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Mopral : Indications, Posologie et Prix

Mopral est un médicament appartenant à la classe des inhibiteurs de la pompe à proton. Grâce à sa substance active, qui est l’oméprazole, il lutte contre les troubles relatifs à l’acidité de l’estoma,c tout en diminuant la sécrétion des acides gastriques. Agissant de manière prolongée, mais retardée, ce médicament est utilisé donc pour traiter et prévenir toute affection relevant d’ulcère. Toutefois, son efficacité est fonction du mode d’emploi et des précautions prises en la matière. Plus encore, cette pilule n’est pas sans effet secondaire. Quelles sont les indications et les contre-indications de Mopral ? Comment l’utiliser et quelles sont les précautions à prendre ? Focus sur Mopral.

Qu’est-ce que le Mopral et de quoi est-il composé ?

Mopral appartient à la famille des antisécrétoires gastriques. C’est un inhibiteur de la pompe à proton IPP. Ce médicament se présente le plus souvent sous la forme de gélules en gélatine.

Aspect et formes

Mopral se présente sous un aspect de gélules en gélatine gastro-résistante. Il en existe plusieurs formes et la boîte sur laquelle il est mentionné 10 avec  une tête rose opaque marquée A/OS par exemple, peut contenir de 5 à 700 gélules en flacon (PEHD) ou encore 7 à 84 gélules sous plaquettes (Aluminium / Aluminium). En ce qui concerne les autres formes, il y en a:

Pour les boîtes de 10 mg :

  • le MOPRAL 10 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 50 gélules de microgranules gastrorésistants ;
  • le MOPRAL 10 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 1 flacon de 14 ;
  • le MOPRAL 10 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 1 flacon de 28.

Pour les boîtes de 20 mg :

  • le MOPRAL 20 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 1 flacon de 30 ;
  • le MOPRAL 20 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 50 gélules de microgranules gastro-résistants ;
  • le MOPRAL 20 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 1 flacon de 14 ;
  • le MOPRAL 20 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 1 flacon de 28 ;
  • le MOPRAL 20 mg, gélule gastro-résistante, boîte de 1 flacon de 7.

Pour les boîtes de 40 mg :

  • le MOPRAL 40 mg, poudre pour solution perfusion, boîte de 5 flacons de 40 mg

Composition du Mopral

En majeur partie, le Mopral a pour principes actifs, l’Oméprazole et plusieurs excipients. L’excipient à effet notoire du mopral 10 est le lactose anhydre. Les autres excipients contenus dans une gélule de mopral, que ce soit le mopral 20 ou le mopral générique sont : le phosphate disodique dihydraté, l’hydroxypropylcellulose, l’hypromellose, le magnésium stéarate, le mannitol, le méthacrylique acide – copolymère d’acrylate d’éthyle (1:1) dispersion 30%, la cellulose microcristalline, le macrogol (polyéthylèneglycol 400), et le sodium laurylsulfate.

L’enveloppe de la gélule quant à elle, est composée de fer oxyde rouge, de titane dioxyde, de gélatine, de magnésium stéarate, de sodium laurylsulfate, de silice colloïdale anhydre, de paraffine liquide et d’encre : laque, ammoniaque, potassium hydroxyde, fer oxyde noir.

Dans quel cas Mopral est-il indiqué ?

L’utilisation du Mopral est indiquée pour soigner plusieurs pathologies. Le médecin peut vous prescrire ce médicament pour traiter l’ulcère duodénal, l’ulcère gastrique et prévenir leurs récidives. Il est aussi utilisé pour favoriser l’éradication d’helicobacter pylori en cas de maladie ulcéreuse gastroduodénale ainsi que pour combattre et prévenir les lésions gastroduodénales, induites par les anti-inflammatoires et les AINS chez les patients à risque.

Popral peut être aussi bien utilisé par les adultes que par les enfants, sous certaines conditions.

Indications du Mopral pour les adultes

Le Mopral est indiqué pour les adultes dans les premiers cas suivants:

  • Traitement des ulcères duodénaux ;
  • Prévention des récidives d’ulcères duodénaux ;
  • Traitement des ulcères gastriques ;
  • Prévention des récidives d’ulcères gastriques ;
  • En association à des antibiotiques appropriés, éradication de Helicobacter pylori (H. pylori) dans la maladie ulcéreuse gastroduodénale ;
  • Traitement des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Et dans les derniers cas :

  • Prévention des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les patients à risque ;
  • Traitement de l’œsophagite par reflux ;
  • Traitement d’entretien des patients après cicatrisation d’une oesophagite par reflux ;
  • Traitement du reflux gastro-oesophagien symptomatique ;
  • Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison.

Indications du mopral bébé pour les enfants

Selon les prescriptions d’un médecin pédiatre, il est important de savoir que le mopral pour enfant peut être utilisé par un enfant dont l’âge est supérieur ou égal à 1 et dont le poids est supérieur ou égal à 10 kg. Sa prescription est indiquée pour le traitement de l’oesophagite par reflux et le traitement symptomatique du pyrosis et des régurgitations acides en cas de reflux gastro-oesophagien.

Pour les enfants de 4 ans et plus, le mopral est pris en association avec des antibiotiques pour le traitement de l’ulcère duodénal consécutif à une infection par H. pylori.

Quels sont le mode d’emploi et la posologie du mopral ?

La posologie du mopral varie selon le sujet pour lequel il est indiqué. Mais en ce qui concerne le mode d’emploi, les gélules de mopral doivent être prises le matin à jeun avec un demi verre d’eau. Pour ceux qui ont du mal à avaler les gélules, il suffit d’ouvrir la gélule et de mélanger son contenu soit avec du yaourt, du jus de pomme ou d’orange. Pour la posologie c’est tout une autre histoire.

La posologie du mopral chez l’adulte

Chez les adultes, il faut savoir que la posologie du mopral varie en fonction de la réponse du corps au traitement. En général, la posologie usuelle veut que les doses varient entre 10 et 40 mg par jour selon les améliorations constatées chez le patient. La dose idéale est de 20 mg par jour et le traitement peut se faire sur plusieurs semaines.

Pour le traitement des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’AINS par exemple, la dose de mopral recommandée est de 20 mg par jour sur 4 semaines, à renouveler en cas d’insatisfaction. Pour ce même traitement avec les personnes dépassant l’âge de 60 ans, la même dose est recommandée.

En ce qui concerne le syndrome de Zollinger-Ellison,  la posologie du mopral est individuelle et plus élevée chez le patient. Par contre, pour l’éradication d’helicobacter pylori, les médecins conseillent de prendre 1 gélule de 20 mg, 2 fois par jour sur une semaine en l’associant avec un traitement d’antibiotique. Il faut ensuite prendre 1 gélule de 20 mg, une fois par jour sur trois semaines pour que le traitement aboutisse. 

Pour ce qui est de la prévention des récidives des ulcères duodénaux, la dose  que recommandent les médecins est de 20 mg de mopral, une fois par jour. Le mopral 10 mg peut suffire largement chez certains patients. Si le traitement ne marche pas avec cette dose, une autre de 2 gélules de mopral 20 mg par jour chez les patients non infectés par H.pylori, peut s’avérer fonctionnel.

Le traitement des ulcères gastriques veut que la dose à prendre soit de 20 mg de mopral une fois par jour, sur 4 semaines. Pour des patients chez qui cette dose apporte une satisfaction lente, il faut l’augmenter jusqu’à 40 mg par jour sur deux mois. En cas de récidive des ulcères gastriques, la dose normale est de 20 mg de mopral par jour et elle peut monter aussi jusqu’à 40 mg si nécessaire.

Dans le cas de l’utilisation du mopral pour l’éradication de H. pylori, les antibiotiques à utiliser doivent prendre en compte le patient et son niveau de tolérance, ainsi que les recommandations en vigueur universellement. Le traitement général est consigné dans cette trithérapie :

  • MOPRAL 20 mg + clarithromycine 500 mg + amoxicilline 1 000 mg, chacun deux fois par jour pendant une semaine, ou ;
  • MOPRAL 20 mg + clarithromycine 250 mg (ou 500 mg) + métronidazole 400 mg (ou 500 mg ou tinidazole 500 mg), chacun deux fois par jour pendant une semaine, ou ;
  • MOPRAL 40 mg une fois par jour avec l’amoxicilline 500 mg et le métronidazole 400 mg (ou 500 mg ou tinidazole 500 mg) chacun des deux trois fois par jour pendant une semaine.

Il faut noter que le traitement peut reprendre si la satisfaction n’est pas obtenue par le patient.

Les individus atteints par une oesophagite sévère, doivent  prendre la dose de 40 mg de mopral, une fois par jour avec un effet total probable sur 8 semaines. Après le traitement et la cicatrisation d’une oesophagite par reflux, l’entretien peut se faire avec une dose de 10 mg de mopral, une fois par jour. Par rapport au traitement des individus atteints par un reflux gastro-œsophagien symptomatique, la dose recommandée est de 10 mg de mopral par jour mais elle varie selon l’individu concerné.

La posologie du mopral chez les enfants

La posologie chez les enfants varie largement selon le poids de ces derniers. Pour les enfants atteints par le reflux gastro-œsophagien et les inflammations de l’œsophage, la dose recommandée est de 1 gélule à 10 mg par jour, pour ceux dont le poids est compris entre 10 à 20 kg et 1 gélule à 20 mg par jour ceux dont le poids excède les 20 kg, pour un traitement qui dure entre 4 et 8 semaines.

Pour le traitement de l’ulcère duodénal consécutif à une infection par H. pylori chez les enfants de 4 ans et les adolescents, le traitement doit prendre en compte plusieurs facteurs que sont :

  • les recommandations officielles locales, régionales et nationales ;
  • la résistance bactérienne ;
  • la durée du traitement ;
  • l’utilisation adéquate de ces antibiotiques.

Ce traitement doit être suivi de près par un pédiatre pour s’assurer que les recommandations sont respectées. Pour un enfant dont le poids est compris entre 15 et 30 kg, la posologie recommandée avec l’association de deux antibiotiques est mopral  10 mg, amoxicilline 25 mg/kg de poids corporel et clarithromycine 7,5 mg/kg de poids corporel. Ils sont tous à prendre au même moment deux fois par jour, pendant 1 semaine.

Pour les enfants dont le poids est compris entre 31 et 40 kg, la posologie recommandée avec l’association de deux antibiotiques est mopral 20 mg, amoxicilline 750 mg et clarithromycine 7,5 mg/kg de poids corporel. Quant aux enfants dont le poids excède les 40 kg, la posologie recommande toujours l’association avec deux antibiotiques. Il s’agit du traitement avec mopral 20 mg, amoxicilline 1 g et clarithromycine 500 mg. Tous ces médicaments sont à prendre simultanément pendant une semaine.

La posologie du mopral chez les individus particuliers

En ce qui concerne les individus particuliers que nous classons ici en trois catégories (les personnes âgées, les personnes souffrant d’insuffisance rénale et les personnes souffrant d’insuffisance hépatique), il n’y a pas un grand changement à observer. Cependant, pour les individus souffrant d’insuffisance hépatique, il est requis une dose journalière de 10 ou 20 mg.

Quel est le mécanisme d’action du mopral ?

Chez l’adulte

Le principe actif contenu dans ce médicament en forme de gélule a pour but principal, la réduction des sécrétions d’acide gastrique par un mécanisme d’action entièrement ciblé. L’oméprazole qui est un mélange racémique de deux énantiomères, inhibe de manière spécifique les pompes à protons qui sont logées dans la cellule pariétale. Sa rapidité à agir sur le contrôle de la sécrétion de l’acide gastrique par inhibition réversible, est une conséquence directe de la prise journalière du mopral.

Avec sa propriété de base faible, l’oméprazole est converti en une forme active dans l’environnement acide, des canalicules intracellulaires de cellules pariétales. Par cette conversion, il inhibe l’enzyme H+K+-ATPase responsable de la sécrétion d’acide basale et d’acide stimulé peu importe le stimulus.

L’oméprazole a des effets pharmacodynamiques dans l’organisme, suite à son action sur la sécrétion acide. En effet, la prise orale d’oméprazole journalière est très efficace sur la sécrétion d’acide gastrique. Les résultats sont déjà perceptibles au 4èe jour du traitement. Ainsi, pour un individu atteint d’un ulcère duodénal, on constate sur une prise journalière d’oméprazole  de 20 mg sur 24 h, une diminution considérable de la sécrétion d’acide gastrique, pouvant atteindre le taux des 80%.

Chez les patients souffrant du reflux gastro-œsophagien, la prise de 20 mg d’oméprazole normalisé à faible dose, réduit l’exposition de l’œsophage à l’acide. Cette inhibition des acides est provoquée par l’aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de l’oméprazole (ASC). Au niveau de l’œsophage, suite à un traitement à l’oméprazole, aucun signe de tachyphylaxie n’a été détecté.

En ce qui concerne l’effet de l’oméprazole sur les personnes souffrant de la maladie ulcéreuse gastroduodénale, il se manifeste par l’éradication de H. pylori. Pour que cette éradication soit effective, l’oméprazole est associé à des antibactériens qui œuvrent pour que l’organisme se remette sur le long terme, des ulcères gastroduodénaux.  Les trithérapies sont les plus à même de fournir les résultats escomptés dans ce cas précis, au détriment des bithérapies.

Certains autres effets sont perceptibles, suite à l’inhibition des acides gastriques par l’oméprazole. Il faut savoir qu’ils sont pour la plupart bénins et réversibles. Mais le risque existe et peut conduire à des infections gastro-intestinales, telles que les infections par Salmonella et Campylobacter.

Chez l’enfant

Plusieurs études ont révélé que la prise d’oméprazole à des doses respectant l’âge et le poids par des enfants atteints d’œsophagite sévère par reflux, a conduit à une nette amélioration du stade de l’œsophagie dans 90% des cas. Cela a diminué de manière significative les symptômes de reflux.

Pour une autre étude concernant les enfants de  0 à 24 mois, ayant été diagnostiquésde reflux gastro-oesophagien, le taux de vomissement a chuté à 50% suite à un traitement à l’oméprazole, respectant leur poids après 8 semaines de traitement. En ce qui concerne la lutte contre l’H pylori chez l’enfant grâce à l’oméprazole, il a été révélé que le principe actif du mopral associé aux antibiotiques amoxicilline et clarithromycine, est un franc succès chez les sujets âgés de 4 ans et plus.

Toutefois, on ignore l’effet de cette trithérapie sur les enfants âgés de moins de 4 ans. Néanmoins, des résultats cliniquement significatifs ont été à la fois observés chez les adultes comme chez les enfants traités sur le long terme avec l’oméprazole. Cela résulte d’une augmentation du nombre de cellules ECL en relation probable avec l’augmentation des concentrations sériques de la gastrine.

Quels sont les effets secondaires possibles du Mopral ?

Les effets secondaires du mopral sont nombreux et diversifiés. Ils sont classables selon la fréquence dans laquelle ils surviennent mais aussi selon le système d’organe touché. Il y en a certains plus fréquents que d’autres. L’essentiel des effets indésirables selon le système d’organe touché et leur fréquence se présente comme suit en ce qui concerne l’intérieur de l’organisme et l’extérieur de l’organisme.

Intérieur de l’organisme

En ce qui concerne l’intérieur de l’organisme, il y a :

  • Les affections hématologiques et du système lymphatique : En ce qui concerne ce système d’organe, il peut arriver de manière rare, la leucopénie et la thrombocytopénie et de manière très rare, l’agranulocytose et la pancytopénie ;
  • Les affections du système immunitaire : Pour les affections liées au système immunitaire, l’on peut développer de manière rare des réactions d’hypersensibilité telles que la fièvre, l’angio-oedème et la réaction/choc anaphylactique. De manière très rare, aucun symptôme n’est connu ;
  • Les troubles du métabolisme et de la nutrition : La prise du mopral crée de manière rare l’hyponatrémie chez certaines personnes. De manière indéterminée, on peut observer une hypomagnésémie sévère qui peut conduire à une hypocalcémie ou à une hypokaliémie ;
  • Les affections psychiatriques : Dans le lot des affections psychiatriques, il apparaît de manière peu fréquente, des troubles du sommeil comme l’insomnie. De manière rare, la prise du mopral peut engendrer chez certains individus, l’agitation, la confusion et la dépression. Dans les cas de rareté extrême, certains individus peuvent présenter des signes d’agressivité et d’hallucinations ;
  • Les affections du système nerveux : Les céphalées sont des effets indésirables fréquents dans l’affection du système nerveux, par la prise du mopral. De manière peu fréquente, certains sujets peuvent présenter des symptômes d’étourdissements, de paresthésie et de somnolence alors que de manière rare, d’autres peuvent développer des troubles du goût ;
  • Les affections gastro-intestinales : Pour les affections gastro-intestinales, il apparaît de manière fréquente, des douleurs abdominales, la constipation, la diarrhée, la flatulence, les nausées/vomissements et les polypes des glandes fundiques (bénins). Le mopral peut causer de manière rare, la sécheresse buccale, stomatite, candidose gastro-intestinale et de manière indéterminée, une colite microscopique ;
  • Les affections oculaires : A ce niveau, il se manifeste seulement de manière rare, des visions troubles chez les individus ;
  • Les affections de l’oreille et du labyrinthe : De manière peu fréquente, il apparaît chez les personnes ayant pris du mopral, des vertiges ;
  • Les affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : De manière rare, les personnes peuvent développer le bronchospasme ;
  • Les affections hépatobiliaires : Dans le cas de ces affections, on peut être sujet à des effets indésirables peu fréquents d’augmentation des enzymes hépatiques et d’autres rares cas d’hépatite avec ou sans ictère. Pour les effets très rares, on peut développer de l’insuffisance hépatique et de l’encéphalopathie, chez les patients ayant une insuffisance hépatique préexistante ;
  • Les affections du rein et des voies urinaires : La néphrite interstitielle est le seul effet indésirable probable concernant ces affections. Elle se manifeste rarement aussi.

Extérieur de l’organisme

Concernant l’extérieur de l’organisme il y a :

  • Les affections de la peau et du tissu sous-cutané : les effets indésirables peu fréquents sur la peau et le tissu sous-cutané sont :la dermatite, le prurit, le rash et urticaire. D’une manière rare les individus soumis à un traitement de mopral peuvent développer de l’alopécie et de la photosensibilité. Très rarement, ils développeront  l’érythème polymorphe, le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique. De manière indéterminée, le lupus érythémateux cutané subaigu est l’effet secondaire indésirable qui peut se manifester ;
  • Les affections musculo-squelettiques et systémiques : Il se remarque de manière peu fréquente lors de ces affections suite à un traitement au mopral, les fractures de la hanche, du poignet ou des vertèbres. De manière rare, il y a une probabilité d’apparition d’arthralgies et de myalgies alors que dans de très rares cas, les individus peuvent souffrir de faiblesse musculaire ;
  • Les affections des organes de reproduction et du sein : Sur les organes de reproduction et les seins, l’effet du mopral est très rare. Seule une gynécomastie peut apparaître dans ce cas ;
  • Les troubles généraux et anomalies au site d’administration : Enfin le Mopral peut occasionner des malaises et un œdème périphérique de manière peu fréquente à l’organisme du patient. De façon rare, une augmentation de la sudation peut apparaître chez certains individus.

Il est important de notifier que les effets indésirables du mopral auprès des individus sont quasi-identiques, que ce soit auprès des adultes ou des enfants.

Quelles sont les contre-indications du Mopral ?

Le mopral renferme comme principe actif, l’oméprazole qui ne fait pas toujours bon ménage avec tous les organismes. C’est un médicament à prendre sous recommandation et sous prescription d’un médecin. La prise du mopral est contre-indiquée dans les cas suivants :

  • Hypersensibilité à la substance active c’est-à-dire l’oméprazole et aux dérivés benzimidazolés ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique composition ;
  • L’administration avec des médicaments contenant le nelfinavir.

Quelles sont les précautions à prendre en cas d’emploi du Mopral ?

A l’apparition de certains signes, suite à la prise du Mopral, signalez-le immédiatement à votre médecin. Il est question des signes comme :

  • La perte de poids importante et involontaire ou la difficulté à avaler ;
  • Les vomissements répétés ;
  • L’apparition du sang dans les selles ou de crachats sanglants ;
  • La venue d’une diarrhée sévère ou persistante.

Il est conseillé de prendre des précautions supplémentaires en cas de prise du Mopral, si l’on est conducteur à cause de l’étourdissement que peut causer ce médicament. Il faut également prendre des précautions supplémentaires lorsque l’on souffre d’insuffisance hépatique grave.

Pour les fumeurs, le traitement au Mopral peut se révéler inefficace si vous n’arrêtez pas. En effet, la nicotine contenue dans les cigarettes augmente l’acidité gastrique et réduit l’efficacité du muscle responsable de la jonction entre l’œsophage et l’estomac.

La prise de ce médicament ne dispense pas du suivi des mesures diététiques conseillées par le médecin qui vous suit. Avant de prendre l’aspirine et les anti-inflammatoires en suivant un traitement avec Mopral, il faut aussi prendre l’avis de son médecin car ils peuvent se révéler agressifs pour l’estomac.

Le risque de fracture de la hanche, du poignet et des vertèbres, principalement chez les patients âgés est grand quand le traitement est prolongé chez ces séniors. Il est alors important que les patients présentant un risque d’ostéoporose, soient pris en charge conformément aux recommandations en vigueur et qu’ils reçoivent un apport approprié en vitamine D et en calcium.

Ces précautions à prendre sont nécessaires dans tous les traitements à long terme. Les médecins doivent veiller à prendre régulièrement des nouvelles de leurs patients qui suivent un traitement sur plus d’un an, au Mopral.

Quelles sont les interactions du Mopral avec d’autres médicaments?

Le maprol est fortement déconseillé, en association avec les médicaments contenant de l’atazanavir ou du clopidogrel. En effet, en ce qui concerne l’atazanavir et le nefinavir, leurs concentrations plasmatiques diminuent en cas de co-administration avec l’oméprazole qui est le principe actif du Mopral.

Dans le cas du digoxine, un traitement simultané avec le Mopral 20 mg par jour chez des sujets sains a révélé une augmentation de la biodisponibilité de la digoxine de 10%. Le digoxine est à craindre pour sa toxicité, ce qui nécessite une prudence à observer en utilisant ce traitement sur les personnes âgées. Il faut augmenter dans ce cas précis la surveillance thérapeutique du digoxine.

Pour ce qui est du clopidogrel, son association avec le principe actif du maprol est déconseillée en raison de données contradictoires, issues des études cliniques sur l’interaction PK/PD de l’oméprazole en termes d’événements cardiovasculaires majeurs.

Cependant, il convient d’informer votre  médecin ou pharmacien pour toute association du mopral avec un médicament contenant l’une des substances suivantes : digoxine, tacrolimus, méthotrexate, itraconazole, kétoconazole, phénytoïne, cilostazol rifampicine ou du millepertuis.

Que sait- on du surdosage au Mopral?

Le surdosage au mopral dispose de peu d’informations sur les conséquences graves éventuelles que cela peut causer. A en croire la littérature existante sur ce médicament, une administration orale de dose d’oméprazole qui atteignait les 2400 mg a été faite. Soit 120 fois la dose clinique recommandée par les médecins. Il s’en est suivi des conséquences comme les nausées ou vomissements, les étourdissements, les douleurs abdominales, les diarrhées et les céphalées chez le malade.

Dans des cas isolés d’une prise en dose, excédant les recommandations des professionnels du domaine sanitaire, des symptômes d’apathie, de dépression et de confusions ont été décrits. On peut en déduire que jusqu’alors, aucun effet grave provoqué par la prise en dose élevée du Mopral n’a été révélé. Il est préférable néanmoins de toujours s’en tenir aux prescriptions d’un spécialiste.

Quel est l’effet du Mopral sur la grossesse, l’allaitement et la fertilité?

La grossesse

Plusieurs études épidémiologiques réalisées chez les femmes enceintes ont démontré que le mopral n’a aucun effet indésirable sur la mère porteuse ou le fœtus. C’est un médicament pouvant être utilisé durant une grossesse.

L’allaitement

Dans le cas de l’allaitement, l’oméprazole, le principe actif du mopral peut se retrouver dans le lait. Toutefois, cela n’a pas une grande conséquence sur l’enfant. Néanmoins, il est recommandé d’avoir un avis médical avant de l’utiliser pendant l’allaitement.

La fertilité

Comme pour la grossesse, la prise du Mopral n’a aucune incidence sur la fertilité.

Quelles sont les autres informations disponibles sur le médicament?

Les prix et les noms commerciaux

Le prix d’une boîte de Mopral varie en fonction du nombre de gélules qu’il contient, ainsi  que de sa dose. Cependant, toutes les boîtes sont remboursables à 65 %. On retrouve donc sur le marché :

  • MOPRAL 10 mg : gélule contenant des microgranules gastrorésistants (rose) ; boîte de 14-Prix : 2,72 € ;
  • MOPRAL 10 mg : gélule contenant des microgranules gastrorésistants (rose) ; boîte de 30 – Prix : 5,44 € ;
  • MOPRAL 20 mg : gélule contenant des microgranules gastrorésistants (rose et marron) ; boîte de 7- Prix : 1,60 € ;
  • MOPRAL 20 mg : gélule contenant des microgranules gastrorésistants (rose et marron) ; boîte de 14- Prix : 2,86 € ;
  • MOPRAL 20 mg : gélule contenant des microgranules gastrorésistants (rose et marron) ; boîte de 30- Prix : 5,75 €.

L’Oméprazole représente le générique de ce médicament.

Informations complémentaires

Comme autres informations à connaître sur ce médicament il y a :

  • Le code ATC : A02BC01 ;
  • La classe pharmacothérapeutique : Oméprazole ;
  • Les conditions de prescription et de délivrance : Ce médicament est soumis à prescription médicale. Les boîtes de Mopral peuvent être délivrées plusieurs fois à partir de la même ordonnance pendant 12 mois, sauf indication contraire du prescripteur ;
  • Le Code Identifiant de Spécialité (CIS) : 69606819 ;
  • Le Service médical rendu (SMR) : Important ;
  • Le laboratoire titulaire AMM : Astrazeneca (13/03/1996) ;
  • Le laboratoire exploitant : Astrazeneca.

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