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Myélogramme : quand et comment faire cet examen ?

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Myélogramme : quand et comment faire cet examen ?
Concept de myélogramme

Le myélogramme est un examen médical radiologique utilisé pour évaluer la moelle épinière et les racines nerveuses situées à l’intérieur du canal rachidien. Souvent prescrit en cas de symptômes neurologiques ou de douleurs dorsales, cet examen fournit des informations précieuses sur l’état de ces structures anatomiques. Quelles sont les indications courantes du myélogramme ? Quel est son déroulement ? À quoi s’attendre lors de cet examen médical ?

Quels sont les symptômes ou les conditions médicales qui pourraient nécessiter un myélogramme ?

Un myélogramme est généralement prescrit pour évaluer des conditions médicales qui affectent la moelle épinière ou les structures environnantes. Voici quelques symptômes ou conditions qui pourraient nécessiter un myélogramme :

Douleurs au dos et aux membres inférieurs

Les douleurs au dos et aux membres inférieurs peuvent être des symptômes de diverses conditions médicales nécessitant un myélogramme. Ces douleurs peuvent être associées à des problèmes de la colonne vertébrale, tels que des hernies discales, des tumeurs rachidiennes ou une sténose spinale. Un myélogramme peut être recommandé pour évaluer la présence de compressions ou d’anomalies au niveau de la moelle épinière, ce qui pourrait causer ces douleurs.

Engourdissements et picotements dans les membres

L’engourdissement, les picotements ou la sensation de faiblesse dans les membres peuvent indiquer des problèmes de la moelle épinière ou des nerfs périphériques. Ces symptômes peuvent être dus à une compression de la moelle épinière, à des lésions nerveuses ou à d’autres affections neurologiques. Un myélogramme peut être utilisé pour identifier la cause sous-jacente de ces symptômes en visualisant toute anomalie ou compression au niveau de la moelle épinière.

Incontinence urinaire ou fécale soudaine

L’incontinence urinaire ou fécale soudaine, surtout si elle est associée à d’autres symptômes neurologiques tels que des difficultés à marcher ou des troubles de la sensation, peut être un signe de compression de la moelle épinière ou de dommages aux nerfs sacrés. Un myélogramme peut être réalisé pour déterminer la cause de ces symptômes et évaluer l’état de la moelle épinière dans la région lombaire.

Faiblesse musculaire progressive

La faiblesse musculaire progressive, en particulier si elle est localisée à certaines régions du corps ou si elle s’aggrave avec le temps, peut être due à des troubles neurologiques sous-jacents. Ces troubles pourraient inclure des lésions de la moelle épinière, des tumeurs médullaires ou d’autres affections neurologiques. Un myélogramme peut être utilisé pour diagnostiquer ou exclure ces conditions en évaluant l’intégrité de la moelle épinière et des racines nerveuses.

Changements de la sensation ou de la fonction motrice

Les changements dans la sensation ou la fonction motrice, tels que la difficulté à marcher, la perte de sensation ou des difficultés à coordonner les mouvements, peuvent être le résultat de problèmes neurologiques sous-jacents affectant la moelle épinière ou les nerfs périphériques. Un myélogramme peut être prescrit pour explorer la présence de lésions, de compressions ou d’autres anomalies qui pourraient causer ces symptômes et orienter le traitement approprié.

Quelle est la préparation nécessaire avant un myélogramme ?

Avant de subir un myélogramme, il est essentiel de suivre certaines préparations pour garantir le bon déroulement de la procédure. Tout d’abord, le médecin discutera en détail de la procédure avec le patient, y compris les risques potentiels et les résultats attendus. Le patient devra informer son médecin de toute allergie connue, en particulier aux agents de contraste iodés, ainsi que de tout problème de :

  • Santé préexistante ;
  • Médicaments pris régulièrement ;
  • Grossesse éventuelle.

Il est également important d’informer le médecin si le patient a des antécédents de saignements excessifs ou de problèmes de coagulation sanguine, car cela peut influencer la décision de procéder au myélogramme. Ensuite, le patient peut être invité à cesser de prendre certains médicaments avant la procédure, en particulier les anticoagulants ou les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, qui peuvent augmenter le risque de saignement pendant la procédure.

De plus, le patient devra jeûner pendant au moins six heures avant le myélogramme pour éviter tout risque de complications liées à l’anesthésie locale administrée lors de la procédure. Il est également recommandé d’organiser un moyen de transport pour rentrer chez soi après la procédure, car le patient peut ressentir des effets secondaires tels que des maux de tête ou des nausées qui peuvent rendre la conduite dangereuse. Enfin, le patient devra porter des vêtements confortables et détendus le jour de la procédure, et peut être invité à apporter une liste de questions ou de préoccupations à discuter avec l’équipe médicale avant la procédure.

À quelle fréquence cet examen est-il recommandé ?

La fréquence recommandée pour un myélogramme dépend généralement de la situation médicale spécifique du patient et des besoins diagnostiques. En général, un myélogramme n’est pas un examen de dépistage de routine et n’est réalisé que lorsque d’autres examens d’imagerie médicale, tels que l’IRM ou le scanner, ne fournissent pas suffisamment d’informations pour établir un diagnostic précis.

Cependant, il peut être recommandé dans certains cas, tels que l’évaluation de certaines affections de la colonne vertébrale ou du cerveau, comme les tumeurs, les infections, les hernies discales ou les malformations congénitales. Dans de tels cas, le médecin traitant peut recommander un myélogramme pour obtenir des images plus détaillées des structures internes de la colonne vertébrale ou du cerveau, ce qui peut aider à confirmer ou à exclure un diagnostic potentiel.

La fréquence à laquelle un myélogramme est recommandé peut également varier en fonction de la réponse du patient au traitement ou de l’évolution de sa condition médicale. Par exemple, dans le cas de certaines affections de la colonne vertébrale, telles que la sténose spinale, un myélogramme peut être réalisé pour évaluer l’efficacité d’un traitement conservateur ou chirurgical et surveiller la progression de la maladie. Dans d’autres cas, un myélogramme peut être recommandé de manière périodique pour surveiller l’évolution de certaines maladies chroniques, telles que la sclérose en plaques ou les tumeurs de la moelle épinière.

Quels professionnels de santé sont impliqués dans la réalisation et l’interprétation d’un myélogramme ?

Dans la réalisation et l’interprétation d’un myélogramme, plusieurs professionnels de santé sont impliqués pour garantir un processus sûr et efficace. Tout d’abord, le médecin traitant, qui peut être un généraliste ou un spécialiste en neurologie, en radiologie ou en chirurgie orthopédique, est responsable de prescrire l’examen en fonction des besoins diagnostiques du patient. C’est lui qui évalue les symptômes du patient, son historique médical et les résultats d’autres tests pour déterminer si un myélogramme est nécessaire. Une fois la décision prise de procéder à l’examen, le médecin coordonne le processus et communique avec les autres professionnels de santé impliqués.

Ensuite, le radiologue joue un rôle central dans la réalisation du myélogramme. C’est lui qui supervise l’examen et effectue l’injection du produit de contraste dans l’espace sous-arachnoïdien, généralement sous guidage fluoroscopique ou tomodensitométrique. Le radiologue est formé pour manipuler l’équipement médical nécessaire et garantir que l’examen se déroule en toute sécurité et que des images de haute qualité sont obtenues.

 Après la réalisation du myélogramme, le radiologue est également chargé d’interpréter les images obtenues et de rédiger un rapport détaillé pour transmettre les résultats au médecin traitant.

Quelles sont les alternatives à un myélogramme ?

Il existe plusieurs alternatives au myélogramme. Les alternatives peuvent varier en fonction de ce que vous cherchez à diagnostiquer ou à évaluer, mais voici quelques options courantes.

Imagerie par résonance magnétique (IRM)

L’IRM est une alternative non invasive au myélogramme. Cette technique d’imagerie permet de visualiser la moelle épinière et les structures environnantes sans recourir à l’injection de produit de contraste. L’IRM offre des images détaillées en trois dimensions, ce qui permet aux médecins de détecter les anomalies telles que les hernies discales, les tumeurs et les anomalies congénitales de manière précise. Bien que l’IRM puisse être plus coûteuse que le myélogramme et nécessite parfois une plus longue attente pour un rendez-vous, elle est souvent préférée en raison de sa sûreté et de son absence de douleur pour le patient.

Tomodensitométrie (TDM)

La tomodensitométrie, également connue sous le nom de scanner, est une autre alternative au myélogramme. Cette technique d’imagerie utilise des rayons X pour créer des images transversales détaillées de la moelle épinière et des structures environnantes. Contrairement au myélogramme, la tomodensitométrie ne nécessite pas d’injection de produit de contraste dans le canal rachidien, ce qui réduit le risque de complications telles que les maux de tête post-lombaires. Cependant, la tomodensitométrie peut ne pas être aussi sensible que le myélogramme pour détecter certaines anomalies de la moelle épinière.

Électromyographie (EMG)

L’électromyographie est une technique diagnostique utilisée pour évaluer l’activité électrique des muscles et des nerfs. Bien qu’elle ne soit pas spécifiquement destinée à l’imagerie de la moelle épinière, l’EMG peut être utilisée en complément d’autres tests pour évaluer les troubles neurologiques périphériques ou les anomalies de la conduction nerveuse. L’EMG est non invasive et peut fournir des informations utiles sur la fonction nerveuse, mais elle ne remplace pas complètement l’imagerie directe de la moelle épinière fournie par le myélogramme.

Le myélogramme est un outil diagnostique essentiel utilisé pour évaluer les pathologies de la moelle épinière et des racines nerveuses. Grâce à sa capacité à visualiser ces structures internes avec précision, cet examen peut aider les médecins à poser des diagnostics précoces et à élaborer des plans de traitement appropriés pour les patients. Bien que la procédure puisse susciter des inquiétudes, son importance dans le diagnostic et la prise en charge des affections médicales neurologiques ne doit pas être sous-estimée.