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Mycose vaginale : Définition, Causes, Symptômes et Traitements

Le vagin, principal organe de copulation chez la femme est souvent confronté à des infections. Parmi ces dernières, figure la mycose vaginale qui, est une infection de type gynécologique très fréquente au niveau de la vulve. Habituellement, elle est provoquée par le développement des champignons et le plus remarquable reste le Candida Albicans. La mycose vaginale se manifeste par les gênes et les douleurs, néanmoins il existe des traitements. En quoi consiste la mycose vaginale ? Quels en sont les causes et symptômes ? Quels traitements contre cette infection ? Focus sur la mycose vaginale.

Mycose vaginale : en quoi consiste-t-elle ?

La mycose vaginale est une forme d’infection gynécologique du vagin très répandue, qui touche la vulve. Elle a pour origine la perturbation de la flore vaginale, souvent provoquée par un développement déraisonnable de microchampignons microscopiques. Le champignon le plus répandu est le candida albicans. Ce dernier se retrouve dans presque toutes les parties de corps humain et sa présence dans le vagin est donc normale. En effet, une forte quantité de ce champignon est traduite par la mycose vaginale.

De multiples phénomènes peuvent être à la base de cette multiplication. Il s’agit par exemple du traitement antibiotique, d’affaiblissement du système immunitaire, du diabète, de la grossesse, etc. Encore appelée la mycose vulvaire ou candidose vaginale, elle touche plus de deux tiers de femmes au moins une fois tout au long de leur existence. Cette infection engendre des démangeaisons et des inflammations du vagin ou de la vulve.

Quelles sont les différentes causes de la mycose vaginale ?

La mycose vaginale apparaît comme une infection banale, mais celles qui y sont confrontées peuvent avoir du mal à vivre avec. De ce fait, il convient de prendre connaissance des origines afin de suivre un traitement idéal.

Système immunitaire affaibli

Il faut noter que certaines femmes disposent d’un système immunitaire faible ou parfois défaillant. Cela est souvent dû à la prise des corticoïdes dans le cadre de traitement d’une maladie ou d’une infection. L’organisme de ces femmes est plus susceptible de contracter la mycose vulvaire puisque leur système immunitaire a moins de capacité de lutte contre la multiplication du champignon Candida Albicans.

Hygiène excessive

Cela parait un peu croyable, mais à force de vouloir toujours faire plus d’hygiène ou vouloir être trop propres, les femmes perturbent le fonctionnement normal de leur vagin. Ainsi, le fait d’utiliser un gel de douche inapproprié et de faire une toilette intime fréquente est susceptible de détruire le lactobacille (flore de Doderlein). Ce qui provoque le déséquilibre de la flore vaginale.

Prise d’antibiotiques

La principale fonction des antibiotiques consiste à tuer les bactéries ou les parasites dans le cadre d’une infection. Cependant, ils n’arrivent pas à distinguer les microbes utiles des non utiles à l’organisme. Ce qui entraîne l’élimination non seulement des bonnes bactéries, mais aussi des mauvaises bactéries. En influençant l’équilibre dans le vagin, les antibiotiques développent une situation favorisant la prolifération du Candida.

Diabète non traité

Le non-contrôle de glycémie peut accroître le risque de contraction de la mycose vaginale. Cela se traduit par le fait que, pour s’alimenter, les levures vaginales utilisent le sucre. Ce qui implique une augmentation du taux de glycémie, qui n’est pas du tout bon pour le vagin.

Fluctuation des niveaux d’hormones

La mycose vaginale apparaît fréquemment chez les femmes qui subissent des fluctuations d’hormones. Ceci se présente dans le cas où l’intéressée est :

  • enceinte ;
  • en phase d’avoir ses menstruations ;
  • suit une hormonothérapie ou entrain de prendre une pilule contraceptive à dose œstrogène élevée.

Hormis les effets fréquents, la fluctuation importante des hormones peut impacter les bactéries du vagin, or cela augmente le risque de contracter la mycose vulvaire. Toutefois, il ne faut pas directement conclure la mycose vaginale en cas de pertes vaginales inhabituelles survenant avant les menstrues. Avant toute conclusion du diagnostic, observez si vous avez des symptômes tels que : sensations de brûlure, démangeaisons et rougeurs.

De plus, il existe d’autres origines de mycose vulvaire. Il s’agit notamment : du stress, de la fatigue, du tabac, du port des sous-vêtements en tissue synthétique et des vêtements serrés, rapports oraux-génitaux, confrontation de la muqueuse vaginale au chlore de la piscine, piscine désinfectée, rapports sexuels fréquents et intenses, infection au VIH, infection gastro-entérite, etc.

Quels sont les symptômes de cette infection ?

Le principal avantage de la mycose vaginale, c’est qu’elle est remarquable dès qu’elle est présente. Si vous êtes concernée, vous vous rendrez compte immédiatement puisque ces signes sont visibles. Les symptômes de la mycose vaginale sont donc :

  • démangeaisons incessantes au niveau du vagin ;
  • brûlures au niveau du vagin et de la vulve ;
  • douleurs pendant les rapports sexuels ;
  • douleurs au bas ventre ;
  • lèvres rouges et gonflées parfois ;
  • brûlures en urinant ;
  • pertes blanches ou jaunes épaisses et abondantes (présentant un aspect du lait caillé).

La mycose vulvaire peut aussi se manifester par des lésions suintantes.

Comment traiter la mycose vaginale ?

Il existe de multiples solutions (médicamenteuses et naturelles) pour traiter la mycose vaginale. Toutefois, il est nécessaire de consulter votre médecin traitant ou un gynécologue, qui vous orientera sur le traitement convenable.

Traitements médicamenteux

Généralement, les médecins prescrivent des médicaments ou un traitement local pour traiter l’infection liée à la mycose vaginale.

  • Crème ou poudre antifongique : à appliquer au moins deux fois par jour sur la vulve. Elle soulage rapidement une mycose vaginale et vulvaire grattant fréquemment.
  • Ovule antifongique : à mettre à l’intérieur du vagin en allant au lit le soir. Il peut entraîner des pertes épaisses, une fois utilisé.
  • Savon gynécologique spécial : ça calme les irritations.
  • Traitement oral : si l’infection est très résistante (c’est le médecin qui s’en charge).

En dehors de ces derniers, vous avez la possibilité de prendre certains médicaments sans ordonnance en pharmacie, surtout dans le cadre d’une mycose cutanée ou vulvaire. Par ailleurs, la guérison ne dure que quelques jours dans la majorité des cas.

Traitements naturels

Hormis les traitements médicamenteux, vous avez la possibilité de vous référer aux astuces naturelles.

Huile de coco

L’huile de coco constitue une anti-levure qui joue à la fois le rôle d’antibactérien et d’antifongique. Elle réduit l’inflammation et favorise la stimulation du système immunitaire. Mettez l’huile dans une cuillère à café, accompagnée d’huile essentielle de tea tree. Ensuite, il faut imbiber les zones infectées avec du coton stérile, deux à trois fois par jour jusqu’à sa disparition.

Yaourt

Que ce soit un yaourt bio ou nature, il renferme des probiotiques. Ce produit permet de reconstituer la flore vaginale affaiblie suite à l’invasion du champignon Candida albicans. Pour l’utiliser, il faut imbiber un tampon hygiénique avec du yaourt et le mettre doucement dans le vagin pendant une heure. Vous pouvez le faire deux fois par jour sur quinze jours.

La propolis verte

C’est une forme d’antibactérien capable de détruire les candida albicans. Elle dispose également des propriétés antimicrobiennes, antioxydantes et anti-inflammatoires puisqu’elle est riche en flavonoïdes. Utilisez huit gouttes matin et soir durant un mois. Il faut néanmoins consulter la posologie avant l’utilisation.

Extrait de pépins de pamplemousse

Très puissant antibactérien antifongique, l’extrait de pépins de pamplemousse permet de lutter contre les mycoses vaginales sans avoir d’effet secondaire, ni d’effet sur la flore intestinale. Pour l’utiliser, il faut imbiber un tampon hygiénique avec un mélange de cinq gouttes de l’extrait et une cuillère à soupe contenant l’huile de sésame. Introduisez-le dans le vagin durant une semaine, à raison d’une fois et pour une durée trois heures par jour.

Une autre astuce est celle de la grande mère qui consiste à utiliser l’ail. Ce dernier dispose des propriétés antibactériennes et fongicides. Il suffit juste de couper une ou deux gousses d’ail et de le mettre dans un verre d’eau. Laissez tremper tout au long de la nuit et buvez au petit matin.

Quelles préventions contre cette infection ?

La meilleure solution pour traiter la mycose vaginale sans vous référer ni aux médicaments ni aux solutions naturelles consiste à prendre des mesures préventives. Pour cela, il faut :

  • éviter l’usage des sous-vêtements trop serrés et ceux conçus avec de la matière synthétique. Privilégiez le coton ;
  • éviter le nettoyage de l’intérieur du vagin, pour s’épargner du déséquilibre de la flore ;
  • opter pour les pains sans savon ou produits de toilette intime vendus en pharmacie ;
  • éviter de rester dans un maillot de bain ; séchez-vous immédiatement après la natation ou la toilette.

N’oubliez pas non plus de changer régulièrement la protection ou tampon hygiénique pendant la menstruation.

La mycose vaginale peut-elle se transmettre ?

L’infection liée à la flore vaginale ne figure pas parmi les maladies sexuellement transmissibles (IST). D’autant plus qu’elle ne peut pas être transmise pendant un rapport sexuel. Les symptômes peuvent quant à elles se transmettre. Toutefois, si la partenaire sexuelle est contractée par d’énormes mycoses, il est possible que l’homme puisse ressentir de légères irritations aux extrémités du pénis. Cela n’est pas pour autant grave et ne nécessite aucun traitement.

Quand faire une consultation pour la mycose vaginale?

Il est important qu’après l’apparition ou la suspicion de la mycose vaginale, il faille consulter un médecin. Ce dernier vous aidera à faire le diagnostic et sera à même de vous recommander le traitement approprié. Dans le cas où vous ressentez de gêne dans votre vagin, consultez le mieux possible. Lorsque l’infection n’est pas grave, il doit être traité rapidement afin d’éviter tout désagrément.

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