le tocilizumab. Un apport en calcium ainsi qu’un traitement préventif de l’ostéoporose sont aussi indiqués. Une alimentation pauvre en sel et en sucre rapide est également recommandée pour la rétention d’eau. Idéalement, cette alimentation s’adopte tout au long de la durée du traitement.

Les effets secondaires de la corticothérapie

L’administration du traitement de la corticothérapie sur une longue durée peut avoir des effets secondaires. Entre autres, elle entraîne :

  • une hypertension ;
  • des troubles du sommeil et de l’humeur ;
  • des troubles hormonaux ;
  • une perte de masse musculaire ;
  • une ostéoporose (déminéralisation des os) ;
  • des troubles digestifs ;
  • une prise de poids ;
  • une légère modification du comportement ;
  • un risque d’infection accru.

Ces effets secondaires sont pour la plupart réversibles. Ils disparaissent lorsque les doses diminuent. Les personnes atteintes de la maladie de Horton doivent avoir un suivi clinique rigoureux. Le respect des recommandations du médecin est crucial. Dans ces processus, il est également recommandé de profiter d’un suivi ophtalmologique et psychologique.

D’autres traitements

Il faut aussi souligner que certains éléments ont plus ou moins montré leur efficacité dans le traitement de la maladie de Horton. Il s’agit notamment des immunosuppresseurs comme la méthotrexate, l’azathioprine et la cyclophosphamide. Dans cette liste, on retrouve également des antipaludéens de synthèse. Toutefois, ils sont rarement prescrits.

Généralement, les médecins n’y font recours qu’en cas de résistance de l’organisme du patient au traitement de la corticothérapie. Les immunosuppresseurs et les antipaludéens sont aussi prescrits en cas d’insuffisance rénale. Il faut noter que cette insuffisance pourrait ne pas permettre la prise de corticoïdes. Néanmoins, jusque-là, aucune étude scientifique n’a prouvé leur utilité avec des preuves avérées.

Se prévenir de la maladie de Horton : est-ce possible ?

À ce jour, il n’y a pas de moyen connu pour totalement prévenir la maladie de Horton. De même, on ne peut pas la dépister avant qu’elle se déclare. Toutefois, les médecins conseillent d’avoir une bonne hygiène de vie pour pallier le vieillissement du tissu artériel. Entre autres, il faut avoir des sommeils de qualité et faire des activités physiques à une bonne fréquence. Aussi, il est bien avisé d’éviter le stress, le tabac et l’alcool. Les médecins recommandent également d’avoir une alimentation équilibrée et biologique. Consommez des fruits, des légumes et des acides gras : surtout de l’oméga 3 et 9.

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