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Maladies gynécologiques : causes, symptômes et traitements

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Maladies gynécologiques : causes, symptômes et traitements
Femme en consultation chez la gynécologue

Les maladies gynécologiques sont la source de rupture sociale chez beaucoup de femmes. Parfois, leur apparition peut entraîner des effets négatifs extrêmes allant d’un mal-être total au décès. Ce mini-guide propose des solutions médicales et des mesures préventives contre ces troubles de la santé.

Définition d’un problème gynécologique

Les troubles gynécologiques sont toutes sortes de maladies associées à la zone génitale de lafemme. La sphère concernée comprend :

  • l’utérus ;
  • les ovaires ;
  • les trompes de Fallope ; 
  • le vagin ;
  • la vulve.

Ces zones citées ci-dessus sont qualifiées d’intimes à cause de leur haute sensibilité. Au vu de cette caractéristique, elles constituent des parties corporelles favorables au développement de nombreux troubles.

En effet, elles sont ciblées par diverses sortes d’affections telles que :

  • les maladies chroniques à l’image de l’endométriose ;
  • les affections infectieuses comme la mycose ;
  • les tumeurs, notamment le cancer du col de l’utérus.

Ces problèmes de santé pouvant se loger dans les zones intimes peuvent être plus ou moins graves. Ils sont aussi très gênants.

Bon à savoir : Les soucis gynécologiques doivent alarmer les femmes, peu importe leur gravité. Ils sont des indicateurs d’un dysfonctionnement de l’organisme, voire la présence de cellules malphigiennes ou précancéreuses.

Maladies gynécologiques : quels en sont les composants ?

Les affections liées à la partie génitale féminine sont en grand nombre. Elles peuvent être regroupées en deux catégories, à savoir : les pathologies associées à la gynécologie et celles liées à la gynécologie obstétrique.

Maladies associées à la gynécologie

Dans cette catégorie, les pathologies répertoriées sont celles qui sont chroniques. Leur autre caractéristique est qu’elles touchent directement la sphère vaginale. La plus fréquente est la sécheresse vaginale qui touche une femme sur six.

La dyspareunie est aussi une maladie chronique assez courante. Elle se manifeste par des douleurs pendant les rapports sexuels. Ce trouble gynécologique est ressenti par un grand nombre de femmes en France. Il importe aussi de citer :

  • la vulvodynie qui se définit comme une douleur chronique au niveau de la vulve ; 
  • la vulvite, définit comme une inflammation de la vulve ;
  • l’inflammation du vagin appelée la vaginite.

Certaines femmes souffrent aussi du vaginisme. Ce trouble de l’appareil génital se caractérise par une contraction involontaire des muscles du vagin. Lorsqu’il se produit, toute pénétration sexuelle est empêchée. Les pets vaginaux et les bouffées de chaleur sont aussi des problèmes gynécologiques. Même s’ils sont bénins, ils demeurent gênants.

Il existe d’autres maladies gynécologiques chroniques telles que l’endométriose, la gardnerella, la Bartholinite et le Fibrome utérin. Le kyste ovarien, la ménopause, le syndrome prémenstruel (SPM) et le condylome font partie de ce groupe d’affections gynécologiques.

Maladies infectieuses associées à la gynécologie 

La zone génitale féminine est très vulnérable. Elle peut donc facilement être infectée par des maladies virales ou bactériennes. Dans la majorité des cas, ce sont des infections sexuellement transmissibles (IST) comme l’adénomyose, la dysménorrhée, la gonorrhée et la salpingite.

Sur la liste, figurent aussi :

  • l’ostéoporose ;
  • la chlamydia ;
  • le papillomavirus humain (HPV) ;
  • l’herpès génital ;
  • la blennorragie.

La vaginose et la mycose sont également des maladies gynécologiques infectieuses. Elles sont à l’origine du déséquilibre de la flore vaginale.

Pathologies associées à la gynécologie obstétrique

Dans cette catégorie de maladies gynécologiques se trouvent :

  • le cytomégalovirus ;
  • le diabète gestationnel ;
  • le diastasis ;
  • la mastite ;
  • le streptocoque B ;
  • le prolapsus ;
  • le syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK.

L’apparition d’une grossesse extra-utérine et un utérus rétroversé sont aussi des problèmes liés à un dysfonctionnement du système génital féminin.

Quels sont les examens cliniques nécessaires ?

Lorsque des anomalies apparaissent au niveau de la zone génitale, la malade doit immédiatement se rendre chez un professionnel de santé. Ce dernier prescrit certains tests médicaux afin de faire un meilleur diagnostic. Il s’agit entre autres de :

  • la coloscopie ;
  • l’amniocentèse ;
  • le frottis ;

L’hystéroscopie est aussi parfois requise pour mener des analyses approfondies sur les causes des maladies gynécologiques.

Troubles gynécologiques : les signes cliniques à observer

Les maladies gynécologiques se manifestent par de nombreux symptômes. Ils sont spécifiques à chaque problème lié à l’appareil génital féminin. Cependant, certains signes sont récurrents. Par conséquent, ils sont considérés comme étant des manifestations principales de ces types d’affections.

Ce sont en occurrence :

  • la création d’une masse à l’intérieur du vagin ;
  • les démangeaisons ;
  •  les sensations de brûlure ; 
  • les pertes vaginales inhabituelles (Changements en termes de couleur, d’odeur, de quantité et de texture) ; 
  • les intenses douleurs pelviennes durant les menstrues et les rapports sexuels ; 

Les maladies gynécologiques se manifestent aussi par des changements de l’aspect de la peau de la région génitale. Les mutations sont remarquables grâce à l’apparition de boutons et de lésions. À cela s’ajoutent des règles ou des saignements vaginaux très anormaux.

Bon à savoir : les démangeaisons et les sensations de brûlure se ressentent précisément sur le vagin ou la vulve. En outre, ces symptômes varient d’une femme à une autre. Néanmoins, leur apparition doit alerter et amener la femme malade à consulter un professionnel de santé. Cette mesure concerne surtout l’apparition d’une douleur aiguë intense et/ou des saignements importants et anormaux.

Problèmes gynécologiques, quelles conséquences ?

Peu importe leur typologie (passagers ou chroniques) ou leur intensité (bénins ou graves), les problèmes gynécologiques ont un grave impact sur la vie de la femme. Ces maladies amenuisent sa bonne image et sa confiance en soi.

Les infections sexuellement transmissibles et/ou les dyspareunies sont à l’origine d’importantes difficultés dans la sexualité. D’autres problèmes gynécologiques, tels que les cancers, influencent grandement la santé mentale des femmes touchées. Ils ont aussi un impact majeur sur leur bien-être physique.

Quels traitements pour soigner les troubles de l’appareil génital féminin ?

De manière générale, la majorité des problèmes gynécologiques ne sont pas incurables. Ils peuvent être soignés, voire évités. Toutefois, la patiente doit d’abord consulter un professionnel de santé.

Il s’agit du médecin traitant, du gynécologue, du médecin sexologue et de la sage-femme. Quelquefois, la patiente doit consulter un endocrinologue en cas de trouble hormonal.

Le traitement des troubles génitaux se fait en fonction de la cause. En effet, pour remédier à la majorité des IST, la patiente peut prendre des antibiotiques ou des médicaments antiviraux.   

Pour les troubles associés aux hormones, la prise des traitements hormonaux est efficace. De manière concrète, ces thérapies regroupent la contraception et la supplémentation hormonale.

En cas de fibrome, de kyste et de tumeur, une intervention chirurgicale est mieux indiquée. Cette solution est aussi adaptée pour traiter l’endométriose.

Méthodes préventives contre les troubles gynécologiques

Pour éviter les problèmes gynécologiques, il faut prendre certaines précautions. Ce sont :

  • une bonne hygiène intime ;
  • une utilisation de préservatifs lors de rapports sexuels avec des partenaires non réguliers ;
  • une consultation d’un professionnel de santé en cas de symptômes de maladies gynécologiques.

Les examens de prévention et le dépistage précoce, comme le frottis, sont aussi une technique de prévention contre les troubles gynécologiques. L’usage de contraceptif est aussi un moyen de préservation. À ce propos, la femme a le choix entre : 

  • l’anneau vaginal contraceptif ;
  • l’implant contraceptif ;
  • les pilules contraceptives et du lendemain ;
  • le stérilet.

Les maladies gynécologiques doivent être évitées à tout prix pour une meilleure qualité de vie. Lorsqu’elles apparaissent, leurs conséquences peuvent être graves, voire irrémédiables (infertilité). Il importe de le dépister au plus tôt et de suivre un traitement prescrit par un professionnel de santé compétent.