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Odontophobie: la peur du dentiste

La peur du dentiste, ou la peur d’avoir mal aux dents n’est pas uniquement le propre des enfants, elle touche aussi les adultes. Dans le jargon médical, on parlera d’odontophobie, ou encore de dentophobie. L’odontophobie est la peur d’aller chez le dentiste. Si elle n’est pas traitée, l’odontophobie peut amener un patient à développer une aversion pour les soins bucco-dentaires, même ceux qui sont indispensables. Cela peut malheureusement conduire à de graves conséquences.

Qu’est-ce que l’odontophobie ? Faire la différence entre l’anxiété et la phobie

L’odontophobie comme mentionné plus haut, se caractérise par une peur irrationnelle et soutenue d’aller chez le dentiste. Cependant, il est opportun de préciser que cette peur continue dont il est question en cas d’odontophobie, est différente de l’anxiété que tout le monde ressent avant d’aller chez le dentiste.

Avouons-le, se mettre dans le fauteuil du cabinet dentaire pour les soins est quelquefois inconfortable, surtout à cause des différentes interventions souvent douloureuses. Cela est normal, parce que la bouche est une zone sensible du corps humain. On ne devrait donc pas dire de quelqu’un qui est anxieux à cause de son rendez-vous chez le dentiste qu’il souffre d’odontophobie.

La dentophobie est quelque chose de plus grave que cela. En effet, cette condition affecte de manière négative notre qualité de vie. Un élément aide à faire la différence entre le simple état d’anxiété ressenti avant d’aller chez le dentiste et l’odontophobie. C’est bien la mesure dans laquelle le sujet évite activement de se rendre chez le dentiste.

Pour quelqu’un qui est juste anxieux, il fera face à son état et se rendra chez le dentiste par la suite.

Les symptômes de l’odontophobie

Il existe essentiellement trois catégories principales de symptômes qui se développent chez une personne souffrant d’odontophobie. Il s’agit des symptômes physiques, des symptômes cognitifs et des symptômes comportementaux.

Symptômes physiques

Les symptômes physiques se caractérisent par l’augmentation de l’activité du système nerveux. La personne qui souffre d’odontophobie est sujette à une série de changements dans son fonctionnement corporel, et ce à chaque fois qu’elle doit se rendre chez le dentiste. Les signes physiques visibles que la personne souffrant d’odontophobie développe sont :

Tension musculaire

La peur d’aller chez le dentiste expose le sujet à une intensification de la tension de tout son corps. Cela rend les muscles plus stressés et plus rigides.

Maux d’estomac et/ou de tête

La tension que le corps éprouve lors de cette condition peut le conduire à avoir des sensations douloureuses. Les deux régions les plus vulnérables sont la tête et l’estomac. Les vomissements, nausées, étourdissements peuvent aussi se ressentir.

Transpiration

La personne qui souffre de l’odontophobie est généralement exposée à la transpiration, lorsqu’elle doit aller chez le dentiste. Des sueurs froides peuvent alors apparaître.

Augmentation de la fréquence cardiaque

Lors des crises d’odontophobie, le fonctionnement du cœur devient plus accéléré. Le sang est alors pompé avec une forte intensité, ce qui peut entraîner des palpitations. Ces deux conditions peuvent modifier l’état psychologique de la personne.

Augmentation de la fréquence respiratoire

Tout comme la fréquence cardiaque qui devient plus accélérée chez la personne qui souffre de dentophobie, sa respiration peut également s’accélérer. Le sujet peut alors avoir des sentiments d’étouffement.

En dehors de ces symptômes, le sujet peut aussi être exposé à d’autres conditions telles que :

  • Bouffées de frissons ;
  • Bourdonnement dans les oreilles ;
  • Hyperventilation ;
  • Besoin régulier d’aller aux toilettes ;
  • Nausées ;
  • Vertiges ;
  • Xérostomie.

Symptômes cognitifs

Lorsque le sujet souffrant de l’odontophobie est livré à ses stimuli les plus redoutés, une suite de pensées sur les interventions dentaires s’ensuit.  Ces symptômes cognitifs deviennent généralement plus intenses. Ils se caractérisent par l’attribution négative sur tout ce qui est lié aux interventions sur les dents.

Le sujet pourrait par exemple penser aux douleurs qu’il va ressentir lors de l’intervention ou les dommages auxquels il sera exposé. 

Ces pensées sont purement irrationnelles et incongrues. Malheureusement, la personne atteinte d’odontophobie n’est pas en mesure d’éviter ces pensées, si le mal n’est pas traité.

Symptômes comportementaux

Tout comme les symptômes physiques et cognitifs qui affectent la personne atteinte d’odontophobie, ceux comportementaux font de même.

L’évitement est le premier symptôme comportemental de la stomatophobie. Le sujet fera de son mieux pour éviter de s’exposer au dentiste, même dans les situations où sa santé bucco-dentaire est menacée. 

Prenons un simple exemple : La personne qui souffre de l’odontophobie peut résister à la nécessité d’aller chez le dentiste, même si elle souffre d’une pathologie des dents qui l’expose à de fortes douleurs.  Si le fait de s’exposer à l’élément redouté (visite chez le dentiste) ne peut être évité, le sujet atteint d’odontophobie laisse apparaître un autre symptôme comportemental : l’évasion.

Une fois chez le dentiste, il éprouvera un fort besoin d’évasion. C’est cela qui fait d’ailleurs que nous voyons des gens qui, en dépit des douleurs, fuient la salle avant même l’intervention.

Les causes de l’odontophobie

Trois facteurs peuvent être à la base de l’odontophobie : le facteur classique, le facteur verbal et le facteur visuel.

Facteur classique

Le premier facteur susceptible de créer la peur du dentiste est d’ordre classique. En d’autres termes, on parlera d’expériences directes liées à la visite chez le dentiste. 

Ainsi, les mauvaises expériences chez le dentiste telles que les interventions douloureuses ou les mauvaises résolutions de problème de dents, peuvent jouer un rôle dans le développement de la dentophobie.

Néanmoins, il faut reconnaître que ce n’est point toutes les personnes souffrant de ce trouble qui ont forcément vécu des expériences négatives chez le dentiste.

Facteur verbal

Avoir reçu des mauvaises informations sur les problèmes de dents peut encore être à la base du développement de l’odontophobie. Avoir par exemple des proches qui soulèvent des craintes au sujet des interventions dentaires, peut faciliter le développement de la stomatophobie. Écouter les expériences dentaires traumatisantes d’autres personnes peut également accélérer le processus de développement de la maladie.

Facteur visuel

Le fait d’avoir visualisé des images désagréables traumatisantes par rapport aux visites chez le dentiste, peut conditionner la peur du dentiste. De même, des images de dents endommagées peuvent faciliter les choses.

Traitements de l’odontophobie

Voici les traitements généralement proposés en cas d’odontophobie :

La méditation

La médiation est de plus en plus pratiquée aujourd’hui, à cause de ses nombreux avantages. Tout le monde y trouve son compte. Elle permet d’avoir un état d’esprit équanime. La méditation amène à se concentrer sur quelque chose qui ne constitue pas un fardeau émotionnel.

Les professionnels de la méditation recommandent la plupart du temps, de se concentrer sur sa respiration. La respiration est l’une des façons basiques de méditer. Mais comment l’appliquer ici en cas d’odontophobie ?

Le patient, lors du développement de la peur, focalise toute son attention sur ce qu’il ressent quand il respire. Cette pratique, si elle est bien faite, aide à réduire l’angoisse mentale. 

De même, vous pouvez pratiquer la méditation en pensant aux différents éléments qui vous entourent : l’odeur des arômes, le vent léger qui passe, les cris des oiseaux…Cela participe à la réduction de la peur associée à la dentophobie. Il existe des professionnels de la médiation qui peuvent vous aider à bien méditer. YouTube aussi peut être votre allié.

Thérapie d’exposition

La thérapie d’exposition est régulièrement proposée par les professionnels de la santé, pour traiter les différentes formes de phobies. Elle consiste à exposer progressivement le sujet à sa propre peur, afin qu’il s’en départisse avec le temps.

Pour aider quelqu’un à guérir de la dentophobie par exemple, le thérapeute peut exposer le patient à des photos de dents, des vidéos de dents ou des différents problèmes de dents. Le but est d’aider ce dernier à désensibiliser sa peur, grâce à l’exposition répétitive. Il est constaté que plus une personne est exposée à quelque chose qu’il craint, et moins cela le dérange avec le temps.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

La TCC est souvent utilisée pour les personnes qui souffrent d’anxiété généralisée ou de trouble obsessionnel compulsif. Elle permet d’améliorer la santé mentale. Elle peut alors être utilisée pour le sujet qui souffre de stomatophobie, car la maladie est aussi cognitive. Le thérapeute amène le patient à analyser les raisons qui motivent sa peur du dentiste. Il l’aidera par la suite à développer une approche pragmatique vis-à-vis de cette peur qui a tendance à le submerger. 

Les médicaments antidépresseurs

Vous pensiez certainement que les antidépresseurs sont seulement pour les personnes qui souffrent de dépression. Néanmoins, ce n’est pas forcément le cas. Ils sont aussi utiles pour les personnes qui souffrent de crise d’anxiété chronique telle que la dentophobie. Consultez votre médecin avant toute initiative.

Médicaments anti-anxiété

Les médicaments anti-anxiété permettent d’éviter les différentes formes d’attaque de panique. Parce que les sujets atteints de la stomatophobie subissent généralement des attaques de panique, ils peuvent les utiliser. Cependant, ces médicaments doivent être pris de manière circonstancielle. Consultez toujours votre médecin avant de prendre les médicaments anti-anxiété.

Le sport

Le sport n’est pas que bénéfique pour la santé physique ; il l’est également sur le plan cognitif. Les exercices cardio-vasculaires sont d’ailleurs les plus recommandés pour quelqu’un qui développe des crises de phobie. Vous n’avez pas besoin de pratiquer des sports intensifs avant d’avoir une parfaite santé mentale.

Les exercices aérobiques sont aussi recommandés. Ils permettent de libérer les endorphines, des produits chimiques de bien-être pour le cerveau. Ces exercices comprennent la danse, la marche, la natation, le saut à la corde, le ski, le vélo, le patinage, etc.

Réduire la caféine

La caféine, quand elle est abusée, peut causer des inconforts. Il est donc préférable de ne pas en consommer si possible. Bien que cela ne puisse pas guérir automatiquement l’odontophobie, la non prise de la caféine aide à limiter les dommages émotionnels. Tout comme le café et le thé, les boissons énergisantes contiennent également de la caféine. Les chocolats noirs également sont des sources de caféine.  Faites-donc plus attention à ce que vous consommez.

L’odontophophie est un trouble assez courant, car plusieurs personnes de différentes tranches d’âge en souffrent. Il n’y a donc pas de quoi en avoir honte. N’hésitez pas à consulter un médecin si vous avez plusieurs des symptômes mentionnés plus haut. Ce dernier vous aidera à surmonter l’odontophobie.

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